PRESSE: Forum des leaders de Médias d'Afrique - Africa Nouvelles

INTERNATIONAL

Y a t-il encore un avenir pour les médias traditionnels?

Plus de 350 professionnels de la presse ont participé au 4ème AMLF (African Media Leaders Forum), à Tunis.  L'organisation panafricaine de la presse, assistée de plusieurs autres partenaires, la ancé un projet au coût d'un million de dollars pour encourager des initiatives novatrices par les médias africains.


Les médias traditionnels sont-ils menacés par les médias sociaux? Sont-ils encore pertinents et quel est leur avenir? Telles sont les principales thématiques discutées, au 4ème AMLF (Forum des Leaders de Médias d'Afrique).

En effet, quel rôle ont joué ou devraient jouer les médias traditionnels face à l'émergence des médias sociaux?

Avec l'annonce du lancement du projet «Défi de l'innovation dans les médias» par l'AMI, et destiné notamment à trouver des solutions concrètes pour les médias en Afrique et à assurer leur durabilité, les avis se sont départagés entre les défenseurs de ces médias et ceux des médias sociaux.

Pour le P.-d.g. de l'AMI (African Media Initiative), Amadou Mahtar Bâ, les médias doivent désormais être au diapason du peuple pour que ce dernier leur redonne confiance dans un monde qui bouge d'une façon spectaculaire, à la quête de vérité.

L'AMI, en partenariat avec plusieurs organisations, lance un fonds doté d'un million de dollars pour encourager l'innovation dans les médias africains.

Le programme connu comme l'"African News Innovation Challenge" identifiera 10 rédactions pionnières dans l'expérimentation des plateformes numériques et mobiles parmi les médias africains pour leur apporter un soutien financier.

Le projet bénéficiera de l'apport de Google, d'Omidyar Networks, de la Worldwide Association of Newspapers, de la Konrad Adenauer Stiftung, du Département d'Etat américain, de la Banque Mondiale et de la Knight Foundation.

Ont participé au Forum quelque 350 professionnels des médias de 48 pays (journalistes, professeurs d'université, patrons de presse) et experts de renom et personnalités du monde de médias, de la finance et des nouvelles technologies.

Les discussions ont porté sur "l'avenir des médias traditionnels", dans un environnement de plus en plus marqué par les plateformes numériques et les réseaux sociaux, se penchant sur les questions fondamentales auxquelles sont confrontés les professionnels de la presse.

Outre le thème de l'avenir des médias traditionnels, il y a également eu des réflexions sur les modes de générations de revenus, l'impact du téléphone mobile sur les médias ainsi que de l'empowerment des citoyens.

Parmi les conférenciers, on retrouvait notamment:

■  Dr Donald Kaberuka, le président de la Banque Africaine de Développement;

■ Obiageli Ezekwesili, vice président pour l'Afrique de la Banque mondiale;

■ Jay Naidoo, ancien ministre sud-africain, membre des gouvernements dirigés par Nelson Mandela;

■ Charlie Beckett, le directeur du département Médias et Communication de la London School of Economics;

■ Dr Mo Ibrahim président de la Fondation qui porte son nom;

■ Kate James de la Fondation Bill & Melinda Gates;

■ Emna Ben Jemaa, la journaliste et blogueuse tunisienne très active durant les événements de janvier 2011 en Tunisie;

Trevor Ncube, vice président du groupe de presse sud-africain Mail & Guardian.