NAVIRE SEA WATCH - La capitaine allemande Carola Rackete a expliqué la motivation du procès contre le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini - Africa Nouvelles

ITALIE

Le match qui oppose depuis des jours Carola Rackete et Matteo Salvini continue de battre son plein. La commandante allemande du navire hollandais de l'Ong Sea Watch reprend à parler du ministre de l'Intérieur italien, qu'elle avait cité en justice, et qui a promptement répliqué.

 

Carola Rackete aurait déclaré: «Je pense qu'on ne peut pas tout supporter. Salvini a diffusé des mensonges. Je veux que ses mensonges soient effacés de Facebook et Twitter. Et qu'un juge lui ordonne de ne plus le faire».

Par la même occasion, la commandante de Sea Watch a également demandé à l'Union européenne d'accueillir tous les réfugiés en Libye et les réfugiés dits "climatiques": «Ceux qui se trouvent en Libye doivent partir immédiatement pour être conduits vers un pays sûr. Nous devons les aider immédiatement pour un passage sûr vers l'Europe. Ils doivent aller dans un pays sûr, comme l'a dit la chancelière Merkel. (...) Le changement climatique provoque des réfugiés climatiques, que nous devons naturellement absorber. Dans certains pays africains, à cause des pays industrialisés d'Europe, la base nutritionnelle est en état de destruction».

Et de poursuivre: «L'Allemagne et d'autres Etats européens ont une responsabilité historique dans la situation en Afrique depuis l'époque coloniale. Les relations de pouvoir actuelles ont été déterminées par l'Europe. L'Europe exploite l'Afrique, c'est ça la spirale qui mène à la fuite. Il y a donc une responsabilité historique d'accepter les réfugiés qui ne peuvent plus vivre dans leur pays en raison de la pauvreté ou même de la situation climatique». 

Sur Twitter, Matteo Salvini commente ainsi les propos du commandant de Sea Watch: «Selon la nouvelle héroïne de la gauche, Salvini doit supprimer ses postes et nous devons aussi accueillir les réfugiés climatiques. C'est de la blague ou quoi?».

Entre-temps, le ministère public d'Agrigento est sur le point de faire appel devant la Cour de cassation contre la sentence qui a remis Carola Rackete en liberté.