Religion - Africa Nouvelles

Les Protestants ne protestent pas...

Le président du Faso, Blaise Compaoré, a rencontré, le samedi 14 septembre 2013 à sa résidence à Ouagadougou, la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME). Les entretiens s'inscrivent dans le cadre des concertations sur la mise en place du Sénat.

altL'Eglise protestante avait à sa tête, le président de la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME), le Pasteur Samuel Yaméogo.

A sa sortie d'audience, celui-ci a soutenu avoir échangé avec le président du Faso, sur la situation nationale, y compris la mise en place du Sénat. En outre, il a fait savoir que la délégation a félicité le président du Faso «pour le temps d'écoute.  Quand il reçoit les uns et les autres pour comprendre et écouter, nous pensons que cela est une bonne chose», s'est-il réjoui.

En ce qui concerne la mise en place du Sénat, le Pasteur Yaméogo a indiqué que le dialogue doit prévaloir. «Il faut réellement un dialogue, une persuasion. Il faut que les gens soient convaincus du bien-fondé du Sénat, parce que ce qui est important, c'est la paix sociale», a-t-il soutenu.

Devant l'insistance des journalistes sur cette question, il a laissé entendre que la position de l'Eglise protestante se trouve dans le rapport d'étape circonstancié sur le processus d'opérationnalisation du Sénat. Et d'inviter tous ceux qui souhaitent avoir la position de la communauté protestante à le consulter.

«Nous avons une approche qui consiste à donner nos avis et c'est celui qui les reçoit qui en est propriétaire et qui peut faire la diffusion», a justifié Pasteur Yaméogo.

A la préoccupation de savoir si l'Eglise protestante va être membre de la future chambre, il a affirmé: «Attendez qu'elle se mette en place, nous vous répondrons au moment venu». Par ailleurs, il a laissé entendre que le président Compaoré ne leur a pas donné l'autorisation de livrer la position de l'Eglise protestante.

Les Musulmans disent oui.. "Allah" création du Sénat!

A la suite de la délégation de la FEME, le chef de l'Etat a échangé, dans l'après-midi, avec le présidium de la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB). Ce que l'on peut retenir de ce face-à-face tient à ceci: les musulmans du Burkina Faso sont pour la mise en place du Sénat.

altDe la position des musulmans sur la mise en place d'une deuxième chambre, le secrétaire général de la FAIB, El Hadj Souleymane Compaoré, a été sans équivoque.

«La position des musulmans est connue depuis les assises nationales de 2011. Nous sommes partis au consensus qui créait le Sénat depuis cette date. Maintenant que le président Compaoré a remis le dossier à la forge, les musulmans ont, comme les autres, donné des contributions pour améliorer l'ouvrage pour qu'il satisfasse la majorité des Burkinabè», a-t-il mentionné.

Et El Hadj Compaoré d'ajouter que le débat sur le Sénat est d'ordre politique. «La Fédération des associations islamiques du Burkina n'est pas une organisation politique. Nous n'avons pas vocation à prendre et à partager le pouvoir. Nous ne souhaitons même pas être un contre-pouvoir», a-t-il affirmé.

A l'entendre, ce que les musulmans disent à travers le présidium de la FAIB, est que «le débat politique doit rester sain, sans violence et que les gens exercent leur liberté en ayant en tête l'intérêt général de la nation».

En cela, il a fait savoir qu'il ne faut pas attirer les formations qui ne sont pas "politiciennes" dans le combat politicien. A ceux qui disent que le Sénat est budgétivore, il a répondu : «On a mis 45 milliards en moins de six mois pour organiser les élections et personne n'a rien dit. Pour lui donc, trois milliards en une année pour l'enracinement des institutions et partant, de la démocratie est un prix qui ne fait pas peur ».

A la remarque d'un journaliste, à savoir que siéger au Sénat c'est faire de la politique, le SG de la FAIB a laissé entendre que les musulmans sont des citoyens qui doivent exercer leur droit : celui de faire de la politique.

«Ce n'est pas interdit à un religieux de faire de la politique. Aussi, la communauté musulmane a participé, de tout temps, à apaiser le climat social lors des tensions. Lorsque vous sortez des solutions qui sont acceptées et que le climat s'apaise, vous êtes de fins politiciens. Ce que nous n'allons pas faire, c'est la politique politicienne. Nous n'allons pas être des combattants alignés derrière des groupes pour des intérêts partisans», a précisé Souleymane Compaoré...

Quid des 500 millions CFA reçus du pouvoir pour l'organisation du hadj 2013 et qui pourraient s'apparenter à une contrepartie offerte en échange de son soutien? A cette question, El Hadj Compaoré a été clair: «Ce n'est pas un secret. C'est une information publique qui est sortie du Conseil des ministres pour dire que l'Etat a contribué à stabiliser le prix du hadj, cette année. En juin 2011, quand on était pour le Sénat, on n'avait pas reçu les 500 millions CFA». Il a exprimé sa gratitude aux pouvoirs publics pour l'attention dont bénéficie la communauté musulmane, qui représente 60% de la population burkinabè.

 

A la gloire de l'Islam!

La 38e édition du Magal des «deux rakas» sera célébrée, jeudi 5 septembre, sur la place Faidherbe de Saint-Louis. Serigne Ibra Mbacké Ndar (1905-1985) est le parrain de cette édition. Cet événement draine chaque année plusieurs milliers de personnes à Saint-Louis.

altLa 38e édition du Magal des «deux rakas», c'est le 5 septembre sur la mythique place Faidherbe de Saint-Louis. Déjà, depuis quelques jours, la capitale du Nord est plongée dans l'ambiance de cet événement religieux.

Et nombre d'activités en prélude à cette manifestation se sont déroulées pour notamment revisiter la vie et l'œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, et faire découvrir davantage le parrain de cette année.

Pour Makhtar Faye, président de la commission communication et presse du Kurël qui organise les «deux rakas», des mesures ont été prises par le gouverneur et le préfet concernant l'hygiène, la salubrité, l'hébergement, la couverture sanitaire, la sécurité, le besoin en éclairage et en eau.

Aussi, un plan de circulation sera expérimenté pour sa fluidité. Il s'y ajoute l'appui conséquent de plusieurs natures apporté par la municipalité et des autorités étatiques au Kurël.

Côté hébergement, «l'inspecteur d'académie a mis à la disposition des organisateurs les écoles de Saint-Louis, en plus des chambres d'hôtel où seront affectés les hôtes de marque», a souligné M. Faye qui se dit satisfait des préparatifs.

La manifestation sera rythmée par des conférences et des chants religieux et expositions. La journée du parrain, qui se tient ce jour, sera l'occasion de revisiter notamment son œuvre. La journée de demain sera marquée par la prière des «deux rakkas», sous la direction de Serigne Mame Mor Mbacké à la Place Faidherbe.

Toutefois, l'effervescence habituelle qui entourait cette commémoration n'est pas encore au rendez-vous. Habituellement, les hôtes prenaient d'assaut la vieille ville qui, une semaine avant l'événement, était sous le sceau de la ferveur religieuse. Mais ce n'est pas encore le grand rush.

Selon Makhtar Faye, «l'effervescence dépend du parrain». «Tous les parrains n'ont pas le même nombre de talibés», dit M. Faye Selon lui, la crise financière qui secoue le monde entier en est un facteur. «Nous enregistrons beaucoup de pèlerins qui nous viennent des autres localités et de l'extérieur du pays.

Les gens sont plus pragmatiques, ils font juste l'essentiel. C'est l'effet de la crise et la prise de conscience.» Makhtar Faye reste tout de même convaincu que cette édition va drainer du monde à la dimension du parrain qui est un grand érudit.

En ce 5 septembre 1895, Serigne Touba était venu déférer à une convocation. Il devait, par la suite, comparaître devant le Conseil privé de la colonie du Sénégal. C'est à l'issue de cette confrontation que la décision de sa déportation au Gabon fut scellée par le colonisateur.

Honneur au pasteur!

Le Révérend-Pasteur est, par ailleurs, titulaire d'un doctorat en Théologie charismatique et d'un autre en Economie biblique.

alt"Le Révérend-Pasteur Vako est une bénédiction pour la Côte d'Ivoire et en particulier pour le corps du Christ. Son Université de Théologie forme chaque année plus de 100 serviteurs de Dieu. Il est le père spirituel d'un très grand nombre de serviteurs de Dieu dans notre pays. Depuis 1999, il a bâti 35 églises, un camp de prière, écrit 30 livres et fondé des écoles. Son ONG, La main d'Amour, aide les orphelins et les démunis. Une telle personne mérite d'avoir une telle distinction". C'est en ces termes que le Révérend Serges Gnamba Tchiao, président de l'Université biblique pour la formation chrétienne sise à Abidjan, a justifié le décernement du diplôme de Docteur Honoris Causa de ladite Université au Révérend-Pasteur Michel Vako.

La cérémonie s'est déroulée, le dimanche 4 août 2013, au dire des témoins, dans une ambiance festive, qui a rassemblé de nombreux fidèles chrétiens ainsi que les partenaires du Révérend Vako.

Rentré d'une tournée missionnaire en Norvège, Belgique et en France, le Révérend-Pasteur Michel Vako soutient avoir perçu cette distinction comme une abnégation à poursuivre l'œuvre de Dieu.

"Je remercie l'Eternel pour ses égards et sa grâce sur ma vie. Je dédie ce diplôme de Docteur Honoris Causa à tous les fils spirituels et à mes partenaires sans lesquels mon ministère n'aurait pas atteint cette dimension", a affirmé le Révérend Vako, qui a prié, lors de la cérémonie, pour la paix et la réconciliation en Côte d'Ivoire.

Le Révérend-Pasteur est, par ailleurs, titulaire d'un doctorat en Théologie charismatique et d'un autre en Economie biblique.

Peu de... foi en le Sénat?

Le président Blaise Compaoré a entamé une série de concertations avec les représentants des différentes communautés religieuses du Burkina Faso.

altL'Église catholique a été reçue, vendredi 13 septembre, et les évêques du Burkina Faso ont expliqué au président Blaise Compaoré le sens de la lettre pastorale publiée au mois de juillet. Dans cette lettre, l'Église catholique rejetait la mise en place du Sénat et attirait l'attention du gouvernement sur les menaces que sa mise en place faisait planer sur la paix sociale.

Les échanges entre le président Blaise Compaoré et la délégation des évêques du Burkina Faso ont duré une heure. Un temps que les évêques ont mis à profit pour expliquer leur position sur certaines questions, notamment sur la mise en place d'un Sénat. Dans une lettre pastorale, l'Église catholique avait émis des doutes sur l'opportunité de la création d'un Sénat au Burkina Faso.

Et ils en ont fait cas au président Blaise Compaoré selon l'archevêque Paul Ouedraogo. «Nous avions demandé cette audience pour nous entretenir avec le président du Faso sur certaines questions qui nous préoccupent, surtout après l'apparition de notre lettre pastorale puisque ça, c'est l'acte collégial que nous avons posé... et dire en gros ce qu'il y avait, au moins notre analyse de la situation. C'est de ça surtout dont nous allons parler».

Malgré les propositions et recommandations du comité de suivi des réformes politiques de reformater le Sénat, les évêques restent sur leur position. Et lorsque les journalistes insistent en demandant si la position de l'Église catholique a changé vis-à-vis de la mise en place d'un Sénat, nouvelle réponse de l'archevêque: «Nous, en fait, on reste fidèle à nous-mêmes et un peu logiques. Je pense que notre lettre pastorale laissait sentir j'allais dire ce que nous avons à faire. Nous essayons d'être cohérents».

Les concertations se poursuivent, samedi, avec les représentants de la Fédération des églises et missions évangéliques et de la communauté musulmane.

 

Conférence... capitale!

La commune de Tivaouane va participer à la 13ème Conférence Générale de l'Organisation des Capitales et Villes Islamiques (Ocvi) qui se tiendra, du 1er au 3 septembre 2013 dans la ville sainte de la Mecque (Arabie-saoudite), en marge du 11ème symposium scientifique de la dite organisation sur le thème: «Législations pour la Protection de l'Environnement: pour un Développement Durable».

altTivaouane a aussi été coptée pour siéger au Conseil d'administration de cette prestigieuse organisation et présentera son expérience dans la mise en œuvre des Agendas 21 Locaux dans le cadre de l'exposition: «Protection de l'Environnement et réalisations des municipalités des Capitales et Villes Islamiques».

La rencontre sera l'occasion de mobiliser les financements nécessaires à la réalisation des projets et plans d'actions issus des séances de planification stratégique des Groupes de travail intersectoriels sur les problèmes environnementaux de la ville sainte de Tivaouane.

Le maire, El Hadji Malick DIOP, conduira la délégation de la ville sainte et fera un important plaidoyer pour une coopération plus étroite et une solidarité plus agissante entre les capitales et villes islamiques.

Coup dur aux Frères Musulmans!

En Egypte la police a arrêté le guide suprême de la Confrérie des Frères musulmans, Mohamad Badie, dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 août 2013. Une information annoncée par la télévision d'Etat égyptienne et confirmée par le ministère de l'Intérieur.

altCette arrestation porte un nouveau coup aux Frères musulmans, dont le mouvement montrait encore des signes d'essoufflement.

La télévision a passé une courte vidéo de Mohamad Badie où il apparait indemne et en bonne santé. Le guide suprême de la Confrérie a été arrêté dans un appartement aux alentours de la place Rabaa al Adawiya. La place même où la police a dispersé le grand sit-in des Frères musulmans mercredi.

L'arrestation du chef de la confrérie, ainsi que d'autres hauts responsables des Frères musulmans, était une des priorités lors de l'assaut. Mohamad Badie fait l'objet de plusieurs mandats d'arrêts. Il doit notamment répondre à l'accusation d'incitation au meurtre et à la violence.

L'arrestation du guide suprême porte un coup très fort aux Frères musulmans dont la plupart des chefs sont en prison. Khayrat el Chater, le numéro deux et éminence grise de la confrérie, ainsi que Saad al Katatni, le président du Parti Liberté et Justice des Frères musulmans, sont déjà incarcérés dans la prison de haute sécurité de Tora. La même prison où est détenu l'ex-président Hosni Moubarak.

Les islamistes sont de moins en moins nombreux dans les rues du Caire. Ils sont à peine une trentaine. Ils se sont retrouvés à la fin de la prière de l'après-midi et ont formé deux groupes au pied de leur mosquée. D'un côté des hommes, de l'autre des femmes voilées de la tête aux pieds. L'une d'elles accepte de s'exprimer. Seuls ses yeux sont visibles. Ils laissent transparaitre un sentiment d'inquiétude.

« Malheureusement, la répression dissuade les gens de manifester, se désole-t-elle. Vous avez vu vendredi dernier, nous étions nombreux. Nous allons poursuivre notre mobilisation jusqu'au retour du président Morsi. », se désole-t-elle,

Cette jeune femme et ses compagnons finissent par prendre leur courage à deux mains et décident d'entamer une marche. Ils sont bloqués net par une contre-mobilisation d'un comité populaire d'anti-Morsi.

« Regardez, ils sont dix ou quinze tout au plus, pointent ces derniers. Ils sont vraiment une minorité. Nous allons faire en sorte qu'ils quittent les lieux. Nous allons le faire respectueusement. Nous soutenons le général Sissi et l'armée

Même si ces anti Frères musulmans disent soutenir l'armée avec à sa tête le général Abd el Fatah al Sissi, ils n'appliquent en rien ses instructions. Cette semaine, il a pourtant demandé aux comités populaires de ne plus intervenir contre les islamistes.