Religion - Africa Nouvelles

Boko inarrestable dans son "Haram...bage"? 

Le groupe islamiste nigérian Boko Haram a pris le contrôle d'une base militaire et de plusieurs localités voisines dans l'extrême nord-est du Nigeria, le long des rives du lac Tchad, forçant les habitants à fuir au Tchad voisin. Les combattants de Boko Haram ont mené un raid sur les villages de pêcheurs de Kuayen Kuros, Mile 3, Mile 4, Doron-Baga et Bundaram et la ville de Baga, provoquant la fuite de centaines d'habitants par bateaux et pirogues sur le lac, en direction du Tchad voisin. 

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Près de Baga, les islamistes se sont emparés d'une importante base militaire après plusieurs heures de combats, d'après plusieurs habitants. Cette base de la Force multinationale (MNJTF) est située à l'entrée de Baga, ville à 180 km au nord-est de Maiduguri, la capitale régionale de l'État de Borno. Elle a été créée dans le cadre d'une coordination régionale de la lutte contre Boko Haram.

Les combattants islamistes «ont submergé les troupes et les ont forcées à abandonner la base», a déclaré par téléphone à l'AFP Usman Dansubdu, un habitant de Baga en fuite à Gubuwa, au Tchad. «La force multinationale est composée de militaires du Nigeria, du Niger et du Tchad», a précisé pour sa part le général Olajide Laleyevoisins.

Le sénateur du nord-Borno, Maina Ma'aji Lawan, a confirmé le raid: «les combattants de Boko Haram ont lancé des attaques dans la région de Baga hier, détruisant six villes et plusieurs campements, forçant leurs habitants à fuir au Tchad. Ils sont venus en quantité incroyable et ont pris le dessus sur les troupes multinationales ainsi que les groupes locaux d'auto-défense», a ajouté le sénateur.

Le bilan exact de ces violences n'est pas encore connu. Pendant le raid qui a duré près de sept heures, plusieurs personnes ont été tuées, des commerces et des centaines d'habitations brûlés, selon Lawan Ajukalumbu, un habitant de Doron-Baga réfugié au Tchad.

«Nous cherchons désormais refuge dans les villages tchadiens de Gubuwa, Kangallam et Kaiga», près de la frontière avec le Nigeria, qui traverse d'est en ouest le lac Tchad, a expliqué M. Dansubdu.

Abubakar Gamandi, le patron du syndicat des pêcheurs de l'État de Borno et résident de Baga, affirme qu'il a reçu plusieurs appels téléphoniques de ses membres l'informant qu'ils avaient fui au Tchad voisin pour échapper à ces attaques.

Des membres présumés de Boko Haram ont aussi lancé un raid sur la ville de Babban Gida, à 50 kilomètres de Damaturu, la capitale de l'État de Yobe. Des habitants affirment qu'ils y ont rasé plusieurs bâtiments. Selon eux, après avoir maîtrisé les soldats à l'issue d'un échange de tirs, les combattants de Boko Haram ont brûlé un pensionnat abandonné, un bâtiment administratif et détruit la base militaire.

Boko Haram avait déjà commis en novembre un massacre dans le village de Doron-Baga, égorgeant 48 vendeurs de poisson. Au cours d'une autre attaque au mois d'avril 2013, 187 personnes avaient été tuées et plus de 2000 maisons brûlées par les islamistes, également dans la zone de Baga.

L'insurrection de Boko Haram et sa répression par les forces de l'ordre ont fait plus de 13 000 morts et 1,5 millions de déplacés en cinq ans dans le nord du Nigeria majoritairement musulman. Les islamistes, qui lancent de meurtrières attaques quasi-quotidiennes dans le nord-est du pays, se sont emparés ces derniers mois de plus d'une vingtaine de localités dans l'État de Borno, proclamant un «califat» dans les zones sous son contrôle. Maiduguri, capitale de l'État de Borno et important carrefour régional où s'est réfugiée une grande partie de la population de la région, est aujourd'hui presque encerclée et pourrait tomber aux mains de Boko Haram, selon les autorités locales.

Le groupe a également mené plusieurs enlèvements à grande échelle, face à une armée nigériane sous le feu des critiques, qui s'est montrée jusqu'à présent incapable d'endiguer cet inexorable montée en puissance.

Les insurgés tiennent la quasi-totalité des localités frontalières avec la province de l'Extrême-Nord au Cameroun voisin, où ils n'hésitent plus désormais à mener des raids d'envergure contre l'armée, et non plus simplement des opérations de ravitaillement ou de recrutement.

De l'autre côté du lac Tchad, le Niger accueille des milliers de réfugiés nigérians et a considérablement renforcé son dispositif militaire, craignant d'être à son tour la cible des raids meurtriers de Boko Haram.

Mais qui est derrière Boko Haram là même? 

Au nord du Nigeria, une nouvelle attaque de membres présumés du groupe Boko Haram aurait eu lieu. Il y aurait même eu un nouvel enlèvement massif de civils. 

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Au nord du Nigeria, une nouvelle attaque de membres présumés du groupe Boko Haram aurait eu lieu. Il y aurait même eu un nouvel enlèvement massif de civils. Et si le groupe terroriste n'a pas officiellement revendiqué cette action, elle porte toutes les marques du mouvement islamiste. Elle vient encore de frapper. Impavide et irréductible, elle poursuit son petit bonhomme de chemin, enjambant sur son passage ses propres cadavres qu'il serait fastidieux de vouloir évaluer aujourd'hui, tant ils sont nombreux. Boko Haram, puisque c'est de cette secte islamiste qu'il s'agit, vient à nouveau de s'offrir en spectacle, en enlevant 165 personnes tous genres confondus, et en envoyant ad patres plus de 30 autres dont le seul péché est de s'être trouvées sur son chemin.

On est même tenté de dire qu'au Nigeria, tous les chemins mènent à Boko Haram, tant la secte peut frapper n'importe qui, n'importe où, n'importe comment et à n'importe quel moment. On n'a pas besoin de rappeler les hauts faits d'armes de Boko Haram pour se convaincre que forte de sa capacité de nuisance, cette secte est en train de conquérir, si ce n'est déjà fait, le Nord du Nigeria où elle entend instaurer un califat, à l'image de l'Etat islamique (EI) en Irak à qui elle a, du reste, fait allégeance. Jamais la secte Boko Haram ne s'est montrée autant active sur le terrain que quand la communauté internationale se décide à la combattre.

Pour rappel, l'enlèvement des 200 lycéennes à Chibok, est intervenu quelques mois seulement après le sommet sur la paix et la sécurité à Paris, qui avait réuni le Bénin, le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria autour du président français François Hollande, afin de trouver une réponse à Boko Haram qui, presque chaque jour qui passe, endeuille au moins une famille.

Et dès lors, la secte n'a cessé de s'illustrer par des attaques terroristes et ce, en dépit de la mobilisation de la communauté internationale, décidée à aider le Nigeria à libérer les pauvres lycéennes. On connaît la suite. Elles furent «reconverties et mariées de force», pour employer les termes d'Abubakar Shekau, le truculent chef de Boko Haram.

Il est temps que la réunionite et les discours

cèdent la place aux actions concrètes

Cette énième attaque sanglante intervient quelques heures seulement après la fin du sommet de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) qui, ironie du sort, a eu lieu sur le sol nigérian ; pendant qu'au même moment se tenait un autre forum, lui aussi consacré à la paix et à la sécurité en Afrique. Assurément, si ce n'est pas de la foutaise à l'endroit des têtes couronnées, ça y ressemble !

Cerise sur le gâteau, l'attentat et le rapt d'hier interviennent au moment où une cinquantaine de soldats nigérians viennent d'être condamnés à des peines lourdes pour mutinerie. Boko Haram ne peut que s'en frotter les mains.

Tout cela ne fait que conforter la secte qui continuera sans doute à narguer la communauté internationale ; les dirigeants nigérians, quant à eux, sont simplement dépassés par les événements.

C'est le lieu d'appeler tous les voisins du Nigeria à une synergie d'actions. Car, comme le dit l'adage, quand la case du voisin brûle, les autres ne sont pas en sécurité.

De Boko Haram à... Boko Harem? 

Le cessez-le-feu annoncé en fanfare par le gouvernement et la présidence nigériane semble avoir volé en éclat. Boko Haram n'a jamais confirmé cet accord.

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Le cessez-le-feu annoncé en fanfare par le gouvernement et la présidence nigériane semble avoir volé en éclat. Boko Haram n'a jamais confirmé cet accord. De plus, selon la médiation tchadienne, les islamistes s'étaient aussi engagés sur le principe à libérer les lycéennes de Chibok détenues dans un lieu inconnu depuis un peu plus de 6 mois. Mais Boko Haram s'est livré depuis à des attaques dans son fief du Nord-Est. Et même à de nouveaux kidnappings.

Les prises d'otages se sont déroulées le lendemain même de l'annonce d'un cessez-le-feu entre Boko Haram et les autorités nigériannes. Soixante femmes ont été enlevées dans les villes de Wagga Mangoro et Gwarta.

Selon un témoignage d'habitant, les assaillants ont laissé à Wagga Mangoro la somme de 1 500 nairas, soit environ sept euros, ainsi que des noix de cola dans chacune des maisons où ils ont enlevé des femmes en guise de dote.

Les deux villages se situent dans le nord de l'Etat de l'Adamawa, à proximité de la frontière avec le Cameroun et des montagnes Mandara, entre Gwoza et Michika, deux villes contrôlées depuis plusieurs semaines par Boko Haram. Des insurgés ont également attaqué plusieurs villages dans l'Etat de Borno, près de la frontière avec le Niger.

L'attaque contre le village d'Abadam a démarré la veille de l'annonce d'un cessez-le-feu et s'est poursuivie jusqu'au lendemain. Selon des témoins, les insurgés ont même commencé à tuer les villageois de façon indiscriminée,  après l'annonce de l'accord qui n'a toujours pas été confirmé par Boko Haram.

La médiation tchadienne estime que les deux représentants de Boko Haram négocient de bonne foi à Ndjamena avec les autorités nigérianes.

Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Tchad, Moussa Mahamat Dago, impute la responsabilité des dernières attaques à des factions dissidentes de l'insurrection islamiste.

A la gloire de l'Eternel!

Cadre de promotion de la musique chrétienne évangélique, la harpe de l'excellence est un concours de musique live des différentes structures d'animation qui officient au sein des églises évangéliques de la ville de Ouagadougou.

altCadre de promotion de la musique chrétienne évangélique, la harpe de l'excellence est un concours de musique live des différentes structures d'animation qui officient au sein des églises évangéliques de la ville de Ouagadougou. Débuté le 27 juillet 2014 avec 19 groupes, la finale de la Harpe de l'excellence 2014 a eu lieu, le dimanche 28 septembre à Ouagadougou. 

Cette compétition a pour but de former des équipes, susciter et promouvoir en eux la culture de l'excellence pour le service de Dieu. «Lève-toi, sois éclairé, car ta lumière arrive, et la gloire de l'Eternel se lève sur toi», extrait du livre d'Esaie 60:1 est le thème de la présente édition. 

En effet, la compétition s'est déroulée en deux phases.La première est une chanson imposée «Recommence» de l'album de Dieudonné Sankara et la seconde phase, une composition personnelle des différents groupes, relative au thème de la Harpe 2014. 

Les groupes Béthue, Céleste Junior, God Way, Rehoboth et le groupe Israël ont marqué la différence, tant au niveau de la chanson imposée que de la composition personnelle. Pour les départager, deux jurys étaient commis à la lourde tâche. 

En effet, il s'est agi pour le jury principal de désigner le lauréat de harpe de l'excellence 2014 du premier au cinquième et le jury spécial de désigner les meilleurs instrumentistes: meilleur guitariste, pianiste, vocaliste, bassiste, etc. A l'issue des deux passages, les deux jurys ont proclamé les résultats qui ont porté au premier rang le groupe Rehoboth. 

Les groupes Béthuel, Israël, Céleste Junior, God Way étaient classés respectivement 2e, 3e 4e et 5e et ont reçu pour le 1er prix, 300.000 CFA plus un trophée, le 2ème prix, 200.000 CFA, le 3ème, 100.000 CFA, le 4ème, prix 75.000 CFA et le 5ème prix, 50.000 CFA.  

«Nous dédions ce prix à Jésus Christ. Ce prix, nous l'avons eu non pas de nos propres talents, mais plutôt par la grâce de Dieu», a dit le responsable de Rehoboth, Dieudonné Kiéno. Il a par ailleurs expliqué que le nom de leur groupe veut dire, «l'Eternel nous a mis au large». 

Il faut signaler que le groupe Rehoboth, en plus de remporter le trophée, a décroché le prix du meilleur vocaliste. 

Le meilleur batteur, Thierry Ouédraogo, membre du groupe Israël, a, quant à lui, salué l'initiative du prometteur et prié que le Seigneur le bénisse pour les éditions à venir. La Harpe de l'excellence 2014 a connu des innovations, avec la participation des enfants à la compétition, dénommée Harpe de l'excellence 2014 junior. 

Tout comme leurs aînés, les enfants ont rivalisé en live sur une musique imposée dont le thème principal était l'importance de l'amour. Au nombre de 5 (3 filles et de 2 garçons), les vainqueurs sont repartis avec deux vélos et des fournitures scolaires. 

Le promoteur de la Harpe de l'excellence, le pasteur Paul Kaboré, s'est réjoui de cette édition: «Je suis satisfait aussi bien pour l'organisation comme les différentes prestations junior comme senior, car cela augure de bonnes perspectives». 

Il a ajouté qu'aux prochaines éditions, les finalistes bénéficieront d'une formation afin de transmettre la vision de la Harpe de l'excellence, car l'Eglise a besoin de pépinières solides pour assurer la relève.

"Allah" gloire de l'Islam! 

La confrérie sénégalaise des mourides a célébré, jeudi 11 décembre, la 120e édition du Grand Magal de Touba. Comme chaque année, ils ont été entre 2 et 3 millions à converger vers la ville religieuse, qui se situe à 200 km à l'est de Dakar, pour commémorer le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du mouridisme. 

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La confrérie sénégalaise des mourides a célébré, jeudi 11 décembre, la 120e édition du Grand Magal de Touba. Comme chaque année, ils ont été entre 2 et 3 millions à converger vers la ville religieuse, qui se situe à 200 km à l'est de Dakar, pour commémorer le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du mouridisme. C'est une véritable marée humaine qui a envahi les rues de la ville sainte. Pour arriver à Touba, ce sont des heures et des heures de bouchons et une fois en ville, pour se rendre à la Grande Mosquée, ce sont des heures de queue. Les pèlerins sont venus des quatre coins du pays, de la région (du Mali, de Mauritanie, du Gabon) et même d'encore plus loin (de France, d'Espagne, d'Italie et des États-Unis). Parmi eux, beaucoup de jeunes, signe que le mouridisme reste très vivace au sein de la jeunesse sénégalaise.

Un moment de partage et de ferveur

Côté logistique, la consommation est immense: des milliers de tonnes d'eau minérale ont été acheminées sur place, entre 7 000 et 10 000 tonnes de riz, 3 millions de paquets de gâteaux et des milliers de bœufs ont été tués pendant cette semaine de réjouissance. Car si le Grand Magal est rythmé par des Actions de grâce conformément aux recommandations du fondateur, c'est aussi une grande fête.

Dans les maisons bondées, on s'est réjoui autour de grands repas, on a récité le coran, on a chanté les khassaïdes: ces poèmes qu'a laissés Cheikh Ahmadou Bamba. Le Grand Magal, c'est vraiment un moment de fête et de ferveur religieuse. Chaque famille accueille ses proches, les amis, les amis des amis, et parfois même des inconnus. Il y a toujours un matelas quelque part, une assiette bien remplie. Maguette vit dans le quartier d'Arou Minam II: «Normalement, on est 8. Mais actuellement, on est 25 personnes pour le Magal. On a acheté un bœuf, un mouton, des poulets, pour ne manquer de rien. Le Magal, c'est un jour de bonheur, de partage». Ces achats coûtent cher. Mais Maguette relativise: «Ca ne nous fait rien parce que nous le préparons depuis près d'un an. On a économisé et on le fait avec plaisir».

Dehors, les haut-parleurs chantent des chants religieux. «Pendant le Magal, je vais à la mosquée pour prier. Il y a une très grande ferveur», témoigne Moustapha, un voisin. Et dans la maison d'à côté, chez Bineta, il y a aussi beaucoup de monde. «C'est une grâce divine. Quand tu viens chez moi, je te donne tout. C'est quelque chose de l'esprit et de l'âme. C'est quelque chose qu'on croit. Ça vient du cœur», s'exclame-t-elle.

L'homosexualité doit-elle conditionner l'aide au développement? 

Délégués de leurs pays et même de leurs cultures, les prélats catholiques africains ont tenu à se démarquer de la vision unilatérale sur la famille. Près de 300 évêques et experts discutent depuis une semaine autour du pape de ce que sera la famille de demain dans l'entendement de l'Église. Le Souverain pontife a donné libre cours aux intervenants d'aborder «sans tabous ni craintes» les sujets qui leur paraissent les plus représentatifs des difficultés que rencontre la famille dans leurs zones de provenance. 

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Il reste entendu (c'est une évidence sur laquelle les prélats ne se sont même pas arrêtés) que la famille idéale devra continuer à se décliner sous la forme d'un noyau composé du père, d'une mère et de leurs enfants. «Sans oublier les grands parents», a tenu à ajouter le pape François qui, à 77 ans, estime que tous les piliers d'une famille sont utiles à son équilibre. L'équilibre de la société en dépend ensuite. 

Mais les évêques du sud de la planète se sont insurgés contre les pressions des pays riches voulant imposer leurs standards de vie. «De plusieurs endroits, il a été mis en évidence la tendance de certains pays et organisations du monde occidental de présenter, en particulier dans le contexte de l'Afrique, certains concepts (dont l'avortement et les unions homosexuelles) comme étant des droits humains». C'est ce que souligne la première synthèse des travaux du synode. 

«De tels droits humains sont ensuite liés à l'aide économique. De fortes pressions s'exercent pour les accepter», dénonce le texte. Le Saint-Siège dénonce aussi le flou qui entoure, dans la communauté internationale, une expression comme «droit à la santé sexuelle et reproductive». Cela conduit, dit-il, à «renfermer en soi des notions comme avortement sécurisé, défense de la maternité ou promotion de la contraception». Des notions qui finissent par induire un comportement semblant aller de soi, surtout quand elles sont invoquées au nom de la «lutte contre la discrimination de la femme». 

Il n'est pas certain que le hiatus entre la doctrine de l'Église et ce que la société (occidentale) se reconnaît comme droit, y compris celui pour la femme de «disposer de son corps», se résorbe au sortir de ce synode. Mais au moins et pour une fois, les Africains y auront pesé de leurs spécificités, se démarquant d'attitudes que l'Église elle-même reconnaît comme des contre-témoignages mais que l'opinion des (chrétiens) Occidentaux retient comme la conséquence d'une évolution sociale inévitable.

Paix aux victimes! 

Quarante personnes au moins ont été tuées dans l'effondrement d'un immeuble appartenant à l'Eglise de l'un des plus célèbres télévangélistes nigérians. 

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Quarante personnes au moins ont été tuées dans l'effondrement d'un immeuble appartenant à l'Eglise de l'un des plus célèbres télévangélistes nigérians. Le nombre de victimes est revu à la hausse dans la capitale du Nigeria, Lagos, après l'effondrement d'un immeuble de deux étages vendredi 12 septembre à la mi-journée dans le quartier d'Ikotun. Au moins 40 personnes ont été tuées selon le dernier bilan officiel et 139 autres ont été sauvées.

Les opérations de secours ont été entravées dans un premier temps par l'église évangéliste, propriétaire de l'immeuble: «Nous avons vingt secouristes au niveau fédéral ici sur place. Nous avons des blessés en masse donc nous avons mis sur pied une clinique mobile sur site, où les blessés sont soignés au fur et à mesure qu'ils sont évacués. Au début l'Eglise a refusé de coopérer avec nous, les responsables de l'Eglise pensant s'en sortir tout seul, mais c'est lorsque nous leur avons vraiment exposé les conséquences de leurs actes qu'ils ont compris qu'ils avaient commis une erreur», a expliqué, sur le site de la catastrophe, Ibrahim Farinloye le coordinateur de la NEMA, l'Agence ationale de gestion des situations d'urgence.