Religion - Africa Nouvelles

C'est... "Boko" trop! 

Les islamistes nigérians du groupe armé Boko Haram ont pris le contrôle d'une nouvelle ville du nord-est du Nigeria, frontalière du Cameroun, où ils ont fait une incursion et égorgé 3 personnes devant une église.

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Les islamistes nigérians du groupe armé Boko Haram ont pris le contrôle d'une nouvelle ville du nord-est du Nigeria, frontalière du Cameroun, où ils ont fait une incursion et égorgé 3 personnes devant une église. Les combattants de Boko Haram ont investi Ashigashiya" dans la nuit de lundi à mardi, a affirmé un responsable de la police camerounaise dans la région, sous couvert d'anonymat, indiquant qu'il n'y a pas eu de combat, les militaires nigérians déployés sur place ayant fui la ville pendant le week-end pour se réfugier au Cameroun. 

A cheval sur la frontière, Ashigashiya est coupée en deux par un petit cours d'eau qui marque la frontière entre les deux pays.

"Les Boko Haram veulent aussi avoir la mainmise sur la partie camerounaise de la ville, ils y ont fait une incursion cette nuit et ont égorgé trois personnes devant l'église catholique", a raconté la même source précisant qu'après le raid islamiste, "les gendarmes camerounais ont fui la brigade pour dormir à l'école de la ville. Lorsqu'ils ont tenté de réintégrer la gendarmerie, le matin, ils ont été accueillis par les tirs des Boko Haram", positionnés du côté nigérian de la cité.

Les gendarmes camerounais ont ensuite "quitté la ville" et "la dizaine de soldats (camerounais) qui étaient positionnés là sont également partis", a précisé ce responsable, s'alarmant d'une "situation qui se dégrade de jour en jour dans les villes frontalières".

Les soldats nigérians faisaient partie d'un groupe de près de 500 militaires du Nigeria qui avaient fui  les villes nigérianes d'Ashigashiya et de Kerawa, à la frontière avec le Cameroun, pour se réfugier en territoire camerounais.

Selon l'armée nigériane, il ne s'agissait pas d'une fuite mais d'une "manoeuvre tactique de charge à travers la frontière".

 

Non à la justice sommaire!

A cause de l'épilepsie qui s'est répandue à Businga, dans la province de l'Equateur, des jeunes gens ont vite trouvé les brebis galeuses qui auraient jeté le mauvais sort sur leur village. Dans leur justice punitive, ces jeunes gens ont brûlé vives 6 personnes de 3ème âge.

A cause de l'épilepsie qui s'est répandue à Businga, dans la province de l'Equateur, des jeunes gens ont vite trouvé les brebis galeuses qui auraient jeté le mauvais sort sur leur village. Dans leur justice punitive, ces jeunes gens ont brûlé vives 6 personnes de 3ème âge. Dans la province de l'Equateur, 6 personnes ont été brûlées vives, en dates du 4 et 5 août 2014, par des jeunes gens de Businga, à 140 km de Gbadolite, dans le district du Nord-Ubangi. Elles étaient accusées d'avoir provoqué des crises d'épilepsie sur plusieurs personnes, en leur jetant de mauvais sorts. Les justiciers ont aussi incendié 48 habitations appartenant à ces prétendus sorciers ou à leurs proches, faisant près de 300 personnes sans abris.

Parmi les 6 personnes brûlées vives, quatre étaient des femmes. Des jeunes gens de Businga leur attribuent près de 1 000 cas d'épilepsie répertoriés dans cette cité.

Le commissaire de district du Nord-Ubangi, Willy Isekusu, est resté 5 jours à Businga pour évaluer la situation. Il affirme que la situation s'est relativement calmée et que les auteurs des meurtres et incendies se sont évanouis dans la brousse.

Un comité de crise composé, entre autres, de médecins s'est constitué pour descendre sur le terrain. Mais déjà, ces derniers pensent que ces nombreux cas d'épilepsie pourraient être des effets secondaires "d'humectisants". Il s'agit de médicaments administrés contre l'onchocercose.

Willy Isekusu s'inquiète cependant pour environ 300 personnes sans abris, suite à l'incendie de leurs habitations. Le président de la Société civile du Nord-Ubangi, Taylor Tayima, plaide pour la prise en charge de ces familles par les autorités et les humanitaires.

A propos de cette justice expéditive, en Province Orientale, plus de 100 personnes sont mortes dans le territoire de Mahagi depuis 2013, suite au lynchage. Plus de 150 personnes, dont des magistrats, chefs coutumiers et délégués des ONG locales et de la Société civile, avaient dû réfléchir sur la manière d'endiguer ce phénomène dans cette partie de la Province Orientale.

Sammy Jakwonga, rapporteur de la société civile de Mahagi, a déclaré à ce sujet : « La justice populaire est due notamment à l'éloignement géographique des institutions judiciaires. Ce qui fait que certains villageois se font justice eux-mêmes. Depuis 2013, environ 100 individus y ont été tués. La plupart des victimes sont des gens qui sont accusés soit de sorcellerie, soit de possession d'amulettes nuisibles. Il y a aussi des victimes des conflits fonciers. Depuis le début de l'année 2014, nous avons enregistré des cas d'incendie et mort d'hommes ».

Inutile de dire que ce mal mine tout le pays. C'est ainsi que, depuis le 4 février 2014, les autorités provinciales du Sud-Kivu avaient lancé une campagne de sensibilisation des jeunes d'Uvira pour les dissuader de se faire justice. En effet, en cas de la disparition d'un jeune homme ou d'une jeune fille dans cette partie du pays, les jeunes gens s'attaquent très souvent aux personnes de troisième âge des familles éplorées qu'ils accusent de sorcellerie.

Ça fête tout haut à Touba!

La délégation du Khalife, forte de plusieurs personnalités de la communauté, dont Serigne Mountakha M'backé, Serigne Bass Abdou Khadre M'backé et Serigne Cheikh Abdou M'backé Gaindé Fatma a reçu des mains de Serigne Fallou Fall (venu remplacer à la cérémonie le Khalife des Baye-Fall Serigne Cheikh Dieumb Fall) les clefs de l’immense concession construite à quelques mètres de l’héliport de Touba.
altLa délégation du Khalife, forte de plusieurs personnalités de la communauté, dont Serigne Mountakha M'backé, Serigne Bass Abdou Khadre M'backé et Serigne Cheikh Abdou M'backé Gaindé Fatma a reçu des mains de Serigne Fallou Fall (venu remplacer à la cérémonie le Khalife des Baye-Fall Serigne Cheikh Dieumb Fall) les clefs de l’immense concession construite à quelques mètres de l’héliport de Touba. 
Un véritable joyau construit sous le N'digel de Serigne Mouhamadou Lamine Bara M'backé, regretté Khalife de Touba.
«Les travaux ont démarré le 5 mai 2010 avec la collaboration sans faille de toute la famille de Mame Cheikh Ibrahima Fall. 78 suites ont été construites et la somme collectée au début pour l’achèvement total de l’œuvre était de 4,5 milliards. La maison fait 4 hectares», selon Serigne Assane Fall, porte-parole des Baye-Fall.
Serigne Mountakha M'backé remerciera la communauté Baye-Fall au nom du Khalife.
Il recevra aussi des mains de Serigne Fallou Fall la somme de 28 millions CFA en guise d’«adiya» et 18 exemplaires du Coran.

Liste en lice!

La polémique sur la liste non paritaire de Bennoo Book Yaakaar présentée dans la commune de Touba ne cesse encore d'agiter les acteurs politiques comme ceux de la société civile, particulièrement les organisations de défense des droits des femmes.

altLa polémique sur la liste non paritaire de Bennoo Book Yaakaar présentée dans la commune de Touba ne cesse encore d'agiter les acteurs politiques comme ceux de la société civile, particulièrement les organisations de défense des droits des femmes.

Deux jours après la fin de la période contentieuse faisant suite à la publication des listes de candidats aux élections locales, le Parti démocratique sénégalais (Pds) a mis les pieds dans le plat.

Contre tout paradoxe cependant, le premier parti de l'opposition politique sénégalaise a pratiquement validé la liste proposée par la mouvance présidentielle et, par ricochets, le Khalife général des Mourides. Histoire sans nul doute de ménager les susceptibilités de la communauté mouride et de se conformer au... ndiguel.

Contre la posture de la Commission électorale nationale autonome du magistrat Doudou Ndir et en porte-à-faux aux cris d'orfraie des organisations de femmes (Caucus des femmes leaders, Ajs, Cosef... ) qui invitaient au respect de la parité, conformément à la loi électorale, dans l'établissement de la liste des candidats à l'élection municipale dans la commune de Touba, le Pds vote la liste du Khalife général des mourides.

Réagissant en effet dans la polémique qui accompagne, depuis mardi dernier, la publication de ladite liste dans la commune de Touba, le principal parti de l'opposition politique a pris le contrepied de la loi sur la parité, pourtant votée sous le magistère du Pape du Sopi.

Dans un communiqué dont nous avons reçu copie, les libéraux proclament ouvertement qu'ils tiennent «le gouvernement comme seul responsable de toute procédure qui pourrait aboutir à l'invalidation de la liste présentée à Touba pour les élections locales».

Renvoyant la balle au régime de Macky Sall, le comité directeur du Pds relève qu' «au moment de l'examen de la loi portant Acte III de la décentralisation et des lois modifiant le code électoral, il (le gouvernement) avait toute latitude pour conformer la loi avec certaines réalités et faits sociaux ».

Pour autant, le coordonnateur du Pds Oumar Sarr et cie ont invité le gouvernement de Macky Sall à prendre la mesure de ses «graves négligences et lacunes » qui ne sauraient par ailleurs constituer un prétexte pour tenter un report des élections locales, et donc respecter strictement le calendrier républicain.

Contre tout paradoxe, la sortie de l'instance dirigeante du Pds sommant le gouvernement à valider la liste non paritaire proposée à Touba par la mouvance présidentielle et par ricochets par le Khalife général des Mourides n'a pas laissé dans l'expectative les responsables libéraux dans la commune.

Samedi dernier, ceux-ci ont réaffirmé leur engagement et leur volonté de voter la liste du Khalife général des mourides pour les élections locales, malgré le débat sur le non-respect de la parité qu'elle a suscité.

«La parité demandée, à cor et à cri, dans la liste de Touba est un faux débat. Touba est une cité religieuse jouissant d'un respect et d'une reconnaissance de tous les Sénégalais. Depuis le président Senghor, Touba a gardé sa particularité et personne ne conteste les directives du Khalife», a expliqué Serigne Cheikh Mbacké Bara Doli, responsable libéral.

Au cours d'un point de presse tenu en effet à Touba, ce dernier qui est d'ailleurs membre du comité directeur du Pds s'est insurgé contre les déclarations sur la parité, soulignant que «leurs auteurs doivent cesser la campagne consistant à discréditer les chefs religieux».

Qui plus est, Serigne Cheikh Mbacké Bara Doli a fait remarquer qu' «aucune femme de Touba n'est disposée à entrer dans la liste du Khalife, qui sera votée par l'ensemble des populations de la cité religieuse».

A l'Haram...bage?

Six personnes tuées et de nombreux blessés. C'est le bilan de l'attentat-suicide perpétré, mercredi 30 juillet, par une femme kamikaze sur le campus d'une université de Kano, la plus grande ville du Nord du Nigeria.

Six personnes tuées et de nombreux blessés. C'est le bilan de l'attentat-suicide perpétré, mercredi 30 juillet, par une femme kamikaze sur le campus d'une université de Kano, la plus grande ville du Nord du Nigeria. Cet attentat porte à 6 le nombre d'attaques terroristes perpétrées dans cette ville, dont 4 par des femmes kamikazes.

L'engagement des femmes aux côtés de Boko Haram, risque de rendre la lutte plus complexe

L'entrée en scène de l'autre moitié du ciel est un fait rarissime. En vérité, c'est un véritable tournant dans le mode opératoire de la secte islamiste Boko Haram. Et cette nouvelle donne ne peut que susciter inquiétude et réprobation.

Car, comme on le dit, ce que femme veut, Dieu le veut. Considérée à tort ou à raison comme vulnérable, la femme et c'est bien connu, arrive toujours à ses fins, surtout quand elle est décidée. C'est dire que l'engagement des femmes aux côtés de Boko Haram, risque de rendre plus complexe la lutte contre cette nébuleuse.

La femme, on le sait, est moins suspecte que l'homme sur bien des plans, notamment en matière de terrorisme.

Toujours est-il qu'il est difficile, sous nos cieux, pour des questions de pudeur, de procéder à une fouille systématique et minutieuse d'une femme, surtout lorsqu'elle porte une tenue religieuse. D'ailleurs, on se demande d'où proviennent ces femmes porteuses de bombes?

S'agit-il de femmes qui épousent la cause de Boko Haram où s'agit-il des lycéennes enlevées en avril dernier à Chibok? En tout cas, avec Boko Haram, aucune hypothèse n'est à écarter, tant il est capable de tout.

En s'attaquant à une université, Boko Haram se repaît du sang d'innocents mais étale aussi, comme elle l'a toujours fait, toute sa haine de la civilisation occidentale.

 

Le Nigeria doit, au regard des multiples attaques contre les lycées et universités, prendre des dispositions pour mieux les sécuriser. Mais a-t-il seulement les moyens de relever ce défi? Rien n'est moins sûr.

Boko Haram ne fait qu'engranger des victoires

Ce qui est cependant certain, c'est que ces attentats répétés au Nigeria et au Cameroun montrent toute la détermination de la secte à aller encore plus loin dans l'ignominie.

Qui arrêtera donc Boko Haram ? C'est la question que l'on est en droit de se poser, au regard de sa force de frappe. Du reste, en dépit des moyens considérables déployés pour traquer ces illuminés, les résultats se font toujours attendre.

On peut même dire que Boko Haram ne fait qu'engranger des victoires avec notamment l'enlèvement au Cameroun de l'épouse du vice-Premier ministre. En tous les cas, si le Nigeria tient à venir à bout de ce mouvement terroriste, il devra identifier son bras financier et lui réserver le lit de Procuste.

Il devra aussi travailler à démasquer tous les complices de cette vermine. Il devra enfin amener les populations à collaborer davantage avec les forces de l'ordre.

Mais tout cela ne sera possible que si les services de renseignements nigérians fonctionnent efficacement. Boko Haram est en train de se « talibaniser » dangereusement et il faut craindre que cette secte ne recrute des adeptes au sein des universités et des casernes. Et si elle y parvient, il sera encore plus difficile pour le Nigeria de se tirer d'affaire.

Vive la liberté religieuse!

Un tribunal de Khartoum a condamné, le jeudi 15 mai, une chrétienne soudanaise à la peine de mort pour apostasie, malgré les appels d'ambassades occidentales à un respect de sa liberté religieuse.

altUn tribunal de Khartoum a condamné, le jeudi 15 mai, une chrétienne soudanaise à la peine de mort pour apostasie, malgré les appels d'ambassades occidentales à un respect de sa liberté religieuse.

Le juge chargé de son dossier l'a condamnée à la peine capitale par pendaison. Meriam Yahia Ibrahim Ishag, 27 ans, enceinte de huit mois, est actuellement détenue avec son fils de 20 mois, selon Amnesty International, qui a demandé sa libération immédiate.

Le juge n'a pas répondu aux appels à la clémence, lancés en début de semaine par les ambassades des Etats-Unis, du Canada, de Grande-Bretagne et des Pays-Bas. Dans un communiqué, ces chancelleries avaient demandé aux autorités judiciaires de gérer le cas de Meriam Yahia Ibrahim Ishag avec «compassion». Et elles avaient appelé le gouvernement du Soudan à respecter le droit à changer de foi ou de croyance.

Le juge n'a pas pris en compte non plus l'état de la jeune femme qui est enceinte de huit mois, et qui est déjà mère d'un petit garçon d'un an et demi, détenu avec elle.

«Nous vous avions donné trois jours pour abjurer votre foi mais vous avez insisté pour ne pas revenir à l'Islam, je vous condamne par pendaison». C'est par ces mots que le juge a rendu son verdict ce jeudi matin. Meriam Yahia Ibrahim Ishag a également été condamnée à 100 coups de fouet pour «adultère». Une autre accusation qui, selon Amnesty International, reposerait sur son mariage avec un chrétien du Soudan du Sud.

A cours de l'audience, la jeune femme avait reconnu qu'elle était chrétienne, avant d'ajouter: «je n'ai jamais fait acte d'apostasie». Elle est restée impassible au moment du verdict.

Une centaine de personnes étaient présentes à ses côtés pour écouter la décision du juge. Il y avait notamment des diplomates d'ambassades étrangères.

Après l'énoncé du verdict, une cinquantaine de manifestants ont protesté avec des slogans comme «Non à l'exécution de Meriam!», «Les droits religieux sont un droit constitutionnel!». Des manifestants très déterminés qui ont promis de poursuivre leur mouvement jusqu'à ce que la jeune femme soit libérée.

Un échange qui ne change rien? 

Le groupe islamiste Boko Haram a diffusé, lundi 12 mai, une nouvelle vidéo dans laquelle on voit des jeunes filles, présentées comme les lycéennes enlevées mi-avril dans le nord-est du Nigeria. Le chef du mouvement Aboubakar Shekau réclame la libération de prisonniers en échange de celle des jeunes filles.

altLe groupe islamiste Boko Haram a diffusé, lundi 12 mai, une nouvelle vidéo dans laquelle on voit des jeunes filles, présentées comme les lycéennes enlevées mi-avril dans le nord-est du Nigeria. Le chef du mouvement Aboubakar Shekau réclame la libération de prisonniers en échange de celle des jeunes filles.

La vidéo obtenue par l'AFP dure 27 minutes au total. A l'image, Aboubakar Shekau, le chef de Boko Haram, parle pendant 17 minutes. Puis il montre une centaine d'adolescentes, vêtues de longs voiles qui les recouvrent de la tête aux pieds.

Les jeunes filles sont en train de prier, assises par terre, dehors. Elles récitent le premier chapitre du Coran. Le lieu, lui, n'a pas été identifié.

Le chef du groupe islamiste affirme que les jeunes filles, présentées comme les lycéennes nigerianes enlevées mi-avril, ont été converties à l'islam. Abubakar Shekau exige la libération de prisonniers de son mouvement en échange de celle des jeunes filles.

Mobilisation internationale

En tout, 276 lycéennes avaient été enlevées le 14 avril, à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, qui abrite une communauté chrétienne importante. Selon la police, 223 sont toujours portées disparues.

Depuis quelques jours, la communauté internationale se mobilise alors que la population accuse le gouvernement d'avoir tardé à agir. Des experts américains et britanniques sont déjà sur place pour participer aux recherches.

Samedi, une équipe d'experts français est arrivée au Nigeria. De son côté, Michèle Obama, l'épouse du président américain, s'est fendue d'un plaidoyer dénonçant « un acte insensé ».

Le président français François Hollande a proposé la tenue d'une conférence sur la lutte contre Boko Haram avec les principaux pays africains concernés par les actions des islamistes, le samedi 17 mai à Paris.