Religion - Africa Nouvelles

Boko "Harem"?

Le groupe islamiste Boko Haram confirme avoir enlevé à la mi-avril plus de 200 lycéennes dans le dortoir de leur école de Chibok, dans le nord-est du Nigeria (Etat de Borno), par le biais d'une vidéo. 

altDans la vidéo, le chef du groupe déclare notamment: «J'ai enlevé les filles. Je vais les vendre sur le marché, au nom d'Allah».

D'autres informations circulent sur le possible transfert des adolescentes au Tchad et au Cameroun voisins, où elles auraient été vendues pour 12 dollars chacune.

La vidéo dure 57 minutes, le son est de mauvaise qualité, l'image floue, mais on y reconnait Abubakar Shekau, le leader de la secte islamiste Boko Haram. Il est vêtu d'une veste de treillis, d'un pantalon rouge, et d'un bonnet sur la tête. Il est debout devant un véhicule de transport blindé beige et deux pick-up équipés de mitrailleuses. Entouré de six hommes, dont le visage est masqué par un turban, Shekau s'exprime en arabe, mais surtout en haussa.

Pendant les 15 premières minutes, il s'en prend à la démocratie, l'éducation occidentale et «ces mécréants qui ne croient pas en l'islam». Puis Abubakar Shekau s'emporte: «J'ai kidnappé vos filles!», répète-t-il d'un ton sarcastique.

«Je vais les vendre comme des esclaves, au nom d'Allah. Il y a un marché ou ils vendent les êtres humains». Il ricane à plusieurs reprises. Jette un coup d'oeil au cahier qu'il tient dans les mains. Puis ajoute, le bras pointé au ciel: «J'ai dit que l'éducation occidentale devait cesser, les filles doivent quitter l'école et se marier. Une fille de 12 ans, je la donnerais en mariage, même une fille de 9 ans, je le ferais», a-t-il aussi ajouté. Des propos qui suscitent une vive indignation.

Une meneuse du mouvement de libération des lycéennes arrêtée

Naomi Mutah, l'une des chefs de file de la campagne de libération des lycéennes enlevées par Boko Haram a été arrêtée, lundi 5 mai, après un entretien avec la première dame Patience Jonathan, selon des militants.

Le bureau de la première dame a cependant démenti des informations selon lesquelles Madame Jonathan aurait elle-même ordonné cette arrestation.

Naomi Mutah faisait partie de la délégation qui a rencontré Mme Jonathan dimanche, dans la soirée, pour évoquer le sort des 200 adolescentes enlevées dans leur lycée, le 14 avril.

Un groupe baptisé «Bring Back Our Girls» (Ramenez nos filles) a organisé une série de manifestations dans tout le pays pour demander au gouvernement et à l'armée de faire plus d'efforts pour libérer les otages.

(Vidéo:  https://www.dailymotion.com/video/x1taljq_la-video-du-leader-de-boko-haram_news)

Non à la barbarie religieuse!

Des hommes armés soupçonnés d'appartenir à la secte islamiste Boko Haram ont attaqué et incendié le lycée gouvernemental dans la ville de Chibok.

altAu Nigeria, près d'une centaine de jeunes filles ont été enlevées dans leur lycée, dans l'Etat de Borno (nord-est du pays).

Cet enlèvement a eu lieu dans la localité de Chibok, alors que la capitale Abuja était frappée un peu plus tôt dans la journée par un double attentat qui a causé la mort d'au moins 72 personnes. Cette opération sans précédent attribuée au groupe Boko Haram.

Des hommes armés soupçonnés d'appartenir à la secte islamiste Boko Haram ont attaqué et incendié le lycée gouvernemental dans la ville de Chibok.

L'établissement était fermé en raison des violences dans la zone, mais il accueillait 129 jeunes filles venues passer l'examen de sciences du baccalauréat.

Au cours de l'assaut, les islamistes ont incendié le lycée, puis ils se sont enfouis avec les adolescentes massées dans des camions et des bus.

Selon des témoins, un camion serait tombé en panne permettant à certaines lycéennes de s'échapper.

«Nous pensons que près d'une centaine de jeunes filles ont disparu», a indiqué Moussa Koubo, le commissaire chargé de l'Education pour l'Etat de Borno avant d'ajouter «Nous sommes en train de vérifier leur nombre exact», a-t-il ajouté.

Si le groupe islamiste Boko Haram a souvent pris pour cible des écoles au cours de son insurrection, l'enlèvement massif de jeunes filles est peu fréquent, mais il semble se multiplier.

En février dernier, une vingtaine de jeunes filles avaient été kidnappées après une attaque dans le village de Kodunga, dans l'Etat de Borno.

La paix paie!

Le souverain pontife a rencontré au Vatican les leaders catholiques, protestants et musulmans de Centrafrique et leur a promis son soutien

alt« Restez unis, aux côtés de votre peuple ». C'est la recommandation que le pape François a prodiguée mercredi aux membres de la Plateforme des religions pour la paix en Centrafrique, actuellement en tournée mondiale pour solliciter l'aide de la communauté internationale. Le pape les a rencontrés en deux temps : d'abord au cours de l'audience générale de mercredi, place Saint-Pierre, au cours de laquelle il les a salués avec effusion malgré la présence de milliers d'autres fidèles venus du monde entier. Ensuite, il les a reçus tous les trois lors d'une audience particulièrement émouvante.

Il faut savoir que Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque catholique de Bangui, le pasteur Nicolas Grékoyamé-Gbangou de l'Église évangélique et l'Imam de Bangui, Oumar Kobiné, ont entamé une tournée mondiale pour la paix dans leur pays. Depuis un an et le coup d'État contre le général François Bozizé, la venue au pouvoir des milices musulmanes Séléka a accentué les clivages. Les conflits tournent visiblement aujourd'hui à l'affrontement sur des bases ethniques et religieuses dans un pays qui avait toujours vécu dans la quiétude de toutes ses composantes, chrétiennes et musulmanes.

Les trois personnalités, de trois religions différentes, entendent souligner que la paix entre tous est possible. Et le chef de l'Église catholique les encourage visiblement dans cette voie. « Restez aux côtés de votre peuple ; œuvrez pour la fin des divisions », leur a dit le pape François. En signe spectaculaire de soutien, le chef de l'Église catholique a promis de mettre la République cxentrafricaine au centre de ses entretiens avec le président américain Barak Obama, en visite au Vatican ce jeudi. Le Vatican s'alarme de voir la crise au cœur de l'Afrique prendre pratiquement les religions en otage, les miliciens anti-balaka continuant d'affirmer qu'ils assurent la défense des chrétiens contre les exactions des Séléka.

Les responsables des communautés chrétiennes, protestants et catholiques, ont pourtant multiplié les appels au calme ces derniers mois. L'Église catholique a même publié une déclaration dans laquelle elle affirme qu'aucun catholique ne saurait se prévaloir de son appartenance religieuse pour justifier son ralliement aux anti-balaka ni justifier leurs agissements. Mais le feu semble avoir pris. Malgré la présence de la force africaine sur place, la Misca, et celle de l'opération française Sangaris, Bangui se réveille chaque matin en comptant les morts dans chaque camp.

La délégation des religieux est allée plaider la cause de la paix aux Nations unies, où elle a demandé au secrétaire général Ban Ki-moon de mobiliser encore plus de Casques bleus pour la République centrafricaine. Au Vatican, les religieux ont aussi rencontré le Premier ministre du pape, le cardinal Pietro Parolin, qui leur a exprimé les encouragements de la diplomatie vaticane pour leur démarche. Bouteille à la mer ou coup d'épée dans l'eau ? La situation en Centrafrique semble chaque jour échapper au schéma classique d'une simple crise dictée par la pauvreté.

La Servante du Christ! 

Le chantre, Mme Arigbo de nationalité béninoise, a présenté le 23 février 2014 à Ouagadougou, son 1er album aux hommes de médias.

altL'univers musical burkinabè vient de s'agrandir. «Quel tendre père!» est le nouvel opus du chantre béninois, Mme Arigbo. Il a été présenté officiellement, le 23 février 2014, aux hommes de médias, en présence de parents, amis et membres de l'église des Assemblées de Dieu de la capitale burkinabè.

Composé de 12 titres, l'album évoque des thématiques variées telles que l'amour de Dieu, la fidélité à Dieu, la puissance du Christ. En somme, des chants d'action de grâce en l'honneur du Seigneur qui, du haut de son «trône», a manifesté son amour et sa compassion pour l'humanité.

Inspirés des passages bibliques, a-t-elle expliqué, les titres: «Quelle grâce», «Nul n'est semblable», «Dieu est puissant», «Jésus n'a pas changé», «Dieu ne t'a pas oublié», viennent rappeler aux fidèles chrétiens que Dieu est un tendre père, si merveilleux, qu'il ne veut voir aucune âme se perdre dans les ténèbres. C'est pourquoi, selon elle, Dieu a manifesté son amour pour l'humanité en envoyant son fils unique mourir sur la croix du calvaire et en le ressuscitant d'entre les morts.

Venue à la musique par inspiration divine, l'artiste a dit nourrir plein d'ambitions pour sa première œuvre discographique. Et pour s'imposer dans l'univers musical burkinabè, des tournées seront organisées dans les jours à venir pour contribuer au rayonnement de la musique burkinabè en général et de la musique chrétienne en particulier.

«Dans les jours à venir, nous serons dans les lieux de culte pour faire découvrir l'album à la population», a précisé Mme Arigbo.

Au plan national, ce qui se manifestera, par la « conquête » des âmes dans les lieux de culte, etc. Pour ce faire, «la servante du Christ» a dit compter sur le soutien des fidèles chrétiens.

A l'état civil Katina Catherine Arigbo, elle chante en français, en fon et en idatcha, deux langues du Bénin.

Non aux attaques à la religion!

De nouveaux enlèvements ont eu lieu dans la nuit du 04 au 05 avril 2014 à Tchéré, localité située dans l'arrondissement de Méri, à 15 kms près de Mora, après Maroua, dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun.Au total, deux prêtres et une Sœur religieuse, ont été enlevés.

altLes adversaires du Président Paul Biya du Cameroun trouveront que ce dernier n'a pas que la peau dure ; il a aussi beaucoup de chance! En effet, avec le récent rapt de trois religieux occidentaux, à savoir deux prêtres italiens et une sœur canadienne, il faudra encore compter sur sa médiation pour sortir du guêpier.

Selon le ministre camerounais de la Défense, tout a été mis en œuvre pour obtenir la libération au plus tôt des otages. Les religieux, avaient été enlevés dans la nuit du 4 au 5 avril dernier près de Maroua, dans l'extrême Nord du Cameroun.

En raison de l'omerta qui doit régner dans le milieu, les investigations ne seront point faciles

Le ministre Edgar Alain Mebe Ngo'o a soutenu que les ravisseurs étaient lourdement armés. Arrivés à la paroisse aux alentours de minuit, ils auraient rapidement arraché les résidents de leur sommeil, avant de mettre les lieux à sac, et de s'évaporer dans la nature avec leurs otages. Les autorités camerounaises s'étaient aussitôt rendues sur place. Toutefois, en raison de l'omerta qui doit régner dans le milieu, les investigations ne seront point faciles.

La zone est habitée en particulier par les mêmes communautés du Cameroun, du Niger et du Nigeria. Or, les frontières sont généralement poreuses en Afrique. La facilité avec laquelle le rapt s'y est opéré, confirme qu'il s'agit d'une zone de prédilection pour de telles opérations. La méthode utilisée correspond à celle de bandits désireux de faire des transactions. Les groupes terroristes s'adonnent à de telles activités, car la prise d'otages se révèle un fonds de commerce très rentable. Possible donc qu'on vende les otages à des tiers. Il peut également s'agir de groupes terroristes capables de tout : paiement de rançons ou échanges de prisonniers. Dans tous les cas, des exemples l'ont montré par le passé : s'en prendre à des religieux, fait toujours mouche. Il s'agit de véritables symboles, et l'Occident les abandonnera difficilement dans les geôles de bandits, surtout pas entre les mains de groupes islamistes.

L'identité des assaillants est pour l'instant inconnue. Mais, de sérieux soupçons pèsent sur la secte religieuse Boko Haram. En effet, le rapt du week-end dernier rappelle celui de novembre 2013 du père français Georges Vandenbeusch. Détenu au Nigeria par la secte islamiste Boko Haram, il avait été relâché le 31 décembre dernier, par «compassion», selon les autorités françaises. Pourtant, aux dires du père Georges lui-même: «Ces gens-là n'éprouvent pas de compassion» pour quelqu'un.

L'enlèvement du week-end dernier ne constitue donc pas le premier dans cette même région de l'extrême Nord du Cameroun. Le 19 février 2012, y avaient également été enlevés, sept Français d'une même famille, les Moulin-Fournier. Les otages, dont quatre enfants, étaient en excursion dans un parc national. Après avoir revendiqué leur enlèvement dans une vidéo, Boko Haram les avait libérés en avril, en échange de celle de prisonniers de Boko Haram au Nigeria et au Cameroun. L'inquiétude gagne les rangs car, la secte islamiste qui est pourchassée au Nigeria, semble vouloir faire du Nord-Cameroun sa base de repli. Régulièrement, elle défie les forces armées camerounaises détachées dans la région.

Nul doute que Biya se fera courtiser à nouveau sur ce dossier

Si Boko Haram est suspectée, quelle signification donner aux enlèvements d'Occidentaux, de religieux en particulier ? Boko Haram s'en prend en général à tous ceux qui incarnent l'Occident, ou tendent à en promouvoir les valeurs. Or, l'école et la religion sont de véritables symboles. Ce sont des institutions par lesquelles l'Occident secrète des valeurs jugées cardinales. Capturer des religieux, c'est s'attaquer à des cibles de choix, c'est tenter de stopper tous ceux qui, comme les religieux, disséminent les valeurs que combat férocement l'organisation.

Assimilée à une organisation terroriste en Occident, la secte dénonce constamment la société de consommation et ses échecs en Afrique. Elle n'a de cesse de s'opposer aux valeurs morales, matérielles et religieuses que les Occidentaux véhiculent à travers différentes institutions sociales. Difficile à traquer et à neutraliser, Boko Haram fait office de géniteur d'une forme de nébuleuse du djihadisme transfrontalier en Afrique subsaharienne. Etant donné que les auteurs de rapts se font en général invisibles, et traînent à faire connaître leurs intentions, on s'en remet bien souvent à des leaders de la sous-région jugés influents. Est de ceux-là, le chef de l'Etat camerounais que certains Occidentaux vouent aux gémonies. On a beau assimiler son régime à une dictature impitoyable, on fera appel aux services du président Paul Biya. Il semble constituer l'homme providentiel dans la résolution de certains problèmes sécuritaires générés par l'activité terroriste de Boko Haram. Nul doute qu'il se fera courtiser à nouveau sur ce dossier. Comment se passer de cet homme-clé?

Aussi longtemps que des Occidentaux s'exposeront dans des zones sensibles au nom de la religion, de la coopération, du tourisme ou de l'aventure, il faudra s'attendre à certaines formes de marchandage qui révoltent la conscience humaine. Dans ce sens, les prises d'otages constitueront toujours du pain bénit pour des régimes décriés en Afrique comme en Occident, tel celui de Paul Biya du Cameroun.

Non à l'excision!

Clitoraid accuse l'église catholique du Burkina d'avoir exercé des pressions sur les autorités du pays afin d'empêcher l'ouverture d'un hôpital destiné à la réparation des séquelles de l'excision.

alt«Selon l'annonce faite aujourd'hui par l'organisme sans but lucratif Clitoraid (http://www.clitoraid.org), des pressions de l'Église Catholique et d'autres détracteurs du Mouvement Raëlien International (MRI), ont poussé le gouvernement du Burkina Faso a rétracter son assurance à donner le feu vert aux opérations, empêchant de fait l'ouverture officielle de l'hôpital de Clitoraid, connu sous le nom de l'hôpital Kamkaso, au Burkina Faso, en Afrique de l'Ouest. L'hôpital, une fois ouvert, offrira d'opérer gratuitement les victimes de mutilations génitales féminines", a déclaré le Dr Brigitte Boisselier, présidente de Clitoraid et porte-parole du MRI.

"Cette opération chirurgicale permet de réparer les dommages physiques encourus par les victimes de MGF. Mais l'Église catholique et ses acolytes se sont opposés à cette merveilleuse mission en menant une campagne de dénigrement à des fins purement égoïstes". Boisselier a déclaré que Clitoraid demandera réparation immédiate par les tribunaux.

"En attendant, les chirurgies que nous avions planifiées auront toujours lieu, au cours des prochaines semaines, mais dans un autre hôpital. Nous allons de l'avant comme prévu", a-t-elle annoncé, relatant les raisons qui ont entravé l'ouverture de l'Hôpital Kamkaso le 7 mars.

"Alors que le dossier de demande d'autorisation avait été déposé en 2011 et que nous avons reçu différentes assurances de la part d'officiels aux niveaux régional et national que l'hôpital pouvait ouvrir le 7 mars , le ministère de la Santé du Burkina Faso a exprimé aujourd'hui à un représentant de l'AVFE, le partenaire local de Clitoraid, que l'autorisation ne serait pas accordée pour la date prévue de l'inauguration du 7 mars" déclare Brigitte Boisselier.

Elle explique qu'une source officielle anonyme l'a informée que cela était lié à de fortes pressions des 'ennemis' des Raëliens, en particulier de l'Église catholique, qui est responsable à la fois du refus de licence et de l'annulation de la participation de la Première Dame du Burkina Faso à la cérémonie d'ouverture.

"En cherchant à empêcher notre ouverture, l'Église catholique est devenue complice des criminels qui mutilent les organes génitaux des femmes africaines. Avec sa mission de restaurer le clitoris mutilé des victimes de MGF, l'Hôpital du Plaisir de Clitoraid sera un puissant moyen de dissuasion pour ceux qui pratiquent encore cette coutume barbare. Ils cesseront d'exciser les fillettes, car il est insensé de détruire quelque chose qui peut être facilement restauré", a déclaré Brigitte Boisselier, qui a déclaré que cette prise de position de l'Église catholique contre Clitoraid n'est guère surprenante, étant donné le bilan du Vatican.

"Ceux qui empêchent notre ouverture sont les mêmes criminels qui soutiennent les prêtres pédophiles et se prêtent au blanchissement d'argent dans les banques du Vatican. Et ils sont aussi responsables de la mort de milliers d'africains qui ont contracté le SIDA à cause d'ignobles directives venant de l'Église catholique s'opposant á l'usage du préservatif", dit-elle.

Boisselier a déclaré que Clitoraid non seulement prendra toutes les mesures juridiques possibles pour ouvrir l'hôpital mais aussi maintient la cérémonie d'inauguration en présence des centaines de personnes qui avaient répondu positivement á l'invitation lancée ainsi que tous les officiels qui voudront bien nous témoigner leur soutien.

"Cette pression pour tenter de garder notre établissement fermé ne fera que retarder l'ouverture. Nos avocats vont traduire en justice devant les plus hautes instances juridiques du Burkina les personnes impliquées dans cette affaire. Par ailleurs, les membres bénévoles de Clitoraid ont également prévu des manifestations à travers le monde devant les ambassades du Burkina Faso", dit-elle. 

Ces pressions jusqu'alors souterraines se sont révélées de plus en plus fortes ces dernières semaines suite à la publication d'articles sur l'ouverture tel que le révèle la déclaration du professeur R. Marie Charlemagne Ouédraogo, Chevalier de la Légion d'Honneur française et commandeur de l'Ordre Œcuménique de Malte, une branche bien connue de l'église catholique qui a déclaré à propos de l'annonce de l'ouverture de l'hôpital Kamkaso:

"Faux et archi faux!!! il s'agit d'une grosse campagne d'escroquerie organisée par la secte de Raël avec la complicité de certains médecins Burkinabé! Le Ministère a été saisi ainsi que le Gouverneur pour arrêter cette campagne d'intoxication!!!! Aussi, les médecins complices répondront devant l'Ordre des médecins très prochainement! Comment peut-on parler de campagne d'escroquerie alors qu'il propose lui-aussi ces mêmes opérations à des prix très élevés, trop élevés pour les femmes démunies qui ont prévu de venir à l'hôpital Kamkaso où les opérations sont offertes bénévolement par des médecins compétents suivant une procédure qui a été publiée officiellement par son auteur et pratiquée sur des milliers de femmes déjà? La raison de ce délai pour l'ouverture est clairement liée au fait que ce projet a été initié par Raël, leader spirituel du Mouvement Raëlien. Les auteurs de ces pressions préfèrent poursuivre une vendetta pseudo-philosophique et lucrative puisqu'éliminant la concurrence, plutôt que de penser aux 80 femmes qui seront à Bobo Dioulasso dès lundi pour être opérées durant la première campagne d'opérations prévues du 3 au 14 mars", commente Brigitte Boisselier, selon qui les opérations auront en effet toujours lieu à Bobo Dioulasso dans la période prévue, dans l'hôpital d'un ami médecin qui hébergera l'équipe médicale de Clitoraid qui elle a déjà reçu les autorisations d'opérer.

"Les responsables de ces pressions iniques devraient avoir honte. L'hôpital Kamkaso est l'oeuvre collective de milliers de personnes qui ont contribué, quelle que soit leur philosophie, afin de redonner le plaisir de vivre à des milliers de femmes qui ont subi un traumatisme profond dans leur enfance. Les priver de cette aide bénévole gratuite simplement parce que les personnes qui l'offrent, en majorité, ne croient pas en dieu est dans la ligne parfaite des méfaits de l'église catholique qui prône la souffrance comme source d'éveil et summum de la spiritualité. Pour les Raëliens, le plaisir est la plus belle source d'épanouissement et nous n'aurons de cesse que les femmes excisées qui le souhaitent retrouvent leur dignité et leur droit à l'épanouissement".

"La cérémonie d'inauguration est maintenue pour le 7 mars a 10h, une conférence de presse se tiendra a l'issue de la cérémonie au sein de l'hôpital Kamkaso".»

Cent ans, cela s'entend!

Du 12 février au 17 mars, l'Eglise kimbanguiste est en fête. Le chef spirituel et représentant légal de l'Eglise vient de proclamer «2014, année du centenaire de Kisolokele Lukelo Charles», fils aîné du prophète noir Simon Kimbangu. Des réjouissances grandioses s'organisent simultanément à Kinshasa et à N'Kamba, siège mondial du kimbangusite.

altA l'Eglise kimbanguiste, 2014 a été décrété «année du centenaire de papa Kisolokele Lukelo Charles-Daniel». Ce qui ressort de la décision n°001 du 2 octobre 2013 du chef spirituel et représentant légal de l'Eglise kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani.

A en croire ce document, le centenaire de Charles Kisolokele Lukelo, premier fils du prophète noir Simon Kimbangu, donnera lieu à de grandes manifestations et réjouissances qui s'étendront du 12 février au 17 mars 2014, aussi bien à Kinshasa et à N'Kamba, la Nouvelle Jérusalem et siège mondial de l'Eglise kimbanguiste.

Selon l'esprit de la décision pris par le chef spirituel de l'Eglise kimbanguiste, les manifestations et cérémonies commémoratives du centenaire de Charles Kisolokele visent à souligner le rôle et la mission de ce chef spirituel tant au sein du Mouvement kimbanguisme, dans l'Eglise kimbanguiste qu'au sein des institutions publiques du pays, notamment à l'accession à l'indépendance en 1960. Il est aussi question de souligner les qualités extraordinaires d'homme de Dieu, d'homme d'Etat et d'entrepreneur, d'initiateur et d'encadreur économique et social et enfin, de souligner le statut méconnu de premier intellectuel kimbanguiste de Charles Kisolokele.

Pour ce faire, un comité d'organisation des festivités du centenaire a été mis sur pied par décision n°005 du 26 janvier 2014. Il est chargé de l'organisation matérielle de l'ensemble des activités liées au centenaire et de leur suivi partout où elles vont se dérouler.

Qui est Charles Kisolokele ?

Ce comité dont le fonctionnement est placé sous la supervision du cabinet de chef spirituel et représentant légal est composé d'un président, d'un vice-président, d'un secrétaire rapporteur et 8 sous-commissions de travail. Il est existé jusqu'à la fin de la célébration du centenaire.

La structure, présidée par le révérend Elebe Kapalay Delphin, est composée de 8 commissions dont relations publiques, prévention et sécurité, accueil, transport, logement, restauration, presse et informatique, ainsi que secours et santé.

Avec ces réjouissances, apprend-on dans les couloirs du cabinet du chef spirituel, s'ouvre un cycle de centenaires qui vont se poursuivre en 2016 pour Salomon Dialungana Kiangani et 2018 pour Joseph Diangienda Kuntina.

Mais qui Kisolokele Lukelo Charles-Daniel? Fils aîné de Simon Kimbangu et de maman Muilu Kiawanga Nzitani Marie, Kisolokele Lukelo Charles-Daniel est né, comme son père et ses deux frères, à Nkamba, le 12 février 1914.

En 1921, au moment où débute le ministère divin de Simon Kimbangu, il est âgé de 7 ans. Il sera donc l'un des témoins privilégiés de cette grandiose œuvre.

Ce rôle de témoin va d'ailleurs servir de prétexte au pouvoir colonial belge qui, le 29 septembre 1921 quand s'ouvre à Tshysville le procès contre son père Simon Kimbangu, à défaut d'avoir obtenu de l'enfant Kisolokele un aveu contre son père, l'expédie en relégation à Boma.

Il fera ses études primaires et secondaires en relégation, à la Colonie scolaire de Boma, de 1921 à 1930.

Après ses études, Kisolokele rentre dans l'administration publique où il fera carrière qu'il achèvera, en 1960, au grade de d'administrateur territorial.

Il vit à Tshela (Bas-Fleuve), jusqu'en 1960. C'est seulement au rapatriement de la dépouille de son père à Nkamba qu'il vient s'installer à Kinshasa, en juin 1960, avec sa femme et enfants.

Au cours de la même année, il est nommé ministre du Travail ; fonction qu'il gardera jusqu'en 1963. Tour à tour, il participe aux trois premiers gouvernements du Congo indépendant (Lumumba, Ileo et Adoula).

En 1963, il est élu député et, trois ans plus tard, il est nommé Président directeur général de l'Institut national de préparation professionnelle (INPP).

A partir de 1970, il démarre sa mission d'évangélisation en Europe. Kisolokele Lukelo se rend alors sur le vieux continent et élit domicile en Suisse.

Il meurt le 17 mars 1992 à Bruxelles. Informé de la triste nouvelle, Joseph Diangienda, son jeune frère, s'exclame : « C'est fini, une partie de moi-même vient de me quitter».