Religion - Africa Nouvelles

Au nom du Christ!

Depuis le 20 décembre 2013, les habitants de Niapidou, village situé à 45 km de Sassandra, constatent une valse de véhicules de transport.

altDès le 20 décembre 2013, la ruée vers Godêkro, un campement situé à 6 km de Niapidou, à 45 km de Sassandra, prend une affluence particulièrement remarquable. L'inauguration du "Temple Salomon" de l'église de Patmos Dieudonné, un centre de prière et de délivrance, prévue le 24 décembre en est la cause. Plus 3000 personnes, selon des témoignages, arpentent la piste sinueuse et poussiéreuse qui y mène.

Elles viennent de toutes les contrées de Côte d'Ivoire, mais aussi de France, d'Allemagne, de Canada... et d'Angleterre. Tous y débarquent, avec dans la tête, la présence physique du Christ aux côtés de la prophétesse Naomi

Il est 8 h 5 mn, lorsque nous arrivons à la gare de Niapidou où l'on doit emprunter un véhicule pour Godêkro. Après une traversée de plantations de cacao et de café, nous voici au milieu de la forêt. 15 mn plus tard, deux vastes bâtiments se dressent devant nous.

C'est le domaine de Yao Aya Naomi dite Prophétesse Naomi. A l'entrée, un panneau à l'effigie des deux piliers de Patmos dit ceux-ci : "Les deux Oliviers, prophétesse Naomi et Nanan vous disent Akwaba". La sécurité est de mise.

Gendarmes et service de l'ordre de l'église veillent au grain. Des dignitaires du pays y sont attendus. A droite, un impressionnant bâtiment de deux niveaux attire l'attention. C'est le temple qui sera inauguré dans quelques heures.

Un joyau architectural à la gloire de Dieu. Il a une capacité de 2500 places assises et est construit sur 2 ha. Il comprend une dizaine de bureaux. A droite, un palais pharaonique de deux niveaux bâti sur 1,6 ha. Le nombre de chambres et ses caractéristiques sont tenus au secret. C'est là que résident la prophétesse et Nanan.

Ce Temple dont la réalisation a duré 8 ans, aux dires de certains spécialistes de l'architecture moderne, compte parmi des modèles en Afriques. Un groupe électrogène alimente les lieux.

Comment cette œuvre titanesque a-t-elle été réalisée? "Ce sont les fidèles qui les ont faites de leurs mains. Nous avons cassé les pierres une par une, transporté le sable, coulé le béton et bâti le temple du Seigneur", confie le prédicateur Emile Kasilé. "La vie de Patmos se confond avec celle de la prophétesse", soutiennent, quant à eux, des fidèles.

Le père de Didier Drogba est venu confier son fils à la Prophétesse Naomi

Les témoignages de pensionnaires du centre sont édifiants. Naomi, cette septuagénaire qui ne s'exprime qu'en Baoulé, traite ses patients et ses fidèles qui se comptent par milliers, par la prière et l'eau Siloé qu'elle sort d'une mare à quelques mètres du temple.

"J'étais le lead vocal d'un groupe d'artistes zouglou en herbes. Mon second m'a envouté et j'ai perdu la voix. Je ne pouvais plus chanter et j'étais toujours malade. Je maigrissais. Cela a duré un an. En 2010, je sui venu ici. Après 3 ans de traitement par la prière et l'eau, je suis guéri", nous confie Kouadio Kouamé qui compte reprendre la musique.

Mme Koffi A. porte une grossesse de 4 mois contractée grâce à la prophétesse. "J'avais un fibrome qui occupait tout mon utérus. Les médecins m'ont conseillé une intervention chirurgicale. En 2011, je suis venue dans ce centre. Après 3 mois de traitement, je me sentais mieux. Je suis retourné à Abidjan. Et voici le résultat. Je suis enceinte. Je remercie le Dieu de Naomi", déclare cette secrétaire dans une entreprise de produits phytosanitaire.

La prophétesse serait même à l'origine de la coupe de champion's league remportée par Drogba et Chelsea. "Le père de Didier Drogba est venu confier son fils à la prophétesse. Elle l'a débarrassé des mauvais sors et lui a offert la coupe d'Europe des clubs. C'est à Didier qu'elle a offert ce trophée", confie un des proches de la prophétesse, ajoutant que la star du football y vient parfois. D'autres célèbres sportives, musicales, politiques, du milieu des affaires solliciteraient également les services de Naomi.

Des vidéos de leurs passages existent à son service de communication. Naomi officie avec un certain Nanan qui serait, si l'on en croit les fidèles, Jésus Christ en personne. "C'est Jésus réincarné. Ne regardez pas la couleur de sa peau. C'est Jésus qui est descendu en en personne en Afrique. Il est avec la prophétesse. C'est avec lui qu'elle accomplit l'œuvre de Dieu", laisse entendre un de ses proches disciples, affirmant que son église est une chance pour l'humanité.

Il est 13 h 30, lorsque la cérémonie initialement prévue pour 9 h 30 débute. On apprend que le ministre Philippe Légré, président du conseil régional de la région de Gboklê (Fresco et environs), parrain de la cérémonie, s'est fait représenter en attendant sa présence en personne. Les 24 bâches dressées sont prises d'assaut. M. et Mme Drogba, directeur du Fonds de prévoyance de la police, et plusieurs autorités sont de la cérémonie. L'espace est noir de monde.

Peu de temps après, on annonce l'arrivée des Deux Oliviers, la prophétesse Naomi et Nanan. C'est le délire. Des personnes tombent en transe, avec des gestes lents, souvent rapides, rappelant ceux des danseurs de smurf. "Ce sont leurs Anges qui se manifestent en eux", s'envole un voisin.

La vie de la vendeuse de légumes change dès 1976

Dans son message, le prédicateur Emile Kasilé indique que la prophétesse Naomi est venue pour conduire les chrétiens du monde à la nouvelle Jérusalem. S'appuyant sur le chapitre 11 du livre de l'apocalypse, versets 3-6, il estime que la prophétesse est la manifestation de Dieu lui-même.

"Elle communique directement avec Dieu. En vérité, Dieu est descendu en Côte d'Ivoire, à Patmos. L'eau Siloé est la solution à toutes les maladies des hommes", a-t-il dit. Quant au représentant du parrain, Daniel Oulai, il annonce l'électrification de Niapiadou dans les jours à venir et l'adduction en eau potable car pour lui, la prophétesse fait des œuvres à encourager.

C'est à 15 h 55 que le ruban est coupé et le temple ouvert aux fidèles de l'église Patmos Dieudonné. Ils visitent par la suite les vastes salles. Après quoi, la prophétesse et Nanan bénissent l'édifice. Arrivé à la fin de la cérémonie à 16 h 30, le ministre Philippe Légré et sa délégation se dirigent directement dans le palais de la prophétesse.

C'est au son de la fanfare, suivie de la prestation d'un orchestre que le couple des Oliviers quitte les lieux. La fête se poursuivra jusqu'au 25 décembre.

C'est en 1976 que la vie de Naomi, vendeuse illettrées de légumes au marché de Niapidou, prend un virage à 180 degrés. En effet, dit-on, lors d'un culte à l'église Cma qu'elle fréquente, le Seigneur lui parle.

"Va préparer les hommes au temps de l'apocalypse. Construis un temple pour faire des convertis et guérir les âmes", aurait-elle reçu comme message divin. Dès lors, elle abandonne le commerce de légumes, quitte l'église Cma et va exercer son sacerdoce.

A la mémoire de Blaise!

L'orchestre "La Rosée de l'Hermon" accompagnera les 5 têtes d'affiche du concert du 26 janvier au Roméo Golf, le premier grand évènement organisé en hommage au défunt chantre depuis son décès, le 21 janvier 2012, voilà 2 ans.

altUn passage en revue du répertoire du regretté chantre est prévu à la faveur des prestations du pasteur Athom's, des Frères Franck Mulaja, Belly Ndongala, Myka Mukeba et Tony Ngoma. Ces artistes bien connus ne seront pas les seuls à prester à l'occasion de la Célébration gospel. Les Dépêches de Brazzaville tiennent de Marcel Kazadi, l'un des membres de La Rosée de l'Hermon, que bien d'autres chanteurs chrétiens seront de la partie et procèderont chacun à l'interprétation d'une ou deux compositions de Blaise Sakila.

Les tubes "Nzoto", "Na pesi", "Yaka molimo", "Mosusu te", "Ya nga na Yesu na nga", font partie des titres qui seront interprétés, dimanche prochain sous la direction du chef d'orchestre de La Rosée de l'Hermon, Papin Ngandu, a dit Marcel Kazadi. Tout particulièrement, "Fika-Ewo-De", le chant en togolais sorti à titre posthume et diffusé en boucle dans la période des funérailles de feu Blaise Sakila ne manquera pas, a-t-il renchéri. Par ailleurs, certains chantres, à l'instar de Belly Ndongala, et Myka Mukeba se sont déjà prononcés sur les choix qu'ils ont opérés dans le riche répertoire du défunt à l'honneur. Ils ont donc prévu respectivement d'interpréter notamment "Alléluia amen" et "Yaka molimo".

Bien que devenu pasteur par la suite, le Frère Blaise Sakila, comme plusieurs n'avaient pas arrêté de l'appeler, menait avec la même aisance chacune des embarcations de ses deux ministères, la pastorale et le chant. Sa plume est tenue pour l'une des plus exceptionnelles du gospel congolais. Son décès avait d'autant plus surpris que le pasteur préparait la sortie de deux nouveaux albums, "Souvenirs" et "Espoir".

Le CD du premier sorti entre-temps en Afrique du Sud sera prêt pour le jour du concert, a dit Marcel Kazadi. Il est donc prévu une vente des exemplaires de cet opus et des œuvres antérieures de Blaise Sakila.

Une vie pour l'Eglise!

Le pape François a annoncé, dimanche 12 janvier, au cours de l'angélus, à Rome en Italie, la création le 22 février prochain, d'une série de 19 cardinaux dont 16 nouveaux cardinaux électeurs (moins de 80 ans).

altMais avant, parmi les nouveaux électeurs en cas de conclave pour élire un nouveau Pape, l'archevêque d'Abidjan (Côte d'Ivoire), Jean Pierre Kutwa, vice-président de la CERAO (Conférence Épiscopale Régionale de l'Afrique de l'Ouest) et Président de la Commission épiscopale pour l'œcuménisme et l'apostolat biblique est cité.

Depuis 2006, Benoît XVI a transféré Jean Pierre Kutwa au siège métropolitain d'Abidjan où il a succédé au Cardinal Agré admis à la retraite.

L'information a été rapportée par l'agence France presse (Afp). Qui précise que "parmi les nouveaux cardinaux électeurs, figure deux Africains. Notamment la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso. Les choix d'Abidjan et de Ouagadougou permettent de rendre hommage aux prises de position de l'Eglise pour la paix dans une région troublée".

Au nombre des nouveaux électeurs sont également annoncés 4 Italiens, dont le nouveau secrétaire d'Etat Pietro Parolin, 2 autres Européens (un Allemand et un Britannique), 5 Latino-Américains (Argentine, Chili, Brésil, Haïti, Nicaragua), 1 Nord-Américain (Canada) et 2 Asiatiques (Corée du Sud et Philippines).

Jean-Pierre Kutwa, est né le 22 décembre 1945 à Blockhauss (Abidjan) en Côte d'Ivoire. Il est un évêque catholique ivoirien, archevêque métropolitain d'Abidjan depuis mai 2006. Il est ordonné prêtre à Abidjan par le cardinal. Bernard Yago, le 11 juillet 1971.

Trente ans plus tard, il est nommé par Jean-Paul II archevêque de Gagnoa, le 15 mai 2001. Il est consacré le 16 septembre suivant par le cardinal Bernard Agré, alors archevêque d'Abidjan. Il prend part au synode des évêques au Vatican en octobre 2005 en qualité de délégué de l'épiscopat ivoirien.

A la gloire de l'Islam!

Le comité d'organisation du grand Magal de Touba a dressé le bilan. A en croire Serigne Abdou Lahat Mbacké, chargé de la communication, l'organisation de la 119e édition du Magal a été, dans sa globalité, une réussite.

altToutefois il a souligné que certaines insuffisances ont été notées au niveau de la distribution d'eau. A la résidence de Serigne Touba, le comité d'organisation du grand Magal de Touba a dressé un bilan global de l'organisation de la 119 édition.

Selon Serigne Cheikh Abdou Lahat Mbacké, chargé de la commission communication et culturel du comité d'organisation le bilan est dans l'ensemble positif.

«L'objectif de la commission est de veiller à la bonne organisation du Magal. Toutes nos activités ont pu être déroulées et tout cela dans le sens du rayonnement de la culture du mouridisme et de la vulgarisation des enseignements de Serigne Touba.

Aucune commission vraiment n'a été en reste pour que les fidèles soient bien traités. Je pense que le Magal s'est déroulé dans de bonnes conditions. Le comité s'en réjouit. Nous pensons qu'on a un bilan positif conformément aux recommandations du Khalife général des mourides», indique t-il.

Toutefois certaines insuffisances ont été notées dans des secteurs comme celui de l'hydraulique. « De son coté, l'Etat du Sénégal a respecté ses engagements dans l'ensemble sauf au niveau du secteur de l'hydraulique où il y a quelques problèmes. Il faut relever que le nombre d'ouvrages installés n'est pas suffisant et le réseau est vétuste.

Quand il y a plus de 4 millions de personnes à Touba on est certain que l'eau ne peut pas couler à flot si l'on y prend pas garde, l'année prochaine nous seront confrontés au même problème quelque soient les engagements qui seront pris » a-t-il averti.

Abordant dans le même sens, Le coordonnateur du comité d'organisation, Serigne Ousmane Mbacké a rappelé que plus de 20 forages dont 9 disposant de châteaux d'eau sont fonctionnelles avant d'inviter les gens à être plus tolérant pour ce qui est de la distribution de l'eau durant la période du Magal.

« Les pèlerins doivent comprendre aussi que l'eau ne peut pas couler normalement lors du Magal comme en temps normal car ce sont des millions de personnes qui convergent vers Touba », a-t-il soutenu

Foi dans la paix!

Aux États-Unis et en Afrique, des chefs religieux musulmans et chrétiens cherchent des moyens de travailler ensemble pour promouvoir la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (RCA), en proie à la violence sectaire.

altL'envoyé spécial des États-Unis auprès de l'Organisation de la coopération islamique, Rashad Hussain, a organisé un dialogue interconfessionnel le 7 janvier auquel ont participé un certain nombre de personnalités par vidéoconférence en ligne, depuis Bangui, dont Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui; l'imam Omar Kobine Layama, président de la communauté islamique de Centrafrique; le révérend Nicolas Geurekoyame-Gbangou, président de l'Alliance évangélique en Centrafrique; et Catherine Samapanza, maire de Bangui.

Les participants centrafricains ont échangé des idées avec des intervenants américains qui font le même travail qu'eux, dont Steve Hilbert, conseiller de politique étrangère pour l'Afrique et le développement dans le monde à l'organisation dite Conférence des évêques catholiques des États-Unis, et Mohamed Magid, président de la Société islamique de l'Amérique du Nord.

Le révérend Geurekoyame-Gbangou a fait valoir que le conflit n'était pas religieux. «C'est un conflit plutôt politique», a-t-il souligné.

L'imam Kobine Layama a souligné le besoin urgent de former des médiateurs chargés de la réconciliation et a demandé du matériel de formation à l'appui de cette tâche.

Pour sa part, M. Magid a offert les services de la Société Islamique de l'Amérique du Nord, l'une des plus grandes organisations islamiques de cette partie du continent, pour encourager les groupes religieux en Centrafrique, dans les pays voisins et aux États-Unis à promouvoir «l'apaisement et l'espoir». Pour sa part, M. Hilbert a indiqué que l'organisation Catholic Relief Services, l'agence humanitaire internationale officielle de l'Église catholique aux États-Unis, se trouvait déjà sur le terrain où elle travaillait avec des jeunes pour atténuer la méfiance entre musulmans et chrétiens.

M. Hussain a déclaré que les 7 millions de membres de la communauté musulmane aux États-Unis avaient œuvré «pour défendre la justice lorsque les droits des autres ont été menacés. Les États-Unis saluent vos efforts en faveur de la promotion de la paix en République centrafricaine. En plus de l'aide humanitaire que nous donnons dans le cadre des efforts pour la sécurité en République centrafricaine, nous assurons également la promotion du travail d'atténuation des conflits et des efforts en faveur de la réconciliation».

Le président Obama s'est adressé directement au peuple de la Centrafrique dans un message audio, diffusé le 9 décembre 2013, dans lequel il souligne l'importance de la réconciliation entre tous les Centrafricains. Selon une fiche d'information publiée le 5 décembre 2013, les États-Unis fourniront à la RCA l'aide suivante:

● Dans l'attente de la notification au Congrès, près de 7,5 millions USD seront alloués à l'atténuation du conflit, à la réconciliation et à la consolidation de la paix, notamment pour appuyer les initiatives interconfessionnelles de consolidation de la paix et l'utilisation des radios de proximité pour amplifier les messages de paix et dissiper les rumeurs.

● Des fonds à hauteur de 125.000 mille USD du département d'État serviront à créer un réseau de leaders de communautés locales et de chefs religieux de toutes confessions dont l'objectif sera de promouvoir la paix, l'atténuation du conflit et la réconciliation.

La violence sectaire et le cycle de tueries en représailles préoccupent profondément la communauté internationale qui craint que la l'instabilité politique en RCA ne mène à une effusion de sang accrue à l'intérieur du pays et à la propagation de l'extrémisme dans toute la région.

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, à la date du 9 décembre 2013, un Centrafricain sur 10, soit 533.000 personnes, avait fui son domicile et 1 sur 5, soit 1,1 million, n'avait pas assez à manger. Le 26 novembre 2013, le vice-secrétaire général de l'ONU, Jan Eliasson, a noté que la RCA plongeait «dans le chaos complet sous nos yeux» et représentait «une épreuve importante pour notre solidarité internationale et notre responsabilité de prévenir les atrocités».

Dans une déposition devant la sous-commission sénatoriale sur l'Afrique à Washington, l'administrateur adjoint de l'Agence des États-Unis pour le développement international, Earl Gast, a déclaré que les relations entre chrétiens et musulmans en RCA étaient naguère pacifiques, mais que le conflit était «né d'un déséquilibre au niveau du pouvoir, des ressources et de la gouvernance». L'escalade de la violence, a dit M. Gast, prend «une nouvelle tournure dangereuse, avec des attaques délibérées contre des communautés civiles sur la base de divisions religieuses».

Les États-Unis œuvrent avec leurs partenaires «afin de trouver un équilibre entre l'élargissement de l'aide aux zones en conflit et la réduction des risques que cela pose aux travailleurs humanitaires et aux bénéficiaires».

Islam et solidarité!

La Mutuelle Islamique du Burkina (MIB), qui a vu le jour en octobre 2013, a effectivement lancé ses activités, par un dîner-débat, dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 décembre 2013 à Ouagadougou.

altAlors que les chrétiens du Burkina Faso célébraient la fête de la Nativité dans les églises, la Mutuelle Islamique du Burkina (MIB) lançait ses premières activités. Créée le 17 octobre 2013, la structure, selon son président, Abdoul Moumini Ouédraogo, voudrait contribuer au renforcement de l'Islam, de la tolérance, et de la solidarité au sein de la communauté musulmane.

Dans ce sens, la MIB, a expliqué M. Ouédraogo, envisage d'offrir des activités et des services religieux, sociaux et culturels à ses membres, initier et gérer des activités génératrices de revenus par ses membres et à leur profit.

En outre, elle ambitionne, à ses dires, de créer une bibliothèque centrale islamique et de mettre des lieux d'enseignement à la disposition des musulmans...

Pour l'instant, la structure, à en croire son premier responsable, compte une centaine d'adhérents, "engagés" à promouvoir l'entraide et à se sacrifier à des actions humanitaires.

Au cours de la soirée, deux thèmes étaient à l'ordre du jour: «La stabilité du couple, la solution de l'islam», animé par Ismaël Tiendrebéogo, imam au Centre d'étude, de formation et de recherche islamiques (CERFI) et «La solidarité envers notre prochain, une nécessité en Islam».

Selon Ismaël Tiendrebéogo, plusieurs facteurs sont à l'origine de l'instabilité du couple. Parmi lesquelles, le manque de communication, la présence de perturbateurs sentimentaux, la découverte d'un passé trouble non annoncé ou la désillusion de l'un ou l'autre partenaire.

Il a aussi noté l'égoïsme, le refus de voir les qualités du conjoint, la mauvaise compagnie, la jalousie maladive, la forte personnalité, les mauvaises relations sexuelles... Par la suite, l'imam Tiendrebéogo a donné des pistes de solutions aux fins de préserver l'équilibre du couple.

Il a, en effet, préconisé les sorties, la visite de certains couples plus expérimentés et la prière pour la protection d'Allah. Il a aussi conseillé aux conjoints de toujours échanger sur le modèle conjugal à imposer et d'éviter de se dévaloriser mutuellement.

Concernant les rapports sexuels, le conférencier a suggéré de ne pas hâter l'acte sexuel au risque de l'échouer. Et en ce sens, il a fait référence à un hadith du prophète Mohammad qui dit «Que l'un de vous n'aille pas à son épouse comme le coq va à la poule».

A la gloire de l'Islam!

La communauté mouride célèbre, dimanche 22 décembre, le grand Magal de Touba 2013. Dans la ville sainte, les pèlerins, venus des quatre coins du pays et de l'extérieur, ont  pris d'assaut la cité de Cheikh Ahmadou Bamba. Le chef de l'Etat, Macky Sall, est arrivé à Touba, jeudi en début de soirée accompagné de son épouse et de membres du gouvernement. Il a effectué la prière du vendredi dans la grande mosquée.

altDes ministres, chefs de partis politiques et diverses personnalités ont afflué vers la capitale du mouridisme. Tous ont pour seul et unique souci de commémorer le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba.

Arrivé à Touba jeudi en début de soirée, le chef de l'Etat a passé la nuit dans la ville sainte. Il était accompagné de son épouse, Marième Faye Sall, et de nombreux ministres et des personnalités.

Le président Macky Sall a assisté à la prière du vendredi à la Grande mosquée de Touba, en compagnie du khalife général des mourides Serigne Cheikh Sidy Moukhtar Mbacké et de petits-fils de Serigne Touba.

Après la prière conduite par l'imam ratib de Touba, Serigne Modou Mamoune Bousso, le chef de l'Etat s'est recueilli au mausolée du fondateur du Mouridisime Serigne Touba.

«Je félicite l'ensemble des talibés et des Sénégalais à l'occasion de ce grand Magal de Touba. Je rends grâce à Dieu et remercie Serigne Moukhtar Mbacké de l'organisation du Magal. Il nous a bien accueillis et a prié pour nous», a souligné le chef de l'Etat à sa sortie de la grande mosquée.

Le chef de l'Etat a rappelé qu'il est plus que jamais motivé pour aider le khalife à bien organiser le Magal ; compte tenu des millions de personnes que ce grand évènement rassemble chaque année.

Parallèlement, il a salué la détermination des talibés qui œuvrent pour une parfaite organisation de l'évènement.

«Pour ma part, a estimé le président de la République, cela fait des années que j'assiste aux Magal, mais c'est la première fois que je vis une célébration pareille ».

Auparavant, le chef de l'Etat avait procédé au vernissage de la 5ème édition des grandes expositions sur le mouridisme organisée par le Hizbut Tarqiyya, en collaboration avec le comité de pilotage du grand Magal de Touba.