Religion - Africa Nouvelles

Islam et éducation scolaire!

La cité religieuse de Touba aura bientôt 4 daaras modernes financés par l'Etat du Sénégal pour garantir une éducation de base à tous ses enfants.

alt"L'Etat va mettre en place ici 4 infrastructures adéquates devant permettre aux apprenants et aux enseignants d'atteindre l'image souhaitée du daara moderne", selon Cheikh Mbow, directeur des daaras modernes du Sénégal, qui a dit toute la volonté de moderniser les daaras, cela "ne veut point dire moderniser le Coran".

Ce livre saint est immuable, a-t-il souligné, mais avec ce programme du gouvernement du Sénégal, "l'apprenant va dorénavant, maîtriser le Coran sans être en sans-emploi", une fois ses humanités terminées.

L'apprenant âgé de 5 ans, qui arrive au daara moderne, devrait normalement mémorisé le Coran à 13 ans et, dans le même temps, avoir un niveau pour se présenter au Certificat de fin d'études élémentaires (CFEE), a ajouté M. Mbow.

De même, il serait possible pour les adolescents (17 ans) ayant maîtrisé le Coran, d'être enrôlés pour suivre une formation professionnelle dans divers métiers.

La délégation conduite à Touba par le Directeur des daaras modernes a été reçue par le khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké.

Honneur au serviteur de l'Islam!

Présidant  l'ouverture des journées culturelles dédiées à Cheikh Ibrahim Niass, le représentant du khalife de Médina Baye à Dakar, Mouhamadou Lamine Niass dit Baba Lamine, a prêché qu'un musulman doit être une référence.

altLes journées culturelles marquant la célébration de l'anniversaire de Cheikh Ibrahima Niass se sont tenues à Dieuppeul. Lors de la cérémonie officielle, le représentant du khalife de Médina Baye à Dakar, Mouhamadou Lamine Niass, a exhorté les disciples à investir le chantier d'Allah sans lâcher prise.

«Dieu nous a mis au monde pour que nous nous soumettions à Lui. Soyons des musulmans modèles. C'est cela l'Islam», a dit Baba Lamine Niass, qui prévient que pour être un bon moukhadam (haut dignitaire religieux), il faut être instruit et se marcher sur le droit chemin. Cheikh Mouhamadou Lamine Niass a plaidé pour une alliance équilibrée entre le travail et les actes de dévotion.

«Notre vie sur terre est éphémère. Nous pouvons, en un jour, perdre tout ce que nous avions par le passé», a rappelé le chef religieux, qui a aussi noté que le mois de mouharam ou tamkharit regorge de bienfaits et qu'il est conseillé de jeûner et de faire des prières.

Ce discours à l'allure de prêche a rencontré l'assentiment de Cheikh Mouhamadou Khouraïchy Niass, député à l'Assemblée nationale, et de Cheikh Mahi Niass. Le premier s'est félicité du fait que le guide compte rencontrer les talibés une fois dans le mois.

En revanche, Khouraïchy Niass a invité les disciples à profiter du savoir de Baba Lamine. Cheikh Mahi n'a pas omis de citer les succès diplomatiques de Baba Lamine Niass quand il a été nommé par l'ancien président Senghor comme ambassadeur dans le Maghreb.

Répondant à Mame Abdoulaye Tounkara, premier adjoint au maire de Sicap-Dieupeul, Khouraïchy Niass a reconnu que les collectivités locales rencontrent énormément de difficultés.

«Etant premier adjoint au maire de Kaolack, nous avons vécu les mêmes travers», a-t-il dit à l'émissaire de Salif Mbaye (maire de Dieupeul) qui a sollicité des prières afin que l'autorité municipale réussisse sa mission.

A la gloire de l'Islam!

A Touba a été célébré, jeudi 7 novembre, le Magal de Serigne Abdou Khadre, le 4ème khalife de la communauté mouride, qui a mené une vie d'Imam ratib pendant 21 ans au service de Dieu et des hommes. Les pèlerins avaient, depuis le début de la semaine, pris d'assaut le domicile du grand érudit.

alt«Toutes les dispositions ont été prises pour le bon déroulement de l'édition 2013 du Magal et toute l'administration s'est mobilisée autour du gouverneur pour accompagner les organisateurs». Pour Serigne Sidy Mbacké, toutes les inquiétudes ont été dissipées et la sérénité est de rigueur.

«Je vous remercie et prie pour vous, au vue de tous les efforts fournis pour le succès et la réussite du Magal. Vous avez fait montre de sollicitude et d'engagement. Serigne Cheikh en est conscient et c'est en son nom que je vous remercie et prie pour vous», a-t-il dit.

Revenant sur l'évènement, Serigne Sidy a réélé qu'il célèbre la naissance d'un fils de Khadim Rassoul qui était très affable et qui aimait aider son prochain.

«Un être était très attaché à la sounna du prophète Mohamed (Psl), quelqu'un qui était humble et aimait obéir à ses grands-frères qui ont conduit les destinées de la voie jusqu'à ce qu'il accède au khalifa de Serigne Touba. Enfin, il ne se préoccupait pas de mondanité, rien que du coran de "l'istikhamatou". c'était un homme très simple et Serigne Touba promettait la miséricorde à toute personne qui croisait la délégation envoyées pour célébrer sa venue au monde, et c'est à ce titre qu'il a prié pour que cette miséricorde atteigne tous ceux qui célèbrent avec eux, de près ou de loin, cet évènement».

Pour rappel, Serigne Abdou Khadre Mbacké est né en 1914 à Darou Halimoul Khabir. Il était le 4ème khalife du mouridisme et imam de la grande mosquée de Touba de 1968 à 1990, année de sa disparition. Il a vécu 76 ans. Une vie pleine d'enseignements.

(Regardez la vidéo): http://www.youtube.com/watch?v=RGX2vvae248

Akwaba! 

Le pape François a nommé Mgr Joseph Spiteri (54 ans) nouveau nonce apostolique en Côte d'Ivoire. Le nouveau nonce apostolique a succédé ainsi à Mgr Ambrose Madtha, nonce apostolique accrédité en Côte d'Ivoire, décédé dans un tragique accident de la circulation, le samedi 8 décembre 2012.

altMgr Joseph Spiteri est né le 20 mai 1959 au Firma en Malte. Il a été ordonné prêtre le 29 juin 1984. Le successeur de Mgr Ambrose Madtha a également obtenu un doctorat en droit canonique et travaillé dans le service diplomatique du Saint-Siège. Cet homme de Dieu a déjà travaillé auprès des représentations pontificales au Mexique, Panama, Irak, Grèce, Portugal, Venezuela.

La nomination de Mgr Joseph Spiteri est intervenue presqu'un an après le décès de Mgr Ambrose Madtha. Ce dernier fait partie des acteurs qui ont joué un rôle déterminant dans la médiation entre l'actuel Président ivoirien, Alassane Ouattara et son prédécesseur Laurent Gbagbo, lors de la profonde crise post-électorale qui a secoué la Côte d'Ivoire en 2011.

Mgr Ambrose Madtha était également le doyen du corps diplomatique accrédité en Côte d'Ivoire. Le Saint-Père de l'église catholique, Benoît XVI, l'avait nommé le 8 mars 2008, à la Nonciature apostolique de Côte d'Ivoire. L'homme assurait précédemment la fonction de chargé d'Affaires a.i. (ad intérim) en République populaire de Chine, précisément en Taïwan.

Ambrose Madtha est né à Belthangady, en Inde, le 2 novembre 1955. Il a été ordonné prêtre le 28 mars 1982 et est titulaire d'un doctorat en droit canonique. Après avoir intégré le service diplomatique du Saint-Siège en juin 1990, le nonce apostolique en Côte d'Ivoire a travaillé auprès des représentations pontificales au Ghana, à El Salvador, en Géorgie, en Albanie.

Tout bas, tout bas à Touba?

Attendu par ses disciples à Touba depuis son retour au Sénégal, Cheikh Bethio Thioune est arrivé, samedi 9 novembre en milieu de journée, dans la ville sainte du mouridisme. Il s'est rendu au mausolée de son guide Serigne Saliou Mbacké, avant d'effectuer une visite chez l'actuel khalife, Cheikh Sidy Moctar Mbacké.

altA son arrivée à Touba, Cheikh Béthio Thioune s'est rendu à la concession de Serigne Saliou Mbacké. Le guide des Thiantacounes, entouré de quatre de ses épouses, d'un de ses enfants et de ses dieuwrignes, (chambellans) s'est ensuite rendu au village de Ngabou, à 8 km de Touba. Sur place, l'attendait Serigne Cheikh Mbacké, le fils aîné et khalife de la famille de Serigne Saliou Mbacké.

Puis, il faisait presque 18 heures quand le cortège du Cheikh s'est ébranlé en direction de Tammim, sur la route de Darou Mouhty, où il devait rendre visite Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, le khalife général des mourides.

Serigne Sidy Mokhtar, impassible, avec à ses côtés Serigne Cheikh Thioro, a reçu Cheikh Bethio avec ses épouses et la forte délégation composée par ses disciples et les chambellans de Serigne Saliou Mbacké.

D'emblée le cheikh a exposé son compagnonnage avec Serigne Saliou Mbacké, à qui il déclare avoir fait allégeance le 03 novembre 1947. Cheikh Béthio Thioune a vivement regretté le retard accusé par sa visite auprès du Khalife général, mais l'accepte comme relevant de la volonté divine.

Evoquant brièvement son absence prolongée à cause de sa maladie, il révèle avoir été opéré du cœur à deux reprises avec succès, pendant son séjour médical de 9 mois en France, suite à une liberté provisoire. Je sais, a-t-il dit au khalife, que vos prières me sont parvenues.

Il a ensuite sollicité des prières. Le khalife général Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, touché par le discours et les propos émis par Cheikh Bethio Thioune, lui affirme que rien de son compagnonnage avec Serigne Saliou ne lui échappe, et qu'il accepte ses excuses.

Il lui a remis un boubou et a prié pour lui. Cheikh Béthio est ensuite retourné à Djanatou Mahwa où l'attendait des fidèles venus de tous les quartiers de la ville. Il a reçu des visites jusqu'à 23 heures. Pour les fidèles, il devait rester à Touba jusqu'au grand Magal.

Solution... "Aliko presto"?

Va-t-on vers un dénouement heureux dans l'affaire opposant la famille de Serigne Saliou Mbacké à l'homme d'affaires nigérian Aliko Dangoté?

altA sa sortie d'audience avec le chef de l'Etat Macky Sall, dimanche, le porte-parole du khalife général des Mourides, Serigne Bass Abdoul Khadre Mbacké, a exprimé, au micro de la Rts, la volonté du khalife général des Mourides de voir les deux parties trouver une issue heureuse à cette affaire.

«Conformément aux engagements pris de part et d'autre, un accord a été trouvé et il ne restait qu'à être finalisé. Le khalife général des Mourides demande à chaque partie de respecter ses engagements afin de trouver un dénouement heureux à cette affaire», a dit Serigne Bass Abdou Khadre, transmettant le message du khalife général des Mourides aux deux parties.

Le différend qui oppose Dangote à la famille de Serigne Saliou Mbacké remonte à quelques années. L'Etat avait alloué aux deux parties des terrains adjacents à Pout.

Mais la délimitation, semble-t-il, n'était pas nette. Les héritiers de feu Serigne Saliou Mbacké estiment que l'homme d'affaire nigérian a empiété sur les terres de leur défunt père. Ils ont alors enclenché une procédure judiciaire qui a connu plusieurs rebondissements.

Le dernier en date était relatif à la cassation de l'arrêt de la Cour d'Appel qui était en faveur des héritiers de Serigne Saliou Mbacké par la Cour Suprême.

Le préfet de Thiès a alors ordonné la reprise des travaux. Les héritiers ont jugé cet arrêté préfectoral de parti pris en faveur du milliardaire nigérian.

Islamic c'est chic!

L'Hôtel "Les Almadies" abrite, depuis  lundi 4 novembre, un atelier national de formation de formateurs en finance islamique, en partenariat avec l'Institut de Recherche et de Formation en Finance islamique (IRFI).

altCet atelier, dont les travaux se poursuivront jusqu'à vendredi, "permettra à l'Unité de Gestion du Programme conformément à son plan de formation de renforcer les compétences de l'ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du programme sur la finance islamique mais aussi de développer l'expertise locale dans ce nouveau domaine".

Les principaux thèmes porteront sur les techniques de communication et l'andragogie, les fondements de la Charia sur la finance islamique, la structure de la finance islamique, les banques islamiques.

La rencontre permettra aussi d'aborder les modes de financement participatifs, les modes de financement à base de vente, les marchés de capitaux islamiques, les investissements islamiques et le "takaful" (concept islamique d'assurance, basé sur les normes et règles de la Sharia).

Les experts de l'IRTI faciliteront l'atelier de formation et seront assistés par des consultants locaux.