ISLAM: Première école coranique en Italie - Africa Nouvelles

ITALIE

La ville de Martinsicuro (Marches) est pionnière en Italie.

C'est en des mots simples que le Consul Honoraire du Sénégal pour les Marches, Abruzzes et Ombrie, Tullio Galluzzi, avait annoncé l'ouverture de l'école coranique, à Martinsicuro, en présence des administrateurs qui ont accordé cette opportunité: «C'est avec grande satisfaction que nous avons le plaisir d'inaugurer la première école coranique en Italie. J'aimerais remercier publiquement l'administration de Martinsicuro qui, encore une fois, s'est montrée sensible aux problèmes de notre communauté».

alt

Et d'expliquer que «ce premier centre de culte coranique d'Italie accueillera les enfants sénégalais de 3 à 6 ans, avec des éducateurs de langue mère. Un service pour les 700 familles de la communauté présente dans la ville et une manière importante d'aider l'intégration de notre communauté. Souvent les mineurs étrangers nés en Italie perdent la maitrise de leurs langue, culture et traditions».

Telles sont les motivations qui ont poussé l'administration à accueillir la demande du Consul mettant à disposition des locaux.

Les enfants musulmans y vont  samedis et dimanches, de 16h à 19h, pour apprendre le Coran.

L'administration a concédé, à titre gratuit et temporaire, l'utilisation de certains locaux de via Cesare Battisti où se trouve le centre pour adolescents, dénommé "Le Village de l'Amitié". L'Assesseur aux Services sociaux, Marecllo Monti de l'UDC (Union Du Centre) a déclaré:

«Si on nous demande de pouvoir utiliser temporairement des locaux pour professer sa propre religion, nous devons  exaucer ce désir, pour le respect de la dignité de ces gens. Tout comme ce serait opportun que ça se passe ainsi également pour nos compatriotes, dans le monde. Nous avons respecté notre Constitution, qui prévoit le droit à la religion. Une fermeture dans ce sens ne ferait que durcir les rapports avec la la communauté islamique, qui sont excellents. Cela facilite au contraire l'intégration de la vaste communauté islamique. L'administration n'a donné aucune contribution mais seulement l'utilisation temporaire de  certains locaux, car l'intolérance ne paie certainement pas».

Il existait déjà dans la ville un centre de culte islamique pour adultes, très fréquenté surtout par les immigrés nord-africains, qui arrivent aussi des villes limitrophes.

L'école coranique a fait discuter le monde politique de Martinsicuro. Tandis que la gauche a maintenu le silence, le centre-droite s'est divisé en plusieurs courants, notamment les ex AN (Alléance Nationale):

«Sans être racistes, nous déclarons fermenent qu'il ne faut pas baisser l'attention. Pour nous l'ouverture d'un centre coranique dans la ville est exagérée». C'est la dure prise de position des ex AN de Martinsicuro qui expliquaient que leurs doutes viennent de ce qui se passe dans les centres de culte des autres parties de l'Italie.

«D'autres groupes politiques revendiquent majeure sécurité mais, dans certaines occasions, ils ne s'expriment pas pour ne pas être traités de racisme. Nous voulons demander au Consul du Sénégal si dans le pays qu'il représente, les chrétiens jouissent du même traitement. Nous sommes déconcertés pour les décisions scélérates de cette administration,  pour le comportement du représentant de la Lega dans la junte, qui a soutenu cette décision. L'administration a nié les locaux aux scouts et aux comités de quartier et prend des décisions que nous ne pouvons pas partager. Nous voulons savoir s'il y aura des controles sur le fonctionnement de cette école».

Il y a eu aussi le virevolte de l'Assesseur au Sport, le léghiste Alberto Tuccini qui, après avoir  voté en faveur de la concession des locaux à l'école coranique, avait ensuite expliqué avoir levé la main à contre-coeur.

«Mon adversité politique contre  l'école coranique n'est pas pas une question de mérite mais de méthode, c'est-à-dire dans l'impossibilité concrète d'effectuer les contrôles pour s'assurer que l'initiative ne dégénère pas dans des cellules d'instigation, meme involontaire, à l'affrontement ou pire la haine des hotes contre la culture et lareligion de ceux qui les hébergent».

Le Maire de la ville, Abramo Di Salvatore, s'est défendu, parlant d'une décison votée pour favoriser l'intégration entre diverses ethnies et partie d'une requete du Consul du Sénégal.

Afri-Nous