Religion - Africa Nouvelles

Que de peines! 

En Egypte, la cour d'assises de Guizeh a condamné à mort 183 personnes pour le meurtre de treize policiers en août 2013 dans le village de Kerdassa, au sud-ouest du Caire. Les condamnés sont des partisans du président Frère musulman destitué Mohamed Morsi. 

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En Egypte, la cour d'assises de Guizeh a condamné à mort 183 personnes pour le meurtre de treize policiers en août 2013 dans le village de Kerdassa, au sud-ouest du Caire. Les condamnés sont des partisans du président Frère musulman destitué Mohamed Morsi. Il s'agit d'un des jugements les plus draconiens prononcés par un tribunal égyptien à l'encontre des Frères musulmans et leurs sympathisants. En juin 2014, la cour d'assises de Minieh avait, elle aussi, condamné à mort 183 islamistes, dont le guide suprême des Frères musulmans, Mohamad Badie, pour le meurtre de policiers.

Dans les deux cas, l'appel est automatiquement accepté par la Cour de cassation et les accusés sont jugés devant une nouvelle cour. En cas de nouvelle condamnation, il leur reste un autre recours devant la Cour de cassation.

Depuis la destitution du président Mohamed Morsi, il y a 18 mois, près de 400 peines de mort ont été prononcées à l'encontre des Frères musulmans et de leurs partisans.

Aucune exécution n'a par contre eu lieu. Il s'agit, selon des avocats, de peines visant à avoir un effet dissuasif et qui sont difficilement applicables. Par ailleurs, un nouveau procès attend l'ex-président Morsi le 15 février pour «remise de documents confidentiels au Qatar».

Liberté d'expression et respect religieux!

Les manifestations d'irrespect à l'égard du prophète (psl) affectent toute la oumma islamique. Cependant, le prophète (psl) de son vivant, a subi bien des brimades de la part de ses compatriotes idolâtres. Lorsqu'il répand le message coranique, il est traité de «fou», de «possédé», «d'ensorcelé». Il a même essuyé des jets de pierre à Taïf, jusqu'à saigner. Pourtant, il n'a même pas invoqué la malédiction divine sur ses agresseurs, se contentant de dire: "Mon Dieu, laisse-les, ce sont des égarés". Ce n'est pas cet homme qui aurait cautionné ceux qui tuent en son nom.

altCela dit, en France, les autorités politiques et judiciaires s'abritent derrière le principe de la liberté d'expression pour laisser le journal "Charlie Hebdo" blasphémer le prophète Muhammad (psl). Une liberté d'expression bien sélective, car la France est l'un des pays d'Europe les plus condamnés par la Commission européenne des droits de l'homme (Cedh) pour non respect de la liberté d'expression. Comme le montrent ces quelques exemples de livres interdits, dans un passé pas lointain: "Les protocoles des sages de Sion" (1950) du cinéaste américain Henry Miller, jugé anti-juif; "La Question" (1958) de Henri Alleg, révélant les tortures pratiquées par l'armée française en Algérie; "Les damnés de la terre" (1961) de Franz Fanon; "Les mythes fondateurs de la politique israélienne" (1995) de Roger Garaudy; "Le grand secret"(1996) du Dr Gubler médecin de François Mitterrand, qui révèle que celui-ci au moment de son élection en 1981 était déjà atteint du cancer de la prostate qui devait l'emporter. Dans ce dernier cas, la France est condamnée par la Cedh qui estime que la santé du président relève de la sphère publique et non privée.

En 2004, les affiches du film "Ave Maria" montrant une femme seins nus, les pieds et les mains cloués sur une croix sont interdites par la justice qui y voit «un acte d'intrusion agressive et gratuite dans le tréfonds intime des croyances».

Par contre, lorsqu'en 2007, "Charlie Hebdo" reprend les caricatures danoises du prophète (psl), les organisations musulmanes de France portent plainte devant les tribunaux. Mais elles sont déboutées avec ce jugement: «Dans une société laïque et pluraliste, le respect de toutes les croyances va de pair avec la liberté de critiquer les religions quelles qu'elles soient».

Venons-en justement aux circonstances dans lesquelles a été créé le journal "Charlie Hebdo". Début novembre 1970, un incendie éclate dans un dancing d'une petite ville du département de l'Isère, faisant de nombreuses victimes. Le lendemain, des quotidiens titrent à la une: "Bal tragique à Saint-Laurent-du-Pont: 146 morts". Une semaine après, le général de Gaulle décède (mort naturelle) dans sa maison de Colombey. Le journal satirique "Harakiri" titre à la une: "Bal tragique à Colombey: 1 mort».

Le gouvernement de Georges Pompidou jugeant le propos irrespectueux à l'égard du général de Gaulle, fait saisir tous les exemplaires dans les kiosques et interdit le journal de parution. Au nom de la liberté d'expression? Une semaine après, le journal reparaît avec le titre "Charlie Hebdo". C'est dans un contexte de non-respect de la liberté d'expression que ce journal est né. L'auteur de ces lignes a été témoin de ces évènements, vivant à l'époque à Paris. Moralité: un journal satirique est interdit lorsqu'il manque de respect à une personnalité politique qui n'est même plus en fonction, mais autorisé, voire encouragé, lorsqu'il manque de respect au prophète Muhammad (psl) et à des centaines de millions de musulmans.

Ce n'est que lorsqu'il s'agit d'attaques contre l'Islam qu'il est interdit d'interdire. En France, le délit de blasphème (irrespect à l'égard de la religion) est supprimé depuis l'avènement de la laïcité avec la loi de 1905. L'exception est constituée par le département Alsace-Moselle, annexé par l'Allemagne en 1870, rendu à la France en 1918 après la guerre, mais refusant la laïcité qui n'existait pas et n'existe toujours pas en Allemagne. Toutefois, le délit de blasphème en vigueur en Alsace-Moselle ne concerne que les cultes catholique, protestant et juif.

En dépit de la présence de nombreux musulmans dans la région, l'Islam n'y est pas reconnu comme culte et n'est pas concerné par le délit de blasphème. Le délit de blasphème est en vigueur dans le code pénal de bon nombre de pays d'Europe: Allemagne, Angleterre, Danemark, Finlande, Grèce, Hollande, Irlande, Islande, Norvège, Russie, Suède. Ne serait-ce que parce que le blasphème déclenche des réactions qui peuvent menacer l'ordre public.

En France, les autorités s'appuient toujours sur l'article 10 de la "Déclaration des droits de l'homme et du citoyen" selon lequel «Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi». La liberté d'expression ainsi énoncée n'est pas absolue; elle est soumise à la contrainte de ne pas troubler l'ordre public indépendamment de toute considération religieuse.

En octobre 1988, les rares salles de cinéma de France qui mettent à l'affiche le film blasphème de Martin Scorese "La dernière tentation du Christ" sont incendiées par des catholiques légitimement en colère, avec à l'arrivée 1 mort et plusieurs blessés. Qui dira que l'ordre public n'a pas été troublé en France le 7 janvier 2015 et les jours qui ont suivi? Toutes les activités économiques et culturelles ont été suspendues ou ralenties pendant au moins trois jours. N'est-ce pas là une raison pour dorénavant interdire tout blasphème à l'égard de tous les cultes, sans enfreindre la "Déclaration des droits de l'homme" dans son principe? Passée l'émotion des "Je suis Charlie", selon un dernier sondage, 42% des Français déclarent condamner les caricatures du prophète (psl).

Il est un autre point sur lequel la presse française s'illustre dans l'information à géométrie variable.

L'Armée républicaine irlandaise reconnue comme organisation terroriste pour avoir fait de nombreuses victimes, se réclame ouvertement du Catholicisme. En 1979, elle dynamite un bateau faisant 4 morts dont l'amiral Lord Mountbatten, oncle de la reine d'Angleterre. Dans l'émotion suscitée, il n'est parlé nulle part de "terrorisme catholique". Mais lorsque des aventuriers qui ne savent peut-être même pas réciter la "Fatiha" commettent des actes criminels en se réclamant d'on ne sait quel Islam, c'est le "terrorisme islamique".

En Ouganda, "l'Armée de Résistance du Seigneur" (Lord Resistance Army) créée en 1988 déclare vouloir former un régime basé sur les Dix Commandements de la Bible. Elle écume le pays durant 18 années avec massacres, viols, rapines, enlèvements d'enfants soldats ... Elle déclare cesser les hostilités en 2006, mais continue ses exactions en République centrafricaine, au Sud Soudan et en République démocratique du Congo où elle fait 321 morts en décembre 2009. Elle est du même acabit que "Boko Haram", et elle est catégorisée comme organisation terroriste par les Etats-Unis, mais là encore il n'a jamais été question de "terrorisme chrétien".

Certes, ce n'est pas le Christianisme qui est en cause, mais il faut reconnaître qu'il y a deux poids et deux mesures. Combien d'Africains d'ailleurs en connaissent l'existence, car elle n'est pas médiatisée! Il y a une grande différence entre donner une information un jour, et la médiatiser à force de répétitions.

Il est temps pour certains esprits "rationnels" de comprendre que les attaques contre l'Islam n'ont jamais entravé son développement. Les guerres par l'épée contre l'Islam avec les Croisades du 11ème au 13ème siècle n'ont pas freiné son expansion géographique. Après la guerre contre l'Islam par l'épée est venue la guerre par la plume: "La chanson de Roland" de Turold, "La comédie divine" de Dante (1306-21), "Contre Mahomet" de Blaise Pascal dans ses "Pensées (1670), "Le discours sur l'histoire universelle" de Bossuet (1683), "Réfutation du Coran" de Maracci (1691), "Dictionnaire historique et critique" de Pierre Bayle (1697), "Le fanatisme ou Mahomet"(1741) de Voltaire, "L'Islam et la science" de Renan (1883), "Sociologie de la religion" (1917) de Max Weber... N'en jetez plus! Les caricatures du prophète (psl) ne sont que la dernière manifestation désespérée et à court d'arguments de l'islamophobie.

Rappelons que durant les deux périodes où Charles Pasqua a été ministre de l'Intérieur, c'est une véritable foudre d'interdictions qui s'était abattu sur les publications islamiques: 17 publications du Sud-africain Ahmed Deedat, dont "Comment Salman Rushdie a leurré l'Occident" et "Muhammad modèle suprême" ; "Le licite et l'illicite en Islam" de Youssef Qardawi jugé subversif, alors qu'il ne traite que de Char'îa (Fais! ne Fais pas !).

Il est un fait qui mérite d'être rapporté. Le journaliste Delfeil de Ton, ancien membre de l'équipe de "Charlie Hebdo", à la suite de l'évènement du 7 janvier dernier, dans une confidence au journal "Le Point" (15 janvier 2015) reproche à Chab (directeur de publication de "Charlie Hebdo" et tué dans l'attaque) d'avoir entraîné l'équipe dans une surenchère inutile. Selon lui, après l'incendie des locaux du journal en 2011 à la suite de la publication de caricatures du prophète (psl), le dessinateur Wolinski (un autre des 12 tués) avait tenu ces propos: «Je crois que nous sommes des inconscients et des imbéciles qui avons pris un risque inutile. C'est tout. On se croit invulnérables. Pendant des années, des dizaines d'années même, on fait de la provocation, et puis, un jour, la provocation se retourne contre nous. Il ne fallait pas le faire".

Il est certain que depuis ce 7 janvier, la peur s'est installée dans le camp de l'islamophobie. Qu'on ne l'avoue pas ou qu'on l'avoue, comme c'est le cas du romancier Michel Houellebecq autre pourfendeur de l'Islam. On peut d'ailleurs remarquer que le dessin d'un Arabe figurant sur la couverture du dernier numéro de "Charlie Hebdo" ne mentionne pas explicitement le prophète (psl), contrairement aux éditions précédentes du journal. Il est possible que rien ne sera plus comme avant, et ce sera mieux pour tout le monde.

"Je Suis Charlie"... (mais pas trop?) 

Plus d'une semaine après les attaques terroristes qui ont fait 17 morts en région parisienne, un sondage publié dans le "Journal du Dimanche" montrait que les Français sont divisés au sujet de la liberté d'expression et de la presse.

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Plus d'une semaine après les attaques terroristes qui ont fait 17 morts en région parisienne, un sondage publié dans le "Journal du Dimanche" montrait que les Français sont divisés au sujet de la liberté d'expression et de la presse. Plus de 4 Français sur 10 (42%) estiment qu'il faut éviter de publier des caricatures du prophète Mahomet, et la moitié (50%) sont favorables à une limitation de la liberté d'expression sur Internet, selon un sondage Ifop publié dans le "Journal du Dimanche".

À une question rappelant que "certains musulmans se sentent blessés ou agressés par la publication de caricatures du prophète Mahomet":

● 57% répondent qu'il "ne faut pas tenir compte de ces réactions et continuer à en publier";

● mais ils sont 42% à penser qu'il "faut éviter de publier ce type de caricatures".

Déchéance de nationalité pour les binationaux 

Par ailleurs, sur la déchéance de nationalité des binationaux:

■ 81% des sondés souhaitent "la déchéance de la nationalité française pour les binationaux - personnes ayant une double nationalité - condamnés pour des actes de terrorisme sur le sol français";

■ 68% pour "l'interdiction du retour en France de citoyens français que l'on soupçonne d'être allés se battre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes";

■ 68 % favorables à "l'interdiction de sortie du territoire aux citoyens français soupçonnés de vouloir se rendre dans ces régions". 

Interventions militaires 

En revanche, sur les interventions militaires à l'étranger:

● 57% ne sont pas favorables à "d'autres interventions militaires françaises en Syrie, au Yémen ou en Libye";

● et 63% ne sont pas non plus pour "une intensification des opérations militaires françaises en Irak".

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 16 et 17 janvier, auprès d'un échantillon de 1.003 personnes, représentatif de la population française adulte.

Soupçon que le Grand Mufti ne soit pas... Charlie!  

Le Grand mufti d'Egypte a condamné, mardi 13 janvier la publication par «Charlie Hebdo» d'une nouvelle caricature de Mahomet en couverture. Pour le cheikh Chawqi Allam il s'agit d'un «acte raciste qui va accentuer les tensions religieuses et la haine en France et dans le monde». Mercredi, al-Azhar appelle elle les musulmans à «ignorer» ces nouveaux dessins.

altSelon le grand Mufti, «cette provocation injustifiée, selon le grand Mufti, va à l'encontre des sentiments d'un milliard et demi de musulmans de par le monde». Le cheikh Chawqi Allam, considéré comme la plus haute autorité musulmane après l'imam de la Grande mosquée d'al-Azhar, en a appelé au gouvernement français à rejeter un acte qui va «à l'encontre de la coexistence pacifique et du dialogue des civilisations».

Pour sa part al-Azhar, principale autorité de l'islam sunnite, basée au Caire, a jugé que cette Une du dernier numéro de l'hebdomadaire français allait «attiser la haine». Cette publication «ne sert pas la coexistence pacifique entre les peuples et entrave l'intégration des musulmans dans les sociétés européennes et occidentales» estime l'autorité religieuse qui cependant, dans un communiqué publié dans la matinée, appelle les musulmans à «ignorer» les nouveaux dessins. «Al-Azhar appelle tous les musulmans à ignorer cette frivolité haineuse... La stature du prophète de la miséricorde est plus grande et plus noble que d'être entachée par des dessins qui ne respectent aucune morale ou norme de civilisation», ajoute al-Azhar.

Condamnation unanime de l'attentat

Le Grand Mufti et l'imam d'al-Azhar avaient condamné l'attaque contre Charlie Hebdo qu'ils avaient qualifiée d'acte «criminel et terroriste contraire à l'islam». L'écrasante majorité des Egyptiens, chrétiens compris, est hostile à toute attaque contre les prophètes de l'islam, du christianisme et du judaïsme.

Ils réclament même que l'ONU interdise de telles attaques. Rares sont les défenseurs de l'absolue liberté d'expression dans les médias. Le chroniqueur Ibrahim Issa était pratiquement le seul à critiquer le communiqué du grand Mufti sur une chaîne de télévision.

C'est fou ces fouets! 

Le blogueur et journaliste Raif Badawi a été condamné à mille coups de fouet pour apostasie. 

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La session hebdomadaire de flagellation de Raif Badawi, blogueur saoudien condamné notamment à 1 000 coups de fouet pour "insulte à l’islam", a été reportée "pour raisons de santé". Son dossier aurait été transmis à la Cour suprême. 

L’ombre de la "clémence" est-elle en train de se profiler en Arabie saoudite? Le Royaume wahhabite a annoncé, vendredi 16 janvier, qu’il reportait la session hebdomadaire de coups de fouet de Raif Badawi, "pour raisons médicales". Le blogueur et journaliste, qui a fêté mardi ses 31 ans en prison, est incarcéré depuis juin 2012 pour "insultes à l’islam" et apostasie.

Animateur du site Internet Liberal Saudi Network, où il invitait les internautes à débattre de divers sujets sociétaux, Raif Badawi a été condamné en novembre dernier à 10 ans de prison, 1 000 coups de fouet et 225 000 euros d’amende. Selon la BBC, l'affaire, très critiquée en Occident, a été transmise à la Cour suprême par le bureau du roi. Le blogueur espère désormais que la sentence n'ira pas à son terme.

Mais pour l'heure, l'application de sa peine a commencé vendredi 9 janvier par 50 coups de fouets donnés devant la mosquée Al-Jaffali de Jeddah, à l’ouest du pays, après la prière hebdomadaire. Les centaines de personnes, venues assister au spectacle barbare, n’auraient soufflé mot pendant l’exécution de la sentence. Les forces de l’ordre ont interdit de prendre des photos.

"Il ne pourra pas résister à une nouvelle série de coups de fouet" 

La peine doit ainsi être réitérée tous les vendredis, pendant 19 semaines. L’épouse de Raif Badawi, Ensaf Haidar, réfugiée au Canada avec leurs 3 enfants, avait indiqué à Amnesty International qu’elle craignait que son mari ne puisse pas supporter physiquement une deuxième série de coups de fouet. "Raif m’a dit qu’il souffrait beaucoup à la suite de sa flagellation, son état de santé n’est pas bon et je suis certaine qu’il ne pourra pas résister à une nouvelle série de coups de fouet", a-t-elle déclaré.

"J’ai annoncé la nouvelle à nos enfants la semaine dernière pour éviter qu’ils ne l’apprennent par des amis à l’école. Ils sont extrêmement choqués. La pression internationale est essentielle ; je suis convaincue que si nous maintenons notre soutien, il finira par payer. Nous devons continuer de nous battre", avait-elle poursuivi.

Large soutien international 

L’appel d’Ensaf Haidar a été entendu et son mari bénéficie d’un large soutien international. De nombreux gouvernements ont condamné la flagellation de Raif Badawi et des centaines de manifestants ont protesté devant les ambassades d’Arabie saoudite de divers pays.

Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a exhorté le roi d'Arabie saoudite à accorder son pardon au  blogueur. "J'en appelle au roi à exercer son pouvoir pour arrêter la flagellation publique en pardonnant M. Badawi, et à examiner d'urgence ce type de sanction extrêmement sévère", a affirmé Zeid Ra'ad Al Hussein dans un communiqué.

Reporters sans frontières (qui lui a alloué le prix pour la liberté de la presse RSF) et TV5 Monde 2014 ont lancé une pétition demandant au roi d’Arabie saoudite, Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud, de prononcer une grâce en faveur du blogueur. "Votre Altesse, ne pensez-vous pas que l’horreur de ce supplice est universelle ? C’est une peine ignoble et illégitime que vous devez empêcher",  dénonce-t-elle. Plus de 33 000 personnes ont déjà signé cette pétition

Imam... y ment pas!  

L'attentat contre le journal satirique français Charlie Hebdo en France continue de faire couler des salives. L'Iman Traoré de la mosquée blanche d'Angré a réagi sur la question, lors de son sermon du vendredi 16 janvier 2015. 

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«Je condamne l'acte, mais je dis à tout le monde que nous n'allons pas laisser qu'on insulte celui qui nous est le plus cher au monde, celui qui est sacré, le prophète Mohamed (Saw). Quiconque s'attaquera à notre prophète nous trouvera sur son chemin», a déclaré l'imam Traoré, qui a fustigé la marche républicaine qui a eu lieu le dimanche 11 janvier 2015 à Paris en soutien à Charlie Hebdo.

Le guide religieux s'est surtout indigné de la présence à cette manifestation des chefs d'Etat africains:

«Ils se sont déplacés pour marcher en France alors que Ebola a fait plus de morts en Guinée, en Sierra Leone et il n y a aucune action de compassion. Des gens meurent chaque jour en Syrie, en Lybie et personne ne lève le petit doigt. Quand il s'agit de marcher pour la France, ils se déplacent. Certains même vont jusqu'à pleurer abondamment croyant que c'est la France qui peut sauver leur pays. Alors que c'est Dieu qui est le plus puissant».

Pour finir l'imam Traoré a fait savoir que tout musulman doit aimer le Prophète plus que lui-même.

"Allah" gloire du Prophète! 

Le Gamou 2015 a été ''une réussite totale'', a affirmé  à Tivaouane, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, porte-parole du khalife général des tidianes, avant de remercier pouvoirs publics et bonnes volontés pour leur contribution à la bonne organisation de cet évènement annuel commémorant la naissance du Prophète Mohammed (PSL).

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Le Gamou 2015 a été ''une réussite totale'', a affirmé  à Tivaouane, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, porte-parole du khalife général des tidianes, avant de remercier pouvoirs publics et bonnes volontés pour leur contribution à la bonne organisation de cet évènement annuel commémorant la naissance du Prophète Mohammed (PSL). Al Amine fait le bilan du Gamou de Tivaouane: le Gamou 2015 "a été exceptionnellement une réussite totale, à la grande satisfaction du khalife général'' Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum, a-t-il déclaré. 

Selon Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, "aucun impair n'a pas été enregistré dans l'organisation, grâce à l'appui et le soutien de l'Etat et de toutes les bonnes volontés". Le porte-parole du khalife général des Tidianes a décerné "une mention spéciale aux familles et populations de Tivaouane, qui ont ouvert leurs maisons pour accueillir les pèlerins venus de tous les coins du Sénégal, de l'Afrique et partout dans le monde".