Religion - Africa Nouvelles

Non à la violence religieuse!

Les émeutes ont commencé vendredi 4 octobre après la prière. Mais depuis jeudi soir déjà, la tension était montée d'un cran à Mombasa, à cause, de l'assassinat de 4 personnes dont un imam radical Sheikh Ibrahim, tuées dans leur voiture alors qu'ils rentraient chez eux. Vendredi, a été marquée par de violentes protestations qui ont fait 4 morts. Une église de l'armée du salut a également été incendiée.

altLes émeutes ont commencé à la sortie de la prière du vendredi, non loin de la mosquée Musa du quartier Majengo. Cette mosquée a été mentionnée à de nombreuses reprises comme l'un des principaux centres de recrutement des sympathisants shebabs au Kenya. C'est là qu'avait l'habitude de prêcher Cheikh Ibrahim, l'imam assassiné, jeudi soir, alors qu'il était en voiture avec quatre autres personnes.

C'était aussi là que l'imam radical Aboud Rogo Mohamed, assassiné dans les mêmes circonstances inexpliquées, par des hommes non identifiés fin août 2012, tenait des prêches enflammés contre le gouvernement kényan ou les Etats-Unis notamment.

Aboud Rogo Mohamed était accusé par les Nations unies et les Etats-Unis de soutenir les shebabs et d'être proche d'al-Qaïda. Il y a plus d'un an, sa mort avait provoqué plusieurs jours de violences dans la ville côtière.

Le MYC, un mouvement jihadiste soupçonné de propager la guerre sainte dans la région

Cheikh Ibrahim était considéré comme son successeur et les photos de son corps ensanglanté circulant sur les réseaux sociaux ont vite fait monter la colère. Les sympathisants de Cheikh Ibrahim ont accusé la police d'exécution extrajudiciaire, ce qu'elle a démenti.

A la gloire de l'Islam!

«La lapidation de Satan: chronique sur l'Arabie Saoudite» est le titre du nouvel ouvrage écrit par le journaliste Birama Diadji Touré, consacré au pèlerinage aux lieux saints de l'Islam.

altRiche de 118 pages, réparties en 9 chapitres, l'auteur y retrace les différentes étapes du pèlerinage, mettant l'accent sur la signification spirituelle, historique et sociale de toutes les pratiques que le pèlerin doit effectuer à la Mecque.

Cet ouvrage entre dans la série des «Manasil Hadj» (guides du pèlerinage). Dans la préface, l'ancien ambassadeur du Sénégal en Arabie Saoudite Moustapha Cissé écrit que «La lapidation de Satan» est un ouvrage utile en ce sens qu'il incarne la philosophie du pèlerinage à la Mecque et son impact sur le musulman qui effectue le hadj, conformément à la recommandation divine.

Birama Diadji Touré a exercé le métier de journaliste à la Radiotélévision du Sénégal, à la Voix de l'Allemagne et à l'Agence France Presse.

Il a occupé plusieurs postes au sein de l'administration en tant que conseiller en communication à la Primature et dans plusieurs autres ministères. Il a été aussi affecté à l'ambassade fédérale d'Allemagne et au consulat général du Sénégal à Djeddah. Bonne continuation «Doyen».

Omar à mort? 

Un jihadiste américain dont la tête était mise à prix par Washington et qui combattait depuis 2006 en Somalie aurait été tué dans une fusillade entre factions rivales somaliennes.

altOmar Shafik Hammami un des piliers de l'organisation terroriste Shebab, s'était surtout fait connaître pour son activisme dans le recrutement de jihadistes étrangers.

Omar Shafik Hammami, alias Mansour l'Américain, faisait partie de ce contingent de jihadistes occidentaux venus en Somalie prêter main forte aux shebabs, la milice affiliée à al-Qaïda.

Natif de l'Alabama d'une mère d'origine irlandaise et d'un père d'origine syrienne, d'après ses dires, il s'était surtout fait connaître pour ses talents de rappeur et ses chansons appelant au jihad mondial. Son compte twitter et son site internet étaient particulièrement suivis par toute une mouvance jihadiste internationale.

Signe que cet activisme était redoutablement efficace, Washington avait mis sa tête à prix 5 millions de dollars. Les circonstances de sa mort demeurent encore obscures, mais depuis quelques mois il était en rupture avec le chef des shebabs, Ahmed Abdi Godané, à qui il reprochait d'avoir trahi son prédécesseur à ce poste, le Comorien Fazul Abdallah Mohamoud.

La mort de Mansour l'Américain constitue l'ultime épisode de la lutte qui oppose deux faction rivales au sein de la mouvance. Ahmed Abdi Godané doit en effet faire face depuis un an à une alliance de factions qui contestent son autorité.

En juin, il avait réussi à éliminer l'un de ses plus redoutables adversaires, Ibrahim haji Jama Mead. Depuis, Godané termine la purge au sein d'un mouvement qui malgré une série de revers militaires compte toujours plusieurs milliers de membres.

Aux raisons des oraisons religieuses?

La rupture est consommée entre Amina Sboui, la jeune tunisienne de 19 ans qui avait posé seins nus sur Facebook en mars dernier, et le mouvement des Femen. Amina a déclaré, mardi 20 août, dans une interview donnée au Huffington Post Maghreb, qu'elle se désengageait des Femen en raison de leur «islamophobie» et de leur «financement douteux».

altLa nouvelle a surpris la plupart de ses avocats et sa famille, qui n'avaient pas été mis au courant. Amina, en liberté provisoire depuis quelques semaines, a annoncé son désengagement des Femen.

«Je ne veux pas que mon nom soit associé à une organisation islamophobe», a-t-elle déclaré dans une interview au Huffington Post. La jeune fille fait référence aux actions des Femen en France pendant sa détention en juin et juillet dernier.

Lors de l'une d'elles, les Femen avaient crié «Amina Akhbar», en simulant une prière devant l'ambassade tunisienne. Un geste qu'Amina n'a pas apprécié.

«Il faut respecter la religion de chacun», déclare la jeune fille, qui ajoute que ces actions de soutien avaient également choqué ses proches, notamment son père, Mounir Sboui, qui dit être fier que sa fille cesse d'être affiliée au mouvement.

Du côté des Femen, Inna Schevschenko, l'une des leaders du mouvement, a réagi sur son compte Twitter. Elle y écrit qu'Amina n'a pas trahi les Femen, mais des milliers de femmes qui ont agi pour sa libération durant la campagne Free Amina. Elle dit regretter que la jeune femme «joue le jeu des islamistes».

Pour l'instant, difficile d'en savoir plus sur les autres motivations d'Amina. Il y a encore quelques jours, la jeune fille postait de nouveau un cliché d'elle sur Facebook, seins nus, avec une cigarette à la bouche et un cocktail Molotov à la main. Rien ne laissait prédire alors son revirement soudain à l'égard des Femen.

A la gloire d'Islam!

Les responsables du groupe Touba TV ont procédé, samedi à Dakar, au lancement de la deuxième édition du "Khassaïd d'or", qui intègre cette année les écoles coraniques, a confié Mor Daga Sylla, chargé de la communication dudit concours.

alt"Cette année nous avons voulu étendre notre champ d'action en incluant les daara ceci pour inciter la jeune génération à mieux s'intéresser à l'apprentissage du Saint Coran", indique-t-il .

Des prix en nature et en espèce seront remis aux lauréats pour accompagner et faciliter leur cycle scolaire. En 2012, les lauréats de chaque discipline ont remporté chacun une voiture neuve (L200). Des prix d'encouragement et de consolation ont été décernés aux moins chanceux.

Lancé l'année dernière, le "Khassaïd d'or" cherche à récompenser et encourager les meilleurs chanteurs, conférenciers et diseurs du Saint Coran, mais aussi à valoriser le patrimoine de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de Touba et du mouridisme.

"Nous avons également pensé qu'il serait opportun d'offrir à la jeune génération des repaires qui ont vaillamment perpétué au cours de leur vie ce vaste héritage (chanteur-conférencier- maître coranique)", a expliqué la même source.

Chaque trophée sera parrainé par un précurseur qui s'est illustré en la matière : "Khassaïd d'or" (parrain Serigne Massamba Mbacké), "Alouwa d'or" (Serigne Ndam Abdourahmane Lô), "Conférencier d'or" (Serigne Modou Lamine Diop Dagana).

Aussi des prix spéciaux hors concours sont prévus, dédiés respectivement au chanteur Serigne Ablaye Niang, au conférencier Serigne Khadim Mbacké et au maître coranique Serigne Amidoune Lô, selon les organisateurs.

Chantage au chanteur!

L'artiste musicien malien, Salif Kéïta, a annulé sa participation au concert qu'il devait animer, vendredi 23 aout, à Jérusalem (Israël) dans le cadre du Festival des musiques sacrées, affirmant avoir subi des menaces d'un groupe pro-palestinien prônant le boycott d'Israël, rapporte le quotidien privé malien "Le Républicain".

altCette annulation est intervenue quelques heures avant le départ de la star malienne pour la ville sainte de Jérusalem, le chanteur et son entourage dénonçant la veille, dans un communiqué, des "menaces, tentatives de chantage, intimidation et harcèlement sur les réseaux sociaux" de la part des membres du groupe pro-palestinien dénommé BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), précise le journal.

Créé au milieu des années 2000, ce groupe pro-palestinien milite en faveur du boycott politique, économique et culturel de l'Etat d'Israël et avait décidé d'étendre sa compagne de dénigrement de l'artiste malien et de «ruiner sa réputation», si celui-ci se produisait au Festival des musiques sacrées de Jérusalem, indiquent les collaborateurs de l'artiste.

Bo-k.o.?

Il était l'homme le plus recherché du Nigéria. Le chef de la secte islamiste Boko Haram aurait été tué, selon l'armée nigériane, qui a lancé il y a plusieurs semaines une vaste offensive contre cette secte terroriste. Aboubakar Shekau serait mort des suites de ses blessures après des affrontements avec des soldats.

altL'homme vivait reclus dans un lieu tenu secret et n'a fait aucune apparition publique depuis 2009. Pour les membres de Boko Haram, Abubakar Shekau c'est le «connaisseur du Coran». Mais pour les forces de sécurité nigérianes, c'est surtout l'homme à abattre.

Selon les services de renseignements nigérians, Aboubakar Shekau serait décédé entre le 25 juillet et le 3 août. L'homme aurait a été blessé par balle le 30 juin au cours d'un accrochage avec des militaires dans un camp de Boko Haram situé dans la forêt de Sambisa, dans le nord-est du Nigeria.

Successeur de Mohammed Yusuf, le fondateur de Boko Haram mort en 2009 entre les mains de la police, c'est lui qui a repris le flambeau du jihad. Considéré comme danger public n°1, il figurait aussi sur la liste noire antiterroriste de Washington qui a offert en mars dernier une prime de 7 millions de dollars sur sa tête.

La dernière apparition de Aboubakar Shekau a eu lieu le 12 août dernier. Dans une vidéo, l'homme revendiquait les récentes attaques contre les forces de sécurité dans le nord-est du pays, affirmant être «en bonne santé». «Vous n'avez pas tué Shekau», lançait-il à l'adresse des forces armées.

Mais pour l'armée, cette vidéo est un « faux », la date de l'enregistrement n'ayant pas été authentifiée.

En décapitant le mouvement - puisqu'il semble que son numéro 2 Momodu Bama a également été tué - c'est un succès incontestable pour le Nigéria. Mais le pays a -t-il pour autant fini avec Boko Haram, rien n'est moins sûr.