Sos racisme - Africa Nouvelles

Ça mur...mure?

C'est un petit mur en construction autour de la future ambassade de la Turquie, situé sur la corniche, mais qui fait beaucoup de bruit à Dakar. Devenu le symbole de la privatisation du littoral, il est contesté. Une pétition sur internet «Jeunesse Dakar rêveuse» a déjà recueilli plus de 4 000 signatures en moins d'une semaine.

altLes Dakarois l'ont surnommé le «mur de la honte» ou le «mur de la frustration». Une construction de plus, peut-être la construction de trop, le long de la corniche. Car cela fait des années que les hôtels de luxe et les belles villas se dressent devant l'océan. «Du béton, encore du béton alors qu'on pouvait avant contempler les bateaux, au large, et profiter du vent de la mer quand on étouffe en ville», s'exclame un Dakarois qui fait son jogging.

La cession du terrain de la nouvelle ambassade de Turquie a été accordée par l'ancien président Abdoulaye Wade. L'architecte Pierre Goudiaby Atépa, président d'honneur de l'association SOS littoral dénonce «la privatisation sournoise du littoral» et veut déposer plainte contre l'Etat pour avoir déclassé de manière abusive une partie importante du domaine public maritime: «C'est l'arbre qui cache la forêt, derrière c'est plus 80 000 mètres carrés qui ont été distribués à des privés», explique l'architecte.

Bien déterminée à faire barrage au projet, l'association n'a pas pu manifester samedi dernier faute d'autorisation, mais la mobilisation se poursuit sur les réseaux sociaux notamment. Le réseau des blogueurs du Sénégal a ainsi lancé une pétition et Cheikh Fall, le coordinateur de s'exclamer: «Qu'on donne un autre terrain à la Turquie et qu'on nous laisse profiter de notre corniche».

Système... sanitaire qui enterre! Sans commentaire! 

En Côte d'Ivoire, Awa Fadiga, la jeune femme morte au centre hospitalier universitaire de Cocody à Abidjan le 25 mars dernier, a été enterrée lundi 31 mars. Selon sa famille, le jeune mannequin de 23 ans a été laissé sur le sol des urgences de l'hôpital pendant au moins 14 heures avant d'être pris en charge par les médecins. La polémique continue à enfler autour de son décès.

altPrès de 22 000 personnes sont déjà abonnées à la page Facebook dédiée à la mémoire d'Awa Fadiga, intitulée "Stop, plus jamais ça". La pétition pour que les hôpitaux ne soient plus des mouroirs atteint, elle plus de 8 000 signatures. L'agonie d'Awa, 23 ans, révolte de plus en plus d'Ivoiriens qui ne supportent pas l'idée que la jeune femme ait pu rester sans soins pendant 14 heures, à moitié nue sur le sol des urgences de Cocody jusqu'à ce que ses parents la retrouvent et puissent payer les soins médicaux.

Un drame qui rassemble la population dans un ras-le-bol général face à un système de santé désastreux. Une enquête a été ouverte jeudi dernier par la justice qui s'est engagée à fournir des résultats rapidement.

La population attend des actes, des sanctions comme en décembre 2013 quand la ministre de la Santé avait révoqué les responsables d'un centre hospitalier régional à l'intérieur du pays suite à la plainte d'un patient pour mauvais traitements. Une réforme en profondeur du secteur est exigée par les Ivoiriens qui espèrent que la couverture médicale universelle promise pour 2015 par le gouvernement ne restera pas qu'une promesse.

Drôle de pétrole!

Le Nigeria perd chaque jour 300.000 barils de pétrole soit 109.500.000 barils par an, sous l'action des actes de vandalisme perpétrés par des voleurs qui interceptent le pétrole destiné à l'exportation, en s'attaquant aux pipelines.

altLe directeur général de la compagnie pétrolière d'Etat (NNPC), Andrew Yakubu a fourni ces chiffres, dans le cadre de la conférence sur le pétrole et le gaz nigérians qui se tient à Abuja, capitale du Nigeria.

"En 2013, le Nigeria, plus grand producteur de pétrole de l'Afrique, avait souffert des attaques opérées contre des conduites du pétrole destiné à l'exportation, occasionnant une perte et/ou un report de quelques 300.000 barils par jour. Cette perte équivaut au total de la production de la Guinée équatoriale et dépasse la production du Ghana, du Congo-Brazzaville, du Cameroun et du Gabon", selon le patron de NNPC, qui précise que ces actes de vandalisme qui touchent aussi bien au pétrole brut qu'aux produits du pétrole raffiné, avaient exercé un impact négatif sur l'économie du pays.

Selon les analystes qui ont calculé le nombre de barils de pétrole brut volés durant une période de 12 mois, le Nigeria doit avoir perdu au moins 12 milliards USDS dû aux vols de pétrole en 2013.

Les vols de pétrole sont souvent liés aux criminels qui percent les conduites de brut pour un raffinage local.

Des milliers de barils du pétrole volé sont localement raffinés, mais également convoyés par mer hors du pays, rappelle-t-on.

Se "griller" pour un feu? 

Il avait tenté de corrompre un policier après avoir grillé un feu rouge. Le musicien Metzoh Djatah, qui est une célébrité au Sénégal, a été condamné à deux ans de prison dont dix jours ferme ainsi qu'à une amende de 100.000 CFA et une contravention de 6.000 CFA.

altLe musicien Metzo Diatta a été condamné, jeudi, à 2 ans de prison dont 10 jours ferme pour tentative de corruption sur agent de policier et non-respect des feux de signalisation.

Metzo Diatta devra également payer une amende de 100.000 CFA et une contravention de 6.000 CFA, rapporte le FRM, citant le délibéré du tribunal correctionnel de Dakar qui a rendu son délibéré.

L'artiste, qui était en détention depuis 10 jours, recouvre ainsi la liberté.

Selon la presse, il avait été interpellé puis placé en détention pour avoir tenté de corrompre un policier de la circulation avec un billet de 2.000 CFA.

 

 

Système "sani...terre" qui enterre?  

En Côte d'Ivoire, la mort d'une jeune mannequin de 23 ans provoque un fort émoi. Après avoir été blessée, lors d'une agression, Awa Fadiga est morte, lundi 24 mars, au service des urgences de CHU de Cocody en raison d'un manque de soin. Un décès qui met en lumière les insuffisances du système de santé ivoirien.

altBattue et blessée au couteau dimanche soir par le chauffeur du taxi dans lequel elle venait de monter et son complice, Awa Fadiga a été jetée sur le bord de la route par ses agresseurs. Elle a été secourue par des passants vers 21h30 et ils l'ont emmenée aux urgences du CHU de Cocody.

Pour qu'elle puisse bénéficier des tout premiers secours de cet établissement public, le personnel des urgences a exigé le paiement d'une certaine somme d'argent. Personne n'étant en mesure de payer, Awa Fadiga n'a pas reçu de soins du personnel soignant, de 23h le dimanche soir jusqu'à 13h le lendemain.

Alertés par la gendarmerie, des membres de sa famille, arrivés aux urgences lundi dans la matinée, ont été les témoins impuissants des tentatives des médecins des urgences pour réanimer Awa Fadiga. Des médecins qui ne se sont occupés d'elle que lorsqu'elle était sur le point de sombrer dans le coma.

Les parents du jeune mannequin avaient dû mettre la main à la poche pour lui acheter un collier cervical, mais il était déjà trop tard : la jeune femme avait perdu beaucoup de sang tout au long d'une attente de soins qui a duré plus de 12 heures.

Ce fait divers tragique souligne l'incurie du système de santé en Côte d'Ivoire. Selon le témoignage d'un médecin, lorsque l'on doit subir une intervention chirurgicale, il faut d'abord s'acquitter soi-même de certains frais qui reviennent normalement aux hôpitaux, comme par exemple acheter les gants.

A moi ta terre et toi par terre?

A travers le slogan «Touche pas à ma terre», l'Ong Actionaid a tenu à rappeler aux pouvoirs publics, à l'occasion d'une table ronde organisée, lundi 17 mars, dans le cadre de la Fiara, le rôle majeur que jouent les femmes rurales dans la sécurité alimentaire et leur implication totale dans le processus de la réforme foncière en cours. L'accaparement de 850.000 hectares des terres sénégalaises par des sociétés d'investissement étrangères et la production de bio carburant a été dénoncé.

altPour fustiger la prospection de sociétés d'investissement étrangères et la production de bio carburant qui occupent 850.000 hectares des terres du Sénégal, l'Ong Actionaid mène une campagne autour du slogan: «Touche pas à ma terre». Elle a saisi l'occasion de la table ronde organisée au Cices, pour rappeler au gouvernement le rôle majeur que jouent les femmes rurales dans la sécurité alimentaire et la nécessité de les impliquer totalement dans le processus de la réforme foncière en cours.

Selon Dellaphine Rauch Houekpon, Directrice Pays de Actionaid Sénégal, la constitution du Sénégal garantit l'accès à la terre aux femmes, contrairement à certains pays. Cependant, a-t-elle estimé, les femmes ont du mal à accéder aux ressources, soulignant que dans ce contexte, «le phénomène de l'accaparement des terres va davantage frapper de plein fouet les exploitations familiales au profit des multinationales». Une menace qu'elle a jugée «dangereuse» pour l'avenir de l'agriculture sénégalaise, ainsi que l'accès à la terre pour les générations futures.

Dans la même lancée, Fatou Ngom, Chargée de la communication, a déclaré que les nouvelles orientations agricoles œuvrent à promouvoir l'agrobusiness, avec des contrats allant de 50 à 90 ans. Une situation qui, selon elle, est à la base des conflits sociaux et des problèmes environnementaux.

Au vu de cette situation jugée «alarmante», Dellaphine Rauch Houekpon a lancé le slogan «Touche pas à ma terre», qu'elle compte répéter à «toutes les autorités, aux ambassades, aux agro business, aux entreprises étrangères, qui viennent au Sénégal». Dans la même dynamique, elle a affirmé que l'accès à la terre aux femmes est une priorité et qu'Actionaid reste déterminée à accompagner les femmes dans la réclamation de leurs droits humains. C'est dans cette optique que s'inscrit la table ronde organisée, dans le cadre de la Fiara 2014, pour «une réflexion, des échanges, des partages d'expériences et de propositions», a-t-elle informé.

Lui emboitant le pas, Fatou Ngom a estimé que les femmes rurales jouent un rôle majeur dans la sécurité alimentaire ainsi que dans le développement et la stabilité du monde rural. Cependant, «leur statut ne leur permet souvent pas de jouir de droits fonciers ou d'accéder à des services vitaux comme le crédit, les intrants, la formation et l'éducation», a-t-elle jugé. Elle a aussi convoqué les études du Pam qui stipulent que «garantir un accès des femmes agricultrices aux ressources au même titre que les hommes permettraient de réduire de 100 à 150 millions le nombre de personnes qui ont faim dans le monde».

Selon elle, les femmes investissent ce qu'elles ont gagné dans l'éducation des enfants et dans la santé de leur famille. Assez pour interpeller les autorités «en posant la nécessité de donner aux producteurs et productrices des moyens et opportunités de se développer». Dans le contexte de réforme du foncier, Fatou Ngom a estimé qu'il faut «veiller à ce que les besoins et perspectives des femmes soient pris en considération en vue de promouvoir leur autonomisation».

Actionaid reste convaincue que l'atteinte de la souveraineté alimentaire et nutritionnelle passe nécessairement par l'appui des Organisations Paysannes. Ses responsables indiquent que seules les exploitations familiales sont à même de nourrir la population sénégalaise qui ne cesse de croitre. D'où l'importance de la table ronde qui a pour but d'informer les femmes rurales sur les enjeux de l'accès des femmes à la terre face à la réforme, mais également de donner la parole aux femmes rurales. Ceci, en mettant en valeur leur potentiel, mais également le rôle important qu'elles jouent dans le développement de la chaine de valeur agricole (production, transformation, commercialisation).

Fraudes et maraudes!

Ils demandaient de l'argent à des centaines d'étrangers ayant un permis de séjour en voie d'expirer, faisant croire qu'ils travaillaient dans deux boutiques dans le quartier de la gare, qui ont été fermés par la police.

altLa police de Padova a fermé deux boutiques, dans le quartier de la gare, arrêtant le propriétaire et son comptable pour fausses embauches et contribution à l'immigration illégale .

Au terme de l'opération, coordonnée par le procureur adjoint Sergio Dini, ont été emmenottés un Nigérian de 54 ans, Michael Ediomioya Aideyan, propriétaire des boutiques près de la gare, résident à Grisignano di Zocco (Vicenza) dans sa propre maison, et un consultant du travail de Mestrino, Giovanni Ravazzolo (68 ans), pour des centaines de fausses demandes d'embauche d'étrangers, la plupart nigérians, durant la période d'expiration de leurs permis de séjour.

Les contrats d'embauche n'étaient pas liées à des exigences réelles et étaient disproportionnées par rapport au dimensions modestes de travail: pour un kebab de 20 mètres carrés, en un mois, il y avait même eu 32 embauches, permettant au gérant nigérian de se taper des sous sur les dossiers; on faisait apparaître de fausses embauches en échange de sommes d'argent.

Pratiquement, les étrangers ont été forcés de payer pour régulariser leur séjour en Italie: rien que dans la dernière période, seraient impliqués dans ce trafic environ 150 personnes. Et rien qu'en 2012, elles étaient 103.  Trop nombreuses pour ne pas éveiller des soupçons dans la Direction Provinciale du Travail aussi. 

Ont aussi été signalés deux autres personnes pour contribution et exploitation de l'immigration clandestine, permanence d'étrangers illégaux, à travers de fausses embauches. Pour les fausses embauches, a également été utilisé un autre exercice commercial, au pied de l'échangeur Borgomagno, dans une zone stratégique du trafic de drogue dans la zone Arcella.

Une série de perquisitions ont été effectuées également dans les exercices publics et un cabinet d'expertise comptable, portant finalement à la saisie des locaux publics, dont les entrées ont été scellées par la police. 

Les mesures restrictives ont été émis par le juge d'instruction Domenica Gambardella. La brigade mobile a déterminé que les contrats d'embauche étaient tous faux. Le nigérian, à travers les deux exercices publics saisis, embauchant et renvoyait en continuation des étrangers qui pouvaient ainsi obtenir ou renouveler leur permis de séjour. En échange, ils prétendait 1200 euros à tête ou du travail au noir. L'expert comptable s'occupait au contraire de toute la paperasse. 

En fin de compte, selons les premières estimations, le Nigérian aurait fraudé plus d'un million d'euros, rien qu'avec les indemnités de fin de contrat jamais versés.