Sos racisme - Africa Nouvelles

Il y a encore une dizaine d’années, cela se murmurait seulement. Aujourd’hui, le phénomène a pris des proportions telles que, sur place, plus personne ne semble s’en offusquer. Banjul, la capitale de la Gambie, pays minuscule coincé entre le Sénégal et la Guinée Bissau, est devenue une destination de choix pour les amateurs de mineurs. Mais, plus spécifiquement encore, pour les amatrices occidentales de très jeunes éphèbes noirs.

Personne, dans la ville du Cap, ne s’en cache. Ni ceux qui débarquent d’avion avec leur bermuda au ras des cuisses, ni les autorités qui font tout pour faciliter l’entrée aux visiteurs. Ici, le touriste vient, bien sûr, découvrir les charmes de la nature et la beauté du paysage. Mais certains viennent, aussi, goûter aux plaisirs de la chair, masculine de préférence. 

Dès la tombée de la nuit et loin du tumulte des plages, le cœur de Kribi bat au Carrefour Kinguè. A ce croisement de rues, se sont installés les principaux bars et cabarets ainsi que les plus grands restaurants qui rythment les soirées de cette petite ville de 50.000 habitants, située sur la côte atlantique, à quelques 200 km au sud de Douala, la capitale économique du Cameroun.

Trois mois après le lion Cecil! 

Le chasseur allemand qui a abattu au Zimbabwe un éléphant mâle de plus de 50 ans a agi dans un cadre légal. Le pachyderme d'une taille exceptionnelle a été tué dans la réserve privée de Malipati Safari par le client d'une agence de safari dûment enregistrée. 

alt

L'autorité zimbabwéenne des parcs nationaux a beau expliquer que le chasseur qui a tué un éléphant de plus de 50 ans, le 7 octobre, l'avait fait légalement, cela n'apaise pas la colère des défenseurs de la faune. Le client allemand, amateur de chasse au gros gibier, avait payé 60.000 dollars (53.000 euros) à une agence locale spécialisée dans ce type de voyage, ont révélé des groupes de défense de la faune.

Plus de 100 kilos d'ivoire

A ce prix, un client en veut pour son argent et l'agence qui le prend en charge fera le nécessaire pour qu'il rapporte chez lui le trophée tant convoité. C'est donc un éléphant exceptionnel qui en a fait les frais et c'était le plus grand recensé en Afrique depuis les années 1940. Les gardes du parc se souviennent d'ailleurs que l'animal était une véritable attraction pour les touristes.

«Il était si imposant que ses défenses touchaient presque le sol», se remémore Emmanuel Fundira, le président de l'Association des tours opérateurs de safari au Zimbabwe (SOAZ). Pour M. Fundira, le pachyderme aurait dû être considéré comme un «trésor national» et protégé en conséquence. Selon les spécialistes, l'éléphant mâle âgé d'une cinquantaine d'années, aurait pu vivre encore 15 ans. Les deux défenses de l'éléphant pesaient 54 et 55 kilos, a précisé l'autorité zimbabwéenne des parcs nationaux, Zimparks, dans un communiqué. Elle n'a cependant pas détaillé comment l'éléphant avait été tué et n'a pas divulgué l'identité du chasseur qui pourra rapporter chez lui les défenses comme il en a le droit.

Trois mois après le lion Cecil

Au Zimbabwe, la chasse à l'éléphant est autorisée suivant des quotas. Si elle est interdite dans les parcs nationaux, elle est en revanche permise dans des réserves privées et des forêts indigènes spécifiquement identifiées. C'était le cas de la réserve de Malipati qui jouxte le parc national de Gonarezhou, le bien nommé puisque son nom signifié «là où il y a beaucoup d'éléphants». Dans ces deux espaces vit une population de 11.452 éléphants. L'éléphant qui a été abattu devait circuler d'un territoire où sa protection était assurée à un autre où la chasse était autorisée.

Ce nouvel épisode choquant survient trois mois après la mort du lion Cecil abattu lui aussi au Zimbabwe par un dentiste américain qui avait ainsi provoqué une tempête d'indignation. À tel point qu'il avait dû fermer son cabinet du Minnesota quelques semaines. Finalement, on a appris récemment qu'il ne ferait l'objet d'aucune poursuite, ses autorisations étant en règle et «il ignorait qu'il commettait une infraction», a estimé la justice zimbabwéenne. Son guide, lui, devra expliquer devant un tribunal zimbabwéen pourquoi il n'a «pas empêché une chasse illégale»...

Jusqu'à 100 000 USD le safari-chasse

La chasse aux éléphants rapporte 14 millions USD au Zimbabwe chaque année. Une manne dans un pays financièrement exsangue. Les organisateurs de safari dans la région mettent en avant les retombées financières que procurent leurs riches clients au pays et aux villages où ils séjournent. Des clients comme celui qui a tué l'éléphant peuvent dépenser jusqu'à 100 000 USD pour un safari de 21 jours incluant les permis pour la chasse au gros gibier. C'est ce que les organisateurs de safari-chasse appellent un Big Five où l'on paie pour tuer un léopard, un lion, un buffle, un rhinocéros et un éléphant.

Le Zimbabwe affirme souscrire «au principe de l'utilisation raisonnée de ses ressources naturelles». Pour Zimparks (l'autorité zimbabwéenne des parcs nationaux), «les programmes d'utilisation de la faune génèrent des revenus qui sont utilisés (... ) pour contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations locales qui vivent avec la faune ou à proximité des aires protégées et pour soutenir les programmes de conservation».

En Afrique, le nombre d'éléphants a diminué de plus de la moitié au cours de la dernière décennie. L'espèce est sérieusement menacée par le braconnage et le trafic d'ivoire; le nombre d'individus abattus dépasse celui des naissances. En octobre, 26 éléphants ont été retrouvés morts dans différents parcs du Zimbabwe; ils avaient été empoisonnés au cyanure.

A bas le capuchon! 

Hackers anonimi contre rcistes au capuchon. Déclenchement de l'opération “Hoodoff!” ("A bas le capuchon!", par laquelle le collectif Anonymous promet de dévoiler les identités des affiliés au Ku Klux Klan!  

alt

L'association raciste qui lynchait les Noirs, mais qui, dans sa longue histoire s'en est prise également aux Juifs, Catholiques et Immigrants, continue encore aujourd'hui de propagander des idées sur la "suprématie blanche" et de prêcher la haine. Les hackers ont d'abord publié en ligne les premier 57 noms, e-mails et numéros de téléphone des affiliés à la secte (parmi lesquels il y a aussi plusieurs hommes politiques). 

Anonyme a obtenu les noms, en pénétrant dans les forums en ligne du Ku Klux Klan, violant la base de données contenant les e-mails des inscrits et, de là, remontant aux titulaires. Voici leur déclaration de guerre: «Nous savons qui vous êtes. Vous êtes des terroristes, vous cachez votre identité derrière les draps et vous infiltrez dans la société à tous les niveaux. La vie privée du Ku Klux Klan n'existe plus dans le cyberespace. ça fait 200 ans que vous avez les mains grondantes de sang».

EP

De quoi tomber des... nues?  

Plusieurs photos de jeunes filles nues habitant à Bujumbura, la capitale du Burundi, circulent sur les réseaux sociaux. Cela a créé une polémique. Les filles photographiées sont depuis, pour la plupart, terrées chez elles de peur d'être pointées du doigt. 

alt

Plusieurs photos de jeunes filles nues habitant à Bujumbura, la capitale du Burundi, circulent sur les réseaux sociaux. Cela a créé une polémique. Les filles photographiées sont depuis, pour la plupart, terrées chez elles de peur d'être pointées du doigt. La question primordiale est : qui publie ces photos ? Les premières sur la liste sont les principales concernées, c'est-à-dire les filles qui se prennent ou qui se font prendre en photo nues pour leur petits amis, amants ou autres connaissances. Ces photos passent surtout par WhatsApp, car c'est plus rapide et plus restreint que Facebook.

Quand les choses tournent mal, les gars se vengent 

Une des filles dont la photo a fait le tour de la capitale a témoigné anonymement sur une radio, expliquant qu'elle s'était prise en photo pour relever un défi lancé sur un groupe WhatsApp par ses amies de faire  "une photo osée". Quelqu'un a vu ces photos et les a transférées sur son téléphone. De fil en aiguille, tout le monde a fini par voir ces photos.

Les photos de filles nues sont aussi publiées par des petits amis délaissés qui détenaient une photo de leur chère et tendre dans le plus simple appareil. Quand les choses tournent mal, les gars se vengent en publiant ces photos sur la toile.

La dernière source non négligeable de publication de ces photos est celle des femmes trompées qui retrouvent des photos de jeunes filles dans les téléphones de leurs maris. La première chose qu'elles font est de les publier sur Facebook ou WhatsApp.

À qui la faute ?

Un sondage auprès de trois groupes différents de jeunes de s'exprimer sur le sujet : des élèves, des étudiants et des choristes. Dans les trois groupes, les avis divergent, mais la majorité pointe les filles du doigt. Certains ne voient pas l'utilité de se prendre soi-même ou se faire prendre en photo nue. «Si tu veux te regarder entièrement, tu n'as qu'à chercher un miroir et te regarder», se moque Johanna, une élève. Brenda, une choriste, s'indigne: «Elles ne peuvent pas se prendre ou se faire prendre en photo nues sans un objectif derrière ! Il ne faut pas qu'elles pleurent après quand elles se retrouvent publiées sur tous les murs!»

Pour d'autres, la faute est à celui qui divulgue la photo au public. Pour Nadège, une étudiante en communication, «c'est la liberté de chacun de se prendre en photo, il faut juste faire attention à qui on l'envoie et où on la conserve». 

Une seule responsable 

Dans cette histoire, le personnage principal est la fille sur la photo. Que ce soit un «selfie» ou une photo prise par un tiers, on a toujours le choix judicieux de ne pas le faire. À l'ère du virtuel, où les nouvelles technologies permettent la publication d'un document en un temps éclair à des millions de personnes, mieux vaut rester prudente. Se prendre en photo étant nue n'est pas un crime en soi. Mais pourquoi prendre des risques de se faire traîner dans la boue alors qu'il y a des miroirs où on peut scruter chaque millimètre de son corps?

Petits amis et fiancés, prenez tous les rendez-vous que vous voudrez pour regarder sous tous les angles vos amoureuses et ne demandez plus de photos!