Sos racisme - Africa Nouvelles

Paix aux ames des victimes! 

Le bilan d'un immeuble à Lagos enfle une polémique entre L'Afrique du Sud et le Nigeria. En Afrique du Sud, les autorités sud-africaines indiquent que 115 personnes seraient décédées dans l'effondrement d'un immeuble au Nigeria, il y a maintenant près de 2 semaines. 

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Le bilan d'un immeuble à Lagos enfle une polémique entre L'Afrique du Sud et le Nigeria. En Afrique du Sud, les autorités sud-africaines indiquent que 115 personnes seraient décédées dans l'effondrement d'un immeuble au Nigeria, il y a maintenant près de 2 semaines. Il s'agit d'un nouveau bilan qui indique également que parmi ces personnes, figurent quatre-vingt ressortissants sud-africains. 25 Sud-Africains, blessés dans l'incident, ont par ailleurs été rapatriés, lundi 22 septembre, dans leur pays.

L'immeuble qui s'est effondré à Lagos, au Nigeria, faisait partie des bâtiments de l'Eglise du télévangéliste T.B. Joshua, The Synagogue Church of All Nations. Les 25 Sud-Africains blessés sont arrivés sur la base militaire de Swartkop, à Pretoria. Ils ont été rapatriés par un avion de transport militaire - un C-130 - avec à bord une équipe médicale de 19 personnes. A leur arrivée, les blessés - allongés sur des brancards - ont été aussitôt transportés par ambulances vers l'un des meilleurs hôpitaux publics du pays, l'hôpital Steve Biko de Pretoria.

Jeff Radebe, ministre auprès de la présidence, était présent. Il a confirmé que 16 des blessés sont dans un état grave. 

«Trois des blessés qui ont atterri ont eu leurs jambes amputées ; certains au-dessus du genou, d'autres en dessous. L'un d'eux qui a tout de suite été évacué vers l'hôpital a développé une gangrène. Certains ont des fractures, d'autres une insuffisance rénale. L'un d'eux est sous dialyse. Difficile de trouver les mots pour dire à quel point cet incident est triste», a déclaré le ministre.

Parmi les rescapés figurent deux très jeunes enfants dont les parents sont décédés dans l'incident. Ils ont été portés, hors de l'avion, par des membres des services sociaux de l'armée.

Le ministre a ajouté que le gouvernement allait désormais s'atteler à rapatrier les corps de ces ressortissants. Au total, 84Sud-Africains sont décédés dans l'effondrement de l'immeuble. 

Par ailleurs, le gouvernement sud-africain a indiqué qu'il attendait les résultats de l'enquête qui doit déterminer les causes de l'accident.

Le papa l'a massacré avant d'appeler la police! 

A Daytona Beach, en Floride, rentré chez lui, un père de 35 ans a surpris le baby-sitter, Raymond Frolander (18 ans), au lit avec son fils de 11 ans! 

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A Daytona Beach, en Floride, rentré chez lui, un père de 35 ans a surpris le baby-sitter, Raymond Frolander (18 ans), au lit avec son fils de 11 ans! Le papa n'a pas pu se retenir et il a avant tout roué le baby-sitter, à coups de pieds et de poings, jusqu'à évanouissement. Ce n'est que plus tard qu'il a appelé la police et l'ambulance. 

Raymond Frolander a admis toutes ses responsabilités, déclarant qu'il y a 3 ans qu'il a commencé  à abuser du gosse, qui n'avait alors que 8 ans! 

Les parents, visiblement dépassés, ont appris que le baby-sitter dont il se fiait aveuglement avait l'habitude de faire du sexe oral et il l'obligeait à le palper. 

Il est en prison avec l'accusation de violence sexuelle sur un mineur, sans possibilité de caution. 

Le père "justicier" ne sera pas incriminé pour avoir rossé l'énergumène, a communiqué la police locale: "Il s'est comporté comme aurait fait tout autre papa, protégeant son fils".  (Il a la chance; le papa lui a rien fait même!) 

Un coupable... si capable? 

Un suspect a été arrêté à Bujumbura après l'assassinat de trois religieuses italiennes. La police fait savoir que le suspect était en possession du téléphone de l'une des trois victimes ainsi que de l'une des clefs du couvent où les assassinats ont été perpétrés. 

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Un suspect a été arrêté à Bujumbura après l'assassinat de trois religieuses italiennes. La police fait savoir que le suspect était en possession du téléphone de l'une des trois victimes ainsi que de l'une des clefs du couvent où les assassinats ont été perpétrés. Le Burundi est encore sous le choc de l'assassinat de trois vieilles religieuses d'origine italienne, dans le quartier de Kamenge (périphérie nord-ouest de la capitale burundaise). Mais la police burundaise triomphe. Elle vient de montrer à la presse un homme de 33 ans prénommé Claude Butoyi, qu'elle présente comme l'assassin présumé des trois religieuses dans le quartier de Kamenge. Il a été arrêté dans la nuit, vers 1 heure du matin, sur dénonciation d'une personne qui lui aurait acheté un téléphone volé à une des trois religieuses.

Cet homme, qui paraît très jeune et à l'air détaché, n'a pas pipé mot. Mais selon le porte-parole de la police burundaise, le colonel Helménegilde Harimenshi, il a tout avoué très facilement.

Il aurait déclaré, de manière ostentatoire, selon le colonel : « Je les ai violées, ensuite je les ai tuées. » Et puis il a expliqué son geste en disant que « ce sont des étrangers qui occupent [sa] propriété. »

Malgré cette présentation et ces explications, les journalistes présents sont restés sur leur faim, car des questions subsistent.

A-t-il agi seul ? Comment s'est-il introduit et est-il sorti du couvent, alors que des policiers burundais se tenaient à une dizaine de mètres derrière un mur ? Mais aussi, de quelle propriété parle ce jeune homme, alors qu'il venait de passer plusieurs années au Congo ?

Tu auras... «peau» te "blanchir", mais tu resteras noir! 

Pour des raisons diverses, la dépigmentation est devenue un réel problème de santé au Tchad. Même les villages et les ferriques ne sont pas épargnés. Elle atteint toutes les personnes qui veulent paraître, «blanches».

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Pour des raisons diverses, la dépigmentation est devenue un réel problème de santé au Tchad. Même les villages et les ferriques ne sont pas épargnés. Elle atteint toutes les personnes qui veulent paraître, «blanches». Au début, elle était un problème féminin, mais plus les jours passent, plus les hommes aussi s'y intéressent. Cependant, les conséquences sont nuisibles et les usagers continuent par l'appliquer par ignorance.

La dépigmentation se définit comme absence ou perte de pigment de la peau. Elle est née précisément à l'ex Zaïre et au Sénégal où cela a conquis les femmes. Progressivement, le continent noir est devenu un marché propice pour la vente des produits de la dépigmentation.

Les femmes et les filles tchadiennes sont entrées dans la danse dans les années 80 et le phénomène devient, en un temps record, une mode de vie. Par suivisme, nombreuses sont les femmes qui considèrent la dépigmentation comme le seul moyen de frapper à l'œil masculin.

Les hommes qui étaient distants au début de sa prolifération, commencent par s'intéresser à la dépigmentation. Au Congo, par exemple, les hommes l'appliquent de façon assidu. Au pays de Toumaï, l'émergence d'un groupe de jeunes artistes, particulièrement les stars, donne signe avant coureur de la conquête masculine de la dépigmentation.

Au Tchad, la dépigmentation a fait son entrée par mimétisme, imitation ou par culpabilité pour en devenir plus tard une mode. Elle est devenue une épidémie qui perdure et ceux qui optent pour la dépigmentation avancent diverses raisons.

Pourtant les risques sont à déplorer dans le milieu des jeunes: «quand tu es brune, les hommes t'apprécient et t'aiment beaucoup, raison pour laquelle je me maquille, je veux être belle devant mon homme, au lieu de le perdre...», soutient Nélemta Solange, l'une des partisanes de la dépigmentation.

Si certaines filles n'hésitent pas à se dépigmenter par suivisme, il y a celles qui ont tenté de mettre fin à cette pratique mais sans succès. «Je le fais pour éliminer les boutons et les tâches, mais dès que j'arrête, je deviens plus noire qu'avant. Alors je n'ai pas d'autre choix que de continuer», souligne une autre qui veut garder l'anonymat. Pour se dépigmenter il faut aussi des moyens financiers, ce qui crée régulièrement de tension entre celles qui la pratiquent et leur famille, amis ou époux, puisqu'elles détournent parfois l'argent de ration alimentaire ou demandent tout le temps de l'argent.

Les dégâts de la dépigmentation sont inimaginables. La pratique de la dépigmentation se fait à des longues durées et par les produits détournés de leur usage médical ou des produits illicites non conformes à la réglementation des produits cosmétiques, dangereux pour la santé.

Ces produits contiennent d'hydroquinones, de corticoïdes, de dérivés mercuriels. Ils exposent les adeptes à des maladies de peau, l'apparition ou l'aggravation d'infections de la peau (gale, mycoses, infections bactériennes sévères), l'apparition ou aggravation d'une acné parfois sévères, trouble de la pigmentation parfois définitifs, vieillissements , amincissement de la peau à l'origine des problèmes de cicatrice, vergetures larges très inesthétiques et irréversibles l'hypertension artérielle, diabètes, risques toxiques chez la femme enceinte ou allaitement de l'enfant, complications rénales et neurologiques, odeur incommodantes, cancer de peau et la peau devient multicolore faute d'un budget conséquent.

Eviter la dépigmentation, c'est préserver sa santé avec une peau saine.

Institution de la prostitution? 

La prostitution prend une ampleur de plus en plus inquiétante à San Pedro, 2ème port de la Côte d'Ivoire. Un reportage qui dévoile la vraie face du " Triangle ", site révélateur dans la localité. 

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La prostitution prend une ampleur de plus en plus inquiétante à San Pedro, 2ème port de la Côte d'Ivoire. Notre reportage dévoile la vraie face du " Triangle ", site révélateur dans la localité. La ville balnéaire de San-Pedro a une réputation internationale pour son port classé premier exportateur mondial

 de cacao, ses plages sablonneuses et ses activités industrielles et touristiques. Un lieu atypique est en passe de s'inscrire au nombre des éléments de "référence" de cette cité. Aujourd'hui, nul ne passe à San-Pedro sans faire une virée au " Triangle ". Cet espace a fait les beaux jours des noceurs depuis la création de la ville en 1972 par le projet ARSO (aménagement de la région du sud-ouest.). Avec la crise économique aigüe qui frappe les populations, une nouvelle génération de fêtards a pris les rênes. A côté du sexe qui est l'activité principale proposée, la drogue et l'alcool ne manquent pas au menu.

Il est un peu plus de 20h, lorsque nous arrivons au " Triangle ", à la Cité. Le site est délimité par l'église Méthodiste unie, un bloc de maisons et une ancienne salle de cinéma. Ce qui lui aurait donné le nom " Triangle ", selon des sources. Le " Triangle ", c'est en fait deux rangées de maquis, séparés par une rue longue de 300m. Cet espace rocailleux et insalubre rappelle la " Rue princesse " de Yopougon, à Abidjan. A 20h, le " Triangle " ressemble à un endroit abandonné. La musique distillée par les premiers maquis ouverts assure que c'est bien un lieu de divertissement. Les vendeurs de grillades, de poulets, de viande et de poisson sont à pied d'œuvre.

" Il n'est pas encore l'heure. D'ici 23 h, tout San-Pedro sera là ", confie un DJ. Le temps lui donne raison puisqu'à 23 h, le " Triangle " est bondé de monde. L'odeur de grillades entremêlées à celle de l'alcool et au tintamarre des musiques atteste de l'ambiance électrique qui prévaut sur ce périmètre. Si les maquis dénombrés attirent autant de monde, les filles rivalisent de beauté, d'attirance et de générosité.

"C'est ce qui fait le charme de notre ville depuis toujours", affirme une dame en réponse de la raison de cette foule subite. L'alcool serait un prétexte puisque nombre de personnes viennent pour le sexe ou la drogue. Avec des jupettes qui descendent juste après les fesses et des corsages qui mettent à découvert leurs corps, les filles arpentent les allées. Trois grandes catégories se dégagent aisément. En face de l'hôtel Eléphant, se trouvent les prostituées de luxe. A majorité des dames et des jeunes filles qui ne donnent pas l'air d'exercer le plus vieux métier du monde. La passe varie entre 4.000 et 5.000 CFA.

"Il y a même des dames qui viennent d'Abidjan ou de certaines villes de l'intérieur. Elles disent à leurs hommes qu'elles vont rendre visite à un parent résident ici. Elles louent une chambre d'hôtel et exercent dans la discrétion", révèle un gérant d'hôtel très proche du milieu. C'est la classe des "vieilles mères" dont l'âge varie entre 25 et 40 ans. Leurs clients sont pour la plupart des chefs d'entreprise ou des responsables dans l'administration, révèle G. Camille, prostituée résidente au Sotref et qui explique que, tout comme elle, ces dames " se vendent " pour subvenir à leurs besoins dans les foyers. Ou avoir un fond pour commencer une activité génératrice de revenus.

" Quand ton mari ne s'occupe pas de toi, ni des enfants, qu'est-ce que tu dois faire ? Je suis ici pour trouver les moyens de m'occuper de moi et de mes enfants. Je vais ouvrir un commerce bientôt ", ajoute une de ses " collègues " qui a suivi la conversation. Ici, c'est " la classe ". Les " vieilles mères " n'aiment pas partager le territoire avec la 2ème catégorie qui a installé son QG en plein cœur du " Triangle ".

Agées de 20 à 25 ans, ces prostituées ont une technique d'approche plus agressive. Elles parcourent les couloirs et maquis du " Triangle " à la recherche de clients. Certaines happent les passants qui leur jettent un regard intéressé. " Regarde mes seins, c'est encore tendu. En plus, je sais jouer rôle ", lancent-elles. La passe est à portée de toutes les bourses.

Entre 1500 et 2000 CFA, y compris le prix de la chambre. Ces taux peuvent variés, selon les pratiques sexuelles du client. Avec elles, c'est le sexe sans tabou, apprend-on. Elles exercent dans un bordel aux chambres lugubres et nauséabondes. Résidant majoritairement à Bardot (un grand bidonville), Sotref et Séwéké, elles expliquent leur présence en ces lieux diversement.

" Si je n'ai pas fait ça, je ne peux pas me nourrir et payer mes factures ", explique K. Ami qui est dans le métier depuis 3 ans.

B. Sylvie dit ne pas avoir de choix. " C'est grâce à cela que j'arrive à payer les études de mes frères restés au village. Nous avons tout perdu après la guerre. Eux et ma mère comptent sur moi ", confie-t-elle.

Sophie, 25 ans, a fui les travaux champêtres et la vie au village. " Je travaillais beaucoup au village. Mon mari ne me laissait pas un moment de repos. Alors j'ai fui pour rejoindre une amie qui m'a conduite ici ", avoue-t-elle. Sous l'effet de la drogue et de l'alcool, elles se disent plus performantes, actives et sans pudeur. " Le sexe est un jeu d'enfant qui peut se pratiquer partout pourvu que vous déboursiez de l'argent ", affirment des prostitués appartenant à une catégorie appelée " les chercheuses " qui rivalise avec un autre groupe baptisé " les bébés pinhou ". Des gamines et adolescentes dont l'âge varie entre 13 et 17 ans.

Ces gamines prennent de l'ascension, révèle une serveuse de maquis qui se dit ahurie par le phénomène. " Elles arrivent vers 1h du matin. Vous les reconnaitrez facilement ", dit un habitué des lieux. Il est minuit passé et la fatigue commence à avoir raison. " Chéri, tu veux une passe ou dormant ? ", interroge une fille à la poitrine mal cachée par un body. Invitée plus tôt à partager un pot, elle indique ne pas avoir ce temps.

C'est finalement autour de 2h du matin qu'on constate la présence de 4 jeunes filles au visage innocent. Légèrement habillées, leur corps frêle donne une allure de novices. Et pourtant ! Elles se dirigent vers un groupe de jeunes noceurs. Après un échange, deux " chauds lapins " se servent et se dirigent dans un couloir du " Triangle " avec leurs conquêtes. Les filles reviennent quelques minutes plus tard rejoindre leurs amies qui les attendaient dans un maquis. Approchés, ces habitués des lieux apprennent qu'avec les gamines, ils sont sûrs de ne pas avoir de problème. " Elles sont dociles et moins exigeantes. Même, avec 500 CFA, tu peux prendre ton plaisir", lance l'un des noceurs. Avant d'ajouter qu'elles procurent plus de plaisir que les autres. Ces gamines de la prostitution à San-Pedro sont prisées. Venant de différents quartiers de la ville, elles s'échappent du domicile familial pour rentrer avant 5h du matin.

"Ma tante avec qui je vis dit que suis assez grande pour m'occuper de moi-même. C'est ce que je fais depuis 6 mois. Je participe souvent à la popote de la maison", confie K. Sita, 14 ans, qui déclare ne rien regretter.

En effet, le monde de la prostitution rapporte gros, dit-on, dans cette ville portuaire aux activités industrielles et touristiques intenses. Plusieurs d'entre elles se sont mariées à des expatriés européens ou touristes de tous horizons. "Une prostituée a compté 59.000 CFA devant moi. Elle se plaignait de n'avoir pu atteindre 60.000 CFA. Elle disait même que ça n'avait pas marché ce jour-là", soutient un gérant de maquis que les " princesses de la nuit " appellent affectueusement " papa ". Celles qui ont eu leurs "blancs" se comptent à la pelle. Elles en rêvent toutes d'ailleurs. Une "vieille mère" (prostituée expérimentée) gagne entre 25 et 40.000 CFA, la nuit. Les revenus des "chercheuses" et les "bébés pinhou" oscillent autour de 20.000 CFA, la nuit.

Et pourtant, le métier n'est pas sans risques. Certains friands du sexe se rendent coupables de violences ou repartent sans payer la note. Les prostitués, moins chanceuses, se retrouvent dans les lits avec des hommes aux proportions démesurés du membre. "Je suis tombée sur un client ivre. Il a bien payé, mais j'ai souffert de son sexe. C'est comme si j'allais vomir. En plus, il était très menaçant", se souvient Faty, 22 ans, qui révèle avoir eu de fortes douleurs au bas ventre pendant des semaines. "Nous côtoyons le danger chaque jour. Mais ce n'est pas facile de quitter ce boulot. C'est comme si une force nous y maintenait malgré ces dangers", confesse K. Annie, la trentaine passée. Pour tenir le coup et espérer faire plusieurs passes en une nuit sans se fatiguer, des filles ont recours au cannabis et à des drogues dures. Les fournisseurs foisonnent dans la zone. Venant pour la plupart du quartier Guéré à quelques mètres de là, ces dealers proposent leurs marchandises à des clients sortis à peine de la puberté. La vie s'éteint au "triangle" vers 5h du matin pour laisser un espace "vierge". Comme si rien ne s'y était passé la veille.

"Le triangle" du sexe, de la drogue et de l'alcool à San Pedro attire toujours du monde sous le regard impuissant d'une population qui s'inquiète pour sa jeunesse. 

C. F.

Mais vraiment hein...! 

Au Burundi, dimanche 7 septembre en fin d'après-midi, deux religieuses du couvent de Kamenge, en périphérie de Bujumbura, ont été retrouvées sauvagement assassinées. Et alors que les forces de l'ordre gardaient l'établissement, une troisième femme a été tuée dans la nuit.

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Au Burundi, dimanche 7 septembre en fin d'après-midi, deux religieuses du couvent de Kamenge, en périphérie de Bujumbura, ont été retrouvées sauvagement assassinées. Et alors que les forces de l'ordre gardaient l'établissement, une troisième femme a été tuée dans la nuit. Le premier acte s'est joué dimanche vers 16 heures avec l'assassinat des deux premières religieuses, sœur Lucia Pulici, 75 ans, et sœur Olga Raschietti, 83 ans. Elles ont été égorgées après avoir été violées dans leur couvent de Kamenge. Après le départ de la police vers minuit, une unité des forces de l'ordre reste en faction à l'extérieur du mur d'enceinte.

A l'intérieur, trois religieuses (une Italienne, une Congolaise et une Rwandaise) acceptent de passer le reste de la nuit dans l'établissement. Quelque temps après, la troisième sœur italienne, sœur Bernadette 79 ans, appelle l'abbé de la paroisse, le père Mario, Italien lui aussi. Elle lui dit qu'elle entend du bruit. Il pense que c'est juste la peur qui suscite cette inquiétude et tente de la rassurer. 

Vers deux heures du matin, le père Mario est finalement réveillé en sursaut par du bruit. Il accourt avec de l'aide et trouve le couvent fermé à clé, sans signe d'effraction. Lorsqu'il entre, c'est l'horreur. Le corps de la sœur Bernadette gît dans sa chambre, décapitée.

Le corps porte des traces de coups et comme les deux autres victimes, elle aussi a été violée. L'assassin, ou les assassins, lui aussi s'est enfui ni vu ni connu, malgré la présence de la police derrière le mur.

C'est la stupeur et le désarroi qui domine dans la capitale burundaise, ce lundi 8 septembre. Le choc causé par ce triple assassinat, les sévices, le martyr enduré par les trois religieuses est indescriptible, mais surtout le mystère reste entier à Bujumbura où le sentiment dominant semble être l'incompréhension et le désarroi.

Le gouvernement a condamné un acte d'une sauvagerie inimaginable. La police semble dépassée par les événements et la population de Kamenge, sous le choc, se demande si elle n'est pas maudite. L'Eglise catholique du Burundi, elle, est ravagée par son énième drame.

Quand le bateau coule, les "scélé...rats" quittent le navire!

Au Liberia, plusieurs hauts responsables de l'Etat ont été limogés par Ellen Johnson Sirleaf. La présidente leur reproche de ne pas être rentrés au pays pour participer à l'effort de lutte nationale contre le virus Ebola.

Au Liberia, plusieurs hauts responsables de l'Etat ont été limogés par Ellen Johnson Sirleaf. La présidente leur reproche de ne pas être rentrés au pays pour participer à l'effort de lutte nationale contre le virus Ebola. Parmi ses officiels limogés, des membres de cabinets ministériels et des hauts fonctionnaires, autant de hauts responsables qui ont paniqué devant la maladie et ont préféré s'en tenir très éloignés au lieu de participer à l'effort gouvernemental.

Combien sont-ils? De qui s'agit-il? Les autorités libériennes sont restées très vagues. «Tous les responsables ayant violé les ordres sont relevés de leur fonction», pouvait-on lire dans un communiqué de la présidence.

Lorsque le 6 août, le Liberia, sévèrement frappé par l'épidémie d'Ebola, avait décrété l'état d'urgence, Ellen Johnson Sirleaf avait ordonné à ces hauts fonctionnaires de rentrer dans le pays pour que tous participe à la lutte contre le virus. Certains sont revenus, d'autres ont défié les ordres.

Selon Lewis Brown, le ministre de la Communication, les responsables limogés sont tous des membres de l'exécutif. Des hauts fonctionnaires, des membres de cabinets ministériels, des députés ou encore des responsables de la commission d'investissement.

Les salaires des personnes à la tête des services publics importants seront gelés jusqu'à leur retour dans le pays. Des mesures strictes, nécessaire à la survie de l'Etat, selon la présidence.