Sos racisme - Africa Nouvelles

Film... prise de son et prison!

En Algérie, le procureur de Ghardaïa, une ville à 600 km au sud d'Alger, a requis mardi 3 juin trois ans de prison ferme contre un habitant qui a filmé des policiers. Cet habitant est accusé de «publication de photos et de vidéos qui touchent à l'intérêt national». A l'image, on voit des policiers en train de commettre un vol.

altEn Algérie, le procureur de Ghardaïa, une ville à 600 km au sud d'Alger, a requis mardi 3 juin trois ans de prison ferme contre un habitant qui a filmé des policiers. Cet habitant est accusé de «publication de photos et de vidéos qui touchent à l'intérêt national». A l'image, on voit des policiers en train de commettre un vol. Les faits ont eu lieu fin novembre, à une centaine de kilomètres de Ghardaïa. Ce jour-là, des affrontements entre deux équipes de foot éclatent et provoquent des réactions en chaîne de violences entre les quartiers de deux communautés, les Mozabites, des Berbères, d'un côté, et les Chaambas, des Arabes, de l'autre.

Les violences vont durer deux jours, un habitant est tué. Les dégâts matériels sont très importants. C'est à ce moment-là que beaucoup d'habitants de la région, fatigués des affrontement à répétition, commencent à filmer ce qui se passe dans la ville.

La justice aujourd'hui reproche à Youcef, 47 ans, d'avoir filmé deux policiers en train de commettre un vol, pendant les violences. La vidéo avait été diffusée sur les réseaux sociaux puis utilisée par une chaîne de télévision privée. Ces images constituent, selon la justice, un outrage à corps constitué et une atteinte à l'intérêt national.

Youcef nie avoir fait cette vidéo, mais il est en prison depuis le 27 mars. Le verdict prévu lundi prochain sera très commenté. A Ghardaia, c'est grâce aux vidéos des habitants que certains policiers ont été mis en cause pour laxisme ou pour participation aux affrontements communautaires.

Une fessée à qui professe la fausse fesse?
 
Sur les marchés de Bobo-Dioulasso, elles fleurissent sur les étals, au milieu des sous-vêtements. Les prothèses en forme de postérieur se vendent comme des petits pains. Car au Burkina Faso, la mode est aux derrières rebondis.
altSur les marchés de Bobo-Dioulasso, elles fleurissent sur les étals, au milieu des sous-vêtements. Les prothèses en forme de postérieur se vendent comme des petits pains. Car au Burkina Faso, la mode est aux derrières rebondis. Être stéatopyge -  avoir un postérieur charnu - est loin d’être un désavantage en Afrique de l’Ouest. Pour beaucoup il s’agit d’un signe de beauté et de fertilité. Mais si on n’est pas assez gironde, rien n’est perdu. Bassératou, blogueuse à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, a en effet découvert qu’on pouvait maintenant acheter des prothèses de fesses sur son marché.
"J’ai découvert ces fesses artificielles il y a quelques jours lorsque j’ai dit à une amie 'Tiens, tu as grossi ?' Elle a ri et m’a dévoilé la supercherie. J’ai ensuite un peu creusé le sujet. Ce sont des sortes de prothèses, parfois en laine, parfois en tissu, remplies avec de la mousse ou des chiffons. Il en existe aussi pour les hanches. Ces produits sont principalement confectionnés artisanalement au Mali et importés.
Sur le marché Sya, on en trouve de toutes les tailles, mais aussi de toutes les couleurs car les filles essaient de les assortir à leurs robes. Ça coûte entre 7 500 et 15 000 francs CFA selon la qualité [entre 11 et 22 euros, NDLR]. Pour une femme qui touche le salaire minimum, soit 36 000 francs CFA [55 euros, NDLR], c’est quasiment la moitié de ses revenus.
Malgré le coût élevé, les marchands sont très souvent en rupture de stock, en ce moment. Ce sont en fait des produits qui s’usent rapidement. La prothèse de mon amie par exemple, qui est de mauvaise qualité, commence à se déchirer. Il est fréquent que ces fesses artificielles ne soient utilisées que peu fréquemment avant d’être jetées.
La mode des fesses rebondies est devenue un problème de santé publique dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment au début des années 2000 lorsque des médicaments et des crèmes, présentés comme efficaces pour faire grossir le postérieur, se sont multipliés. À Abidjan se vendent par exemple des crèmes ou des pilules "C4". À Kinshasa, c’est le Deca-Durabolin, un produit destiné aux culturistes, qui est présenté comme la recette magique pour grossir. Il y a quelques années, des médecins avaient même dû communiquer sur les dangers de l’utilisation des cubes de bouillon Maggi en suppositoire, utilisés pour accumuler de la graisse...
Beaucoup de filles achètent sur les marchés des produits qui sont supposés faire grossir les fesses. Par exemple, la pilule Bobarabani revient à environ 1 000 francs CFA la boite [1,50 euros, NDLR]. Mais souvent les notices sont absentes. On ne connaît donc ni la posologie, ni la composition. Même si c’est un peu ridicule, je trouve que ces fesses artificielles sont mille fois mieux que des comprimés dont on connaît encore mal les effets secondaires. 
Ce business témoigne surtout de la pression qui pèse sur les femmes. Au Burkina Faso, il y a des rendez-vous incontournables, les djandjobas, des cérémonies festives organisées durant les mariages ou les baptêmes. À ces occasions, les filles se comparent, se jugent : une fille qui n’a pas de formes généreuses sera victime de railleries. Mais franchement, imaginez la tête de l’homme qui va découvrir la supercherie lorsque la fille va se déshabiller ! Il faudrait un débat sur le sujet entre les femmes africaines.
Les fesses artificielles ne sont pas seulement présentes dans les étals des marchés du Burkina Faso, des reportages réalisés au cours de ces derniers mois font état de produits similaires au Sénégal ou au Togo.
 

Qu'il s'éclipse des Clippers!

Donald Sterling va-t-il finalement se décider à vendre les Los Angeles Clippers? Poussé vers la sortie par la NBA après avoir été reconnu coupable de propos racistes, le propriétaire de la franchise californienne aurait dans une correspondance adresse à la ligue indiqué avoir reçu une offre de 2,5 milliards USD.

altDonald Sterling va-t-il finalement se décider à vendre les Los Angeles Clippers? Poussé vers la sortie par la NBA après avoir été reconnu coupable de propos racistes, le propriétaire de la franchise californienne aurait dans une correspondance adresse à la ligue indiqué avoir reçu une offre de 2,5 milliards USD. Ce qui sera un record dans la vente de franchise Outre-atlantique.

Cependant, il continue de clamer son innocence se défendant d’avoir été banni à vie sur la base d’un enregistrement, réalisé «illégalement», au sujet d’une «discussion entre un homme jaloux et la femme qu’il aimait» et, qui «n’aurait jamais dû quitter l’intimité du salon».

S’il regrette ses propos racistes, Sterling juge la sanction de la NBA dont l’amende de 2,5 millions USD  disproportionnée. Ces avocats qui démentent l’offre de 2,5 milliards USD estiment que la sanction serait démolie, au cours d’un procès judiciaire.

La NBA ne change pas d’un iota sa décision et prend date pour le 3 juin, où les 29 autres propriétaires de franchise du  championnat nord-américain de basket doivent se prononcer.

Paix à son ame!

En République centrafricaine (RCA), le conflit qui oppose les combattants de la Séléka aux anti-Balaka a connu un nouveau tournant avec l'assassinat d'une photo-journaliste française. Camille Lepage dont le corps a été découvert par une patrouille de la force Sangaris, se trouvait en reportage dans l'Ouest du pays.

altEn République centrafricaine (RCA), le conflit qui oppose les combattants de la Séléka aux anti-Balaka a connu un nouveau tournant avec l'assassinat d'une photo-journaliste française. Camille Lepage dont le corps a été découvert par une patrouille de la force Sangaris, se trouvait en reportage dans l'Ouest du pays.

Agée de 26 ans, cette jeune femme, passionnée du métier de reporter, était, aux dires de ses proches, toujours poussée vers « les populations qui souffrent et dont on ne parle pas ».

Ceux qui ont tué Camille Lepage veulent réduire au silence, ceux qui sont censés être les yeux et les oreilles du reste du monde

La première conclusion que l'on tire de l'assassinat de cette journaliste est que dans ce conflit centrafricain, la France est le pays qui paie le prix le plus fort.

Camille Lepage est la première journaliste française à tomber dans ce pays depuis le déclenchement des hostilités, mais sa mort porte à 9 le nombre de ressortissants français tués dans ce pays si on y ajoute les 8 soldats tombés sur le front.

En plus de perdre autant de ses fils sur le sol africain, la France semble souffrir d'un manque crucial de solidarité de la part des autres pays européens, présents sur le sol centrafricain. C'est elle qui fournit le plus gros de l'équipement et qui déploie le plus d'hommes sur le terrain des opérations. Les autres soldats européens de la force onusienne sont à peine visibles sur le terrain.

La deuxième conclusion à tirer de cet assassinat est que le conflit centrafricain vient de franchir un nouveau pallier. Ceux qui ont tué Camille Lepage veulent réduire au silence, ceux qui sont censés être les yeux et les oreilles de tous ceux-là qui vivent loin du théâtre des opérations.

S'en prendre aux journalistes est sans doute la meilleure façon de se présenter comme le plus grand ennemi de la paix. Car ces journalistes sont en réalité les véritables artisans de la paix. C'est toujours grâce à leurs témoignages, à leurs images, que le monde entier peut situer les responsabilités des uns et des autres et organiser des négociations ou prévoir des mesures susceptibles d'arrêter les combats ou, à défaut, de prendre des dispositions pour protéger les populations civiles.

C'est pourquoi, consciemment ou pas, les assassins de Camille Lepage avouent, par cet acte lâche, être responsables non seulement d'une guerre injuste, mais surtout, d'une guerre dont les horreurs se situent aux antipodes de toute humanité.

C'est une tragique forfaiture que commettront tous ceux qui assassinent les journalistes. Ces hommes et femmes de médias sont perçus par leurs bourreaux comme des empêcheurs de massacrer à huis clos.

Il faut rendre un hommage mérité au courage de Camille et de tous les reporters et humanitaires qui risquent leur vie au front

Saura-t-on un jour qui des Séléka ou des Anti-Balaka a tué Camille Lepage? Il le faut. C'est bien là le souhait de l'ensemble de la communauté des hommes de médias, qui pleure aujourd'hui une femme au courage exceptionnel, toujours prête à aller au devant du danger pour rendre compte de la vérité.

C'est surtout l'engagement que François Hollande a pris: «Nous devons savoir qui l'a capturée, comment est-elle morte, et faire en sorte que ses assassins ne soient pas impunis».

Pour cela, il faudra donc qu'aucune piste ne soit négligée, à commencer par celle des parrains qui supportent les charges financières de cette guerre.

A ce propos, on peut légitimement se demander si la dernière sortie de la FIDH (Fédération internationale des droits de l'Homme) et des Nations unies, désignant nommément les différents instigateurs et financiers de la guerre n'y est pas pour quelque chose dans l'assassinat de Camille Lepage.

Selon Reporters sans frontières, Camille Lepage est la 18e journaliste à être tuée cette année dans l'exercice de ses fonctions. Vivement que ces esprits faibles dont l'existence ne se nourrit que de drames et d'ignominies, soient identifiés et punis à la hauteur de leur forfait!

Mieux vaut... "Qatar" que jamais?

C'est le scandale qui éclabousse la FIFA, depuis dimanche 1er juin. Le journal anglais Sunday Times révèle que des dirigeants du football mondial ont perçu des pots-de vin pour voter en faveur du Qatar pour l'attribution du Mondial 2022.

altC'est le scandale qui éclabousse la FIFA, depuis dimanche 1er juin. Le journal anglais Sunday Times révèle que des dirigeants du football mondial ont perçu des pots-de vin pour voter en faveur du Qatar pour l'attribution du Mondial 2022. Parmi eux, 30 responsables africains dont celui de la CAF, Issa Hayatou qui réfute catégoriquement les informations du tabloïd britannique, dévoilant les réponses envoyées au Sunday Times dans le cadre d'une interview sur le sujet de la corruption pour Qatar 2022. A plusieurs fois interrogé sur ses relations avec Mohammed Bin Hammam, ancien membre du Comité exécutif de la FIFA, le Camerounais balaye du revers de la main.

«Je n'ai jamais reçu de M. Bin Hammam, de l'Emir du Qatar ou de tout membre de la candidature Qatari de gratifications financières afin de soutenir la candidature Qatar 2022. Contrairement aux affirmations du "Sunday Times" dans le mail qui m'a été envoyé, selon lesquelles j'ai été choyé au Qatar, en recevant notamment des "cadeaux de valeurs" de la part de M. Bin Hammam à Doha en décembre 2009. Je tiens à indiquer que je ne me suis jamais rendue à une invitation de M. Bin Hammam ni à Doha, ni à Kuala Lumpur", confie Hayatou.

Rappelons que M. Bin Hammam a été radié à vie du football pour corruption.

Le Qatar également accusé dément catégoriquement toute tentative de corruption de membres de la FIFA ou de dirigeants africains, dans le cadre du vote pour le Mondial 2022.

Qu'est-ce que "sexe" ça?

Le gouverneur de la région du Centre-Ouest, Désirée Marie Chantal Boni/Nignan, a appelé à la retenue relativement aux rumeurs de disparition de sexe qui défraient la chronique, depuis le 7 mai dernier dans la ville.

altLe gouverneur de la région du Centre-Ouest, Désirée Marie Chantal Boni/Nignan, a appelé à la retenue relativement aux rumeurs de disparition de sexe qui défraient la chronique, depuis le 7 mai dernier dans la ville. Depuis début mai 2014, de nombreux cas de disparition présumée de sexe ont été enregistrés à Koudougou, chef-lieu de la province du Boulkiemdé et de la région du Centre-Ouest.

Se faisant, de nombreuses plaintes enregistrées par les services de police sur le phénomène font état de cas de disparition et /ou de rétrécissement d'organes génitaux masculins, suite à des contacts entre les victimes et des individus présumés malveillants.

Si ces plaintes sont en cours d'examen par les services compétents, on déplore des cas de bastonnades et de lynchages ayant entraîné la mort d'un individu au secteur n° 10 de Koudougou, le lundi 19 mai 2014, aux environs de 14 heures.

Au regard de la gravité de la situation, la gouverneure de la région du Centre-Ouest, Désirée Marie Chantal Boni/Nignan, entourée de ses plus proches collaborateurs, des services de sécurité et de santé, a rencontré, dans la matinée du 21 mai, les hommes de presse pour une mise au point au cours de laquelle elle a invité les populations au calme et à la sérénité face à ce phénomène, dans l'unique souci d'éviter une série d'actes qui pourraient remettre en cause la paix et la cohésion sociales.

Au cours des échanges, le gouverneur a invité toute personne victime de telles pratiques à se rendre d'urgence au centre médical de Koudougou où une équipe composée d'agents de santé, de psychologue et de communicateur (photos) est commise pour assurer le diagnostic et une prise en charge des éventuels cas.

Saisissant l'occasion, Mme Boni a sollicité auprès des leaders d'opinion, des autorités coutumières et religieuses, qui étaient du reste présentes à la rencontre, à prêcher dans leurs lieux respectifs la retenue, et inviter les populations à ne pas se rendre justice.

Elle a rappelé que de tels agissements sont contraires à l'état de droit et remettent en cause l'un des principes sacro saint de la justice qui est la présomption d'innocence. En effet, au nom de ce principe, toute personne qui prétend être victime de violation de droits humains, doit se rendre auprès des autorités compétentes pour faire cesser ou empêcher cette violation. Par conséquent, nul ne peut se faire justice soi-même ou se livrer à de tels actes qui sont, du reste, répréhensibles et enlèvent toute possibilité à la personne qui a succombé de prouver sa non culpabilité ou d'être sanctionnée par la loi.

En rappel, il ressort des informations fournies par la police que le premier cas s'est produit, le 7 mai 2014 à Koudougou. Il s'est agi d'abord de deux jeunes qui avaient été accusés d'avoir fait disparaître le sexe d'un muezzin au secteur n°1 alors que ceux-ci cherchaient à inhumer le bras de leur frère victime d'amputation suite à un accident de la circulation. Ces derniers ont eu la vie sauve grâce à l'intervention de la police.

Le 17 mai 2014, une autre plainte a été déposée auprès des services de police faisant cas également de rétrécissement de sexe, survenu après que l'intéressé ait serré la main d'une tierce personne.

Par la suite, ce fut le cas d'un missionnaire qui a reçu des coups et blessures, après une accusation similaire.

Le dernier cas signalé le 19 mai 2014, fait état d'un mort, suite aux coups portés par la foule sur la victime accusée d'avoir fait disparaître le sexe d'une personne.

L'armée ne s'est pas alarmée?

Amnesty international accuse l'armée nigérianne et le gouverneur de l'Etat de Borno d'avoir été informés à l'avance d'une possible attaque de Boko Haram contre le lycée de Chibok, où les jeunes filles ont été enlevées le 14 avril dernier. L'armée aurait été prévenue 4 heures avant, mais elle n'aurait rien fait pour empêcher le drame.

altAmnesty international accuse l'armée nigérianne et le gouverneur de l'Etat de Borno d'avoir été informés à l'avance d'une possible attaque de Boko Haram contre le lycée de Chibok, où les jeunes filles ont été enlevées le 14 avril dernier. L'armée aurait été prévenue quatre heures avant, mais elle n'aurait rien fait pour empêcher le drame.

Selon l'ONG Amnesty internationale, l'armée nigériane a été alertée d'une potentielle attaque des jihadistes de Boko Haram à Chibok. Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty International France, revient sur ces révélations :

«D'après les informations que nous ont données les habitants d'un village voisin de Chibok, vers 7h de l'après-midi, 200 hommes armés de Boko Haram sont arrivés en moto dans ce village. Ils ont demandé la direction pour aller vers Chibok. L'un aurait même demandé où se trouvaient le lycée des jeunes filles. Quand ils sont repartis, immédiatement, les habitants du village ont fait ce qu'ils appellent une chaîne de téléphone: appeler les bases militaires de Damboa et de Maïduguri. Ils sont également appelé le gouverneur de l'Etat de Borno. Ces informations nous ont été confirmées par deux officiers supérieurs de l'armée nigériane. Les appels d'alerte de demande de renforts ont été aux bases de Maïduguri et de Damboa, 4 heures avant l'attaque de Chibok. Donc ils avaient le temps d'envoyer des renforts. C'était d'autant plus important qu'à Chibok, il n'y avait que 17 militaires, eux-mêmes sous-armés. Lorsqu'ils ont vu arriver les 200 hommes armés de Boko Haram, ils n'ont pas pu tenir longtemps et ont dû s'enfuir. L'un d'entre eux a été tué».