Sos racisme - Africa Nouvelles

Tel-Aviv sur le qui-vive!

Les demandeurs d'asile africains en Israël restent mobilisés. Ils ont continué à manifester, lundi 6 janvier 2014 à Tel-Aviv, pour réclamer un statut de réfugié et la libération de ceux qui ont été emprisonnés, parce qu'arrivés clandestinement en Israël. La veille une manifestation a réuni 30.000 personnes à Tel-Aviv. Un record.

altLes demandeurs d'asile africains en Israël restent mobilisés. Ils doivent continuer à manifester ce lundi 6 janvier à Tel-Aviv pour réclamer un statut de réfugié et la libération de ceux qui ont été emprisonnés, parce qu'arrivés clandestinement en Israël. Ce dimanche, une manifestation a réuni 30.000 personnes à Tel-Aviv. Un record.

Ils sont des dizaines de milliers rassemblés dans le calme, en plein cœur de Tel-Aviv. Tous africains, arrivés clandestinement en Israël. Certains sont en situation illégale, d'autres ont des visas temporaires. Mais tous réclament que leurs demandes d'asile soient étudiées.

«Je suis demandeur d'asile, car j'ai des problèmes dans mon pays. C'est un régime dictatorial, sans pitié, qui met les gens en prison sans forme de procès. Nous voulons que le gouvernement israélien nous reconnaisse comme réfugiés. Nous sommes ici, car nous avons fui les persécutions dans notre pays, pas pour des raisons économiques. Nous ne sommes pas là pour faire de l'argent!», se révolte Chawit, arrivé il y a 3 ans d'Érythrée.

Les manifestants protestent aussi contre la multiplication des arrestations. «Quatre cents personnes ont été jetées en prison parce que leur visa avait expiré. Le but des autorités est d'envoyer tout le monde en prison pour nous renvoyer ensuite dans notre pays d'origine», accuse Tadessa, un autre Érythréen. Le mois dernier, le gouvernement israélien a voté une nouvelle loi permettant d'emprisonner pendant un an sans procès tout immigré clandestin.

Ça se ravive à Tel-Aviv? 

Ils étaient des milliers, dimanche matin 5 janvier dans le centre de Tel Aviv, la capitale israélienne. Des milliers de demandeurs d'asile africains, entrés clandestinement en Israël par l'Egypte, qui manifestent contre la politique des autorités israéliennes à leur égard. Une loi récente, qualifiée de «liberticide» oblige les clandestins à dormir dans des centres de rétention.

alt«Oui à l'asile politique. Non à la prison», «Nous sommes des réfugiés», scandent les manifestants. Il s'agit de la plus grande démonstration de force de migrants africains en Israël. Et le lieu qui a été choisi est symbolique : place Rabin à Tel Aviv, du nom de l'ancien homme d'Etat et prix Nobel de la paix, assassiné en 1995, Yitzhak Rabin.

Les manifestants, dont certains ont entamé une grève de la faim, demandent la reconnaissance de leur statut de réfugiés et ils veulent l'abrogation de la nouvelle loi votée il y a tout juste deux semaines qui oblige les migrants illégaux à dormir dans des centres de rétention dit ouverts et d'y pointer trois fois par jour. Une loi liberticide selon le parti de gauche Meretz. Parallèlement ils entament une grève de trois jours, particulièrement à Tel Aviv et à Eilat. Un mouvement qui a paralysé l'industrie hôtelière de la ville portuaire du sud d'Israël.

Plus de 50 000 demandeurs d'asile vivent actuellement en Israël. Sans statut et sans papiers, pour la plupart ils viennent du Soudan et de l'Erythrée et, protégés par les conventions internationales, ils ne peuvent pas être renvoyés chez eux. Israël a entamé des discussions avec plusieurs pays africains pour qu'ils accueillent certains de ces migrants.

Embarracisme?

"S'il y a quelqu'un de raciste, c'est l'Europe, qui voit Lampedusa comme la frontière italienne et non européenne''.

alt''La Lega Nord n'est pas raciste. Quiconque l'a dit est un scélérat. Nous connaissons la solidarité", a déclaré le gouverneur de la Région Veneto, Luca Zaia.

Et de poursuivre: "Nous ne pouvons pas faire croire aux immigrants que qui vient ici trouve un emploi et ne vit pas d'expédients. Nous voulons les aider chez eux. S'il y a quelqu'un de raciste, c'est l'Europe, qui voit Lampedusa comme la frontière italienne et non européenne. Si on dit que le PNB de référence des prochaines années sera l'Afrique, et bien, enseignons-leur à faire les artisans, contribuons à construire les oeuvres publiques dont ils ont besoin. L'Afrique des dictateurs, c'est fini".

Gais d'être gays!

Le 17 mai, a été célébrée la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie. Voici un coup de projecteurs sur quelques célébrités afros gays du sport, qui luttent contre l’homophobie. 

Cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie est célébrée depuis 2005 chaque 17 mai. Une date qui ne doit rien au hasard, c’est en effet le 17 mai 1990 que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales.

altJohn Ekwugha Amaechi, basket-ball. Surnommé «Meech», né le 26 novembre 1970 à Boston, Amaechi est un joueur professionnel anglais de basket-ball, devenu commentateur de matches au Royaume-Uni. Il est le premier joueur ayant évolué en NBA à révéler son homosexualité.

Liz Carmouche, boxe. Elle est la première combattante UFC ouvertement lesbienne.

Jason Collins, basket-ball. Ce fût une première pour un joueur actif dans l’un des sports majeurs aux États-Unis : Jason Collins, 34 ans, a révélé son homosexualité dans une interview accordée à Sports Illustrated.

Sheryl Swoopes, basket-ball. Super star de la WNBA,  Championne universitaire en 1993 avec les Red Raiders de Texas Tech en obtenant le titre de meilleure joueuse du tournoi final, elle remporte 4 titres de la WNBA avec l’équipe des Comets de Houston.

Nicola Adams, boxe. La Britannique Nicola Adams est devenue la première championne olympique de boxe féminine de l’histoire, en battant en finale des -51 kg la Chinoise Ren Cancan, à Londres l’an dernier.

Kye Allums. Ancien joueur de basket-ball, il a évolué au sein de l’équipe féminine de George Washington University. Il a été considéré comme “fille” à la naissance, et aujourd’hui est un homme. En 2010, il est devenu le premier transexuel de l’histoire du basket-ball américain.

Wade Davis est un gay activiste américain, écrivain et ancien joueur de football américain. Il a évolué au sein des Titans, Redskins et Seahawks.

Seimone Augustus, basket-ball. Championne olympique et championne de la WNBA.

Orlando Cruz, boxe. Le poids plume de 31 ans est devenu, en octobre 2012, le premier boxeur ouvertement gay de l’histoire de la boxe professionnelle.

Karen Hultzer, tir à l’arc.  Karen Hultzer, née le 16 septembre 1965 à Cape Town, est une tireuse à l’arc sud-africaine. Parmi ses dernières participations figurent les JO de Londres 2012. Elle appartient au Protea Archery Club, club d’Afrique du Sud.

Josh Dixon, gymnatisque. Voici le premier gymnaste américain ouvertement gay.

Le lager de la honte!

A un peu plus de 2 mois du naufrage du 3 octobre, images choquantes au journal télévisé TG2.

altDénudés, alignés, humiliés et soumis à la désinfestation. Voici les images captées par le journal télévisé TG2,  dans le centre de Contrada Imbriacola, à Lampedusa: des scènes qui évoquent un passé lointain que personne n'aurait plus voulu voir.

 Des femmes, hommes, Erythréens, Somaliens, Syriens, Ghanéens et Kurdes, dénudés dans le centre de premier accueil et de premiers soins pour être jetés sous une pompe à jet, pour éradiquer une maladie qui est leur "plaquée" de manière protocolaire, mais qui en réalité, dans la quasi totalité des cas, est contractée seulement une fois qu'ils sont en Italie, à cause des conditions de "accueil" auxquelles ils sont soumis. Même le HCNUR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés) dénonce la situation honteuse qui règne dans le centre et le manque chronique de transferts qui permettent de le faire vraiment fonctionner comme lieu de premiers soins.

Parmi eux, il y avait aussi les 16 rescapés du naufrage du 3 Octobre, les témoins de la procédure engagée par a Procure d'Agrigento contre les passeurs. 

Parmi les hotes forcés de cet endroit inhumain, il y en a qui sont emprisonnés depuis plus de deux mois. Comme les 16 survivants du naufrage du 3 Octobre qui, depuis lors, n'ont jamais quitté Imbriacola. Ils sont les témoins de la procédure engagée par le Procureur d'Agrigento contre les passeurs et les trafiquants; depuis des mois, ils sont contraints de vivre dans des conditions déplorables sur l'île, parce que les enquêteurs ont peur de perdre leurs traces. Comment leur donner tort. Qui supporterait de vivre à Mineo, dans un CARA (Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile) ou une structure italienne, après l'expérience du centre de Lampedusa .

Ils fuient des guerres, persécutions, tortures et violences, pour rejoindre l'Italie et être soumis à ce qui ressemble à l'un de ces traitements inhumains et dégradants, rappelés par les conventions internationales.

On parle de la Libye, la Syrie, l'Erythrée, l'Iran, la Russie, la Chine, mais quand la réalité de ces cartes internationales se matérialise dans sa propre cour, alors non, on minimise, c'est une erreur, tout au plus un épisode duquel avoir honte mais sans jamais aller à la racine.

D'une part, des millions d'euros, des patrouilles armées, des investissements dans la militarisation de la frontière, et de l'autre, la vie de milliers d'hommes et de femmes qui, en dépit de cet énorme arsenal de controle mis en place par les Etats européens, n'arrêtent pas de se déplacer. Au milieu, la violence sous la forme d'humiliation ou de torture, d'internement ou de chantage, auxquels non seulement les opérateurs de la coopérative "Accueil Lampedusa", mais toute l'Europe, semble désormais avoir pris l'habitude. 

(Vidéo)

http://www.youtube.com/watch?v=M4E29sb_hg0

Classe qui déclasse!

A l'école Besta de Bologna, a été créée une "classe-pont" pour les nouveaux élèves à peine arrivés qui ne parlent pas l'italien. Le Conseil de l'Institut dénonce une division discriminante.

altDes "classes-ponts" où insérer les fils des immigrés jusqu'à ce qu'ils apprennent l'italien, la Lega Nord en invoque depuis belle lurette; à Bologna, il y en a été créée une.

Au collège Besta du quartier de San Donato, un des plus multiethniques de la ville, cette année, a été créée une classe de 22 élèves, tous nés à l'étranger. Ils sont arrivés à Bologna, l'été dernier, grâce au regroupement familial et ils ne parlent pas l'italien. Le principal Emilio Porcaro, qui a passé une grande partie de sa vie professionnelle à enseigner l'italien aux immigrés, les a réunis devant le même tableau.

L'idée est de garder les enfants en "1ère A expérimentale" jusqu'à ce qu'ils soient en mesure de s'adapter sans trop de difficulté dans les mêmes classes que les élèves italiens; un saut qu'ont déjà fait deux d'entre eux.  Porcaro ne veut pas entendre parler de ghetto: «Nous avons créé cette classe pour intégrer. Les élèves suivent plusieurs matériaux avec leurs compagnons des autres classes, ils mangent ensemble et ils participent aux sorties avec les autres», explique-t-il.

Le choix du directeur, approuvé par le Collège des professeurs, n'a cependant pas plu aux représentants des parents d'élèves au sein du Conseil de l'Institut qui, dans une lettre, ont dénoncé: «Le fait de séparer les étrangers des Italiens a comme résultat immédiat, la division. Les élèves étrangers ne parleront pas en classe avec les autres italiens et ils auront le seul professeur comme unique point de référence italien, annulant tout le potentiel de l'éducation de pair à pair».

L'affaire a franchi les murs du Collège Besta. La Ligue du Nord y a vu la mise en pratique d'une de ses proposition mais le syndicat de gauche FLC-CGIL aussi parle d'«un projet d'accueil, qui semble avoir quelques points positifs».

Sandra Paw, député du PD (Parti Démocrate) et vice-présidente de la Commission de l'Enfance et de l'Adolescence, parle de non-sens, ajoutant que «ces enfants doivent être réintégrés au plus tôt» tandis que le Conseiller municipal du parti d'extre-gauche SEL (Gauche, Ecologie et Liberté) d'«éducation et culture arriérées».

Un baiser ne fait pas... baisser la morale!

A Nador, dans la région du Rif, au nord-est du Maroc, deux adolescents arrêtés ont été placés dans des centres fermés pour mineurs, poursuivis pour «atteinte à la morale publique».

altOn leur reproche d'avoir posté une photo d'eux en train de s'embrasser sur Facebook. Une association locale de défense des droits de l'homme dénonce un déni de justice.

Un site internet a repris la photo et dénoncé une incitation à la débauche.

Interrogé par le site d'information Lakome, le plaignant a affirmé avoir voulu agir à titre préventif, contre l'utilisation «pornographique» qui pourrait être faite de la photo incriminée.

Après 24 heures de garde à vue au commissariat, les trois adolescents ont été placés dans des centres fermés pour mineurs.