Sos racisme - Africa Nouvelles

Justice aux victimes!

Les députés marocains ont voté, mercredi 22 janvier au soir, en faveur d'un amendement du code pénal afin qu'un violeur ne puisse plus échapper à des poursuites judiciaires en épousant sa victime.

altL'amendement a été approuvé à l'unanimité des parlementaires présents. Ce vote a eu lieu deux ans après le suicide de la jeune Amina El Filali, contrainte d'épouser son violeur. Un fait divers qui avait suscité un vif émoi dans le pays et au-delà.

Il y a eu, tout d'abord, le feu vert du gouvernement islamiste suivi d'un vote favorable à la Chambre des conseillers, en mars 2013. Puis les députés se sont à leur tour prononcés, mercredi, en faveur de l'alinéa tant décrié de l'article 745 du code pénal.

La jeune adolescente Amina El Filali s'est suicidée le 20 mars 2012, pour échapper à un mariage forcé avec son violeur. C'est à la faveur de ce mariage, et conformément à l'article 745 du code pénal, que l'agresseur présumé avait en effet échappé aux poursuites.

Les organisations de défense des droits de l'homme reconnaissent que ce vote des députés marocains constitue un pas important, mais pas suffisant pour autant. Selon l'ONG Amnesty International basée à Londres, il faut une «stratégie globale pour protéger les femmes et les jeunes filles des violences».

«Six millions de femmes, sur une population de 34 millions d'habitants, sont victimes de violences au Maroc, dont plus de la moitié dans le cadre conjugal», avait affirmé, il y a deux ans, la ministre de la Famille Bassima Hakkaoui.

Un projet de loi devant permettre de sanctionner sévèrement leurs auteurs fait actuellement l'objet de vifs débats.

Non à la violence sur les femmes!

Une pétition de plus d'un million de signatures appelant à une réforme globale des lois marocaines sur la violence à l'égard des femmes avait été déposée au Parlement.Les députés ont voté en faveur de l'amendement de l'article du Code pénal qui autorise les violeurs à épouser leurs victimes.

altUne pétition de plus d'un million de signatures appelant à une réforme globale des lois marocaines sur la violence à l'égard des femmes devait être déposée, au Parlement, lors d'une manifestation qui devait avoir lieu devant la Chambre des représentants qui s'apprêtait à adopter le projet de loi modifiant l'article 475 du Code pénal et notamment son alinéa 2 stipulant que «lorsqu'une mineure nubile ainsi enlevée ou détournée a épousé son ravisseur, celui-ci ne peut être poursuivi que sur la plainte des personnes ayant qualité pour demander l'annulation du mariage et ne peut être condamné qu'après que cette annulation du mariage a été prononcée».

Cette pétition a été élaborée par Avaaz, un mouvement pétitionnaire international qui regroupe 32 millions de membres et les associations des droits de la femme au Maroc, pour «se mobiliser en vue de mettre fin à l'impunité du "viol avec mariage" et réformer les lois discriminant les femmes», selon un communiqué de presse de ce mouvement.

«Aujourd'hui, les députés peuvent garantir qu'il n'y aura plus jamais de tragédies comme celle d'Amina. Mais mettre un terme au droit pour un violeur d'échapper à la justice en se mariant avec sa victime n'est qu'une première étape. Plus d'un million de personnes demandent au gouvernement d'adopter des réformes globales visant à protéger les femmes et les jeunes filles au Maroc, et à honorer la mémoire d'Amina comme il se doit», a déclaré Dalia Hashad, directrice de campagne chez Avaaz.

Avaaz et les associations de défense des droits de femmes au Maroc exhortent le gouvernement à proposer un nouveau projet de loi avant la fin de la prochaine session parlementaire, et ce en y associant les ONG concernées. Cette législation devrait veiller à ce que les lois marocaines soient conformes aux normes internationales en matière de définition de la «violence contre les femmes», et à ce qu'elles couvrent quatre domaines clés que sont la protection, la prévention, les mécanismes de justice, et les sanctions pénales appropriées.

C'est le Groupe socialiste à la Chambre des représentants qui, le premier, avait pris l'initiative dans ce sens, en présentant, le 26 avril 2012, une proposition de loi qui avait pour objectif la suppression de l'alinéa 2 de l'article 475 du Code pénal.

«La finalité de cette proposition de loi est de supprimer cet alinéa, car il ne garantit pas la justice. Elle trouve son fondement dans le fait que le Code pénal ne doit en aucun cas ôter la qualité de crime quand le violeur épouse sa victime, et dans le fait que l'alinéa en question tolère les viols dans un contexte social marqué par la prolifération de tels crimes», avait expliqué le Groupe Socialiste dans la note de présentation de cette proposition.

Et d'ajouter: «Cette disposition ne rime pas avec le progrès sociétal, car échapper à la condamnation dans un crime aussi grave que le viol, sous prétexte que le violeur épouse sa victime, ne peut être accepté dans un contexte marqué par le développement des droits de l'Homme que la société a le devoir de garantir et de préserver. L'amendement de cet article est à même d'envoyer des messages à la société signifiant que l'impunité dans les crimes de viol ne peut plus être tolérée quelles qu'en soient les conséquences».

Quelques jours après et précisément le 30 avril 2012, le Groupe socialiste avait déposé une nouvelle proposition de loi qui visait cette fois-ci l'amendement de plusieurs articles du Code pénal dont l'alinéa 2 de l'article 475.

L'Italie est-elle raciste?

Notre groupe éditorial "Stranieri in Italia" raconte les attaques proférées contre la mainistre de l'Intégration, Cécile Kyenge, et réfléchit sur le racisme, avec le point de vue des "nouveaux italiens" et un bref mini-guide d'auto-défense contre le racisme.  Cliquer ici pour télécharger

altCe livre raconte les jours de la honte, lance une réflexion sur l'essence du racisme, cherche à expliquer comment se défendre de sa menace. Il veut surtout lancer une réflexion improcrastinabile sur le nouveau visage de l'Italie, un pays qui ne se reconnait dans son reflet et risque maintenant d'en payer les conséquences.

La première partie n'est pas agréable. C'est une écoeurante anthologie d'injures, attaques et menaces ayant eu comme cible Cécile Kyenge, la première ministre noire, la première immigrée au gouvernement italien.

Le député léghiste Roberto Calderoli l'a comparée à un singe. Il y a les bannières du groupe d'extreme droite Forza Nuova qui voudraient rapatrier la ministre au Congo, comme si elle n'était pas italienne. Et tant d'autres bestialités, les graffitis sur les murs, les photomontages et les commentaires délirants postés sur Facebook . Des gouttes dans une mer où s'éclaboussent les léghismes, néo-fascismes et la haine anonyme et violentes qui affolle les réseaux sociaux. 

L'Italie est-elle raciste? C'est la question qui a été posée aux journaux du groupe éditorial, des journalistes immigrés ou fils d'immigrés qui, tous les jours, informent les "nouveaux italiens" et leur donnent une voix, à travers un réseau de portails Internet et de périodiques imprimés. Ils sont arrivés à des conclusions différentes, liées à l'histoire, à la situation et aux perceptions de leurs communautés d'origine, nécessairement induites par leurs expériences et leurs convinctions personnelles. Des points de vue inédits dans un pays qui, trop souvent,  prétend se raconter, sans écouter les protagonistes de sa mutation.

En annexe, nous avons ajouté un petit guide à l'auto-défense contre le racisme. Déjà publié sur les sites du groupe, il a été téléchargé et partagé par des dizaines de milliers de lecteurs, preuve qu'évidemment il y en avait besoin. ça part d'un présumé qui n'est pas sujet à interprétation: "Le racisme n'est pas une opinion mais un crime; la loi punit les coupables et protège les victimes. Pour se défendre, il faut apprendre à le reconnaître, même dans les formes les plus subtiles de la discrimination et utiliser tous les outils disponibles, du point de vue civil et pénal. 

De toutes les façons, il faut dire que ces outils sont encore insuffisants et ne sont pas au pas avec le temps, s'il est vrai par exemple qu'aujourd'hui sur Facebook, on ne peut pas publier un sein nu, mais des égouts d'injures racistes, ça oui. Pour mettre à jour et surtout repenser un système de valeurs et de comportements, il est temps de s'interroger et se confronter sur ce qu'est l'Italie aujourd'hui et sur comment construire et régler notre coexistence. 

Elvio Pasca

Un pays, devenu en quelques années multiethnique et multiculturel, doit éradiquer les instincts racistes qui rampent mais aussi les nombreuses naïvetés qui ont elles aussi des résultats néfastes, fruits de l'impréparation à reconnaître comme citoyen celui qui a la peau d'une couleur différente, qui qui prie un autre Dieu, qui est venu de loin. C'est un défi auquel nous sommes tous appelés, anciens et nouveaux italiens, un défi que doit guider la politique et que doit promouvoir la société civile. Pour nous regarder à nouveau dans les yeux, effaçant les offenses et la honte de tous les jours que nous aimerions éloigner au plus vite.

Elvio Pasca

 

En déroute vers Beyrouth?

En RDC, le Parlement dénonce un trafic d'êtres humains. Il concernerait surtout des filles envoyées au Liban pour servir d'esclaves sexuelles. Une mission d'enquête de l'Assemblée nationale a fait la lumière sur le réseau qui aurait des ramifications dans les églises et certaines institutions officielles du pays. La justice a ouvert un dossier et un suspect est déjà aux arrêts.

altDans cette affaire, plusieurs noms sont cités dont Fady Karout, le directeur général de Méditerranéen Service Congo (MSC) et Antoun Heloud. Il s'agit de deux sujets libanais qui seraient actuellement hors du Congo-Kinshasa. Quelques Congolais feraient également partie de ce réseau de trafic d'êtres humains, parmi lesquels un pasteur, des fonctionnaires des Affaires étrangères et des agents des services de renseignements, selon le rapport de la mission parlementaire.

« Plusieurs filles adolescentes ont été amenées au Liban, pour devenir des esclaves sexuelles et également servir pour de basses besognes. Entre 500 et 1 000 filles se trouveraient actuellement au Liban », explique le député Benjamin Mukulungu.

L'un des Congolais, Pierre Tshishimbi est déjà aux arrêts. Il se serait mis à table en dévoilant l'étendue du trafic. Il promettait aux candidates un emploi honorable et une somme de 2.500 dollars était avancée à chacune d'elles avant le départ au Liban.

Le rapport de la mission de l'Assemblée nationale épingle également un accord signé en 2005, entre la société MSC et la République démocratique du Congo à travers le ministère du Travail. Un arrangement qui autorisait l'envoi au Liban d'un personnel féminin qualifié.

altEmbauche débauche! 

L'engagement était de faire l'amour avec l'ex assesseur régional au moins une fois par semaine.

Le document avait été détruit mais la nana, avec immense patience, a récupéré les morceaux dans la poubelle et l'a remis aux enqueteurs.

Ça renvoie à la chanson de Pamelo: "Ce n'est que ma secrétaire..."

En déroute vers Beyrouth?

En RDC, le Parlement dénonce un trafic d'êtres humains. Il concernerait surtout des filles envoyées au Liban pour servir d'esclaves sexuelles. Une mission d'enquête de l'Assemblée nationale a fait la lumière sur le réseau qui aurait des ramifications dans les églises et certaines institutions officielles du pays. La justice a ouvert un dossier et un suspect est déjà aux arrêts.

 altDans cette affaire, plusieurs noms sont cités dont Fady Karout, le directeur général de Méditerranéen Service Congo (MSC) et Antoun Heloud. Il s'agit de deux sujets libanais qui seraient actuellement hors du Congo-Kinshasa. Quelques Congolais feraient également partie de ce réseau de trafic d'êtres humains, parmi lesquels un pasteur, des fonctionnaires des Affaires étrangères et des agents des services de renseignements, selon le rapport de la mission parlementaire.

« Plusieurs filles adolescentes ont été amenées au Liban, pour devenir des esclaves sexuelles et également servir pour de basses besognes. Entre 500 et 1 000 filles se trouveraient actuellement au Liban », explique le député Benjamin Mukulungu.

L'un des Congolais, Pierre Tshishimbi est déjà aux arrêts. Il se serait mis à table en dévoilant l'étendue du trafic. Il promettait aux candidates un emploi honorable et une somme de 2.500 dollars était avancée à chacune d'elles avant le départ au Liban.

Le rapport de la mission de l'Assemblée nationale épingle également un accord signé en 2005, entre la société MSC et la République démocratique du Congo à travers le ministère du Travail. Un arrangement qui autorisait l'envoi au Liban d'un personnel féminin qualifié.

Pour que ces 4 lustres ne soient pas passés en...  20!

Le Rwanda a commencé, mardi 8 janvier, la 20ème commémoration du génocide des Tutsis de 1994, en allumant «une flamme de l'espoir» qui fera le tour du pays pour revenir à Kigali, la capitale, avant l'ouverture de la période de deuil national le 7 avril.

altLe Rwanda a commencé, mardi 8 janvier, la 20ème commémoration du génocide des Tutsis de 1994, en allumant «une flamme de l'espoir» qui fera le tour du pays pour revenir à Kigali, la capitale, avant l'ouverture de la période de deuil national le 7 avril.

La «flamme de l'espoir» a été allumée mardi après-midi au mémorial du génocide de Gisozi, à Kigali, en présence notamment du ministre de la Culture et des sports, Protais Mitali.

Selon ce dernier, cette flamme obtenue de façon traditionnelle en frottant deux morceaux de bois l'un contre l'autre, symbolise « la rwandité rallumée ». Malgré le génocide des Tutsis, «le Rwanda ne s'est pas éteint», a souligné le ministre.

Allumée par un rescapé très âgé, le flamme a été remise symboliquement à deux jeunes chargés à leur tour de la faire circuler.

A chaque étape de la flamme, des débats seront organisés dans les communautés pour réfléchir aux causes du génocide. Des débats similaires se tiendront dans plusieurs capitales étrangères dont Addis-Abeba, Londres et New York.

«Nous sommes profondément conscients des difficultés et des défis du chemin à parcourir pour construire une nation, ce qui n'est pas une tâche facile, particulièrement avec l'héritage d'un génocide», a déclaré la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo.

Perpétré par des extrémistes Hutus, le génocide d'avril à juillet 1994 a fait, selon l'ONU, près de 800.000 tués, essentiellement d'ethnie tutsie.