Sos racisme - Africa Nouvelles

Classe qui déclasse!

A l'école Besta de Bologna, a été créée une "classe-pont" pour les nouveaux élèves à peine arrivés qui ne parlent pas l'italien. Le Conseil de l'Institut dénonce une division discriminante.

altDes "classes-ponts" où insérer les fils des immigrés jusqu'à ce qu'ils apprennent l'italien, la Lega Nord en invoque depuis belle lurette; à Bologna, il y en a été créée une.

Au collège Besta du quartier de San Donato, un des plus multiethniques de la ville, cette année, a été créée une classe de 22 élèves, tous nés à l'étranger. Ils sont arrivés à Bologna, l'été dernier, grâce au regroupement familial et ils ne parlent pas l'italien. Le principal Emilio Porcaro, qui a passé une grande partie de sa vie professionnelle à enseigner l'italien aux immigrés, les a réunis devant le même tableau.

L'idée est de garder les enfants en "1ère A expérimentale" jusqu'à ce qu'ils soient en mesure de s'adapter sans trop de difficulté dans les mêmes classes que les élèves italiens; un saut qu'ont déjà fait deux d'entre eux.  Porcaro ne veut pas entendre parler de ghetto: «Nous avons créé cette classe pour intégrer. Les élèves suivent plusieurs matériaux avec leurs compagnons des autres classes, ils mangent ensemble et ils participent aux sorties avec les autres», explique-t-il.

Le choix du directeur, approuvé par le Collège des professeurs, n'a cependant pas plu aux représentants des parents d'élèves au sein du Conseil de l'Institut qui, dans une lettre, ont dénoncé: «Le fait de séparer les étrangers des Italiens a comme résultat immédiat, la division. Les élèves étrangers ne parleront pas en classe avec les autres italiens et ils auront le seul professeur comme unique point de référence italien, annulant tout le potentiel de l'éducation de pair à pair».

L'affaire a franchi les murs du Collège Besta. La Ligue du Nord y a vu la mise en pratique d'une de ses proposition mais le syndicat de gauche FLC-CGIL aussi parle d'«un projet d'accueil, qui semble avoir quelques points positifs».

Sandra Paw, député du PD (Parti Démocrate) et vice-présidente de la Commission de l'Enfance et de l'Adolescence, parle de non-sens, ajoutant que «ces enfants doivent être réintégrés au plus tôt» tandis que le Conseiller municipal du parti d'extre-gauche SEL (Gauche, Ecologie et Liberté) d'«éducation et culture arriérées».

Gais d'être gays!

Le 17 mai, a été célébrée la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie. Voici un coup de projecteurs sur quelques célébrités afros gays du sport, qui luttent contre l’homophobie. 

Cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie est célébrée depuis 2005 chaque 17 mai. Une date qui ne doit rien au hasard, c’est en effet le 17 mai 1990 que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales.

altJohn Ekwugha Amaechi, basket-ball. Surnommé «Meech», né le 26 novembre 1970 à Boston, Amaechi est un joueur professionnel anglais de basket-ball, devenu commentateur de matches au Royaume-Uni. Il est le premier joueur ayant évolué en NBA à révéler son homosexualité.

Liz Carmouche, boxe. Elle est la première combattante UFC ouvertement lesbienne.

Jason Collins, basket-ball. Ce fût une première pour un joueur actif dans l’un des sports majeurs aux États-Unis : Jason Collins, 34 ans, a révélé son homosexualité dans une interview accordée à Sports Illustrated.

Sheryl Swoopes, basket-ball. Super star de la WNBA,  Championne universitaire en 1993 avec les Red Raiders de Texas Tech en obtenant le titre de meilleure joueuse du tournoi final, elle remporte 4 titres de la WNBA avec l’équipe des Comets de Houston.

Nicola Adams, boxe. La Britannique Nicola Adams est devenue la première championne olympique de boxe féminine de l’histoire, en battant en finale des -51 kg la Chinoise Ren Cancan, à Londres l’an dernier.

Kye Allums. Ancien joueur de basket-ball, il a évolué au sein de l’équipe féminine de George Washington University. Il a été considéré comme “fille” à la naissance, et aujourd’hui est un homme. En 2010, il est devenu le premier transexuel de l’histoire du basket-ball américain.

Wade Davis est un gay activiste américain, écrivain et ancien joueur de football américain. Il a évolué au sein des Titans, Redskins et Seahawks.

Seimone Augustus, basket-ball. Championne olympique et championne de la WNBA.

Orlando Cruz, boxe. Le poids plume de 31 ans est devenu, en octobre 2012, le premier boxeur ouvertement gay de l’histoire de la boxe professionnelle.

Karen Hultzer, tir à l’arc.  Karen Hultzer, née le 16 septembre 1965 à Cape Town, est une tireuse à l’arc sud-africaine. Parmi ses dernières participations figurent les JO de Londres 2012. Elle appartient au Protea Archery Club, club d’Afrique du Sud.

Josh Dixon, gymnatisque. Voici le premier gymnaste américain ouvertement gay.

Honte aux racistes!

Combien de bananes faudra-t-il ? Appel pour un plan d'action contre le racisme!

Les comparaisons simiesques d'Anne-Sophie Leclère, candidate FN, les bananes des enfants de la Manif pour tous, et maintenant la Une du journal d'extrême-droite Minute...

altCe qu'a subi Christiane Taubira ces jours derniers est le symptôme de ce que subissent, certes de manière moins médiatique, des centaines de milliers de Français au quotidien. Le président de la République et le premier ministre ont finalement exprimé leur soutien à la ministre de la Justice.

Mais, passée l'indignation, que reste-t-il? Combien de bananes faudra-t-il pour qu'on mette enfin en place un vrai plan de lutte contre le racisme?

Pour lutter contre le racisme, les paroles, c'est bien ; les actions, c'est mieux. C'est pourquoi nous demandons au gouvernement de mettre en place un véritable plan de lutte contre le racisme, avec 5 mesures phares :

1) Mettre en place un ministère de la lutte contre le racisme, comme il existe des ministères ou secrétariats d'Etat chargés du sexisme, du handicap, de la jeunesse, de la vieillesse, etc.

2) Mettre en place les actions de groupe en matière de discriminations, ce qui permettrait aux personnes discriminées de porter plainte ensemble, car l'union fait la force.

3) Instituer les attestations de contrôle pour limiter le "délit de faciès", qui affaiblit chaque jour davantage le lien entre la République et les jeunes des quartiers populaires.

4) Intégrer au bilan social des entreprises un bilan diversité, comme il existe un bilan concernant l'égalité entre hommes et femmes.

5) Mettre en place un musée de l'esclavage et de la colonisation (il y en a 150 aux Etats-Unis, mais aucun dans notre pays qui compte pourtant 12 000 musées).

Ensemble, faisons avancer en France le combat pour l'égalité ! Merci de signer et diffuser la pétition.

Louis-Georges Tin,

président du Conseil Représentatif des Associations Noires de France

Non au racisme religieux!

Que se passe-t-il en France sous le gouvernement du président socialiste, François Hollande avec la recrudescence des actes racistes à l'égard des musulmans de France?

altLes Musulmans de France constatent, presque chaque jour, devant l'indifférence assumée de la société civile française, les répétitions de profanation des lieux de cultes et des cimetières musulmans, les développements de sites islamophobes sur Internet, les agressions de femmes voilées (Orléans, Trappes, Argenteuil...) et les inscriptions hostiles aux musulmans sur les mosquées. Durant la nuit du 30 au 31 octobre 2013, le mur de clôture de la maison du président de l'observatoire contre l'islamophobie Abdallah Zekri a été découvert avec des écritures telles que «Heil Hitler», «SS», «Islam dehors», «Les arabes dehors». Cette nouvelle affaire est un révélateur de l'enracinement et de la banalisation de cette forme de racisme à l´endroit des musulmans.

Devant cette situation scandaleuse, les associations traditionnelles des antiracistes de France sont silencieuses. Ce silence serait-il volontaire? Recherche-t-on à hiérarchiser les actes racistes au sein même des organisations antiracistes? Ces dernières sont, aujourd'hui, plus à l'aise à dénoncer le racisme anti-roms mais sur le racisme antimusulman, elles sont gênées et ne disent rien! Y aurait-il un racisme plus fort qu'un autre? La mauvaise lecture de la définition de la laïcité justifierait-elle leur immobilisme vis-à-vis de la haine exprimée à l'encontre d'une personne ou d'un groupe de personnes en raison de sa religion et de ses origines.

La condamnation des partis politiques face à cette cascade de rejet et d'hostilité à l'égard des musulmans de France reste médiocre. Pourtant, en mars 2013, la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme (CNCDH) a pointé du doigt, dans son rapport annuel de l'année 2012, la hausse du sentiment antimusulman, ainsi que l'augmentation des actes islamophobes. Elle a souligné que le sentiment antimusulman progresse fortement dans le «pays des droits de l'Homme», et la hausse des «indicateurs de racisme» est «préoccupante». «Pour la troisième année consécutive», la CNCDH constate que «les indicateurs de racisme sont en hausse, que l'intolérance augmente. Le phénomène s'ancre dans la durée, et cette évolution est particulièrement préoccupante».

Le rapport souligne une «augmentation toujours plus marquée de la méfiance à l'égard des musulmans» et «un rejet croissant des étrangers, perçus de plus en plus comme des parasites, voire comme une menace». En effet, «55% des personnes interrogées estiment que les musulmans forment un groupe à part dans la société (+4 points par rapport à 2011 et + 11 points par rapport à 2009), et 69% des personnes déclarent que "il y a trop d'immigrés aujourd'hui en France", soit +10 points par rapport à 2011 et +22 points par rapport à 2009».

La commission souligne «une dangereuse banalisation des propos racistes» et «Internet contribue grandement à cette banalisation». La Commission précise que cette mauvaise perception de la religion musulmane «s'alimente également de l'instrumentalisation dans le discours politique de certaines thématiques (immigration, religion-laïcité), ainsi que de certains dérapages et des polémiques qui ont suivi». La CNCDH distingue le «racisme», en «relative stabilité» (+2%) du «racisme anti-musulman» (+30%)».

Nous rappelons que Maurice Glele-Ahanhanzo, rapporteur spécial de la Sous-Commission de lutte contre les mesures discriminatoires et de la protection des minorités, sous les auspices de la Commission des droits de l'Homme des Nations unies de l'ONU de 1993 à 2002, professeur de droit, membre de la Cour constitutionnelle et président de la Cour suprême du Bénin, a, déjà, présenté, dans le cadre de son rapport du 13 février 2002, un chapitre relatif à l'«Impact des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis d'Amérique sur des musulmans, des Arabes et d'autres populations originaires d'Asie» et a déjà attiré l'attention des gouvernements en estimant qu'il est «bien évidemment trop tôt pour tirer des conclusions générales, mais plusieurs rapports mettent en évidence le fait que les hommes politiques et d'autres guides d'opinion joueront un rôle essentiel dans l'influence de l'orientation future des opinions publiques».

Lors de l'Assemblée générale de l'ONU tenue le 7 novembre 2007, M. Doudou Diène, ancien rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée, ancien diplomate sénégalais, ancien directeur de la Division du dialogue interculturel et du projet «Route de l'esclavage» et ancien directeur général adjoint de l'Unesco, ancien responsable Unesco de l'année 2001 des Nations unies pour le dialogue entre civilisations et orateur expert sur le thème «Mondialisation et lutte contre toutes les formes de discrimination et d'exclusion» du Forum mondial des droits de l'Homme de Nantes de 2004, a attiré l´attention des Etats membres sur «les signes alarmants de régression du combat contre le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie liée à deux développements graves: la banalisation du racisme et de la xénophobie par la prégnance des plates-formes racistes et xénophobes dans les programmes politiques des partis démocratiques, et la montée de la violence politique raciste».

Il a recommandé «l'importance de la promotion et de la mise en oeuvre de la déclaration et du programme d'action de Durban, particulièrement dans le cadre de la préparation de la Conférence d´examen de Durban, qui devrait se tenir en 2009».

M. Diène a suggéré de «promouvoir le lien entre le combat contre le racisme et la xénophobie avec la reconnaissance et la promotion d'un multiculturalisme démocratique, égalitaire et participatif basé sur deux principes: la reconnaissance, le respect et l´expression des spécificités ethniques, culturelles et religieuses, et le principe de la nécessité de la promotion des interactions et interfécondations entre les différentes communautés».

De son point de vue, ces deux principes constituent «l'expression de la dialectique de l'unité et de la diversité qui, seule, garantit l'équilibre dynamique d'une société multiculturelle et permet de transformer les tensions identitaires, sources de discrimination, en vivant ensemble, respectueux de la diversité».

C'est pourquoi, il est fort recommandable, encore une fois, que les Etats européens et notamment la France prennent en urgence les bonnes mesures politiques pour éradiquer ces fléaux qui touchent notre société et combattent les idéologies extrémistes et haineuses en prônant la tolérance et les principes des droits de l'Homme.

Un baiser ne fait pas... baisser la morale!

A Nador, dans la région du Rif, au nord-est du Maroc, deux adolescents arrêtés ont été placés dans des centres fermés pour mineurs, poursuivis pour «atteinte à la morale publique».

altOn leur reproche d'avoir posté une photo d'eux en train de s'embrasser sur Facebook. Une association locale de défense des droits de l'homme dénonce un déni de justice.

Un site internet a repris la photo et dénoncé une incitation à la débauche.

Interrogé par le site d'information Lakome, le plaignant a affirmé avoir voulu agir à titre préventif, contre l'utilisation «pornographique» qui pourrait être faite de la photo incriminée.

Après 24 heures de garde à vue au commissariat, les trois adolescents ont été placés dans des centres fermés pour mineurs.

Mines de minus à "Minute"!

L'hebdomadaire d'extrême droite a commis, dans son numéro du 13 novembre, une nouvelle "une" propre à déclencher un scandale. L'on y voit une photo de Christiane Taubira avec ce texte en guise de titraille: "Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane".

altEn page intérieure, un long article est consacré à ce que la rédaction appelle des "non-événements", à savoir les attaques racistes qu'a dû subir la ministre de la justice ces derniers jours, La reproduction de cette "une" n'a cessé d'être diffusée sur les réseaux sociaux par ceux-là qui s'indignaient.

L'enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne. Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) a annoncé, après SOS Racisme, qu'il déposerait une plainte pour injure raciste et provocation à la haine raciale contre Minute.

L'hebdomadaire reprend les insultes racistes qui ont récemment visé la ministre de la justice. Matignon estime que cette "une" est susceptible de constituer une "injure publique à caractère racial".

"Nous n'avions pas de sujet à mettre en couverture. On a discuté à plusieurs, on a parlé de Taubira, retourné les mots-clés dans tous les sens et voilà! On ne pensait pas que cela prendrait cette dimension… Même si on savait que certains partiraient au quart de tour. On voulait un truc qui buzze, on en a fait un. C'est un beau coup de pub", raconte un collaborateur de Minute souhaitant rester anonyme et qui se félicite avant de qualifier ça "une" de "rigolote".

altMercredi matin, l'hebdomadaire, tiré à 40.000 exemplaires, était disponible dans les kiosques. Presstalis, distributeur de la presse française, a expliqué que seule une décision de justice pouvait bloquer la diffusion d'un journal, et qu'à sa connaissance il n'existait aucune décision de ce type.

Mme Taubira, qui a choisi pour sa part de ne pas porter plainte, selon son entourage, s'est refusée à tout commentaire à sa sortie du conseil des ministres, mercredi.

Plusieurs membres du gouvernement ou du Parti socialiste ont également tenu à dénoncer cette nouvelle provocation de Minute et exprimer leur soutien à Christiane Taubira. Harlem Désir, premier secrétaire du PS et ancien président de SOS Racisme, a ainsi réclamé la saisie du numéro incriminé.

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a approuvé la décision du premier ministre de saisir la justice. "L'abjection a des limites. Il y a des cas où la justice peut saisir des journaux – et heureusement! –, quand les journaux violent les principes les plus fondamentaux de la République", s'est-il indigné sur France Inter.

La vice-présidente de la Commission européenne et commissaire chargée de la justice, Viviane Reding, a également apporté son soutien à Christiane Taubira, victime "d'insultes racistes insupportables et indignes. Dans ces situations, le silence est plus assourdissant que les mots. C'est pourquoi je me montre solidaire à l'égard de la garde des sceaux", a-t-elle ajouté.

Le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé, a qualifié cette couverture de "degré absolu de l'abjection". Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, a dit soutenir la démarche judiciaire du gouvernement. "Ils n'ont donc pas de limites. C'est même à ça qu'on les reconnaît. Pas une Minute à perdre. Les nazes en cage", a également twitté Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a également condamné le magazine, se déclarant "heureuse" de se "faire cracher dessus chaque semaine par Minute". Le FN a pris ses distances avec Minute, en particulier depuis janvier, quand le journal avait fait sa "une" sur un supposé lobby gay au sein du parti. Marine Le Pen avait alors qualifié le journal de "torchon".

Non à la violence raciste!

Sourakhata Dioubate a été assailli par un vieil homme à Pieve di Cento. "Je me suis tané dans ma maison pendant 15 jours", dit-il.

altIl a une main fracturée et il est profondément blessé dans l'âme, Sourakhata Dioubate, musicien guinéen de 35 ans, victime d'une brutale aggression à Pieve di Cento, dans la province de Bologna.

Alors qu'il rentrait chez lui à vélo, il a été tamponné par une Fiat Punto qui n'avait pas respecté le panneau de stop. Voulant faire intervenir les gendarmes pour faire le constant, il s'est placé devant la voiture pour éviter que la voiture ne reparte mais le chauffeur l'a d'abord injurié, puis il est descendu du véhicule et l'a giflé et ensuite l'a cogné avec une barre de fer.

"Sale nègre! Retourne chez toi! Sac de merde!» hurlait l'agresseur, qui a fui en tamponnant presque sa victime,  avant l'arrivée de la police. Il a néammoins été identifié par un témoin qui avait annoté sa plaque d'immatriculation: il s'agit d'un septuagénaire de la zone. Maintenant il écopera d'une plainte pour blessures graves, menaces et injures aggravées de discrimination raciale.

Sourakhata Dioubate est un fameux percussionniste, membre d'une famille de griots, qui vit en Italie depuis 13 ans et il a deux enfants. La main plâtrée l'empechera de travailler pendant plusieurs mois.

"Depuis 15 jours, je suis resté enfermé dans la maison. Je ne voulais pas sortir et repasser devant la glacerie. J'ai reçu de nombreux appels de la part des amis, des élèves et d'autres artistes, mais je ne répondais pas au téléphone. Je ne savais pas quoi dire à mes deux fils" , a-t-il déclaré. Puis il a décidé de rendre l'affaire publique.

Depuis quil est en Italie, il ne lui est jamais rien arrivé de tel; après l'agression, il s'est demandé: "C'est un rêve ou c'est la réalité?

Maintenant qu'il a déposé une plainte, «je n'ai pas peur car je sais qu'il n'y a qu'une seule vie, pas deux", mais quand, devant les gendarmes, il a dû mettre noir sur blanc les insultes de cet homme, "ça m'a fait mal de les écrire".  .

"Beaucoup de gens ont déjà assuré qu'ils diront ce qu'ils ont vu et entendu», explique son avocat, Alessandro Valenti, qui parle d'une «histoire raciste et d'une férocité inouie, née au sein d'une culture qui a du mal à croire que cela puisse encore exister".