Sos racisme - Africa Nouvelles

Non au racisme religieux!

Que se passe-t-il en France sous le gouvernement du président socialiste, François Hollande avec la recrudescence des actes racistes à l'égard des musulmans de France?

altLes Musulmans de France constatent, presque chaque jour, devant l'indifférence assumée de la société civile française, les répétitions de profanation des lieux de cultes et des cimetières musulmans, les développements de sites islamophobes sur Internet, les agressions de femmes voilées (Orléans, Trappes, Argenteuil...) et les inscriptions hostiles aux musulmans sur les mosquées. Durant la nuit du 30 au 31 octobre 2013, le mur de clôture de la maison du président de l'observatoire contre l'islamophobie Abdallah Zekri a été découvert avec des écritures telles que «Heil Hitler», «SS», «Islam dehors», «Les arabes dehors». Cette nouvelle affaire est un révélateur de l'enracinement et de la banalisation de cette forme de racisme à l´endroit des musulmans.

Devant cette situation scandaleuse, les associations traditionnelles des antiracistes de France sont silencieuses. Ce silence serait-il volontaire? Recherche-t-on à hiérarchiser les actes racistes au sein même des organisations antiracistes? Ces dernières sont, aujourd'hui, plus à l'aise à dénoncer le racisme anti-roms mais sur le racisme antimusulman, elles sont gênées et ne disent rien! Y aurait-il un racisme plus fort qu'un autre? La mauvaise lecture de la définition de la laïcité justifierait-elle leur immobilisme vis-à-vis de la haine exprimée à l'encontre d'une personne ou d'un groupe de personnes en raison de sa religion et de ses origines.

La condamnation des partis politiques face à cette cascade de rejet et d'hostilité à l'égard des musulmans de France reste médiocre. Pourtant, en mars 2013, la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme (CNCDH) a pointé du doigt, dans son rapport annuel de l'année 2012, la hausse du sentiment antimusulman, ainsi que l'augmentation des actes islamophobes. Elle a souligné que le sentiment antimusulman progresse fortement dans le «pays des droits de l'Homme», et la hausse des «indicateurs de racisme» est «préoccupante». «Pour la troisième année consécutive», la CNCDH constate que «les indicateurs de racisme sont en hausse, que l'intolérance augmente. Le phénomène s'ancre dans la durée, et cette évolution est particulièrement préoccupante».

Le rapport souligne une «augmentation toujours plus marquée de la méfiance à l'égard des musulmans» et «un rejet croissant des étrangers, perçus de plus en plus comme des parasites, voire comme une menace». En effet, «55% des personnes interrogées estiment que les musulmans forment un groupe à part dans la société (+4 points par rapport à 2011 et + 11 points par rapport à 2009), et 69% des personnes déclarent que "il y a trop d'immigrés aujourd'hui en France", soit +10 points par rapport à 2011 et +22 points par rapport à 2009».

La commission souligne «une dangereuse banalisation des propos racistes» et «Internet contribue grandement à cette banalisation». La Commission précise que cette mauvaise perception de la religion musulmane «s'alimente également de l'instrumentalisation dans le discours politique de certaines thématiques (immigration, religion-laïcité), ainsi que de certains dérapages et des polémiques qui ont suivi». La CNCDH distingue le «racisme», en «relative stabilité» (+2%) du «racisme anti-musulman» (+30%)».

Nous rappelons que Maurice Glele-Ahanhanzo, rapporteur spécial de la Sous-Commission de lutte contre les mesures discriminatoires et de la protection des minorités, sous les auspices de la Commission des droits de l'Homme des Nations unies de l'ONU de 1993 à 2002, professeur de droit, membre de la Cour constitutionnelle et président de la Cour suprême du Bénin, a, déjà, présenté, dans le cadre de son rapport du 13 février 2002, un chapitre relatif à l'«Impact des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis d'Amérique sur des musulmans, des Arabes et d'autres populations originaires d'Asie» et a déjà attiré l'attention des gouvernements en estimant qu'il est «bien évidemment trop tôt pour tirer des conclusions générales, mais plusieurs rapports mettent en évidence le fait que les hommes politiques et d'autres guides d'opinion joueront un rôle essentiel dans l'influence de l'orientation future des opinions publiques».

Lors de l'Assemblée générale de l'ONU tenue le 7 novembre 2007, M. Doudou Diène, ancien rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée, ancien diplomate sénégalais, ancien directeur de la Division du dialogue interculturel et du projet «Route de l'esclavage» et ancien directeur général adjoint de l'Unesco, ancien responsable Unesco de l'année 2001 des Nations unies pour le dialogue entre civilisations et orateur expert sur le thème «Mondialisation et lutte contre toutes les formes de discrimination et d'exclusion» du Forum mondial des droits de l'Homme de Nantes de 2004, a attiré l´attention des Etats membres sur «les signes alarmants de régression du combat contre le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie liée à deux développements graves: la banalisation du racisme et de la xénophobie par la prégnance des plates-formes racistes et xénophobes dans les programmes politiques des partis démocratiques, et la montée de la violence politique raciste».

Il a recommandé «l'importance de la promotion et de la mise en oeuvre de la déclaration et du programme d'action de Durban, particulièrement dans le cadre de la préparation de la Conférence d´examen de Durban, qui devrait se tenir en 2009».

M. Diène a suggéré de «promouvoir le lien entre le combat contre le racisme et la xénophobie avec la reconnaissance et la promotion d'un multiculturalisme démocratique, égalitaire et participatif basé sur deux principes: la reconnaissance, le respect et l´expression des spécificités ethniques, culturelles et religieuses, et le principe de la nécessité de la promotion des interactions et interfécondations entre les différentes communautés».

De son point de vue, ces deux principes constituent «l'expression de la dialectique de l'unité et de la diversité qui, seule, garantit l'équilibre dynamique d'une société multiculturelle et permet de transformer les tensions identitaires, sources de discrimination, en vivant ensemble, respectueux de la diversité».

C'est pourquoi, il est fort recommandable, encore une fois, que les Etats européens et notamment la France prennent en urgence les bonnes mesures politiques pour éradiquer ces fléaux qui touchent notre société et combattent les idéologies extrémistes et haineuses en prônant la tolérance et les principes des droits de l'Homme.

Non à la violence raciste!

Sourakhata Dioubate a été assailli par un vieil homme à Pieve di Cento. "Je me suis tané dans ma maison pendant 15 jours", dit-il.

altIl a une main fracturée et il est profondément blessé dans l'âme, Sourakhata Dioubate, musicien guinéen de 35 ans, victime d'une brutale aggression à Pieve di Cento, dans la province de Bologna.

Alors qu'il rentrait chez lui à vélo, il a été tamponné par une Fiat Punto qui n'avait pas respecté le panneau de stop. Voulant faire intervenir les gendarmes pour faire le constant, il s'est placé devant la voiture pour éviter que la voiture ne reparte mais le chauffeur l'a d'abord injurié, puis il est descendu du véhicule et l'a giflé et ensuite l'a cogné avec une barre de fer.

"Sale nègre! Retourne chez toi! Sac de merde!» hurlait l'agresseur, qui a fui en tamponnant presque sa victime,  avant l'arrivée de la police. Il a néammoins été identifié par un témoin qui avait annoté sa plaque d'immatriculation: il s'agit d'un septuagénaire de la zone. Maintenant il écopera d'une plainte pour blessures graves, menaces et injures aggravées de discrimination raciale.

Sourakhata Dioubate est un fameux percussionniste, membre d'une famille de griots, qui vit en Italie depuis 13 ans et il a deux enfants. La main plâtrée l'empechera de travailler pendant plusieurs mois.

"Depuis 15 jours, je suis resté enfermé dans la maison. Je ne voulais pas sortir et repasser devant la glacerie. J'ai reçu de nombreux appels de la part des amis, des élèves et d'autres artistes, mais je ne répondais pas au téléphone. Je ne savais pas quoi dire à mes deux fils" , a-t-il déclaré. Puis il a décidé de rendre l'affaire publique.

Depuis quil est en Italie, il ne lui est jamais rien arrivé de tel; après l'agression, il s'est demandé: "C'est un rêve ou c'est la réalité?

Maintenant qu'il a déposé une plainte, «je n'ai pas peur car je sais qu'il n'y a qu'une seule vie, pas deux", mais quand, devant les gendarmes, il a dû mettre noir sur blanc les insultes de cet homme, "ça m'a fait mal de les écrire".  .

"Beaucoup de gens ont déjà assuré qu'ils diront ce qu'ils ont vu et entendu», explique son avocat, Alessandro Valenti, qui parle d'une «histoire raciste et d'une férocité inouie, née au sein d'une culture qui a du mal à croire que cela puisse encore exister".

 

Di...ouf! Enfin? 

Le Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, a procédé, à Paris, au lancement du Réseau francophone pour l'égalité femme-homme, en présence de diverses personnalités dont l'ambassadeur du Sénégal, Paul Badji, représentant le pays-hôte du prochain sommet de Dakar en 2014.

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Étaient également présentes Yamina Benguigui, ministre déléguée française chargée de la Francophonie, la Belge Françoise Bertieaux, présidente du réseau des femmes parlementaires francophones, et Isabelle Tshombe, représentante personnelle du président de la République démocratique du Congo (pays-hôte du sommet de 2012).

"Je place l'égalité des femmes et des hommes au cœur de mes priorités et je tiens à ce que cette thématique occupe désormais une place transversale dans tous les champs d'activités de la Francophonie", a indiqué M. Diouf dans son discours.

Il vise notamment l'adoption et la mise en œuvre des textes sur l'égalité et la révision des textes discriminatoires. Des disparités flagrantes subsistent entre pays francophones, mais aussi au sein de ces mêmes pays. Les femmes poursuivent leur combat pour faire prévaloir leurs droits en matière d'emploi, d'égalité ou d'acquis sociaux.

"Dans d'autres, elles doivent lutter chaque jour pour faire reconnaître leurs droits les plus élémentaires et dans d'autres pays encore, elles n'ont aucun droit, subissent au quotidien, exactions et violences, sont exclues des systèmes scolaires et n'ont aucune protection juridique", ajoute la communiqué.

Il s'agit, selon le texte, de "répondre à l'Appel des femmes qui, le 20 mars 2013, ont demandé à l'ensemble des acteurs de la Francophonie de veiller à l'égalité des droits entre les femmes et les hommes et aux dirigeants francophones de mettre en œuvre le Plan francophone d'action 2013 dans ce domaine".

Le Réseau francophone pour l'égalité femme-homme regroupera des représentants de réseaux francophones, d'ONG et d'associations, en vue de faire progresser l'égalité femme-homme et l'autonomisation des femmes par l'échange, le débat, la mobilisation et le plaidoyer.

Il se réunira dans le courant du premier trimestre 2014 pour entériner l'adoption de sa charte constitutive et sera amené à travailler sur les thèmes du prochain sommet de la francophonie qui aura lieu en novembre 2014 à Dakar (Sénégal).

L'esclavage ravage!

Quinze pays africains ont le plus fort taux de prévalence de l'esclavage moderne dans le monde, selon le premier Indice mondial de l'esclavage publié par Walk Free, une ONG australienne. La Mauritanie se classe en tête de l'Indice, avec la plus grande proportion de la population au monde réduite en esclavage.

altEn Afrique beaucoup de gens continuent de souffrir de l'esclavage mais sous des formes modernes. Quinze pays africains ont le plus fort taux de prévalence de l'esclavage moderne dans le monde, selon le premier Indice mondial de l'esclavage, publié lundi 14 octobre 2013.

«C'est la première année de publication de cet indice de l'esclavage, mais il peut déjà influencer nos initiatives nationales et internationales en vue de l'éradication de l'esclavage moderne en Afrique et dans le monde entier. Nous savons maintenant que plus des trois quarts des victimes de l'esclavage moderne se situent dans seulement dix pays. L'essentiel de nos efforts pour éradiquer l'esclavage doivent se concentrer sur ces nations», explique le directeur général de Walk Free Foundation, Nick Grono.

Conçu en consultation avec un groupe international d'experts issus d'organisations internationales, de groupes de réflexion et d'institutions universitaires, l'Indice mondial de l'esclavage a été adopté par des personnalités.

Il s'agit notamment de l'ancienne Secrétaire d'Etat Hillary Clinton, des anciens Premiers ministres Tony Blair, Gordon Brown et Julia Gillard, ainsi que de grands philanthropes tels que Bill Gates, Sir Richard Branson et Mo Ibrahim, des académiciens, des leaders d'entreprise, et des décisionnaires politiques.

«La Mauritanie se classe en tête de l'Indice, avec la plus grande proportion de la population au monde réduite en esclavage. Ce pays d'Afrique de l'Ouest, qui est caractérisé par un système d'esclavage héréditaire profondément ancré, compterait 150 000 esclaves pour seulement 3,8 millions d'habitants. La Mauritanie est suivie par le Bénin, la Côte d'Ivoire, la Gambie et le Gabon parmi les dix premiers de l'Indice», renseigne l'Indice mondial de l'esclavage.

Il «identifie également des facteurs qui mettent en lumière le risque d'esclavage moderne dans chaque pays et s'intéresse à la réponse du gouvernement face à cette question dans les 20 pays au sommet et en bas du classement de l'indice».

Il prend en compte la priorité accordée à l'éradication de l'esclavage moderne, les méthodes utilisées à cet effet, et les moyens d'amélioration envisageables pour chaque pays.

En 2013, l'esclavage moderne se présente sous de nombreuses formes, et est connu sous de nombreux noms : trafic humain, travail forcé, pratiques d'esclavage ou apparentées à l'esclavage (une catégorie qui comprend la servitude pour dette, le mariage forcé ou avec asservissement, la vente ou l'exploitation d'enfants lors de conflits armés).

«Les victimes de l'esclavage moderne sont privées de leur liberté et utilisées, contrôlées et exploitées par une autre personne à des fins de profit, sexuelles, ou pour le plaisir de la domination. Les estimations en matière de prévalence de l'esclavage moderne sont une mesure combinée de trois facteurs: la prévalence estimative de l'esclavage moderne en fonction de la population, une mesure du mariage des enfants et des données relatives au trafic humain en provenance et à destination d'un pays», explique le directeur général de Walk Free Foundation, Nick Grono.

Il souligne que la recherche, qui offre aussi des recommandations à l'intention des décideurs politiques d'Afrique et du monde entier, met en avant les faits suivants:

1. L'extrême pauvreté, les conflits et les pratiques traditionnelles telles que le mariage des mineurs et l'esclavage héréditaire contribuent aux taux élevés d'esclavage dans de nombreux pays africains;

2. Un nombre important des personnes déplacées venant de pays voisins, tels que la Somalie, le Soudan et l'Éthiopie, se sont réfugiées au Kenya. Ces immigrants, souvent sans papiers, peuvent être contraints de vivre dans des conditions s'apparentant à l'esclavage. Les Kenyans sont aussi exploités à l'étranger;

3. Parmi les pays les mieux classés, Maurice se classe 143e sur les 162 pays de l'Indice et se trouve en tête de file dans la région en termes de stabilité et de protection des droits de l'homme et des travailleurs. L'Afrique du Sud, en 115e place, a suscité les éloges des auteurs du rapport en raison de ses politiques favorisant la lutte contre l'esclavage. «Plus de 29 millions de personnes dans le monde vivent dans des conditions d'esclavage moderne. Haïti, une nation des Caraïbes où l'esclavage des enfants est également répandu, se classe à la deuxième place de l'indice, le Pakistan décrochant la troisième position», selon l'Indice mondial de l'esclavage.

Le directeur général de Walk Free Foundation, Nick Grono est d'avis qu'«il serait bien sûr rassurant de se convaincre que l'esclavage est une relique du passé, mais il continue à gangréner les sociétés sur chaque continent».

«La plupart des gouvernements ne s'intéressent pas en profondeur à l'esclavage pour de nombreuses mauvaises raisons. Il existe des exceptions, mais de nombreux gouvernements ne veulent pas entendre parler des personnes qui n'ont pas le droit de vote, qui sont cachées, et qui sont probablement en situation irrégulière. Il existe des lois, mais il manque les outils et les ressources et la volonté politique correspondante. Comme les esclaves cachés ne peuvent pas facilement être comptés, il est facile de faire comme s'ils n'existaient pas. C'est ce que l'indice entend changer», précise le principal chercheur auteur de l'étude, le professeur Kevin Bales.

Rage contre le ravage de l'esclavage!

Le pape veut que le Saint-Siège agisse contre les formes modernes d'esclavage, sur lesquelles une conférence devrait être organisée en 2015, a annoncé le Vatican après la réunion d'un groupe d'experts convoquée par François.

altTravail forcé, prostitution, trafic d'organes et autres trafics aux mains d'organisations criminelles internationales : réunis pendant le week-end avec les Académies pontificales des Sciences et des Sciences sociales, et la Fédération Internationale des Associations Médicales Catholiques (FIAMC), une soixantaine d'observateurs, religieux et laïcs, ont formulé une cinquantaine de propositions contre toutes ces formes d'esclavage.

"Certains observateurs jugent que la traite des personnes dépassera d'ici dix années les trafic de drogue et d'armes, devenant l'activité criminelle la plus lucrative au monde", a expliqué, lors d'une conférence de presse, Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, chancelier de l'Académie pontificale des sciences. Selon lui, le Saint-Siège prévoit en 2015 une réunion de quatre jours, précédée en 2014 d'une réunion préparatoire.

Mgr Sorondo a souligné l'implication personnelle du pape François dans une problématique dont le Saint-Siège "n'avait auparavant pas suffisamment reconnu la gravité".

Le pape François, qui "en juin a reconnu la nécessité" de réunir ces académies, "connaît directement ces questions depuis l'époque où il était cardinal de Buenos Aires, dont il a fait venir deux experts", a confié le prélat.

Parmi les formes de travail forcé les plus inquiétantes, notamment en Amérique Latine, figure celle des enfants et adolescents revendeurs de drogue, "prisonniers" des réseaux, ont dénoncé les participants.

Avec les organisations criminelles, il existe aussi "une coopération, parfois inconsciente, de nombreuses multinationales et même de gouvernements", a dénoncé Mgr Sorondo.

Les réseaux criminels sont "comme des autoroutes sur lesquelles beaucoup de véhicules différents peuvent se mouvoir, tous illégaux", a relevé l'expert argentin Juan Jose LLach, soulignant leur adaptabilité face aux fluctuations des "marchés".

Le président de la Fiamc, le docteur Jose Maria Simon Castellvi, s'est félicité d'"un changement historique" dans l'attitude des participants face à la prostitution : "la ligne est la tolérance zéro, la prostitution doit disparaître. Elle n'est pas un mal mineur", a-t-il relevé, soulignant qu'"à la prostitution sont toujours liées la drogue, la violence mafieuse, la délinquance fiscale".

Chaque année 2 millions de personnes sont victimes de trafics sexuels, dont 60% de filles, selon des chiffres communiqués au colloque.

Chœurs qui écœurent!

Le milieu ivoirien de Manchester City, Yaya Touré, a été victime de chœurs racistes de la part des supporters du CSKA de Moscou. Le double ballon d'or africain a tenu à dénoncer ce comportement moyenâgeux auprès de l'instance du football européen, UEFA qui promet de mener une enquête et sévir.

altManchester City se déplaçait en Russie pour y affronter le CSKA Moscou. Les Bluesky ont défait les Moscovites sur le score de 1-2. La joie anglaise fut entachée d'un incident fort notable.

En effet, Yaya Touré, le milieu ivoirien de Manchester City fut victime de chœurs racistes de la part des supporters du CSKA. Foulant ainsi la campagne de lutte contre le raciste de l'UEFA, les supporters du CSKA se sont rendus coupables d'un acte qu'avaient déjà subi Marc Zoro et Emmanuel Eboué, ainsi que plusieurs autres footballeurs noirs dont Samuel Eto'o, Prince Kevin Boateng... Un acte jugé d'inacceptable par Yaya Touré.

«J'en ai parlé à l'arbitre. C'est incroyable et dommage. Nous devons mettre un terme à ça», a-t-il déclaré à la BBC.

Dans le groupe D de l'UEFA Ligue des Champions, le CSKA Moscou, où évolue Seydou Doumbia, devrait subir des sanctions liées au comportement hideux de ses supporters.

Esclavage sauvage!

En Afrique beaucoup de gens continuent de souffrir de l'esclavage mais sous des formes modernes. Près de 30 millions de personnes dans le monde vivent dans des conditions d'esclavage. L'Inde pointe en tête avec presque la moitié des personnes asservies, selon le premier classement du genre, publié par Walk Free, une ONG australienne.

altLes trois-quarts des victimes de l'esclavage sont en Asie. Mais «aucun continent n'est épargné» d'après Walk Free, une nouvelle organisation basée en Australie, soutenue par l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et le co-fondateur de Microsoft Bill Gates. L'Inde arrive en tête avec 14 millions d'esclaves, suivie de la Chine, avec 3 millions et du Pakistan, plus de 2 millions.

Viennent ensuite le Nigeria, l'Ethiopie, la Russie, la Thaïlande, la République Démocratique du Congo, la Birmanie et le Bangladesh.

Ces 10 pays à eux seuls comptabilisent 22 des 30 millions de personnes asservies.

En Inde, «des communautés entières» dans des villages du nord sont réduites en esclavage, forcées de fabriquer des briques ou de travailler dans des carrières.

Depuis son abolition en Europe et dans les Amériques au début du XIXe siècle, la définition de l'esclavage a évolué. L'esclavage moderne est une situation où les gens, sous l'emprise de la violence, sont contraints de travailler sans être rémunérés ou en recevant le minimum pour survivre et ils n'ont aucun moyen d'échapper à leur sort.