Sos racisme - Africa Nouvelles

Chœurs qui écœurent!

Le milieu ivoirien de Manchester City, Yaya Touré, a été victime de chœurs racistes de la part des supporters du CSKA de Moscou. Le double ballon d'or africain a tenu à dénoncer ce comportement moyenâgeux auprès de l'instance du football européen, UEFA qui promet de mener une enquête et sévir.

altManchester City se déplaçait en Russie pour y affronter le CSKA Moscou. Les Bluesky ont défait les Moscovites sur le score de 1-2. La joie anglaise fut entachée d'un incident fort notable.

En effet, Yaya Touré, le milieu ivoirien de Manchester City fut victime de chœurs racistes de la part des supporters du CSKA. Foulant ainsi la campagne de lutte contre le raciste de l'UEFA, les supporters du CSKA se sont rendus coupables d'un acte qu'avaient déjà subi Marc Zoro et Emmanuel Eboué, ainsi que plusieurs autres footballeurs noirs dont Samuel Eto'o, Prince Kevin Boateng... Un acte jugé d'inacceptable par Yaya Touré.

«J'en ai parlé à l'arbitre. C'est incroyable et dommage. Nous devons mettre un terme à ça», a-t-il déclaré à la BBC.

Dans le groupe D de l'UEFA Ligue des Champions, le CSKA Moscou, où évolue Seydou Doumbia, devrait subir des sanctions liées au comportement hideux de ses supporters.

L'esclavage ravage!

Quinze pays africains ont le plus fort taux de prévalence de l'esclavage moderne dans le monde, selon le premier Indice mondial de l'esclavage publié par Walk Free, une ONG australienne. La Mauritanie se classe en tête de l'Indice, avec la plus grande proportion de la population au monde réduite en esclavage.

altEn Afrique beaucoup de gens continuent de souffrir de l'esclavage mais sous des formes modernes. Quinze pays africains ont le plus fort taux de prévalence de l'esclavage moderne dans le monde, selon le premier Indice mondial de l'esclavage, publié lundi 14 octobre 2013.

«C'est la première année de publication de cet indice de l'esclavage, mais il peut déjà influencer nos initiatives nationales et internationales en vue de l'éradication de l'esclavage moderne en Afrique et dans le monde entier. Nous savons maintenant que plus des trois quarts des victimes de l'esclavage moderne se situent dans seulement dix pays. L'essentiel de nos efforts pour éradiquer l'esclavage doivent se concentrer sur ces nations», explique le directeur général de Walk Free Foundation, Nick Grono.

Conçu en consultation avec un groupe international d'experts issus d'organisations internationales, de groupes de réflexion et d'institutions universitaires, l'Indice mondial de l'esclavage a été adopté par des personnalités.

Il s'agit notamment de l'ancienne Secrétaire d'Etat Hillary Clinton, des anciens Premiers ministres Tony Blair, Gordon Brown et Julia Gillard, ainsi que de grands philanthropes tels que Bill Gates, Sir Richard Branson et Mo Ibrahim, des académiciens, des leaders d'entreprise, et des décisionnaires politiques.

«La Mauritanie se classe en tête de l'Indice, avec la plus grande proportion de la population au monde réduite en esclavage. Ce pays d'Afrique de l'Ouest, qui est caractérisé par un système d'esclavage héréditaire profondément ancré, compterait 150 000 esclaves pour seulement 3,8 millions d'habitants. La Mauritanie est suivie par le Bénin, la Côte d'Ivoire, la Gambie et le Gabon parmi les dix premiers de l'Indice», renseigne l'Indice mondial de l'esclavage.

Il «identifie également des facteurs qui mettent en lumière le risque d'esclavage moderne dans chaque pays et s'intéresse à la réponse du gouvernement face à cette question dans les 20 pays au sommet et en bas du classement de l'indice».

Il prend en compte la priorité accordée à l'éradication de l'esclavage moderne, les méthodes utilisées à cet effet, et les moyens d'amélioration envisageables pour chaque pays.

En 2013, l'esclavage moderne se présente sous de nombreuses formes, et est connu sous de nombreux noms : trafic humain, travail forcé, pratiques d'esclavage ou apparentées à l'esclavage (une catégorie qui comprend la servitude pour dette, le mariage forcé ou avec asservissement, la vente ou l'exploitation d'enfants lors de conflits armés).

«Les victimes de l'esclavage moderne sont privées de leur liberté et utilisées, contrôlées et exploitées par une autre personne à des fins de profit, sexuelles, ou pour le plaisir de la domination. Les estimations en matière de prévalence de l'esclavage moderne sont une mesure combinée de trois facteurs: la prévalence estimative de l'esclavage moderne en fonction de la population, une mesure du mariage des enfants et des données relatives au trafic humain en provenance et à destination d'un pays», explique le directeur général de Walk Free Foundation, Nick Grono.

Il souligne que la recherche, qui offre aussi des recommandations à l'intention des décideurs politiques d'Afrique et du monde entier, met en avant les faits suivants:

1. L'extrême pauvreté, les conflits et les pratiques traditionnelles telles que le mariage des mineurs et l'esclavage héréditaire contribuent aux taux élevés d'esclavage dans de nombreux pays africains;

2. Un nombre important des personnes déplacées venant de pays voisins, tels que la Somalie, le Soudan et l'Éthiopie, se sont réfugiées au Kenya. Ces immigrants, souvent sans papiers, peuvent être contraints de vivre dans des conditions s'apparentant à l'esclavage. Les Kenyans sont aussi exploités à l'étranger;

3. Parmi les pays les mieux classés, Maurice se classe 143e sur les 162 pays de l'Indice et se trouve en tête de file dans la région en termes de stabilité et de protection des droits de l'homme et des travailleurs. L'Afrique du Sud, en 115e place, a suscité les éloges des auteurs du rapport en raison de ses politiques favorisant la lutte contre l'esclavage. «Plus de 29 millions de personnes dans le monde vivent dans des conditions d'esclavage moderne. Haïti, une nation des Caraïbes où l'esclavage des enfants est également répandu, se classe à la deuxième place de l'indice, le Pakistan décrochant la troisième position», selon l'Indice mondial de l'esclavage.

Le directeur général de Walk Free Foundation, Nick Grono est d'avis qu'«il serait bien sûr rassurant de se convaincre que l'esclavage est une relique du passé, mais il continue à gangréner les sociétés sur chaque continent».

«La plupart des gouvernements ne s'intéressent pas en profondeur à l'esclavage pour de nombreuses mauvaises raisons. Il existe des exceptions, mais de nombreux gouvernements ne veulent pas entendre parler des personnes qui n'ont pas le droit de vote, qui sont cachées, et qui sont probablement en situation irrégulière. Il existe des lois, mais il manque les outils et les ressources et la volonté politique correspondante. Comme les esclaves cachés ne peuvent pas facilement être comptés, il est facile de faire comme s'ils n'existaient pas. C'est ce que l'indice entend changer», précise le principal chercheur auteur de l'étude, le professeur Kevin Bales.

Miss "I...taglia"?

Snobé par la Rai, apparemment Miss Italie aura toujours un passage sur La7. Parmi les beautés en compétition, on ne pourra cependant pas voir ni les immigrées, ni (et c'est beaucoup plus grave), les filles de l'immigration qui n'ont pas encore réussi à devenir italienne, par la loi.Le règlement est formel: "Pour être admises au concours, on doit être de nationalité italienne ...".

altAucun pas en avant donc par rapport aux années précédentes. Au contraire, à bien y voir, le plus célèbre concours de beauté d'Italie a réussi à faire un bond en arrière.

Lors de la dernière édition, avait fait sensation le choix d'accompagner le concours traditionnel par une autre compétition ouverte aux jeunes filles n'ayant pas la nationalité italienne, mais résidant en Italie, depuis au moins un an.

"Chers amies étrangères qui résidez en Italie, cette année, j'ai pensé à vous aussi ...", écrivait alors sur son blog, Patrizia Mirigliani, patronne de Miss Italie.

A vouloir voir le verre à moitié plein, c'était le moyen d'ouvrir le concours à la nouvelle beauté italienne, qui peut avoir les yeux bridés ou la peau noire.

Pensant aux 2èmes  générations, qui ont grandi et souvent meme sont nées en Italie, «étrangères» seulement pour la loi, ce concours à part semblait l'énième distinction injustifiée: pourquoi ne les inclure dans la kermesse principale?

Répondant à une critique sur le site de notre groupe éditorial "Stranierinitalia.it", Patrizia Mirigliani avait été possibiliste:

«La décision prise pour l'édition 2012 est une étape vers le changement et elle est déjà en soi une révolution. Certes, aujourd'hui, dans les années que nous vivons, l'exclusion des filles nées en Italie de parents étrangers ou ayant grandi ici, apparait illogique. Je pense que nous y arriverons».

Le concours de l'année dernière étaidevenu une importante caisse de résonance, avec les finalistes transformées en promo d'une souhaitée réforme de la loi sur la nationalité.

Nayomi Andibuduge avait écrit une lettre au président de la République Giorgio Napolitano, signée par ses collègues:

«J'ai 18 ans et suis née à Rome. Et je n'ai pas la nationalité italienne, nationalité que je voudrais  avoir de "droit", étant née en Italie de parents du Sri Lanka qui, depuis des décennies, vivent dans Votre (notre) pays».

Ana Carolina da Silva, à l'époque du couronnement de la plus belle, avait réaffirmé le concept en direct à la télévision:

«Je vis en Italie depuis 12 ans et je n'ai pas la nationalité. Pour cela, je voudrais demander au gouvernement de réduire les délais d'attente pour les personnes qui veulent sincèrement être italiens à tous les effets car, au fond du cœur, ils le sont déjà".

Cette année, cependant, les secondes générations et leurs aspirations seront complètement virées de Miss Italie.

"Il n'y aura pas une compétition à part et nous n'avons pas changé le règlement principal»,  a confirmé le bureau de presse de Miss Italie. Pourquoi?

"Jusqu'il y a quelques jours, on n'était pas surs que le concours allait etre transmis à la télé, il n'y avait pas de certitudes".

Et que dire des ouvertures faites par la patronne de Miss Italia, Patrizia Mirigliani? «Un projet qu'il n'a pas été possible de continuer".

Pourtant, ce n'était pas si difficile. que ça. Il fallait modifier quelques lignes du règlement d'un concours de beauté, et pas réformer la loi sur la nationalité.

ça aurait été un bon signe, surtout à présent que la véritable réforme commence son périple au Parlement, et une manière concrète de rajeunir un concours, né il y a 70 ans, quand l'Italie et les italiennes n'étaient pas celles d'aujourd'hui.

Paix à son ame et justice soit faite!

Ismaila Faye, c'est le jeune sénégalais assassiné,  à Rabat dans un autobus pour une histoire de place. Une jeune fille lui aurait demandé de lui céder sa place, ce qui a fini par des insultes. Il a été poignardé par surprise par l'apprenti du bus. Ce qui a provoqué une mort subite.

altLa justice marocaine a ouvert une enquête, à la suite de la mort du Sénégalais Ismaïla Faye (29 ans), annonce un communiqué du ministère des Sénégalais de l'extérieur, qui indique le présumé meurtrier est mis aux arrêts.

"Le procureur compétent a ouvert une enquête à la suite de la tragédie et le présumé auteur du meurtre est, aux dernières nouvelles, mis aux arrêts", selon le communiqué.

"Les autorités consulaires établies au lieu du drame se sont, quant à elles, rendues à la structure sanitaire où se trouve le corps du disparu. D'ores et déjà, le ministre qui a réaffirmé sa volonté d'assister la famille mortuaire s'est entretenue par téléphone avec les parents de la victime", mentionne le communiqué.

Seynabou Gaye Touré, ministre délégué, chargé des Sénégalais de l'extérieur "s'incline devant la mémoire du disparu et compatit à la douleur des parents à qui elle présente ses sincères condoléances et celles de l'ensemble du gouvernement", mentionne le communiqué.

Esclavage sauvage!

En Afrique beaucoup de gens continuent de souffrir de l'esclavage mais sous des formes modernes. Près de 30 millions de personnes dans le monde vivent dans des conditions d'esclavage. L'Inde pointe en tête avec presque la moitié des personnes asservies, selon le premier classement du genre, publié par Walk Free, une ONG australienne.

altLes trois-quarts des victimes de l'esclavage sont en Asie. Mais «aucun continent n'est épargné» d'après Walk Free, une nouvelle organisation basée en Australie, soutenue par l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et le co-fondateur de Microsoft Bill Gates. L'Inde arrive en tête avec 14 millions d'esclaves, suivie de la Chine, avec 3 millions et du Pakistan, plus de 2 millions.

Viennent ensuite le Nigeria, l'Ethiopie, la Russie, la Thaïlande, la République Démocratique du Congo, la Birmanie et le Bangladesh.

Ces 10 pays à eux seuls comptabilisent 22 des 30 millions de personnes asservies.

En Inde, «des communautés entières» dans des villages du nord sont réduites en esclavage, forcées de fabriquer des briques ou de travailler dans des carrières.

Depuis son abolition en Europe et dans les Amériques au début du XIXe siècle, la définition de l'esclavage a évolué. L'esclavage moderne est une situation où les gens, sous l'emprise de la violence, sont contraints de travailler sans être rémunérés ou en recevant le minimum pour survivre et ils n'ont aucun moyen d'échapper à leur sort.

«L’amour est dans le pré...cipice»?

Karine LeMarchand a quitté Lilian Thuram, après une belle histoire d’amour qui a duré 7 années. L’animatrice de «L’amour est dans le pré» sur M6 avait craqué cette semaine dans une émission de radio sans en indiquer la cause.

altAujourd’hui, on apprend que Karine Lemarchand a porté plainte au commissariat du XVIe arrondissement de Paris pour violence conjugale contre son compagnon, le champion du monde 1998 de football, Lilian Thuram. C’est Closer qui a dévoilé cette info cette semaine. Les faits remontent au mercredi 4 septembre.

L’ex footballeur aurait attrapé sa compagne par les cheveux et l’aurait  poussée à trois reprises contre le réfrigérateur.

Karine Le Marchand, 45 ans, avait évoqué récemment dans une émission de radio sa rupture avec Lilian Thuram.

Détenteur du record des sélections en équipe de France de football et défenseur de l’équipe tricolore, championne du monde en 1998, Lilian Thuran, 42 ans, a pris position à plusieurs reprises sur l’égalité, l’immigration et le racisme, créant en 2008 la Fondation Lilian Thuram-Éducation contre le racisme.

Il a été promu officier de la Légion d’honneur, lors de la dernière promotion pascale, en tant que président de sa fondation.

D’après le rapport 2012 de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) sur la criminalité en France, 122 femmes sont décédées en 2011, victimes de leurs conjoints ou ex-conjoints, et 53.868 violences non mortelles sur des femmes au sein du couple ont été enregistrées par les forces de l’ordre cette même année.

Lilian Thuram devait  la Légion d’Honneur  des mains de la Ministre de la Justice, Christiane Taubira, le 17 septembre prochain.

Justice contre les viols!

52 personnalités féminines du monde se mobilisent contre les violences faites aux femmes en République Démocratique du Congo. Elles ont écrit une lettre ouverte aux grandes instances de décisions pour la création d'un Tribunal Pénal International et dénoncent, notamment, le viol utilisé comme arme de guerre dans les conflits armés.

altUn TPI en RDC qui aurait toutes les chances de fonctionner, selon l'avocat Me Hamuli Réty. Parmi les signataires, on compte Françoise Héritier, Rama Yade, Roselyne Bachelot, Ingrid Betancourt ou encore Gisèle Halimi. d'un Tribunal pénal inter.

Hamuli Réty est l'ancien président de l'association des avocats du TPI pour le Rwanda et grand soutien de ce projet. Il explique la démarche des personnalités qui ont lancé cet appel: «le TPI a changé la donne au Rwanda, il a changé la donne en ex-Yougoslavie, il n'y a pas de raison qu'il ne change pas la donne au Congo. Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ferme ses portes l'année prochaine. Ce tribunal fonctionne depuis plus de 17 ans, on ne va pas nous dire aujourd'hui que depuis 1995 il y a eu des cas de viols tels qu'on les a constatés au Rwanda en 1994. Au Rwanda on n'en parle plus, au Congo, on en parle et on en parlera tant que les viols comme arme de guerre, constituent un élément de conquête de pouvoir, et dès le moment que ça constitue un élément de conquête de pouvoir, ces viols vont continuer à être perpétrés. On ne peut arrêter quand même une stratégie qui gagne! Il y a eu quand même trois ou quatre générations d'hommes politiques qui sont arrivées au pouvoir par la force, justement des viols et des guerres. Le problème le plus important ici, c'est de savoir effectivement si les violences faites aux femmes vont rester impunies».