Sos racisme - Africa Nouvelles

Justice contre les viols!

52 personnalités féminines du monde se mobilisent contre les violences faites aux femmes en République Démocratique du Congo. Elles ont écrit une lettre ouverte aux grandes instances de décisions pour la création d'un Tribunal Pénal International et dénoncent, notamment, le viol utilisé comme arme de guerre dans les conflits armés.

altUn TPI en RDC qui aurait toutes les chances de fonctionner, selon l'avocat Me Hamuli Réty. Parmi les signataires, on compte Françoise Héritier, Rama Yade, Roselyne Bachelot, Ingrid Betancourt ou encore Gisèle Halimi. d'un Tribunal pénal inter.

Hamuli Réty est l'ancien président de l'association des avocats du TPI pour le Rwanda et grand soutien de ce projet. Il explique la démarche des personnalités qui ont lancé cet appel: «le TPI a changé la donne au Rwanda, il a changé la donne en ex-Yougoslavie, il n'y a pas de raison qu'il ne change pas la donne au Congo. Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ferme ses portes l'année prochaine. Ce tribunal fonctionne depuis plus de 17 ans, on ne va pas nous dire aujourd'hui que depuis 1995 il y a eu des cas de viols tels qu'on les a constatés au Rwanda en 1994. Au Rwanda on n'en parle plus, au Congo, on en parle et on en parlera tant que les viols comme arme de guerre, constituent un élément de conquête de pouvoir, et dès le moment que ça constitue un élément de conquête de pouvoir, ces viols vont continuer à être perpétrés. On ne peut arrêter quand même une stratégie qui gagne! Il y a eu quand même trois ou quatre générations d'hommes politiques qui sont arrivées au pouvoir par la force, justement des viols et des guerres. Le problème le plus important ici, c'est de savoir effectivement si les violences faites aux femmes vont rester impunies».

Justice contre les viols!

52 personnalités féminines du monde se mobilisent contre les violences faites aux femmes en République Démocratique du Congo. Elles ont écrit une lettre ouverte aux grandes instances de décisions pour la création d'un Tribunal Pénal International et dénoncent, notamment, le viol utilisé comme arme de guerre dans les conflits armés.

altUn TPI en RDC qui aurait toutes les chances de fonctionner, selon l'avocat Me Hamuli Réty. Parmi les signataires, on compte Françoise Héritier, Rama Yade, Roselyne Bachelot, Ingrid Betancourt ou encore Gisèle Halimi. d'un Tribunal pénal inter.

Hamuli Réty est l'ancien président de l'association des avocats du TPI pour le Rwanda et grand soutien de ce projet. Il explique la démarche des personnalités qui ont lancé cet appel: «le TPI a changé la donne au Rwanda, il a changé la donne en ex-Yougoslavie, il n'y a pas de raison qu'il ne change pas la donne au Congo. Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ferme ses portes l'année prochaine. Ce tribunal fonctionne depuis plus de 17 ans, on ne va pas nous dire aujourd'hui que depuis 1995 il y a eu des cas de viols tels qu'on les a constatés au Rwanda en 1994. Au Rwanda on n'en parle plus, au Congo, on en parle et on en parlera tant que les viols comme arme de guerre, constituent un élément de conquête de pouvoir, et dès le moment que ça constitue un élément de conquête de pouvoir, ces viols vont continuer à être perpétrés. On ne peut arrêter quand même une stratégie qui gagne ! Il y a eu quand même trois ou quatre générations d'hommes politiques qui sont arrivées au pouvoir par la force, justement des viols et des guerres. Le problème le plus important ici, c'est de savoir effectivement si les violences faites aux femmes vont rester impunies».

Pédo...file au cachot!

Il avait été condamné à trente ans de prison au Maroc pour pédophilie, mais gracié par le roi Mohamed VI la semaine dernière. Daniel Galvan a été arrêté, dans la région de Murcie, au sud-est de l'Espagne, et remis à la justice espagnole.

altC'est le dernier épisode de ce scandale qui a vu le roi du Maroc revenir sur sa décision après les mouvements de protestation qui ont agité la société marocaine ces derniers jours. Les autorités marocaines ont d'ailleurs lancé une enquête sur l'origine de la grâce accordée à ce ressortissant espagnol. Une enquête qui avance, puisqu'une tête vient de tomber dans cette affaire.

Les manifestants marocains ont déjà obtenu beaucoup depuis dimanche avec l'arrestation de Daniel Galvan, en Espagne, lundi soir. Leur victoire semble particulièrement forte.

Dimanche soir, ils ont déjà exprimé leur satisfaction suite au retrait de la grâce, mais ils veulent plus d'explications. Les appels à manifester se poursuivent donc. Un sit-in aura lieu à Casablanca mardi soir, comme prévu, un autre est en préparation à Rabat pour mercredi.

Le but est de défendre le droit à manifester et demander des changements concrets alors que cette grâce royale apparaît plus que jamais arbitraire.

La mobilisation marocaine provoque en conséquence de plus en plus de réactions. Mohammed VI a révoqué, ce lundi, le directeur de l'administration pénitentiaire marocaine.

Selon le Palais, «l'enquête a conclu que cette administration a transmis par inadvertance des informations erronées» sur la situation pénale de Daniel Galvan.

Côté espagnol, le Palais royal a déclaré que l'Espagne n'avait pas demandé au roi la grâce de Daniel Galvan mais à ce qu'il purge sa peine en Espagne. Enfin, Madrid a annoncé l'arrestation de Galvan. Il a été arrêté à Murcie où il venait de rentrer du Maroc. Il doit être présenté devant un tribunal madrilène très prochainement.

De grâce, non au pédo...feeling!

Le printemps arabe frapperait-il à nouveau aux portes du royaume chérifien? Depuis quelques jours, le peuple marocain semble avoir choisi la rue, pour se rappeler aux bons souvenirs du roi.

altComme au début du printemps arabe, c'est encore les internautes qui ont sonné le rassemblement. La rue a tout de suite pris le relais pour porter haut la désapprobation du peuple marocain face à la grâce royale accordée à Daniel Galvan Fina, un ressortissant espagnol condamné à 30 ans de prison pour pédophilie.

La spontanéité et l'ampleur de la manifestation ont visiblement pris de cours les autorités du royaume, à commencer par le roi Mohammed VI, qui a dû prendre la parole immédiatement pour tenter de calmer la colère des manifestants. Le roi a déclaré, pour sa «défense», qu'il n'avait pas été informé de cette libération, et qu'il ignorait tout de l'atrocité des crimes commis par cet homme de nationalité espagnole.

Le roi a reculé certes, mais il a aussi montré par ce geste qu'il est un homme, et donc capable de se tromper ou d'être trompé. Quoi qu'en soit, Mohammed VI a décidé de faire marche arrière, et de retirer la grâce royale accordée à ce pédophile multirécidiviste. Cette reculade amène néanmoins à se poser deux questions.

Primo, le roi est-il sincère quand il déclare n'avoir pas été informé de la libération de cet individu? Pas si sûr. Dans le cas contraire, la question de la sincérité des actes royaux se poserait immédiatement. Quel crédit faut-il désormais accorder à un document portant la signature du roi? Et même s'il est vrai que les charges de ce dernier ne lui permettent pas de tout superviser, et qu'il est bien obligé de déléguer certaines tâches, il est tout aussi vrai (le cas présent le confirme), que ses proches collaborateurs peuvent lui faire signer n'importe quel document engageant le royaume.

Secundo, la reculade de Mohammed VI a-t-elle été inspirée par la colère de la rue qui rappelle étrangement ce printemps arabe dont il avait su préserver son trône au moyen de quelques subtils réajustements et de concessions au niveau de la Constitution marocaine?

Cela est possible et même fort probable. On ne peut en tout cas s'empêcher de penser que, dans cette affaire de pédophile libéré, l'enjeu du trône tient une large part dans la décision du roi. Mais au-delà de ce sentiment, c'est plutôt le courage du roi et son humilité qu'il convient de saluer.

Le roi a reculé certes, mais il a aussi montré par ce geste qu'il est un homme, et donc capable de se tromper ou d'être trompé. Cela est tout à l'honneur de Mohammed VI, car est grand aussi, celui qui sait comprendre les sentiments des plus petits. Bref, une faute reconnue est à moitié pardonnée ; et il est fort possible que le peuple marocain ne lui en voudra pas de s'être trompé. Il lui reste toutefois, cette équation à résoudre: comment réparer concrètement cette bavure?

Le roi d'Espagne qui dit lui aussi n'être pas au courant de la nature du crime reproché à Daniel Galvan (même si le nom de ce dernier figurait sur une liste de détenus espagnols, libérables, qu'il a lui-même transmis à Mohammed VI), se dit disposé à tout mettre en œuvre pour permettre de retrouver le pédophile et à faire en sorte qu'il purge sa peine en Espagne. Il faut signaler que le peuple espagnol est à son tour descendu dans la rue pour désavouer la libération de cet homme. Après Mohammed VI, c'est donc au roi d'Espagne de faire amende honorable devant son peuple. Souhaitons que ce bel exemple d'humilité et de courage du monarque marocain inspire les autres dirigeants africains.

Après cet épisode, les populations africaines devraient redoubler de vigilance dans la traque et la répression de ces pédophiles qui, fuyant la rigueur de la justice occidentale, semblent avoir choisi l'Afrique comme nouveau terrain de chasse.

Oprah mise dans le... sac?

Alors qu'elle se rendait en Suisse pour assister au mariage de Tina Turner, la célèbre présentatrice américaine a dit avoir été victime de racisme dans une boutique de luxe.

altLa papesse du talk-show aux Etats-Unis a affirmé à Larry King avoir été victime de racisme le mois dernier en Suisse alors qu'elle se rendait au mariage de Tina Turner. Arrivée à Zurich, Oprah Winfrey a décidé d'aller faire du shopping dans une boutique de luxe, les Trois Pommes. Après avoir vu un sac qui l'intéressait, elle a demandé à la vendeuse de le lui montrer mais celle-ci lui aurait refusé jugeant que le sac était trop cher pour elle. Oprah Winfrey a affirmé à Larry King avoir insisté pour voir le sac, ce qui a donné lieu à la même réaction de la part de la vendeuse.

Situation honteuse et hilarante à la fois quand on sait que Oprah Winfrey est à ce jour une des femmes les plus puissantes et les plus riches du monde d'après le magazine Forbes. Larry King lui a alors demandé ce qu'elle avait ressenti quand elle s'est vu refuser le sac, elle a alors répondu: "J'ai eu envie de rire, j'avais envie de me la jouer Pretty Woman, sortir du magasin et revenir pour tout acheter mais ensuite je me suis dit qu'elle aurait probablement une commission si je le faisais, alors j'ai renoncé".

Trudie Götz, la propriétaire de la chaîne suisse de boutiques de luxe Trois Pommes a expliqué qu'il s'agissait d'un simple malentendu et qu'aucune sanction n'était prévue à l'encontre de la vendeuse: "Ma vendeuse a voulu être trop gentille. Elle lui a expliqué qu'il s'agissait d'un sac à 35 000 francs suisses et qu'elle pouvait lui montrer des versions moins chères" s'est-elle exprimée. 

Oprah Winfrey, quant à elle, a décidé d'ironiser la situation en postant un message sur son compte twitter : "Il s'avère que cette vendeuse m'a fait une faveur. Je viens de découvrir que le sac coûtait 38 000 dollars !!! Elle avait raison, je n'allais sûrement pas l'acheter."

Excisons les excisions!

Alors que plus de 125 millions de femmes et de filles ont subi des mutilations génitales ou une excision, 30 millions de filles risquent d'être excisées au cours de la prochaine décennie, indique l'UNICEF dans un rapport, qui montre aussi que la majorité de la population des pays où se concentrent ces pratiques y est opposée.

altSelon un nouveau rapport de l'UNICEF, la majorité de la population des pays où se concentrent les mutilations génitales féminines ou l'excision s'oppose à ces pratiques néfastes. Néanmoins, plus de 125 millions de femmes et de filles ont subi ces pratiques, et 30 millions de filles risquent encore d'être mutilées au cours de la prochaine décennie.

Pour parvenir à ces conclusions, l'UNICEF a mené des enquêtes dans les 29 pays d'Afrique et du Moyen-Orient où les mutilations sexuelles perdurent.

Ces pratiques «constituent une violation du droit des filles à la santé, au bien-être et à l'autodétermination», a rappelé Geeta Rao Gupta, Directrice générale adjointe de l'UNICEF.

Claudia Cappa, une experte de l'UNICEF, précise que «le déclin de la pratique a été particulièrement marqué dans certains pays, tels que par exemple le Kenya», mais également en République centrafricaine (RCA) et en Tanzanie.

Difficile d'identifier les facteurs qui pourraient avoir joué un rôle dans ce déclin, ajoute Mme Cappa. Il y a eu des changements au plan démographique, dit-elle, mais aussi au plan législatif, les pays africains adoptant des lois contre ces pratiques néfastes à la santé des femmes. Finalement, les communautés sont plus conscientes du problème, dit-elle.

Néanmoins, des obstacles persistent, constate le rapport de l'UNICF. Si certaines populations sont contre les mutilations sexuelles, un sentiment d'obligation sociale persiste, et fait qu'elles ne sont pas abandonnées. D'autant que les communautés considèrent souvent qu'il s'agit d'une affaire «de femmes», ce qui fait que les hommes hésitent à soulever le problème.

 

De grâce... stoppez ces pédophiles!

Mohammed VI a décidé, dimanche 4 août au soir, de retirer la grâce royale qu'il avait accordée à un pédophile espagnol multirécidiviste, Daniel Galvan Fina, une mesure à caractère exceptionnelle.

altLe nom de cet homme faisait partie d'une liste de détenus libérables au nom de la bonne entente entre l'Espagne et le Maroc. L'affaire a provoqué un tollé dans les deux pays.

La décision est tombée dimanche soir, elle n'a donc pas encore été commentée ni au Maroc, ni en Espagne. La mobilisation populaire marocaine avait été spontanée et a visiblement surpris les autorités. Née sur internet, elle a impliqué toutes les couches de la société et s'est vite propagée dans la rue.

La première manifestation, organisée vendredi, avait été violemment réprimée par la police, ce qui a renforcé le sentiment d'injustice. Au-delà de l'affaire Daniel Galvan Fina, les Marocains, en manifestant, affirmaient aussi défendre leur droit à protester librement. Certains ont même réclamé la suppression pure et simple du principe de la grâce royale.

Le roi a finalement réagi dimanche, après quatre jours de silence, en assurant que tout serait fait pour déterminer les responsabilités dans la libération de Daniel Galvan Fina.

Mohammed VI affirmait n'avoir été informé de cette libération «à aucun moment» et qu'il ignorait l'atrocité des crimes commis.

L'agence de presse officielle MAP évoque une décision «à caractère exceptionnel». Mais selon plusieurs médias, l'ancien détenu aurait déjà quitté le Maroc. Le ministère de la Justice devrait sûrement étudier avec Madrid les suites à donner au retrait de cette grâce.