Sos racisme - Africa Nouvelles

Café plus cher pour le client noir!

Le café coûte 10 cents de plus (1 euro au lieu de 0,90 euros) pour les clients africains: ça s’est passé à Spilimbergo (Province de Pordenone) dans un bar géré par des chinois.

Le client, après avoir protesté, s’était adressé aux carabiniers et enfin à la presse.
«Je suis désolé mais je n’ai fait que ce que mes clients italiens me demandent de faire: augmenter le prix pour décourager les indésirables. Sans les italiens, mon bar boucle», explique la titulaire du Bar Commercio, Xia Peipei (20 ans, en Italie depuis 5 ans) pour démontrer, outre l’embarras, sa bonne foi.
Le maire Renzo Francesconi, a défini l’épisode une honte pour une ville de 12.000 habitants comptant 1500 étrangers de 58 nationalités (dont 10 chinois et 277 burkinabés).
«Chinois racistes? Pas plus que d’autres peuples. Le racisme peut exister partout et donc je ne me sens pas de l’exclure» a synthétisé Marco Wong, représentant de la Communauté chinoise en Italie.
En tout cas, s’il arrive à un noir qui passe par Spilimbergo d’entrer au Bar Commercio, en demandant un café noir "corretto", attention au café chinoir "corretto", oui mais dans le prix!

Milton Kwami

LINGUISTIC C’EST CHIC!

Enseignement des dialectes aux immigrés!
Est-ce la nouvelle frontière de l’intégration?

 
A Belluno comme à Sanremo, on enseignera le dialecte et l’histoire locale aux immigrés.  Et Belluno emploiera, à telles fins, 35% des fonds pour l’intégration des immigrés.

Pour enseigner le dialecte et l’histoire locale aux immigrés, la commune de Belluno dépensera en 2010, plus de 11.000 euros, soit 35%  du budget total financé par la Région Veneto pour la formation contre la marginalisation des étrangers réguliers, 13.000 au total.
A Sanremo, les cours de base du "giargun sanremasco" (dialecte local) seront dispensés, dans les "scuole medie" (secondaire 1° cycle), par les acteurs Anna Blangetti et Gianni Modena, en collaboration avec le chercheur dialectique Aldo Bottini.
Ont adhéré à l’initiative 48 élèves (dont quelques extracommunautaires) des trois complexes scolaires Pascoli.
Le projet rentre dans le cadre de la récupération, la tutelle et la diffusion du dialecte de San Remo.
Il a été lancé par l’Assesseur à la Culture, Pino Di Meco et la Compagnia Stabile de Sanremo, en collaboration avec la Bibliothèque Civique, siège des  cours
Les 12 leçons, programmées du 5 février à mai, se sont tenues tous les vendredis, de 15h00 à 17h00, dans la "Sala Ragazzi" de la Bibliothèque Civique.
Chaque leçon a vu la participation d’un personnage de San Remo, lié au thème traité.
Les élèves ont reçu des notions de base du dialecte local: de la grammaire à la phonétique, à la syntaxe jusqu’à une authentique reconstruction historique de l’évolution du vernaculaire.
Il y a eu aussi un large espace destiné à la musique, avec la récupération et à l’exécution des plus connus refrains dialectaux.
La programmation des cours prévoyait également une représentation finale.
«Ce sont nos grands-parents qui nous ont transmis le dialecte jusqu’aujourd’hui. Déjà les parents de ma génération ont cessé de l’utiliser pour adopter seulement l’italien; les nouvelles générations ne le parlent pas et malheureusement ce patrimoine extraordinaire risque de se perdre. Parler le dialecte est une culture qui doit être soutenue», a dit l’Assesseur Pino Di Meco tandis que Marco Lupi a ajouté:
«Les racines du territoire ne doivent pas être oubliées. L’adhésion des extracommunautaires est également importante (5-6 élèves: 10% du total), ça signifie qu’ils sont intéressés à connaître notre culture. C’est ça la vraie intégration. Il est fondamental de relancer le dialecte et il semble que les jeunes le savent, vu la forte réponse qu’a eue le cours»
Et de poursuivre: «Un peuple sans racine est un peuple sans futur. La Lega a toujours soutenu des initiatives de ce genre, qui sont importantes, malgré les voix contraires. Je remercie Di Meco pour avoir promu l’initiative».
L’Assesseur à l’Instruction Publique, Claudia Lolli a, de son coté, souligné: «Nous sommes satisfaits du bon accueil que ce projet a eu auprès des écoles citadines qui ont répondu nombreuses, démontrant un grand intérêt pour le dialecte. Je remercie la Compagnia Stabile pour toute l’activité qu’elle accomplit au cours de l’année, pour la récupération de nos traditions citadines, à travers la représentation théâtrale en dialecte».
Milton Kwami