Sos racisme - Africa Nouvelles

Que justice soit faite! 

C'était il y a 4 mois. Le 4 août, Albert Ebossé, le joueur de l'AJS Kabylie avait perdu la vie sur un stade de foot. Officiellement, il aurait reçu sur la tête d'un morceau d'ardoise alors qu'il regagnait le vestiaire. 

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C'était il y a 4 mois. Le 4 août, Albert Ebossé, le joueur de l'AJS Kabylie avait perdu la vie sur un stade de foot. Officiellement, il aurait reçu sur la tête d'un morceau d'ardoise alors qu'il regagnait le vestiaire. Son avocat avait dévoilé qu'il avait été victime d'une véritable agression. Aujourd'hui, c'est au tour du docteur André Mouné, qui a réalisé une autopsie à la demande de la famille se sortir du silence. Pour lui, Ebossé est mort de coups dans les vestiaires,  après la rencontre. Voici son témoignage accablant qui risque de faire beaucoup de bruit: 

«Le scenario vraisemblable est qu'il est rentré vivant dans les vestiaires à Tizi-Ouzou. Il a été immobilisé, on lui a pris le bras gauche vers l'arrière et, en se débattant, son épaule s'est déboitée. Il a dû se débattre et a reçu un coup sur le crâne, sur la calotte crânienne. Cela a fait vaciller les os de la base du crâne, d'où la présence de liquide céphalo-rachidien». 

A suivre donc! 

Stupidité sans limite!  

Le maire a été sévèrement critiqué par ses collègues Giorgio Malaspina et Clara Scapin, mais il déclare toutefois: «Je n'ai fait qu'exprimer tout haut ce que les gens pensent tout bas", s'assumant toute la responsabilité de ses déclarations.

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Les paroles choquantes du maire de Concamarise (commune de 1.000 habitants dans la province de Vérone), Cristiano Zuliani, ont créé un vrai tsunami. En réponse à la présidente de la Chambre des Députés, Laura Boldrini, qui avait demander de "valoriser" la culture et les traditions Rom, le maire a au contraire rétorqué que les Roms devraient au contraire etre "thermo-valorisés" (dans les "thermo-valorisateurs": installations de récupération énergétique dérivant de la combustion des déchets urbains ndlr).

Le message raciste du maire, membre de la Lega Nord est paru sur son profil. 

Le maire a été sévèrement critiqué par ses collègues Giorgio Malaspina et Clara Scapin, mais il déclare: «Je n'ai fait qu'exprimer tout haut ce que les gens pensent tout bas", s'assumant toute la responsabilité de ses déclarations.

Vraiment... le con n'a pas honte! 

L'énigme raciste vient d'Andrea Della Puppa, secrétaire de la Lega Nord (Ligue du Nord) de Maserada à Treviso. Dans un autre message, il invoquait des lance-flammes contre les immigrés.

alt L'énigme raciste vient d'Andrea Della Puppasecrétaire de la Lega Nord (Ligue du Nord) de Maserada à TrevisoDans un autre message, il invoquait des lance-flammes contre les immigrés.  
 "Qu'est-ce qu'on lance à un gitan en train de se noyer?" "Sa femme et ses enfants», demande et répond sur Facebook, Andrea Della Puppa, secrétaire de la Lega Nord de Maserada (Treviso). Parmi ses amis, beaucoup apprécient, cliquant "j'aime". 

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L'énigme de Della Puppa, écrit sur ​​la photo d'un canard avec une cigarette dans sa bouche, est dans la lignée des autres contenus de sa page Facebook.

Deux jours auparavant, le membre de la Lega Nord avait publié un photomontage Cécile Kyenge dit que «les immigrés ont besoin de toute notre chaleur» et Adolf Hilter répond: "Alors balance-les moi, pardieu!" Et le triste tableau est complété par un soldat avec un lance-flammes

La polémique a bien sur été déclenchée. Beaucoup demandent que Della Puppa soit mis sous enquête pour racisme et meme le gouverneur de la Région Veneto, Luca Zaia, son collègue de parti, condamne l'épisode et l'exhorte à présenter des excuses.
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Fausse alarme! 

Michael Essien au coeur de folles rumeurs. A l’arrêt depuis quelques semaines à cause d’une blessure avec son club du Milan AC, le milieu de terrain a vu sa ,convalescence troublée par de folles supputations. Essien a été soupçonné d’avoir contracté le virus Ebola. Comme d’habitude, c’est des réseaux sociaux que la rumeur est partie. 

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Rapidement, l’information est balayée du revers de la main par le Milan AC et plus tard par Michael Essien, à travers son compte Twitter: «Les rumeurs prétendant que j’ai contracté le virus Ebola sont fausses. Je vais très bien et je m’entrainerai demain (nldr: lundi), comme d’habitude». 

«Les vraies victimes d’Ebola méritent plus d’égard. Mes pensées vont vers vers eux et leurs familles», a ajouté Essien. 

Ebola provoque la psychose dans le monde. Vendredi, le Maroc demandait le report de la CAN 2015 qu’il doit abriter en 2015. Le pays craint «tous les rassemblements publics auxquels prennent part des pays touchés». 

Cependant, la CAF dans un communiqué 24h plus tard, indique qu’un report de la compéition n’est pas à l’ordre du jour. «La CAF a enregistré cette requête [du Maroc] et confirme qu’aucun changement n’est à l’ordre du jour du calendrier de ses compétitions et évènements» , peut-on lire.

 

Paix à son ame! 

Une manifestation a été organisée, lundi matin à 10 h locales (15h GMT) par la communauté noire résidant à Louisville (Kentucky), pour protester contre l'assassinat du taximan sénégalais Pape Mor Thiame. 

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Une manifestation a été organisée, lundi matin à 10 h locales (15h GMT) par la communauté noire résidant à Louisville (Kentucky), pour protester contre l'assassinat du taximan sénégalais Pape Mor Thiame. Agé de 31 ans, le chauffeur de taxi de nationalité sénégalaise a été tué le dimanche 16 novembre dernier a Louisville. Mayor Greg Fisher, l'officier de Louisville Metro Police Department (LMPD) et le councilwoman de Newburg, Barbara Shanklin, étaient présents pour accompagner les manifestants, ajoute la source ayant elle aussi pris part à la manifestation.

Le taximan sénégalais Papa Mor Thiam a été abattu à Garden Green Way (Newburg, Louisville) par trois adolescents dont l'âge est compris entre 15, et 17 ans, alors qu'il était à bord de son taxi. Les présumés assassins du Sénégalais sont arrêtés par la police depuis le lendemain du meurtre mais leurs noms n'ont pas été dévoilés.

A cours de la manifestation, Pape Ndiaye Guèye, le porte- parole de la communauté sénégalaise, a invité les autorités à mettre fin à cette série macabre. "Assez de ces crimes barbares! Plus jamais ça! Nous voulons la paix pour chacun des étrangers vivant à Louisville", a dit le porte-parole de la communauté.

La dépouille de Pape Thiam était attendue, mardi à 10h locales à l'aéroport Léopold Sedar Senghor, en provenance de Louisville.

Non à la... dérision post-guérison! 

Au Liberia et en Sierra Leone, les survivants d'Ebola font face à des réactions variées lorsqu'ils rentrent chez eux après avoir guéri de la maladie. Si certains sont accueillis chaleureusement, la plupart sont confrontés à la discrimination et à la stigmatisation, et d'autres encore sont tout simplement rejetés par leur communauté. «J'étais très heureux de retourner dans ma communauté », a dit Ibrahim Thomas, qui vit à Freetown. «Je n'ai rencontré aucun problème avec la communauté ou qui que ce soit. Les fidèles de ma mosquée ont prié pour moi [pendant ma maladie] ; ils étaient donc très heureux de me voir vivant et en santé». M. Thomas, qui a perdu sa femme et deux de ses enfants à cause d'Ebola, a ajouté que de nombreux voisins s'étaient montrés empathiques et lui avaient offert leur aide. Tous les survivants n'ont cependant pas cette chance.

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Rejet

« J'étais anéanti quand je suis retourné dans ma communauté », a dit Alhaji Bangura, un Sierra Léonais de 27 ans qui a perdu ses deux parents, sa femme et deux enfants à cause d'Ebola. « J'ai eu beaucoup de chance de survivre, mais certaines personnes ont toujours peur de moi ; elles ont peur de s'approcher de moi. J'avais beaucoup d'amis avant, mais la plupart d'entre eux ont pris leurs distances. »

M. Bangura a ajouté que la plupart des gens acceptaient de lui parler à l'extérieur de leur maison seulement et refusaient souvent de lui donner à manger ou à boire. « Un jour, je suis allé au puits pour y chercher de l'eau. Quand je me suis approché, presque tous les enfants et les adultes ont commencé à s'éloigner », a-t-il dit. « Je n'avais jamais rien vécu de semblable. »

M. Bangura n'est pas le seul dans cette situation. Selon une étude réalisée par l'UNICEF, 96% des survivants d'Ebola en Sierra Leone ont vécu une forme ou une autre de discrimination. Plus des 3/4 des répondants ont reconnu qu'ils n'accueilleraient pas favorablement le retour au sein de leur communauté d'une personne ayant été infectée par le virus, même si cette personne était rétablie.

« Il est évident qu'il y a de la stigmatisation, même si ce n'est pas systématique. Après tout, Ebola est nouveau dans cette région et il s'agit d'une maladie mortelle pour laquelle il n'y a pas de remède : les gens ont donc peur d'être en contact avec des gens qui ont eu Ebola », a dit Rukshan Ratnam, un porte-parole de l'UNICEF au Liberia. « Ce n'est pas qu'ils cherchent à les stigmatiser de manière intentionnelle, c'est plutôt qu'ils craignent pour leur propre santé et leur propre sécurité. »

Abandon

Le mari de Naomi Teah, qui a été traitée à l'unité ELWA 3, à Monrovia, l'a abandonnée lorsqu'elle a obtenu un résultat positif au test de dépistage d'Ebola.

« Mon mari ne me parle même plus », a-t-elle dit. « Je pensais qu'il serait content, mais, depuis que je suis rentrée, il n'est plus le même avec moi. Il ne veut même pas savoir comment les enfants et moi nous débrouillons pour manger et je ne suis pas encore assez forte pour aller chercher de la nourriture. Les gens disent que je n'ai plus Ebola, mais mon mari n'ose pas m'approcher. »

Mme Teah a dit qu'elle dépendait de ce que les voisins voulaient bien lui donner pour se nourrir et nourrir ses fils.

Pas d'emploi pour les survivants d'Ebola

Avant de contracter Ebola, Abraham Turay travaillait comme chauffeur de taxi dans le district sierraléonais de Port Loko. Il dit que les gens de sa communauté ont peur de monter à bord de son taxi depuis qu'ils savent qu'il a survécu à Ebola.

« Je dois désormais aller plus loin pour trouver des clients », a-t-il dit. « Et lorsque je reviens chez moi, je rentre tout de suite à l'intérieur parce que la plupart des gens qui venaient s'asseoir et parler avec moi ne le font plus. Je suis plutôt seul maintenant. » En dépit de l'accueil chaleureux qu'il a reçu, M. Thomas a perdu son travail d'opérateur de machinerie pour une compagnie minière après son rétablissement.

Un nouveau départ

Pauline Joseph, une jeune femme de 18 ans qui a été traitée à l'unité ELWA 2, à Monrovia, a dit qu'elle avait dû quitter la ville pour échapper à la stigmatisation.

« Quand je suis rentrée chez moi, tout le monde a commencé à me regarder différemment », a-t-elle dit. « Ils faisaient comme s'ils étaient contents que je sois de retour, mais ils n'agissent plus de la même manière avec moi ; ils ne veulent plus qu'on mange ou qu'on fasse des choses ensemble. »

Pauline a dit qu'elle avait décidé d'aller vivre chez sa tante à Kakata, une ville située à environ 70 kilomètres de Monrovia, jusqu'à ce que les gens cessent de craindre Ebola. « Vous ne pouvez pas rester quelque part et voir tous vos meilleurs amis agir comme s'ils étaient trop occupés pour passer du temps avec vous », a-t-elle dit. « Ça me rend triste. »

Favoriser l'acceptation

Des représentants du ministère de la Santé et du ministère de la Protection sociale de Sierra Leone ont annoncé qu'ils avaient commencé à raccompagner des survivants chez eux afin de faciliter leur réintégration au sein des communautés. Des responsables expliquent aux familles et aux voisins que les survivants ne peuvent plus transmettre la maladie par un contact normal et quotidien.

Des bénévoles, et parfois même certains leaders religieux, vont de porte en porte avant que les survivants ne rentrent chez eux pour véhiculer des messages semblables aux membres des communautés. Ces messages sont également diffusés à la radio et à la télévision à l'échelle nationale.

« Nous cherchons à faire comprendre que ces personnes ne sont plus contagieuses et ne représentent plus une menace pour la santé de leurs concitoyens », a dit Sidie Tunis, un porte-parole du ministère de la Santé. « Ils devraient être étreints et accueillis à bras et à cœurs ouverts par leurs familles et leurs communautés. »

Au Liberia, l'Association des survivants d'Ebola lance également des appels pour faire cesser la discrimination dont sont victimes certains survivants. « [Les gens] doivent se montrer ouverts envers les survivants », a dit Korlia Bonarwolo, le président de l'association, qui a lui-même survécu à Ebola. « Il faut leur manifester de l'amour et de l'attention, car ils sont déjà traumatisés. »

Au Liberia, au moins 400 travailleurs sociaux et en santé mentale sont actuellement formés par l'UNICEF pour offrir un soutien psychosocial aux survivants et faire des visites de suivi périodiques une fois que les survivants auront quitté l'hôpital.

MSF offre également une aide psychologique aux survivants avant de leur donner leur congé afin de les aider à prendre conscience que la vie en tant que survivant ne sera pas nécessairement facile et de leur montrer comment faire face à la stigmatisation ou à la discrimination dont ils pourraient être victimes.

MSF remet un certificat médical à tous les survivants pour qu'ils puissent prouver qu'ils sont guéris.

Un processus lent

« Il est souvent très difficile de réintégrer la communauté », a dit Suafiatu Tunis, qui coordonne les actions des groupes d'intervention communautaire en Sierra Leone. Ces groupes offrent notamment une aide psychosociale aux survivants et à leurs familles. « Même lorsqu'ils sont réintégrés par un chef ou par un aîné de la communauté, par exemple, et que cette personne demande aux membres de la communauté de les étreindre, cela dure quelques jours seulement. [Les membres de la communauté] recommencent ensuite à se tenir loin de ces personnes. »

Dans d'autres cas, il faut seulement attendre que le temps fasse son œuvre.

« Les personnes qui avaient peur de s'approcher de moi au départ sont de plus en plus à l'aise en ma présence », a dit Hawa Turay, une jeune fille de 14 ans qui a contracté Ebola après avoir été en contact avec un cousin atteint qui lui a rendu visite en septembre. « Elles savent maintenant que le virus n'est plus dans mon corps. »

Hawa a dit qu'elle pouvait se déplacer librement au sein de sa communauté, jouer avec des amis et accomplir ses tâches. Elle a ajouté que les gens se montraient même plus gentils qu'avant avec elle. « Mes parents m'ont été d'un très grand soutien pendant le traitement. Ils me voient comme une héroïne parce que j'ai survécu à cette maladie mortelle », a-t-elle dit. « Ils m'aident beaucoup depuis que je suis rentrée. De nombreuses autres personnes sont contentes de me voir en vie et de retour à la maison. »

Selon Mme Tunis, il est important que les gens se rappellent que le fait de contracter Ebola n'est pas un crime.

« C'est une maladie qui peut toucher n'importe qui », a-t-elle dit. « Le fait de voir une personne qui a survécu à Ebola devrait être synonyme d'espoir et encourager les gens à cesser d'avoir peur de la maladie. Les survivants devraient ainsi pouvoir avoir l'esprit libre et ne pas craindre de réintégrer la société à laquelle ils appartenaient avant de contracter le virus. »

Pigeons ces... pigeons!  
 
Le célèbre artiste a peint un groupe de pigeons qui disent un oiseau migrateur à "retourner en Afrique." Les autorités locales, cependant, comprennent mal et enlèvent la provocation anti-raciste.

altLe célèbre artiste peint un groupe de pigeons qui racontent un oiseau migrateur à "retourner en Afrique." Les autorités locales, cependant, se méprennent et rimovono la provocation anti-raciste. Cinq pigeons gris, armés de banderoles et des pancartes contre un oiseau coloré migratoire: «Les migrants ne sont pas les bienvenus", "Barre-toi en Afrique», «T'approcche pas de nos vers". 

Banksy, anonyme, mais célèbre et artiste super quoté, les a dessinés sur la corniche de Clancton-sur-Mer, en Essex. Difficile de ne pas voir un lien avec les élections qui auront lieu dans quelques jours, après qu'un député conservateur a décidé de passer à l'UKIP, parti décidément anti-immigration.

Il s'agissait en somme d'une provocation contre le racisme (comme peut-on se ranger du côté des pigeons?), conforme aux autres œuvres de l'artiste, mais tout le monde n'e la pas pigé, au contraire. Il y a quelqu'un qui s'est plaint au Conseil de District, lamentant que le graffiti contenait des observations "offensives et racistes". L'administration locale, retenant qu'il pouvait y avoir le risque de malentendus, l'a fait effacer en 48 heures. 

Même si Banksy avait publié une photo du graffiti sur son site, il est probable que le Conseil de district n'a pas pigé que c'était lui l'auteur, sinon il aurait pensé par deux fois avant de renoncer à une oeuvre qui pouvait valoir des centaines de milliers d'euros.

Maintenant ils essaient d'y rémédier: «Évidemment, nous souhaitons la bienvenue à des œuvres originales de Banksy sur n'importe lequel de nos corniches et nous serions très ravis s'il revenait dans le futur".