Sos racisme - Africa Nouvelles

Traité sur la traite!

Réunis en atelier régional sur la traite négrière et le tourisme de mémoire à Pointe-Noire du 25 au 27 août, les experts de l'Afrique centrale ont suggéré la mise en place d'un réseautage de chercheurs, d'universitaires et d'écrivains qui travaillent sur la traite négrière.

Réunis en atelier régional sur la traite négrière et le tourisme de mémoire à Pointe-Noire du 25 au 27 août, les experts de l'Afrique centrale ont suggéré la mise en place d'un réseautage de chercheurs, d'universitaires et d'écrivains qui travaillent sur la traite négrière. Durant 3 jours, les experts venus de la République démocratique du Congo, du Tchad, du Cameroun, du Congo, composés essentiellement d'enseignants, des chercheurs, des gestionnaires du patrimoine, des conservateurs de musées, des autorités locales ont échangé sur la problématique de la traite négrière et le tourisme de mémoire.

Un atelier organisé par le Bureau régional multisectoriel pour l'Afrique centrale de Yaoundé et le Bureau de Brazzaville en partenariat avec le ministère de la Culture et des arts de la République du Congo. Ce 1er atelier régional sur la traite négrière et le tourisme de mémoire s'inscrit dans le cadre de la célébration des 20 ans du projet "La Route de l'esclave", fondé sur le triptyque : résistance, liberté et héritage avec comme leitmotiv d'assumer le passé, comprendre le présent et construire ensemble l'avenir.

Les communications ont mis en lumière les différents travaux de recherches sur la traite négrière et l'esclavage en Afrique centrale et dégager la nécessité de promouvoir et valoriser les vestiges de cette histoire à travers le tourisme de mémoire. Les participants à l'atelier ont eu droit à une visite guidée du site négrier dit « Ancien port d'embarquement des esclaves de Loango », situé à Loango à une vingtaine de kilomètres de Pointe-Noire. Ils ont découvert un site dont la stèle actuellement en ruine nécessite plus d'attention en la bâtissant sur des bases solides pour assurer sa préservation et sa mise en valeur.

À l'issue des travaux, les participants ont fait des recommandations aux pays de l'Afrique centrale sur la relance du projet de l'Unesco « La Route de l'esclave » dans toute la région, la révision des contenus des manuels d'histoire, en particulier ceux de la traite négrière, l'exhortation des Parlements nationaux à adopter la loi reconnaissant la traite négrière comme crime contre l'humanité, l'invite aux États à intégrer davantage l'enseignement de l'histoire nationale, de l'Afrique et de la traite négrière dans les cursus et le renforcement de la formation des professeurs d'histoire, la déclaration de la traite négrière génocide contre l'humanité. Il a été aussi suggéré de faire prendre des dispositions législatives et réglementaires en faveur de la promotion du tourisme de mémoire.

À l'Unesco, les participants ont sollicité son expertise et son appui pour la mise en place d'un réseau de chercheurs sur la traite négrière et l'esclavage en Afrique centrale et pour la création ou le renforcement des comités nationaux de la route de l'esclave dans les pays de l'Afrique centrale, le partage des travaux et activités réalisées dans les autres continents sur la traite négrière et l'esclavage.

Clôturant les travaux, Samuel Kidiba, directeur général du Patrimoine et des Archives a déclaré : « Nous osons croire que ce brassage d'intelligences servira à traduire dans les faits les projets fédérateurs au niveau de la région d'Afrique centrale, des projets qui intégreront la mémoire, le passé, l'histoire, l'économie et le tourisme, des projets qui favorisant une véritable intégration régionale à visage Cultuel des pays de l'Afrique centrale qui ont du mal à décoller. »

De quoi rester bouche... (bé)bée!

Dans le scandale du présumé trafic de bébés nigérians au Niger, l'immunité parlementaire d'Hama Hamadou, chef de l'opposition et président de l'Assemblée nationale est levée.

Dans le scandale du présumé trafic de bébés nigérians au Niger, l'immunité parlementaire d'Hama Hamadou, chef de l'opposition et président de l'Assemblée nationale est levée. C'est la décision du bureau du Parlement à Niamey ce qui signifie qu'il pourra être entendu par la justice. L'une de ses épouses est actuellement en prison dans le cadre de cette affaire.

C'est à l'unanimité que les 7 membres du bureau présent à la réunion sur 11 ont émis un avis favorable pour que la justice puisse entendre le député Hama Hamadou. Les 4 autres membres de l'opposition ont boycotté la réunion, Hama Hamadou ayant déjà saisi la Cour constitutionnelle en interprétation et en application de l'article 88 de la Constitution selon la procédure normale. C'est-à-dire que les membres de la Cour constitutionnelle ont quinze jours pour statuer.

La réponse du bureau de l'Assemblée nationale est déjà arrivée au cabinet du Premier ministre. Elle sera ensuite envoyée au ministère de la Justice et au procureur général pour enfin atterrir au bureau du Procureur de la République qui verra les dispositions à prendre.

Ce cas inédit au Niger, suscite beaucoup de commentaires des juristes et autres constitutionnalistes sur les médias de la place. Dans une déclaration rendue publique, le bureau politique du parti de Hama Hamadou, le Lumana Africa, dénonce ce qu'il appelle la volonté du pouvoir de Niamey de débarquer et d'arrêter par tous les moyens le président de l'Assemblée nationale, principal adversaire politique du président Issoufou.

En tout cas, dès l'annonce de la décision du bureau de l'Assemblée nationale d'autoriser la justice à entendre Hama Hamadou, de nombreux militants et sympathisants de son parti ont pris d'assaut son domicile et se disent déterminés à soutenir son leader dans l'épreuve qu'il traverse.

Rétrospective

On avait d'abord cru que le scandale, révélé fin juin, n'éclabousserait que Niamey. Mais l'enquête a mis au jour un vaste réseau présumé de commerce de nouveau-nés qui se joue des frontières. Tout commence en octobre 2013, à Niamey, lors du grand baptême organisé pour les jumeaux d'un inspecteur de police.

Problème: nul n'a jamais vu son épouse enceinte et les journaux signalent régulièrement la découverte d'usines à bébés au Nigeria. Alerté, un bihebdomadaire local, L'Événement, enquête. Après une série d'articles, la justice décide de se saisir de l'affaire, "sans trop y croire", selon le procureur adjoint de la République, eu égard aux personnalités citées. Mais l'interpellation d'un intermédiaire fait prendre à l'enquête un tour nouveau, révélant un trafic dont les ramifications s'étendraient jusqu'au Bénin, au Burkina Faso et probablement au Togo.

Des Sénégalaises... au ban au Liban! Les Libanais... au gala au Sénégal!

La polémique enfle au Liban autour des 4 bonnes Sénégalaises arrêtées pour avoir passé la nuit en dehors de la maison de leur employeur.

altL'arrestation arbitraire de quatre employées de maison sénégalaises au centre de rétention du secteur du Palais de justice montre encore une fois les dérives des garants du système judiciaire libanais.

La communauté Sénégalaise du Liban est en colère. Très en colère et sous le choc. Quatre de ses ressortissantes, des employées de maison, sont embarquées mardi matin à 6 heures par les forces de l'ordre comme de vulgaires malfaiteurs.

C'était lors d'une descente musclée de la Sûreté générale à Tarik Jdideh, à la Maison du Sénégal où elles dormaient paisiblement. Réveillées en sursaut, carrément jetées du lit, elles n'ont pas le droit de s'habiller loin du regard des flics ni d'aller aux toilettes. Mais elles sont houspillées, menacées, malmenées, bousculées, giflées. Une femme a toujours un œil au beurre noir, l'autre le pied foulé, la troisième ne peut oublier la gifle magistrale qui lui a été assenée.

En règle malgré tout

La police procède alors à une vérification des papiers. Les femmes se trouvent en toute légalité sur le territoire libanais. Elles travaillent sous contrat chez leur employeur. Une d'entre elles est munie de son passeport et de son titre original de séjour.

La deuxième montre la photocopie de son permis de séjour. La troisième présente sa carte d'assurance et la carte de visite de son employeur. Elle assure que ses papiers sont avec ce dernier, mais on l'empêche d'utiliser son portable. Un jeune homme sénégalais qui vivait là est, lui, sans papiers. Trois de ces femmes ont l'accord de leur employeur pour passer leurs nuits dans ce lieu de rencontre des membres de la communauté sénégalaise.

Mais la Sûreté générale en a décidé autrement. D'abord parquées au QG de la Sûreté générale à Sodeco, elles sont transférées au centre de rétention du secteur du Palais de justice. Aucune n'a l'autorisation de contacter ses employeurs.

Une seule femme sera remise en liberté 48 heures plus tard, celle qui avait oublié ses papiers. Et ce grâce à une patronne influente et déterminée, « outrée par le comportement des forces de l'ordre et par la passivité du consul général du Sénégal », comme elle le fait remarquer.

La jeune Sénégalaise libérée est traumatisée. Les autres croupissent toujours sous terre.

Mais pourquoi cette descente musclée à la Maison du Sénégal, un appartement dont les frais de location sont financés par le consul du Sénégal, Ahmad Moukhadder, comme l'affirme ce dernier  ? Pourquoi cette violence gratuite envers des travailleuses en règle qui n'ont commis aucun crime ni même le moindre délit ? Pourquoi la détention arbitraire de personnes dont les papiers sont en règle ?

À la recherche d'une employée «en fuite»

Les membres de la petite communauté sénégalaise, encore sous le choc, sont formels. Ils assurent que les autorités libanaises veulent « faire pression sur ces femmes sénégalaises et les forcer à révéler des informations sur une de leurs compatriotes ».

Il s'agirait d'une « employée de maison qui aurait fui le domicile de ses employeurs pour mauvais traitements, les employeurs en question n'étant autres que des proches d'un ministre influent ». Les forces de l'ordre la recherchent donc activement.

Et n'ont trouvé d'autre moyen que de procéder à l'arrestation abusive et injustifiée de jeunes femmes qui n'ont commis ni crime ni délit. « Elles les ont bombardées de questions après leur avoir montré la photo de la femme qu'elles recherchent. Elles ne seront libérées que lorsque l'employée de maison qu'elles recherchent sera retrouvée », dénoncent encore les proches des femmes détenues.

Mais la version de la Sûreté générale est différente. « Selon le système du garant en vigueur, les employées de maison étrangères doivent résider dans la maison du garant. Elles n'ont pas le droit de vivre ou de dormir ailleurs, même si elles se trouvent en situation régulière », assure une source de la SG. « C'est donc sur ordre du parquet que les forces de la Sûreté générale ont effectué une descente dans cet appartement où résident des employées de maison étrangères », poursuit-elle.

« Les femmes, dont les papiers sont en règle, seront libérées une fois que leur garant viendra les récupérer », assure encore la source. Quant au jeune homme, il est en situation irrégulière depuis 2005.

De son côté, M. Moukhadder soutient que les femmes détenues seront libérées dès que les vérifications nécessaires seront terminées. Mais il ne peut s'empêcher de dénoncer « les méthodes des forces de l'ordre envers la main-d'œuvre domestique étrangère, parmi laquelle la communauté sénégalaise ».

Contacté, le représentant de Human Rights Watch, Nadim Houry, condamne une « grave situation abusive », surtout « s'il n'y a aucune accusation contre ces employées de maison et que leur employeur est d'accord pour qu'elles passent la nuit à l'extérieur ».

Assurément, la situation ne démontre que trop les dérives du système du garant qui réduit à l'esclavage les travailleuses domestiques au pays du Cèdre. Affaire à suivre...

Lettre de l'Union des Ressortissants Sénégalais

pour demande d'explications aux autorités Libanaises

Il est évident que nous ne faisons pas le poids face aux services concernés, mais au moins nous avons le droit d'écrire pour démentir chaque paragraphe, chaque ligne concernant les "précisions" à l'article sur l'arrestation des Sénégalaises.

Nous ne sommes que des employées de maison et nous savons d'avance qu'on ne nous donnera jamais raison. Si un des responsables prend la peine de lire ces lignes, qu'il nous explique pour quelles raisons nos amies ont été frappées, bousculées et emprisonnées, malgré le fait que leurs employeurs se sont présentés pour récupérer "leurs filles", en vain.

Elles sont en otages parce qu'une des nôtres est en fuite. Si nous dévoilons les raisons... quel scandale !

Au moins, laissez-nous travailler en paix, comme vos compatriotes au Sénégal, et poursuivez plutôt les voleurs, les criminels et autres. Et qu'on arrête de donner des justificatifs mensongers.

En espérant que vos erreurs ne nous feront plus de mal.

L'Union des Ressortissants Sénégalais au Liban

Anne-Marie El-HAGE

Jean Louis Verdier

Racisme... Constant!

Le racisme a visiblement la dent dure sur les pelouses européennes. Encore une fois, un joueur de couleur a été la cible de supporters. Il s’agit de Kevin Constant, défenseur du Milan AC qui affrontait l’Atalanta Bergame en Serie A (2-1).

altLe racisme a visiblement la dent dure sur les pelouses européennes. Malgré la mobilisation de la banane en soutien à Daniel Alves ou encore les condamnations du président Sepp Blatter, il est clair qu’il en faudra plus pour dissuader les pseudo-supporters des pelouses du Vieux Continent.

Encore une fois, un joueur de couleur a été la cible de supporters. Il s’agit de Kevin Constant, défenseur du Milan AC qui affrontait l’Atalanta Bergame en Serie A (2-1).

Lors d’un arrêt de jeu, le Guinéen est la cible de certains fans qui jettent des bananes sur la pelouse à son endroit.

Son coéquipier Nigel de Jong a ramassé les fruits qui jonchaient le long de la touche.

(Vidéo: http://video.gazzetta.it/atalanta-milan-piovono-banane-constant/33b89cce-d921-11e3-9abe-4c0fccfd2dec)

 

Une nouvelle... gaie!

L'ONG de défense des droits humains Amnesty International (AI) se félicite de la décision de la Cour constitutionnelle de l'Ouganda d'annuler une loi anti-homosexualité qui a suscité un tollé international.

L'ONG de défense des droits humains Amnesty International (AI) se félicite de la décision de la Cour constitutionnelle de l'Ouganda d'annuler une loi anti-homosexualité qui a suscité un tollé international.

La législation prévoyait des peines de prison à vie pour les personnes reconnues coupables d'actes homosexuels consensuels.

Le tribunal a statué que la mesure était entachée de vices de procédure. La loi anti-homosexualité est inconstitutionnelle parce qu'elle a été adoptée par le parlement en décembre 2013 sans quorum à la Chambre, a-t-il dit.

Les partisans de la mesure pourraient interjeter appel.

Le président Yoweri Musevini a signé le projet de loi controversé en février. Le texte interdisait la promotion de l'homosexualité et exigeait des citoyens qu'ils signalent à la police toute personne soupçonnée d'activité homosexuelle.

En réaction, les États-Unis ont pris des mesures punitives contre l'Ouganda. En juin, l'administration Obama a annulé un exercice militaire régional en Ouganda et a réduit ses financements au pays. D'autres bailleurs de fonds ont suspendu certaines de leurs aides au gouvernement ougandais.

En juin, Human Rights Watch et Amnesty International ont déclaré que les homosexuels ougandais étaient confrontés à une discrimination accrue, depuis l'adoption de la mesure.

A noter qu'en dépit de l'arrêt de la Cour constitutionnelle, la sexualité entre personnes de même sexe reste punie de la prison à vie en Ouganda.

Pour sa part, le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué la décision de la cour, la qualifiant de "victoire pour l'Etat de droit".

Des radins sur des gradins dégradés!

Le défenseur guinéen du club lombard, Kevin Constant a été victime d’un jet de banane de la part des supporters de Bergame. Un geste qui a de nouveau provoqué un tollé.

altUn nouvel incident de racisme s’était produit lors du match Atalanta-AC Milan (2-1). Le défenseur guinéen du club lombard, Kevin Constant a été victime d’un jet de banane de la part des supporters de Bergame. Un geste qui a de nouveau provoqué un tollé.

On apprend la sanction infligée par la Ligue italienne à l’Atalanta. Une tribune du stade Atleti Azzurri d’Italia a été sanctionnée d’un match de suspension avec sursis puis le club devra s’acquitter d’une amende de 40.000 euros.

Pas sûr que ces sanctions arrivent à mettre un terme à ces gestes dans les stades européens. Il faudra penser à l’idée du président de la FIFA. 

«La première fois où, dans un contexte de compétition, une commission de discipline et de contrôle aura le courage d’enlever des points d’une équipe, ça (le racisme) sera fini», a assuré Sepp Blatter.

(Vidéo: http://video.gazzetta.it/atalanta-milan-piovono-banane-constant/33b89cce-d921-11e3-9abe-4c0fccfd2dec)

"Footre" le racisme à la porte!

Voilà un vilain geste d’un supporter indélicat qui tourne à la faveur de sa victime. Dimanche 27 avril, au moment où il s’aprêtait à exécuter un corner, le défenseur brésilien Dani Alves s’est vu lancé une banane.

altLe joueur en réaction à cet acte à caractère raciste (traitant le joueur de singe), a pris la banane et la mangée.

En soutient au joueur, d’autres figures du football africain et mondial ont publié sur les réseaux sociaux des images avec de la banane à la main. L’international togolais Emmanuel Adebayor, le Camerounais Samuel Eto’o ou encore le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang se sont prêtés au jeu.
Dani Alves a vivement critiqué l’Espagne après ce geste scandaleux.

 «L’Espagne se vend comme l’un des premiers pays au monde, mais ils sont très en retard sur certaines choses. Il y a beaucoup de racisme par rapport aux étrangers. La Fifa devrait regarder de ce côté là. C’était incroyable. J’ai réalisé cette action sans penser aux conséquences. Le monde évolue et nous devons évoluer avec lui», avait-il indiqué sur Radio Globo.