Sos racisme - Africa Nouvelles

Des Sénégalaises... au ban au Liban! Les Libanais... au gala au Sénégal!

La polémique enfle au Liban autour des 4 bonnes Sénégalaises arrêtées pour avoir passé la nuit en dehors de la maison de leur employeur.

altL'arrestation arbitraire de quatre employées de maison sénégalaises au centre de rétention du secteur du Palais de justice montre encore une fois les dérives des garants du système judiciaire libanais.

La communauté Sénégalaise du Liban est en colère. Très en colère et sous le choc. Quatre de ses ressortissantes, des employées de maison, sont embarquées mardi matin à 6 heures par les forces de l'ordre comme de vulgaires malfaiteurs.

C'était lors d'une descente musclée de la Sûreté générale à Tarik Jdideh, à la Maison du Sénégal où elles dormaient paisiblement. Réveillées en sursaut, carrément jetées du lit, elles n'ont pas le droit de s'habiller loin du regard des flics ni d'aller aux toilettes. Mais elles sont houspillées, menacées, malmenées, bousculées, giflées. Une femme a toujours un œil au beurre noir, l'autre le pied foulé, la troisième ne peut oublier la gifle magistrale qui lui a été assenée.

En règle malgré tout

La police procède alors à une vérification des papiers. Les femmes se trouvent en toute légalité sur le territoire libanais. Elles travaillent sous contrat chez leur employeur. Une d'entre elles est munie de son passeport et de son titre original de séjour.

La deuxième montre la photocopie de son permis de séjour. La troisième présente sa carte d'assurance et la carte de visite de son employeur. Elle assure que ses papiers sont avec ce dernier, mais on l'empêche d'utiliser son portable. Un jeune homme sénégalais qui vivait là est, lui, sans papiers. Trois de ces femmes ont l'accord de leur employeur pour passer leurs nuits dans ce lieu de rencontre des membres de la communauté sénégalaise.

Mais la Sûreté générale en a décidé autrement. D'abord parquées au QG de la Sûreté générale à Sodeco, elles sont transférées au centre de rétention du secteur du Palais de justice. Aucune n'a l'autorisation de contacter ses employeurs.

Une seule femme sera remise en liberté 48 heures plus tard, celle qui avait oublié ses papiers. Et ce grâce à une patronne influente et déterminée, « outrée par le comportement des forces de l'ordre et par la passivité du consul général du Sénégal », comme elle le fait remarquer.

La jeune Sénégalaise libérée est traumatisée. Les autres croupissent toujours sous terre.

Mais pourquoi cette descente musclée à la Maison du Sénégal, un appartement dont les frais de location sont financés par le consul du Sénégal, Ahmad Moukhadder, comme l'affirme ce dernier  ? Pourquoi cette violence gratuite envers des travailleuses en règle qui n'ont commis aucun crime ni même le moindre délit ? Pourquoi la détention arbitraire de personnes dont les papiers sont en règle ?

À la recherche d'une employée «en fuite»

Les membres de la petite communauté sénégalaise, encore sous le choc, sont formels. Ils assurent que les autorités libanaises veulent « faire pression sur ces femmes sénégalaises et les forcer à révéler des informations sur une de leurs compatriotes ».

Il s'agirait d'une « employée de maison qui aurait fui le domicile de ses employeurs pour mauvais traitements, les employeurs en question n'étant autres que des proches d'un ministre influent ». Les forces de l'ordre la recherchent donc activement.

Et n'ont trouvé d'autre moyen que de procéder à l'arrestation abusive et injustifiée de jeunes femmes qui n'ont commis ni crime ni délit. « Elles les ont bombardées de questions après leur avoir montré la photo de la femme qu'elles recherchent. Elles ne seront libérées que lorsque l'employée de maison qu'elles recherchent sera retrouvée », dénoncent encore les proches des femmes détenues.

Mais la version de la Sûreté générale est différente. « Selon le système du garant en vigueur, les employées de maison étrangères doivent résider dans la maison du garant. Elles n'ont pas le droit de vivre ou de dormir ailleurs, même si elles se trouvent en situation régulière », assure une source de la SG. « C'est donc sur ordre du parquet que les forces de la Sûreté générale ont effectué une descente dans cet appartement où résident des employées de maison étrangères », poursuit-elle.

« Les femmes, dont les papiers sont en règle, seront libérées une fois que leur garant viendra les récupérer », assure encore la source. Quant au jeune homme, il est en situation irrégulière depuis 2005.

De son côté, M. Moukhadder soutient que les femmes détenues seront libérées dès que les vérifications nécessaires seront terminées. Mais il ne peut s'empêcher de dénoncer « les méthodes des forces de l'ordre envers la main-d'œuvre domestique étrangère, parmi laquelle la communauté sénégalaise ».

Contacté, le représentant de Human Rights Watch, Nadim Houry, condamne une « grave situation abusive », surtout « s'il n'y a aucune accusation contre ces employées de maison et que leur employeur est d'accord pour qu'elles passent la nuit à l'extérieur ».

Assurément, la situation ne démontre que trop les dérives du système du garant qui réduit à l'esclavage les travailleuses domestiques au pays du Cèdre. Affaire à suivre...

Lettre de l'Union des Ressortissants Sénégalais

pour demande d'explications aux autorités Libanaises

Il est évident que nous ne faisons pas le poids face aux services concernés, mais au moins nous avons le droit d'écrire pour démentir chaque paragraphe, chaque ligne concernant les "précisions" à l'article sur l'arrestation des Sénégalaises.

Nous ne sommes que des employées de maison et nous savons d'avance qu'on ne nous donnera jamais raison. Si un des responsables prend la peine de lire ces lignes, qu'il nous explique pour quelles raisons nos amies ont été frappées, bousculées et emprisonnées, malgré le fait que leurs employeurs se sont présentés pour récupérer "leurs filles", en vain.

Elles sont en otages parce qu'une des nôtres est en fuite. Si nous dévoilons les raisons... quel scandale !

Au moins, laissez-nous travailler en paix, comme vos compatriotes au Sénégal, et poursuivez plutôt les voleurs, les criminels et autres. Et qu'on arrête de donner des justificatifs mensongers.

En espérant que vos erreurs ne nous feront plus de mal.

L'Union des Ressortissants Sénégalais au Liban

Anne-Marie El-HAGE

Jean Louis Verdier

Des radins sur des gradins dégradés!

Le défenseur guinéen du club lombard, Kevin Constant a été victime d’un jet de banane de la part des supporters de Bergame. Un geste qui a de nouveau provoqué un tollé.

altUn nouvel incident de racisme s’était produit lors du match Atalanta-AC Milan (2-1). Le défenseur guinéen du club lombard, Kevin Constant a été victime d’un jet de banane de la part des supporters de Bergame. Un geste qui a de nouveau provoqué un tollé.

On apprend la sanction infligée par la Ligue italienne à l’Atalanta. Une tribune du stade Atleti Azzurri d’Italia a été sanctionnée d’un match de suspension avec sursis puis le club devra s’acquitter d’une amende de 40.000 euros.

Pas sûr que ces sanctions arrivent à mettre un terme à ces gestes dans les stades européens. Il faudra penser à l’idée du président de la FIFA. 

«La première fois où, dans un contexte de compétition, une commission de discipline et de contrôle aura le courage d’enlever des points d’une équipe, ça (le racisme) sera fini», a assuré Sepp Blatter.

(Vidéo: http://video.gazzetta.it/atalanta-milan-piovono-banane-constant/33b89cce-d921-11e3-9abe-4c0fccfd2dec)

"Footre" le racisme à la porte!

Voilà un vilain geste d’un supporter indélicat qui tourne à la faveur de sa victime. Dimanche 27 avril, au moment où il s’aprêtait à exécuter un corner, le défenseur brésilien Dani Alves s’est vu lancé une banane.

altLe joueur en réaction à cet acte à caractère raciste (traitant le joueur de singe), a pris la banane et la mangée.

En soutient au joueur, d’autres figures du football africain et mondial ont publié sur les réseaux sociaux des images avec de la banane à la main. L’international togolais Emmanuel Adebayor, le Camerounais Samuel Eto’o ou encore le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang se sont prêtés au jeu.
Dani Alves a vivement critiqué l’Espagne après ce geste scandaleux.

 «L’Espagne se vend comme l’un des premiers pays au monde, mais ils sont très en retard sur certaines choses. Il y a beaucoup de racisme par rapport aux étrangers. La Fifa devrait regarder de ce côté là. C’était incroyable. J’ai réalisé cette action sans penser aux conséquences. Le monde évolue et nous devons évoluer avec lui», avait-il indiqué sur Radio Globo.

Obama broie du noir!

Donald Sterling s’est mis dans l’œil du cyclone avec des propos racistes dans une conversation publié par TMZ. Un dérapage du propriétaire des Los Angeles Clippers  qui a suscité plusieurs réactions dans la NBA.

altLe malaise a dépassé les limites du championnat nord-américain de basketball puisque le président des Etats-Unis, en visite officielle en Malaisie, a été appelé à se prononcer sur cette affaire.  

«Lorsque des ignares veulent mettre en valeur leur ignorance, vous ne pouvez pas faire grande chose. Il faut juste les laisser parler», a déclaré le président des USA. «Nous devons être constants et fermes dans la dénonciation du racisme, en éduquant nos enfants différemment mais aussi en étant encouragés par le fait qu’une partie des raisons pour lesquelles ces déclarations font autant de bruit, c’est que les perceptions que nous avons de nous-mêmes ont changé».

Barack Obama a aussi souligné sa confiance en la Ligue et son commissioner  pour la résolution de cette affaire «J’ai confiance en Adam Silver. C’est un bon gars, et il va résoudre cette affaire».

Racisme... Constant!

Le racisme a visiblement la dent dure sur les pelouses européennes. Encore une fois, un joueur de couleur a été la cible de supporters. Il s’agit de Kevin Constant, défenseur du Milan AC qui affrontait l’Atalanta Bergame en Serie A (2-1).

altLe racisme a visiblement la dent dure sur les pelouses européennes. Malgré la mobilisation de la banane en soutien à Daniel Alves ou encore les condamnations du président Sepp Blatter, il est clair qu’il en faudra plus pour dissuader les pseudo-supporters des pelouses du Vieux Continent.

Encore une fois, un joueur de couleur a été la cible de supporters. Il s’agit de Kevin Constant, défenseur du Milan AC qui affrontait l’Atalanta Bergame en Serie A (2-1).

Lors d’un arrêt de jeu, le Guinéen est la cible de certains fans qui jettent des bananes sur la pelouse à son endroit.

Son coéquipier Nigel de Jong a ramassé les fruits qui jonchaient le long de la touche.

(Vidéo: http://video.gazzetta.it/atalanta-milan-piovono-banane-constant/33b89cce-d921-11e3-9abe-4c0fccfd2dec)

 

Non à l'esclavage!

Quelques milliers de mauritaniens ont pris part, mardi 29 avril après-midi, à la marche organisée par le comité de suivi du «Manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines».

altLa marche, qui commémore le premier anniversaire du manifeste, a été déclenchée à partir de la nouvelle maison des jeunes pour se transformer en un meeting sur la place de la mosquée Ibn Abbas.

Les marcheurs ont arboré des banderoles portant des slogans comme «Nous voulons une enquête quantitative et qualitative sur le phénomène de l'esclavage» «La terre appartient à celui qui la travaille», « non à l'exclusion continue... », «Jusqu'à quand l'impunité des coupable de délit d'esclavage".

Ont pris part à cette marche des partis politiques et autres organisation de la société civile.

Le meeting a été marqué par un discours du président du Conseil national du manifeste des haratines Mohamed Said Ould Homody, dans lequel il a souligné que cette manifestation soutenue par toutes les composantes de la société «marque un tournant décisif dans l'histoire de la société mauritanienne».

Il a également rappelé que le 29 avril 2013 a connu la proclamation officielle de la déclaration des droits politiques, économiques et sociaux des Haratines, déclaration qui a réussi à traiter, «de manière modérée et sans complaisance, le problème épineux des Haratines qui se pose de façon récurrente, et ce en tant que symbole de justice et de fraternité qui doivent être imposées sur la scène nationale».

«Le manifeste met en place le fondement d'une Mauritanie nouvelle, la Mauritanie de l'avenir", précisant que la déclaration constitue "la pierre angulaire d'une nouvelle ère permettant l'édification d'une Nation unifiée, égalitaire et reconciliée avec elle-même», a(t(il souligné.

Il convient de noter que ce mouvement est boycotté par l'Initiative de la résurgence abolitionniste (IRA) de Biram Ould Abeid, ainsi que par le parti de l'Alliance populaire progressiste de Messaoud Ould Boulkheir.

Les initiateurs de cette marche avaient mené une forte mobilisation à travers les médias pour en assurer la réussite.

Il ne peut... "panier" sa bêtise!

Alors que les 16 rescapées de la saison régulières se livrent batailles rangées pour être des demi-finales de conférences des playoffs, une sordide affaire de racisme vient quasiment occulter le beau jeu qu’offre les franchises.

altSelon un son diffusé par le site TMZ, le propriétaire des Los Angeles Clippers Donald Sterling s’est de nouveau illustré par des propos d’un autre âge au sujet d’une photo postée par sa petite amie avec Magic Johnson.

«Le problème c’est que nous n’avons pas à tout montrer. Pourquoi prends-tu des photos avec des minorités? Pourquoi? C’est comme parler à un ennemi. Ça me dérange beaucoup que tu affiches le fait que tu fréquentes des personnes noires. Est-ce une obligation ? Je ne veux pas que tu les détestes mais que tu les aimes en privé, rapporte basket-info. Dans la vie de tous les jours et en privé tu peux être avec eux mais pourquoi rendre ça public sur Instagram et pourquoi les amènes-tu à mes matchs. Tu peux faire ce que tu veux, tu peux coucher avec eux, tu peux les faire venir ici, tu peux faire ce que tu veux. La seule chose que je te demande c’est de ne pas promouvoir ça et de ne pas les amener à mes matchs. C’est dommage que tu ne puisses pas admirer Magic Johnson en privé. Je me fous que tu l’admires, que tu le fasses venir, que tu le nourrisses. Tu peux faire ce que tu veux mais ne mets pas ça sur Instagram pour que le monde entier puisse le voir et qu’ensuite ils m’appellent. Et ne l’amène pas à mes matchs, compris?»

Cette conversation de 9 minutes a bien évidemment suscitée un tollé au sien de la Ligue. Directement concerné par ces propos racistes, l’ancienne star de Los Angeles Lakers, Magic Johnson, déclare sur son Twitter: «C’est une honte qu’il ait ce sentiment sur les Afro-Américains. Il a une équipe remplie d’incroyables joueurs afro-américains qui se battent pour ramener un titre aux fans des Clippers. Les Clippers ont aussi une base solide de fans de cette minorité».

Egalement sur le réseau social, Kobe Bryant, arrière des Lakers, tweet qu’il ne pourrait «pas jouer pour lui (Donald Sterling)».

LeBron James est allé plus fort dans sa réaction. En amont au Game 3 face à Charlotte, l’ailier du Heat de Miami confie qu’«il n’y a pas de place pour Donald Sterling en NBA. Pas de place. Si ce qu’on entendu est vrai, c’est inacceptable dans notre ligue. Peu importe que vous soyez blanc, black ou hispanique, c’est inacceptable», s’indignait-il. «On est des citoyens modèles pour tous les sports à travers le monde parce que nous sommes les figures les plus reconnaissables. C’est réellement irrespectueux et épouvantable… Je ne suis pas énervé. Juste déçu plus que tout autre chose».

King James espère que la NBA aura la main lourde dans sa prise de décision « Le commissioner (Adam Silver) doit prendre position. Il doit être très ferme avec ça. Je ne sais pas quelle décision ce sera, mais on ne peut pas voir ça dans notre ligue. »

Les Clippers, qui sont en lutte avec Golden State en playoffs, se sont désolidarisés de leur propriétaire.

Adam Silver a annoncé l’ouverture d’une enquête sur ses propos qu’il a qualifié de «dérangeants et d’offensants»

(Vidéo: Conversation intégrale de Donald Sterling - http://www.youtube.com/watch?v=YhT6d5fMhzI)

(Vidéo:  Conférence de presse d'Adam Silver - http://www.youtube.com/watch?v=OlkmrCJHB5g)