Sos racisme - Africa Nouvelles

Obama broie du noir!

Donald Sterling s’est mis dans l’œil du cyclone avec des propos racistes dans une conversation publié par TMZ. Un dérapage du propriétaire des Los Angeles Clippers  qui a suscité plusieurs réactions dans la NBA.

altLe malaise a dépassé les limites du championnat nord-américain de basketball puisque le président des Etats-Unis, en visite officielle en Malaisie, a été appelé à se prononcer sur cette affaire.  

«Lorsque des ignares veulent mettre en valeur leur ignorance, vous ne pouvez pas faire grande chose. Il faut juste les laisser parler», a déclaré le président des USA. «Nous devons être constants et fermes dans la dénonciation du racisme, en éduquant nos enfants différemment mais aussi en étant encouragés par le fait qu’une partie des raisons pour lesquelles ces déclarations font autant de bruit, c’est que les perceptions que nous avons de nous-mêmes ont changé».

Barack Obama a aussi souligné sa confiance en la Ligue et son commissioner  pour la résolution de cette affaire «J’ai confiance en Adam Silver. C’est un bon gars, et il va résoudre cette affaire».

Il ne peut... "panier" sa bêtise!

Alors que les 16 rescapées de la saison régulières se livrent batailles rangées pour être des demi-finales de conférences des playoffs, une sordide affaire de racisme vient quasiment occulter le beau jeu qu’offre les franchises.

altSelon un son diffusé par le site TMZ, le propriétaire des Los Angeles Clippers Donald Sterling s’est de nouveau illustré par des propos d’un autre âge au sujet d’une photo postée par sa petite amie avec Magic Johnson.

«Le problème c’est que nous n’avons pas à tout montrer. Pourquoi prends-tu des photos avec des minorités? Pourquoi? C’est comme parler à un ennemi. Ça me dérange beaucoup que tu affiches le fait que tu fréquentes des personnes noires. Est-ce une obligation ? Je ne veux pas que tu les détestes mais que tu les aimes en privé, rapporte basket-info. Dans la vie de tous les jours et en privé tu peux être avec eux mais pourquoi rendre ça public sur Instagram et pourquoi les amènes-tu à mes matchs. Tu peux faire ce que tu veux, tu peux coucher avec eux, tu peux les faire venir ici, tu peux faire ce que tu veux. La seule chose que je te demande c’est de ne pas promouvoir ça et de ne pas les amener à mes matchs. C’est dommage que tu ne puisses pas admirer Magic Johnson en privé. Je me fous que tu l’admires, que tu le fasses venir, que tu le nourrisses. Tu peux faire ce que tu veux mais ne mets pas ça sur Instagram pour que le monde entier puisse le voir et qu’ensuite ils m’appellent. Et ne l’amène pas à mes matchs, compris?»

Cette conversation de 9 minutes a bien évidemment suscitée un tollé au sien de la Ligue. Directement concerné par ces propos racistes, l’ancienne star de Los Angeles Lakers, Magic Johnson, déclare sur son Twitter: «C’est une honte qu’il ait ce sentiment sur les Afro-Américains. Il a une équipe remplie d’incroyables joueurs afro-américains qui se battent pour ramener un titre aux fans des Clippers. Les Clippers ont aussi une base solide de fans de cette minorité».

Egalement sur le réseau social, Kobe Bryant, arrière des Lakers, tweet qu’il ne pourrait «pas jouer pour lui (Donald Sterling)».

LeBron James est allé plus fort dans sa réaction. En amont au Game 3 face à Charlotte, l’ailier du Heat de Miami confie qu’«il n’y a pas de place pour Donald Sterling en NBA. Pas de place. Si ce qu’on entendu est vrai, c’est inacceptable dans notre ligue. Peu importe que vous soyez blanc, black ou hispanique, c’est inacceptable», s’indignait-il. «On est des citoyens modèles pour tous les sports à travers le monde parce que nous sommes les figures les plus reconnaissables. C’est réellement irrespectueux et épouvantable… Je ne suis pas énervé. Juste déçu plus que tout autre chose».

King James espère que la NBA aura la main lourde dans sa prise de décision « Le commissioner (Adam Silver) doit prendre position. Il doit être très ferme avec ça. Je ne sais pas quelle décision ce sera, mais on ne peut pas voir ça dans notre ligue. »

Les Clippers, qui sont en lutte avec Golden State en playoffs, se sont désolidarisés de leur propriétaire.

Adam Silver a annoncé l’ouverture d’une enquête sur ses propos qu’il a qualifié de «dérangeants et d’offensants»

(Vidéo: Conversation intégrale de Donald Sterling - http://www.youtube.com/watch?v=YhT6d5fMhzI)

(Vidéo:  Conférence de presse d'Adam Silver - http://www.youtube.com/watch?v=OlkmrCJHB5g)

Du Congo au Congo?

Les quelque 1 326 Congolais de RDC, expulsés ces derniers jours de Brazzaville, l'ont été dans le cadre de l'exécution d'une opération de police destinée à « assainir certains quartiers de Brazzaville » et « à contrôler tous les étrangers sans papiers ». Telles sont les explications fournies par Brazzaville au gouvernement de Kinshasa dont deux membres ont traversé le fleuve le jeudi 10 avril.

alt« Nous avons échangé de manière fraternelle, de manière très ouverte avec les responsables de la République du Congo, ici. Nous étions en face du ministre de l'Intérieur avec les autres officiels de haut rang ». Ces propos sont de Célestin Tunda ya Kasende, vice-ministre des Affaires étrangères de la RDC, qui a traversé le fleuve jeudi avec son collègue de l'Intérieur, Egide Ngokoso, pour s'enquérir de la situation de plus d'un millier de Kinois qui ont été refoulés de Brazzaville, ces derniers jours.

Mise en place d'une commission mixte

Le ministre congolais de l'Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, a expliqué à ses interlocuteurs que la police mène depuis le 3 avril une opération d'assainissement de certains quartiers de Brazzaville et de contrôle de tous les étrangers en situation irrégulière résidant au Congo. Après l'échange, les deux partis ont décidé de mettre une commission mixte sur pied : « Il y a aura des experts qui viennent de Kinshasa et des experts de Brazzaville. Ils vont travailler de concert pour encadrer l'opération, pour éviter les bavures. »

Lancée dans la capitale, l'opération de police dénommée « Mbata ya bakolo » ou « gifle des aînés » va s'étendre sur l'ensemble du territoire congolais dans les tout prochains jours.

Enfance sans défense?

Un atelier de partage pour la mise en place d'une base de données unique dans le secteur de l'enfance a réuni,   à Dakar, des acteurs en charge de la production des statistiques et de la gestion d'informations sur le secteur de la protection de l'enfance. Cette rencontre est organisée par la Direction des Droits, de la Protection de l'Enfance et des Groupes Vulnérables (DDPEGV).

altUn projet de base de données et des indicateurs du secteur de la protection de l'enfant a été soumis à l'appréciation de participants à un atelier de partage sur la protection de cette couche vulnérable. Cette rencontre ouverte, lundi 17 mars 2014, constitue une vieille revendication des acteurs aussi bien du côté de l'Etat que des partenaires techniques.

Selon Niokhobaye Diouf, patron de la Direction des Droits, de la Protection de l'Enfance et des Groupes Vulnérables (Ddpegv, ce système de gestion de l'information entre dans le cadre de renforcement du Document de la stratégie nationale de protection de l'enfant, validé le vendredi 27 décembre dernier, lors d'un conseil interministériel. A son avis, l'adoption de ce nouvel outil devra non seulement permettre au Sénégal de disposer de sa première base de données fiables pour le secteur de la protection de l'enfance mais également d'améliorer la gestion de l'information relatives à la situation des enfants en matière d'abus et d'exploitation sexuelle, d'éducation ou encore de protection.

Abondant dans le même sens, Adama Baye Racine Ndiaye, Secrétaire général du ministère en charge de la Famille et de l'Enfance a souligné l'importance d'une base de données qui, selon lui, «permettrait de mieux évaluer l'impact des politiques de protection de l'enfance et d'influer sur les décisions stratégiques concernant ce secteur». Aussi a-t-il relevé que l'absence d'un système national de gestion de l'information générée par les acteurs constitue un véritable frein pour garantir des offres de services équitables au profit des enfants. C'est pourquoi, pour Adama Baye Racine Ndiaye, cette base de données devra également permettre de résoudre principalement la difficulté liée à la gestion de l'information dans le secteur de la protection de l'enfance.

Du côté des représentants de partenaires, cette rencontre de partage sur la maquette de cette nouvelle base de données est perçue comme un pas décisif des autorités sénégalaises dans la prise en charge des problèmes du secteur de protection de l'enfant.

Dénommées Sendevinfo, cette plateforme est une adaptation de Devinfo, la base de données lancée par le Système des Nations Unies en 2002 dans le cadre du suivi des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). Introduit au Sénégal en 2002, cette plateforme permet de stocker, organiser et présenter des données pour un bon suivi des politiques et des programmes.

Prostitution masquée en mariage "pré...Caire"!

Chaque été, des hommes touristes riches originaires des États arabes du Golfe affluent vers l’Égypte pour fuir la chaleur étouffante de la Péninsule arabique, prenant résidence dans des hôtels et appartements de luxe loués au Caire et à Alexandrie.

altBeaucoup viennent avec leurs familles et le personnel de ménage, passant leurs journées à la piscine, en faisant des emplettes et en fréquentant des cafés et des boîtes de nuit. D’autres viennent pour un objectif plus sinistre.

À El Hawamdia, une ville agricole pauvre à 20 kilomètres au sud du Caire, ils sont faciles à repérer. Des hommes arabes dans des "thawbs" (jalabs) blancs se baladent dans les rues de la ville jonchées de nids de poule et d’ordures, dans leurs voitures et véhicules de sport utilitaires de luxe.

À leur arrivée, des combinards égyptiens dans des sandales courent à côté de leurs véhicules, offrant des appartements à court terme et, ce qui est pour eux le produit le plus recherché de la ville: des filles mineures.

Prostitution infantile masquée par un "mariage"

Chaque année, à El Hawamdia et dans d’autres communautés rurales pauvres à travers l’Égypte, des milliers de filles âgées de 11 à 18 ans sont vendues par leurs parents à des hommes arabes riches du Golfe beaucoup plus âgés, sous prétexte de mariage. Les noces fictives peuvent durer entre quelques heures et plusieurs années, selon l’arrangement négocié.

«C’est une forme de prostitution infantile sous le couvert de mariage», affirme Azza El-Ashmawy, directeur de l’Unité de lutte contre la traite des enfants au Conseil National pour l’Enfance et la Maternité (NCCM). «L’homme paie une somme d’argent et reste avec la fille pendant quelques jours ou l’été, ou la ramène dans son pays pour des travaux domestiques ou la prostitution».

Mariées meme 60 fois! 

La fille est retournée à sa famille à la fin du mariage, généralement pour être mariée de nouveau. « Certaines filles ont été mariées 60 fois au moment où elles ont 18 ans. La plupart des “mariages” durent juste quelques jours ou semaines», indique El-Ashmawy. 

Les accords sont conclus dans les nombreux bureaux de «courtier en mariage» d’El Hawamdia, identifiables par la présence remarquable de climatiseurs, dans une ville délabrée disposant d’une énergie intermittente.

Les courtiers, généralement des avocats de second ordre, offrent également un service de livraison. Des filles de village de l’âge de 11 ans sont amenées dans les hôtels des touristes arabes ou appartements loués, pour être sélectionnées. Les hommes arabes qui voyagent avec leurs femmes et leurs enfants prévoient souvent un appartement séparé à de telles fins.

Les mariages temporaires offrent un moyen de contourner les restrictions islamiques sur les rapports sexuels avant le mariage.

«Beaucoup d’hôtels et de propriétaires en Égypte ne veulent pas louer de chambre aux couples non-mariés. Un certificat de mariage, même fragile, permet aux visiteurs d’avoir des liaisons sexuelles», explique Mohamed Fahmy, un agent immobilier au Caire.

Avoir des relations sexuelles avec des mineures est illégal en Égypte. Les courtiers peuvent aider dans cette situation aussi, fabriquant des actes de naissance ou utilisant la carte d’identité de la sœur aînée de la fille.

Une journée de mariage «mut’a» ou «de plaisir» peut être arrangée pour seulement 800 livres égyptiennes (115 USD). L’argent est partagé entre le courtier et les parents de la fille.

Un «misyar» (mariage «avec visiteur») pendant tout l’été coûte entre 20 000 livres égyptiennes (2 800 USD) et 70 000 livres égyptiennes (10 000 USD). Le contrat juridiquement non-contraignant se termine quand l’homme retourne dans son pays.

La «dote» que les hommes arabes du Golfe sont prêts à payer pour avoir des rapports sexuels avec des jeunes filles est une forte attraction pour les familles égyptiennes pauvres, dans un pays où un quart de la population subsiste avec moins de 2 dollars par jour.

Une enquête commanditée par le NCCM sur 2.000 familles dans 3 villes près du Caire (El Hawamdia, Abu Nomros et Badrashein) a constaté que les fortes sommes versées par les touristes arabes étaient la principale raison qui explique le taux élevé des «mariages d’été» dans ces villes. Environ 75% des répondants connaissaient des filles impliquées dans le commerce, et la plupart croyaient que le nombre de mariages a augmenté.

Cette enquête réalisée en 2009 indiquait que 81% des "conjoints" venaient de l’Arabie Saoudite, 10% des Émirats arabes Unis, et 4% du Koweït.

L’Organisation Internationale des Migrations (OIM) étudie aussi ces "mariages". «La famille prend l’argent, et le “mari” étranger abandonne généralement la fille après 2 ou 3 semaines. Les mariages non-enregistrés ne sont pas reconnus par l’État et n’accordent aucun droit à la fille, ou aux enfants qui proviennent de ces unions», explique Sandy Shinouda, un responsable de l’Unité de l’OIM contre la traite, basé au Caire. 

Shinouda, qui gérait autrefois un refuge pour les victimes de la traite, affirme que la plupart des jeunes filles viennent de familles nombreuses, qui voient le mariage avec un étranger plus âgé et plus riche comme un moyen d’échapper à la misère noire. «La fille peut avoir 10 frères et sœurs, alors la famille la considère comme une marchandise», souligne-t-elle.

L'homme a droit à ses droits!

Les ONG ont écrit une lettre ouverte conjointe aux dirigeants africains et européens à l'occasion du 4ème sommet Afrique-UE qui se tient à Bruxelles, les 2 et 3 avril.

altEn amont du sommet, les sociétés civiles africaines et européennes ont invité les dirigeants des deux continents à agir de «façon à mettre les droits de l'homme au centre des discussions visant à "Investir dans les personnes, la prospérité et la paix"», 7 ans après l'adoption d'une stratégie conjointe ambitieuse de tendre vers une amélioration tangible des droits de l'homme, et à prendre des mesures tangibles pour y parvenir.

Les objectifs retenus par la société civile sont: l'universalité, l'indivisibilité, la cohérence et l'intégration, aux niveaux nationaux et régionaux, et en coopération intercontinentale, à travers une approche commune.

Concernant les sujets spécifiques touchant les droits de l'homme, elles appellent les dirigeants africains et européens à débattre des préoccupations liées aux défis communs : par exemple, les droits des migrants, les droits des femmes, la discrimination et le harcèlement contre les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexuées (LGBTI), les droits économiques et sociaux, le lien entre le terrorisme et les droits de l'homme.

Elles appellent également les deux continents à travailler de concert pour appuyer les efforts visant à mettre fin à l'impunité.

Les sociétés civiles pensent que le futur partenariat Afrique-UE doit chercher à renforcer le dialogue sur les droits de l'homme et faire du séminaire de la société civile «une plateforme centrale pour l'examen et le suivi des politiques afférentes de l'Afrique et de l'UE».

Stop au racisme! 

Le 21 Mars 1960 à Sharpeville furent massacrées 69 personnes qui manifestaient pour dire non à la ségrégation raciale . La bataille contre ceux qui croient que les hommes ne sont pas tous égaux continue.

altAujourd'hui, c'est le début du printemps mais c'est aussi la célébration de la Journée mondiale contre le racisme, instituée par l'ONU pour rappeler l'un des nombreux massacres de l'histoire humaine, causée par l'idée que les êtres humains ne sont pas tous égaux.

C'était le matin du 21 mars 1960, lorsque dans la banlieue de Sharpeville, en Afrique du Sud, des milliers de Noirs sont descendus dans les rues pour manifester devant le poste de police local . Ils protestaient l'Urban Areas Acxt (Acte des Zones Urbaines), les soi-disant "Pass laws" (lois des laissez-passers), énième étape de la politique de ségrégation mise en place depuis des décennies, dans le pays. 

Les nouvelles règles voulues par le Parti National, le parti des Blancs au pouvoir, prévoyait, sous peine d'arrestation, que les hommes et les femmes noires doivent avoir un laissez-passer spécial pour circuler dans les zones réservées aux Blancs. Cela était accordé seulement à ceux qui travaillaient dans la région.

Ce matin-là, plus de 5.000 personnes bravèrent les Pass laws, demandant d'être arrêtés. Pour les disperser, le régime fit passer sur leurs têtes les avions militaires, lança des gaz lacrymogènes, puis passa aux matraques. Enfin, la police ouvrit le feu sur les manifestants. 

Furent massacrées 69 personnes, dont 8 femmes et 10 enfants. Les blessés étaient 180. Plusieurs des victimes furent frappés dans le dos. Les enquêtes démontrèrent que les seules armes à disposition des victimes étaient les pierres. 

Ce jour-là, commença une escalade de protestations et de répression, des milliers de militants noirs furent arrêtés et, en peu de temps, les partis anti-ségégation furent interdits et Nelson Mandela aussi fut mis en prison. Mais le massacre de Sharpeville marqua également le début de l'isolement international qui, contribua, après de longues années, à la fin de l'apartheid en Afrique du Sud. 

Aujourd'hui en Italie, il y aura des événements et des moments de rencontre et de réflexion sur la prévention de la discrimination raciale et la protection des droits de l'homme, coordonnés par l'UNAR (Bureau National contre la Discrimination Raciale) dans le cadre de la 10ème Semaine contre le Racisme (voici le programme). L’orange a été choisi comme couleur symbolique de cette journée.

Stranieriinitalia.it, oggi et toujours, continue ses battailles contro toute forme de racisme. Depuis quelques semaines, avec nos lecteurs, nous en avons lancé une contre les precheurs de haine sur Facebook, nouvelle frontière menacée par ceux qui croient que la couleur de la peau, la religion ou le pays d'origine, puissent faire la différence entre etre humains. Unissez-vous à nous.

Elvio Pasca