Sos racisme - Africa Nouvelles

Pour un réseau anti-raciste!

Un groupe parrainé par les sites "italianipiu.it" et "stranieriinitalia.it" pour signaler les pages, les commentaires, les photos et les messages incitant à la haine. Et pousser Facebook à les obscurcir. L'union fait la force!

altAprès le succès de l'annulation du groupe "Sei negro se..." (T'es nègre si....), stranieriinitalia.it et italianipiu.it ont ouvert le groupe "Fuori il razzismo da Facebook" (Le racisme hors de Facebook).

Éliminer le racisme de Facebook semble facile. Le réseau social garantit l'anonymat de qui envoie le message pour faire effacer «les contenus incitant à la haine», interdits par les standards de la communauté. Voilà comment ça fonctionne.

Pratiquement, on apprend que l'effacement des éléments racistes présents sur Facebook est possible, seulement si elle est soutenue par un grand nombre. Car si plusieurs personnes signalent la même page, journal, groupe, ou commentaire, ce sera plus facile d'obtenir l'effacement.

Le groupe "Fuori il razzismo da Facebook" veut créer un réseau de gens, fatigués de voir tant de haine en ligne. Nous invitons tout le monde à dénoncer dans ce groupe, les contenus racistes qui circulent librement sur le réseau social, de sorte que tous les autres aussi pourront les signaler à Facebook.

Social! No racial!

A la fin le réseau social Facebook a obscurci les racistes signalés par notre groupe editorial "stranieriinitalia.it": une petite bataille gagnée grâce à nos lecteurs. Un à zéro contre les racistes. Avec un doute: mais Facebook les obscurcit seulement s'il y a beaucoup de gens qui le lui demandent?

altDeux jours auparavant, nous avions expliqué comment signaler au réseau social les messages, les pages, les photos, etc à forte odeur raciste. C'est une procédure simple, qui garantit l'anonymat de celui qui signale et qui devrait faire disparaitre "les contenus incitant à la haine", non admis par les standards de la communauté de Facebook.

Pratiquement, nous avons cependant eu une mauvaise surprise. Malgré notre signalisation, Facebook nous a communiqué qu'il n'aurait pas fermé le groupe "Sei negro se..." (T'es nègre si...) Pourquoi? Réponse: «Nous avons analysé le groupe que vous avez signalé comme contenant des discours ou des symboles incitant à la haine et nous avons établi qu'il ne viole pas les standards de la communauté".

Une explication difficile à accepter. Sei un negro se... " était un concentré de haine, racisme, à commencer par le titre, plein de messages où les Noirs étaient traités comme des singes, des excréments, des retardés mentaux et des criminaux, sans aucun respect même pour les enfants qui, selon certains usagers, devaient etre enfermés dans les zoos.

Mais après cet article, quelque chose s'est passé. Un peu de peur a commencé à se répandre parmi certains inscrits du groupe raciste, qui avaient sans doute pigé d'etre sous les réflecteurs d'un cyclone: certains messages ont été supprimés, d'autres ont suggéré d'en faire un groupe fermé pour éviter d'etre signalés, il n'y a plus eu de nouveau message... Mais surtout, il y a du y avoir une multiplications des signalisations à Facebook, grace aux lecteurs de notre groupe éditorial. 

C'est ainsi donc qu'est tombée la belle découverte, annoncée par une de nos lectrices: "Sei negro se..." n'était plus accessible. Ses créateurs l'ont fait disparaitre? Non, comme nous expliqué Facebook, modifiant sa réponse à notre signalisation: «Nous avons analysé le groupe qui que tu nous as signalé pour la présence de discours et symboles incitant à la haine. Étant donné qu'il violait les standrads de notre communauté, nous l'avons supprimé".

Une petite bataille gagnée, mais la guerre aux racistes continue.

Exodieux!

L'exode des musulmans de la capitale centrafricaine s'est poursuivi avec un nouveau vol de rapatriement vers Ndjamena. Depuis la fin décembre, ils sont 17 000 à avoir fui vers le Cameroun, 52.000 vers le Tchad. Si au début ils partaient par leurs propre moyens, aujourd'hui ils peuvent bénéficier des convois de camions organisés par l'armée tchadienne qui les amènent à la frontière, ou des vols vers Ndjamena, affrétés par le gouvernement tchadien et par l'Organisation Internationale des Migrations.

altLe chef de la MISCA (Force Africaine en Centrafrique), le général camerounais Martin Tumenta Chomu, a menacé les groupes armés de recourir à la force pour arrêter assassinats, lynchages et pillages qui se poursuivent à Bangui et en province en toute impunité.

« Je demande à tous les hors-la-loi de déposer les armes, à tous les ex-FACA (forces armées centrafricaines, armée régulière) de rester cantonnés. Sinon, ils seront considérés comme des hors-la-loi, des bandits et trouveront en face d'eux les forces de la Misca pour mettre un terme à leurs agissements », a-t-il averti.

Face aux violences, malgré la présence des 5.400 soldats de la Misca et des 1.600 français de Sangaris, l'exode des musulmans de la capitale s'est encore poursuivi avec un nouveau vol rapatriant des ressortissants tchadiens à Ndjamena.

Depuis le 21 décembre 2013, les rotations aériennes avec Bangui ont déposé à Ndjamena près de 16.000 personnes. Mais la plupart des «retournés» - ces Tchadiens qui reviennent au pays après avoir tout laissé derrière eux - s'entassent chaque jour un peu plus dans l'un des 5 camps gérés par l'OIM, situés non loin de la frontière.

Plus de 6 000 « retournés » à Goré, dans le sud du Tchad

Anour Oumar Abdelkarim est arrivé en Centrafrique en 1980. Et fin décembre il a dû quitter la ville de Paoua ou il vivait : « A Bouzoum à 120 Km de Paoua, il y a les anti-balaka. Ils annoncent qu'ils vont progressivement vers la ville de Paoua pour faire n'importe quoi à Paoua. C'est ça qui a motivé notre départ au Tchad ».

Beaucoup de ces « retournés » arrivent au Tchad pour la première fois, puisqu'ils sont nés en Centrafrique. D'autres ne sont même pas Tchadiens.

Le flot continu de réfugiés semble loin de se tarrir à Goré. Et les pénuries se font criantes. Alain Abdoulaye est l'un des administrateurs du camp :« Au niveau de la nourriture, au niveau de la santé, au niveau surtout de l'abri, la situation est vraiment très alarmante. Au niveau du PAM, on a donné sept jours de ration alimentaire, c'est même déjà expiré ».

Il y a un mois l'OIM demandait 17,5 millions USD pour organiser les retours et apporter une aide d'urgences aux déplacés. L'organisation n'a recu que 8% de cette somme.

Dans ce contexte de crise persistante, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a débuté. dimanche 10 février à Ndjamena, une tournée axée notamment sur la poursuite de l'action militaire de la France pour stabiliser la Centrafrique. Après la capitale tchadienne, le ministre français se rendra à Brazzaville et à Bangui.

Ces bonbons sont pas bons? 

En Suède et au Danemark, on ne produira plus produites les "skipper mix" à la réglisse avec la forme de masques tribaux que certains consommateurs ont retenus offensifs. En Italie, il y a aussi les "negretti" (petits noirs). Politiquement incorrect, voire racistes. C'est pas des mots mais des bonbons.

altLes "skipper mix" sont des bonbons mous de réglisse produits par le géant Haribo. Ils devraient rappeler les souvenirs recueillis dans le monde entier par le capitaine d'un navire, et ont la forme de masques tribaux africains, asiatiques et sud-américains. Ils pourraient cependant semblent également des caricatures si chers à une certaine iconographie raciste.

C'est ainsi que divers consommateurs en Suède et au Danemark ont lancé une campagne de protestation sur les réseaux sociaux.

«Multiculturalisme héritage colonial ou traite des esclaves? #Haribo skipper mix me fait penser au Danemark et à mon héritage culturel danois", a tweeté par exemple Dane Saam Kapadia .

Un mois aprtès le début de la protestation (mais en fait, les bonbons sont en vente depuis des années), Haribo a cédé. Bien que ne trouvant dans ses bonbons aucune «connotation négative", Ola Dagliden, le chef de Haribo Suède, a décidé que «nous allons maintenir le produit, mais nous éliminerons les parties que certains consommateurs trouvent offensives".

En Italie, il semble qu'on est moins sensibles. Qui ne connaît pas la réglisse "testa di moro" (tête de maure), connue aussi comme "negretti" (petits noirs), qui ne sont rien d'autre que des facettes caricaturées d'hommes africains?

Haribo Italie a les mêmes bonbons à la réglisse semblables au "skipper mix", et sur le site, ça s'appelle: Melting Potes (Negretti mix).

Haribo Italie a les mêmes bonbons à la réglisse semblables au "skipper mix", et sur le site, ça s'appelle: Melting Potes (Negretti mix).

Elvio Pasca

Visa-vis?

Cadre à l'Ambassade d'Italie, Mme Rita Vandome est poursuivie au Tribunal de paix de la commune de Lemba pour escroquerie de passeports et visas.

altLa cause inscrite sous RP 20050 oppose Mme Ngoyi Kimuimba à Mme Rita Vandome et Mr Numbi Kilambo. La première audience a eu lieu, jeudi 6 février 2014, dans la chambre 1 présidée par Mme Songansonga. Celle-ci est renvoyée à 3 semaines afin de permettre la régularisation de la procédure à l'égard de M.Numbi. Etant donné que Mr Numbi Kilambo n'a pas été officiellement signifié.

Pour la petite histoire, Mme Ngoyi Kimuimba devait se rendre depuis l'année dernière en Italie avec son enfant. Pour toutes les démarches y afférentes, notamment l'obtention de deux passeports et de deux visas de l'espace Schengen, elle avait remis à Mme Rita Vandome, par l'intermédiaire de M. Numbi Kilambo, une somme de 8.000 USD.

Plusieurs mois après, Mme Ngoyi Kimuimba n'a récupéré aucun document (ni passeports, ni visa). Bien au contraire, elle est objet d'intimidations et de trafic d'influence.

Mme Rita Vandome prétend être l'épouse d'un conseiller du Chef de l'Etat.

Affaire à suivre.

Le verdict dicte!

Le 18 Septembre 2008, Giuseppe Setola et ses complices ont tué 6 immigrés africains et un autre grièvement blessé. Aucune des victimes avaient des liens avec le crime.

altDans la soirée du 18 Septembre 2008, un groupe de tueurs du clan des Casalesi clan, dirigé par Giuseppe Setola, a ouvert le feu contre 7 immigrés africains qui se trouvaient devant l'atelier de couture "Ob Ob Exactions Fashions" de Castel Volturno.

Mourirent les ghanéens Kwame Antwi Julius Francis, Affun Yeboa et Eric Christopher Adams, les togolais El Hadji Abeba et Samuel Kwako et le libérien Jeemes Alex. Joseph Ayimbora, ghanéen, fut grièvement blessé et est mort naturellement en 2012m, mais c'est surtout grâce à son témoignage courageux que les assassins ont été identifiés et arrêtés.

La Cour suprême a rejeté les recours des accusés et a confirmé la prison à perpétuité pour Setola, David Granato, Alessandro Cirillo et Giovanni Letizia et 28 ans et 6 mois de prison pour Antonio Alluce.

On a reconnu la circonstance aggravante du massacre, mais pas celle du terrorisme, reconnue seulement au premier degré du procès. Les enquêtes ont confirmé que les victimes n'avaient aucun lien avec le clan des Casalesi, avec la criminalité nigériane. Les tueurs ont tiré sur "un groupe quelconque d'africains", probablement pour envoyer un message d'intimidation à toutes les communautés d'immigrés de la région.

Le verdict d'appel confirmée par la Cour Suprême a ordonné une indemnité de 200.000 euros à Ayimbora, argent qui reviendront à ses héritiers.

On a également reconnu les dommages aux villes de Castel Volturno et Casal di Principe, au Centre social autogéré Ex Canapaficio et à l'Association "Mo Basta", qui se sont constitués comme parties civiles , mais la quantification aura lieu dans les procédures civiles.

Justice aux victimes!

Les députés marocains ont voté, mercredi 22 janvier au soir, en faveur d'un amendement du code pénal afin qu'un violeur ne puisse plus échapper à des poursuites judiciaires en épousant sa victime.

altL'amendement a été approuvé à l'unanimité des parlementaires présents. Ce vote a eu lieu deux ans après le suicide de la jeune Amina El Filali, contrainte d'épouser son violeur. Un fait divers qui avait suscité un vif émoi dans le pays et au-delà.

Il y a eu, tout d'abord, le feu vert du gouvernement islamiste suivi d'un vote favorable à la Chambre des conseillers, en mars 2013. Puis les députés se sont à leur tour prononcés, mercredi, en faveur de l'alinéa tant décrié de l'article 745 du code pénal.

La jeune adolescente Amina El Filali s'est suicidée le 20 mars 2012, pour échapper à un mariage forcé avec son violeur. C'est à la faveur de ce mariage, et conformément à l'article 745 du code pénal, que l'agresseur présumé avait en effet échappé aux poursuites.

Les organisations de défense des droits de l'homme reconnaissent que ce vote des députés marocains constitue un pas important, mais pas suffisant pour autant. Selon l'ONG Amnesty International basée à Londres, il faut une «stratégie globale pour protéger les femmes et les jeunes filles des violences».

«Six millions de femmes, sur une population de 34 millions d'habitants, sont victimes de violences au Maroc, dont plus de la moitié dans le cadre conjugal», avait affirmé, il y a deux ans, la ministre de la Famille Bassima Hakkaoui.

Un projet de loi devant permettre de sanctionner sévèrement leurs auteurs fait actuellement l'objet de vifs débats.