Sos racisme - Africa Nouvelles

En déroute vers Beyrouth?

En RDC, le Parlement dénonce un trafic d'êtres humains. Il concernerait surtout des filles envoyées au Liban pour servir d'esclaves sexuelles. Une mission d'enquête de l'Assemblée nationale a fait la lumière sur le réseau qui aurait des ramifications dans les églises et certaines institutions officielles du pays. La justice a ouvert un dossier et un suspect est déjà aux arrêts.

 altDans cette affaire, plusieurs noms sont cités dont Fady Karout, le directeur général de Méditerranéen Service Congo (MSC) et Antoun Heloud. Il s'agit de deux sujets libanais qui seraient actuellement hors du Congo-Kinshasa. Quelques Congolais feraient également partie de ce réseau de trafic d'êtres humains, parmi lesquels un pasteur, des fonctionnaires des Affaires étrangères et des agents des services de renseignements, selon le rapport de la mission parlementaire.

« Plusieurs filles adolescentes ont été amenées au Liban, pour devenir des esclaves sexuelles et également servir pour de basses besognes. Entre 500 et 1 000 filles se trouveraient actuellement au Liban », explique le député Benjamin Mukulungu.

L'un des Congolais, Pierre Tshishimbi est déjà aux arrêts. Il se serait mis à table en dévoilant l'étendue du trafic. Il promettait aux candidates un emploi honorable et une somme de 2.500 dollars était avancée à chacune d'elles avant le départ au Liban.

Le rapport de la mission de l'Assemblée nationale épingle également un accord signé en 2005, entre la société MSC et la République démocratique du Congo à travers le ministère du Travail. Un arrangement qui autorisait l'envoi au Liban d'un personnel féminin qualifié.

En déroute vers Beyrouth?

En RDC, le Parlement dénonce un trafic d'êtres humains. Il concernerait surtout des filles envoyées au Liban pour servir d'esclaves sexuelles. Une mission d'enquête de l'Assemblée nationale a fait la lumière sur le réseau qui aurait des ramifications dans les églises et certaines institutions officielles du pays. La justice a ouvert un dossier et un suspect est déjà aux arrêts.

altDans cette affaire, plusieurs noms sont cités dont Fady Karout, le directeur général de Méditerranéen Service Congo (MSC) et Antoun Heloud. Il s'agit de deux sujets libanais qui seraient actuellement hors du Congo-Kinshasa. Quelques Congolais feraient également partie de ce réseau de trafic d'êtres humains, parmi lesquels un pasteur, des fonctionnaires des Affaires étrangères et des agents des services de renseignements, selon le rapport de la mission parlementaire.

« Plusieurs filles adolescentes ont été amenées au Liban, pour devenir des esclaves sexuelles et également servir pour de basses besognes. Entre 500 et 1 000 filles se trouveraient actuellement au Liban », explique le député Benjamin Mukulungu.

L'un des Congolais, Pierre Tshishimbi est déjà aux arrêts. Il se serait mis à table en dévoilant l'étendue du trafic. Il promettait aux candidates un emploi honorable et une somme de 2.500 dollars était avancée à chacune d'elles avant le départ au Liban.

Le rapport de la mission de l'Assemblée nationale épingle également un accord signé en 2005, entre la société MSC et la République démocratique du Congo à travers le ministère du Travail. Un arrangement qui autorisait l'envoi au Liban d'un personnel féminin qualifié.

Tel-Aviv sur le qui-vive!

Les demandeurs d'asile africains en Israël restent mobilisés. Ils ont continué à manifester, lundi 6 janvier 2014 à Tel-Aviv, pour réclamer un statut de réfugié et la libération de ceux qui ont été emprisonnés, parce qu'arrivés clandestinement en Israël. La veille une manifestation a réuni 30.000 personnes à Tel-Aviv. Un record.

altLes demandeurs d'asile africains en Israël restent mobilisés. Ils doivent continuer à manifester ce lundi 6 janvier à Tel-Aviv pour réclamer un statut de réfugié et la libération de ceux qui ont été emprisonnés, parce qu'arrivés clandestinement en Israël. Ce dimanche, une manifestation a réuni 30.000 personnes à Tel-Aviv. Un record.

Ils sont des dizaines de milliers rassemblés dans le calme, en plein cœur de Tel-Aviv. Tous africains, arrivés clandestinement en Israël. Certains sont en situation illégale, d'autres ont des visas temporaires. Mais tous réclament que leurs demandes d'asile soient étudiées.

«Je suis demandeur d'asile, car j'ai des problèmes dans mon pays. C'est un régime dictatorial, sans pitié, qui met les gens en prison sans forme de procès. Nous voulons que le gouvernement israélien nous reconnaisse comme réfugiés. Nous sommes ici, car nous avons fui les persécutions dans notre pays, pas pour des raisons économiques. Nous ne sommes pas là pour faire de l'argent!», se révolte Chawit, arrivé il y a 3 ans d'Érythrée.

Les manifestants protestent aussi contre la multiplication des arrestations. «Quatre cents personnes ont été jetées en prison parce que leur visa avait expiré. Le but des autorités est d'envoyer tout le monde en prison pour nous renvoyer ensuite dans notre pays d'origine», accuse Tadessa, un autre Érythréen. Le mois dernier, le gouvernement israélien a voté une nouvelle loi permettant d'emprisonner pendant un an sans procès tout immigré clandestin.

Le lager de la honte!

A un peu plus de 2 mois du naufrage du 3 octobre, images choquantes au journal télévisé TG2.

altDénudés, alignés, humiliés et soumis à la désinfestation. Voici les images captées par le journal télévisé TG2,  dans le centre de Contrada Imbriacola, à Lampedusa: des scènes qui évoquent un passé lointain que personne n'aurait plus voulu voir.

 Des femmes, hommes, Erythréens, Somaliens, Syriens, Ghanéens et Kurdes, dénudés dans le centre de premier accueil et de premiers soins pour être jetés sous une pompe à jet, pour éradiquer une maladie qui est leur "plaquée" de manière protocolaire, mais qui en réalité, dans la quasi totalité des cas, est contractée seulement une fois qu'ils sont en Italie, à cause des conditions de "accueil" auxquelles ils sont soumis. Même le HCNUR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés) dénonce la situation honteuse qui règne dans le centre et le manque chronique de transferts qui permettent de le faire vraiment fonctionner comme lieu de premiers soins.

Parmi eux, il y avait aussi les 16 rescapés du naufrage du 3 Octobre, les témoins de la procédure engagée par a Procure d'Agrigento contre les passeurs. 

Parmi les hotes forcés de cet endroit inhumain, il y en a qui sont emprisonnés depuis plus de deux mois. Comme les 16 survivants du naufrage du 3 Octobre qui, depuis lors, n'ont jamais quitté Imbriacola. Ils sont les témoins de la procédure engagée par le Procureur d'Agrigento contre les passeurs et les trafiquants; depuis des mois, ils sont contraints de vivre dans des conditions déplorables sur l'île, parce que les enquêteurs ont peur de perdre leurs traces. Comment leur donner tort. Qui supporterait de vivre à Mineo, dans un CARA (Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile) ou une structure italienne, après l'expérience du centre de Lampedusa .

Ils fuient des guerres, persécutions, tortures et violences, pour rejoindre l'Italie et être soumis à ce qui ressemble à l'un de ces traitements inhumains et dégradants, rappelés par les conventions internationales.

On parle de la Libye, la Syrie, l'Erythrée, l'Iran, la Russie, la Chine, mais quand la réalité de ces cartes internationales se matérialise dans sa propre cour, alors non, on minimise, c'est une erreur, tout au plus un épisode duquel avoir honte mais sans jamais aller à la racine.

D'une part, des millions d'euros, des patrouilles armées, des investissements dans la militarisation de la frontière, et de l'autre, la vie de milliers d'hommes et de femmes qui, en dépit de cet énorme arsenal de controle mis en place par les Etats européens, n'arrêtent pas de se déplacer. Au milieu, la violence sous la forme d'humiliation ou de torture, d'internement ou de chantage, auxquels non seulement les opérateurs de la coopérative "Accueil Lampedusa", mais toute l'Europe, semble désormais avoir pris l'habitude. 

(Vidéo)

http://www.youtube.com/watch?v=M4E29sb_hg0

Pour que ces 4 lustres ne soient pas passés en...  20!

Le Rwanda a commencé, mardi 8 janvier, la 20ème commémoration du génocide des Tutsis de 1994, en allumant «une flamme de l'espoir» qui fera le tour du pays pour revenir à Kigali, la capitale, avant l'ouverture de la période de deuil national le 7 avril.

altLe Rwanda a commencé, mardi 8 janvier, la 20ème commémoration du génocide des Tutsis de 1994, en allumant «une flamme de l'espoir» qui fera le tour du pays pour revenir à Kigali, la capitale, avant l'ouverture de la période de deuil national le 7 avril.

La «flamme de l'espoir» a été allumée mardi après-midi au mémorial du génocide de Gisozi, à Kigali, en présence notamment du ministre de la Culture et des sports, Protais Mitali.

Selon ce dernier, cette flamme obtenue de façon traditionnelle en frottant deux morceaux de bois l'un contre l'autre, symbolise « la rwandité rallumée ». Malgré le génocide des Tutsis, «le Rwanda ne s'est pas éteint», a souligné le ministre.

Allumée par un rescapé très âgé, le flamme a été remise symboliquement à deux jeunes chargés à leur tour de la faire circuler.

A chaque étape de la flamme, des débats seront organisés dans les communautés pour réfléchir aux causes du génocide. Des débats similaires se tiendront dans plusieurs capitales étrangères dont Addis-Abeba, Londres et New York.

«Nous sommes profondément conscients des difficultés et des défis du chemin à parcourir pour construire une nation, ce qui n'est pas une tâche facile, particulièrement avec l'héritage d'un génocide», a déclaré la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo.

Perpétré par des extrémistes Hutus, le génocide d'avril à juillet 1994 a fait, selon l'ONU, près de 800.000 tués, essentiellement d'ethnie tutsie.

Ça se ravive à Tel-Aviv? 

Ils étaient des milliers, dimanche matin 5 janvier dans le centre de Tel Aviv, la capitale israélienne. Des milliers de demandeurs d'asile africains, entrés clandestinement en Israël par l'Egypte, qui manifestent contre la politique des autorités israéliennes à leur égard. Une loi récente, qualifiée de «liberticide» oblige les clandestins à dormir dans des centres de rétention.

alt«Oui à l'asile politique. Non à la prison», «Nous sommes des réfugiés», scandent les manifestants. Il s'agit de la plus grande démonstration de force de migrants africains en Israël. Et le lieu qui a été choisi est symbolique : place Rabin à Tel Aviv, du nom de l'ancien homme d'Etat et prix Nobel de la paix, assassiné en 1995, Yitzhak Rabin.

Les manifestants, dont certains ont entamé une grève de la faim, demandent la reconnaissance de leur statut de réfugiés et ils veulent l'abrogation de la nouvelle loi votée il y a tout juste deux semaines qui oblige les migrants illégaux à dormir dans des centres de rétention dit ouverts et d'y pointer trois fois par jour. Une loi liberticide selon le parti de gauche Meretz. Parallèlement ils entament une grève de trois jours, particulièrement à Tel Aviv et à Eilat. Un mouvement qui a paralysé l'industrie hôtelière de la ville portuaire du sud d'Israël.

Plus de 50 000 demandeurs d'asile vivent actuellement en Israël. Sans statut et sans papiers, pour la plupart ils viennent du Soudan et de l'Erythrée et, protégés par les conventions internationales, ils ne peuvent pas être renvoyés chez eux. Israël a entamé des discussions avec plusieurs pays africains pour qu'ils accueillent certains de ces migrants.

Embarracisme?

"S'il y a quelqu'un de raciste, c'est l'Europe, qui voit Lampedusa comme la frontière italienne et non européenne''.

alt''La Lega Nord n'est pas raciste. Quiconque l'a dit est un scélérat. Nous connaissons la solidarité", a déclaré le gouverneur de la Région Veneto, Luca Zaia.

Et de poursuivre: "Nous ne pouvons pas faire croire aux immigrants que qui vient ici trouve un emploi et ne vit pas d'expédients. Nous voulons les aider chez eux. S'il y a quelqu'un de raciste, c'est l'Europe, qui voit Lampedusa comme la frontière italienne et non européenne. Si on dit que le PNB de référence des prochaines années sera l'Afrique, et bien, enseignons-leur à faire les artisans, contribuons à construire les oeuvres publiques dont ils ont besoin. L'Afrique des dictateurs, c'est fini".