Special Can - Africa Nouvelles

«Il nous reste une étape capitale à franchir, celle qui nous sépare de la consécration».

A quelques heures de la finale de la 28e Coupe d’Afrique des Nations Orange, le sélectionneur de la Côte d’Ivoire,  François Zahoui,  est un home heureux, enfin Presque. Il ne pourra l’être définitivement que si son équipe remporte le titre tant convoité.

 

«La réussite de l’équipe jusqu’à présent est le résultat du travail acharné de tous ceux qui sont impliqués dans le football ivoirien, la fédération, les joueurs, l’encadrement technique, les associations de supporters. J’ai la chance unique de disposer de 23 joueurs de grande qualité. dont la plupart ont disputé les trois dernières éditions de la CAN. Nous sommes au pied du mur. Je peux vous dire toute leur détermination, toute leur envie. Ils désirent ardemment la victoire. Je le lis chaque jour dans leur regard. Nous avons jusqu’à présent réalisé un sans-faute. A quoi cela aura-t-il servi si nous ne sommes pas couronnés. Nous sommes venus ici pour prendre le trophée et le ramener à la maison. Le match le plus important, c’est le dernier».

Meilleure attaque et meilleure défense avec zéro but encaissé en cinq matches, les Eléphants veulent rejoindre leurs aînés de 1992. Mais, en face, il y aura la Zambie qui, lors de ses deux finales précédentes, en 1974 et en 1994, était tombé contre le grand Zaïre et le grand Nigeria.

«C’est une grande équipe. Certains de ses joueurs sont tout simplement excellents. Outre leurs qualités propres, ils font preuve d’un enthousiasme formidable. Leur présence en finale est une récompense qui ne doit rien au hasard. Leur résultat du premier jour contre le Sénégal a agi comme un révélateur. C’est la marque d’une préparation bien dosée qui est la marque d’un très bon entraîneur», reconnaît volontiers François Zahoui.

Sur la tactique pour la finale, le sélectionneur ivoirien est moins disert.

«Nous jouerons pour gagner comme lors de nos sorties précédentes. Les Zambiens seront dans le même état d’esprit mais je sais ce que mes joueurs ont à faire pour aller au bout de leur mission, de leur rêve. Les hommes dont je dispose auraient pu le faire plus tôt. Mais l’heure de la Côte d’Ivoire n’avait pas encore sonné. Cette fois, faites-leur confiance».

 

 

«Il nous reste une étape capitale à franchir, celle qui nous sépare de la consécration».

A quelques heures de la finale de la 28e Coupe d’Afrique des Nations Orange, le sélectionneur de la Côte d’Ivoire,  François Zahoui,  est un home heureux, enfin Presque. Il ne pourra l’être définitivement que si son équipe remporte le titre tant convoité.

 

«La réussite de l’équipe jusqu’à présent est le résultat du travail acharné de tous ceux qui sont impliqués dans le football ivoirien, la fédération, les joueurs, l’encadrement technique, les associations de supporters. J’ai la chance unique de disposer de 23 joueurs de grande qualité. dont la plupart ont disputé les trois dernières éditions de la CAN. Nous sommes au pied du mur. Je peux vous dire toute leur détermination, toute leur envie. Ils désirent ardemment la victoire. Je le lis chaque jour dans leur regard. Nous avons jusqu’à présent réalisé un sans-faute. A quoi cela aura-t-il servi si nous ne sommes pas couronnés. Nous sommes venus ici pour prendre le trophée et le ramener à la maison. Le match le plus important, c’est le dernier».

Meilleure attaque et meilleure défense avec zéro but encaissé en cinq matches, les Eléphants veulent rejoindre leurs aînés de 1992. Mais, en face, il y aura la Zambie qui, lors de ses deux finales précédentes, en 1974 et en 1994, était tombé contre le grand Zaïre et le grand Nigeria.

«C’est une grande équipe. Certains de ses joueurs sont tout simplement excellents. Outre leurs qualités propres, ils font preuve d’un enthousiasme formidable. Leur présence en finale est une récompense qui ne doit rien au hasard. Leur résultat du premier jour contre le Sénégal a agi comme un révélateur. C’est la marque d’une préparation bien dosée qui est la marque d’un très bon entraîneur», reconnaît volontiers François Zahoui.

Sur la tactique pour la finale, le sélectionneur ivoirien est moins disert.

«Nous jouerons pour gagner comme lors de nos sorties précédentes. Les Zambiens seront dans le même état d’esprit mais je sais ce que mes joueurs ont à faire pour aller au bout de leur mission, de leur rêve. Les hommes dont je dispose auraient pu le faire plus tôt. Mais l’heure de la Côte d’Ivoire n’avait pas encore sonné. Cette fois, faites-leur confiance».

 

 

Hervé Renard (sélectionneur de la Zambie)

Retraçant le parcours qui a porté son equipe en finale, le selectionneur de la Zambie, Herve Renard racontait, à la fin de la demi-finale victorieuse contre le Ghana:

"C'est incroyable pour les Chipolopolos. Quand on est rentrés au vestiaire à la mi-temps, si le score avait été de 2-0 pour le Ghana, on ne se serait pas plaint, parce qu'on n'a pas joué en première mi-temps. J'étais furieux de voir cette mi-temps. C'était peut-être à cause de la pression, on ne connaît pas bien ce niveau.

J'ai dit aux joueurs:  «Si vous ne voulez pas avoir des regrets toute votre vie, il faut jouer un peu plus au foot. Sinon l'adversaire vous tue, surtout quand c'est le Ghana».

On a eu un peu de chance, le gardien nous a sauvés, il a fait un super arrêt sur le penalty. On a cru en nous-mêmes en 2ème mi-temps. Le Ghana a joué la prolongation contre la Tunisie en quart et était fatigué, André Ayew n'était pas le vrai André Ayew en 2ème mi-temps.

J'ai appelé Emmanuel Mayuka dans ma chambre ce matin. Je lui ai dit: «Tu as joué quatre très bons matches, mais je veux que tu te reposes pour être prêt sur les 30 dernières minutes, et tu devras marquer». Finalement, il a joué les 45 dernières minutes. Il s'est reposé et a marqué un but fantastique.

On est en finale mais ça ne change rien, on lavera nos maillots nous-mêmes, on continuera à vivre normalement, on essaiera juste de finir l'aventure d'une manière extraordinaire.

Si nous perdons la finale, on aura des regrets toute notre vie. Si l'adversaire est meilleur et plus fort que nous, on l'acceptera, mais aucun adversaire ne peut être meilleur que nous dans ce tournoi.

On ne peut pas aller dans une finale en se disant qu'on est satisfait. Il faut la remporter."

 

Une finale inédite, mais une même sur-motivation extra-sportive pour chacun!

Une finale inédite, mais troisième finale pour chacune des deux nations. Une gagnée par les « Eléphants » en 1992, à Dakar, et une perdue, en 2006, au Caire. Pour la Zambie, deux finales perdues par les Kenneth Kaunda eleven ou KK Boys en 1974, au Caire, puis par les « Chipolopolos », en 1994, à Tunis.

 

Une finale inédite, mais une même sur-motivation extra-sportive pour chacun: mémorielle du côté des Zambiens qui entendent honorer la mémoire des 18 joueurs tués dans un accident d'avion, le 27 avril 1993, près des côtes de Libreville, en leur dédiant la coupe d'Afrique.

Elle est au contraire nationaliste pour les Ivoiriens qui veulent faire de la victoire finale un ciment pour la réconciliation dans leur pays, déchiré par une décennie de guerre larvée et les douloureux incidents postélectoraux.

Déjà, cette accession en finale est un motif de fierté et facteur de renforcement de l'union nationale dans les deux pays, où les populations vont se mettre à prier dans les églises, les temples et les mosquées, pour implorer les dieux du football de donner la victoire aux «Chipolopolos» et aux «Eléphants». Dieu étant pour tous! C'est la vérité du terrain qui va s'imposer, ce dimanche 12 février, aux deux formations quand chacune va essayer de forcer son destin, balle aux pieds.

Il n'y aura ni favori ni outsider, ce dimanche, sur la pelouse du stade de l'Amitié sino-gabonaise de Libreville, mais deux équipes et 22 joueurs qui vont se battre jusqu'à la limite de leurs forces pour soulever le trophée et le ramener à Abidjan ou Lusaka.

Certes, au début de la compétition, on n'attendait pas la Zambie au rendez-vous du 12 février, mais, contre le Sénégal en match de poule, les hommes du rusé Renard ont surpris ceux d'Amara, par la vitesse et la flamboyance de leur jeu. Puis ils ont géré les «Chevaliers de la Méditerranée», avant d'éteindre le «Nzalang national» équato-guin é en. Quand ils ont noyé les «Crocodiles du Nil» libyens, les «Chipolopolos» semblaient devoir atteindre leurs limites face à l'ogre ghanéen.

C'est là qu'ils vont montrer une autre facette de qualités, c'est-à-dire une combativité de tous les instants et sur tout le terrain, et une formidable propension à se projeter vers l'avant, avec une exploitation maximale des espaces pour porter l'estocade. En plus, cette équipe est habitée par une certaine baraka (penalty raté de Gyan) propre aux équipes qui vont au bout de l'aventure.

Dans ce registre, la Côte d'Ivoire n'est pas en reste pour avoir bénéficié de deux auto-goals face au Soudan et au Burkina Faso.

Entre ces deux formations alliant talents, combativité, rigueur défensive, une bonne dose de réussite pour ne pas dire de chance, tout pronostic est interdit.

 

 

Hervé Renard (sélectionneur de la Zambie)

Retraçant le parcours qui a porté son equipe en finale, le selectionneur de la Zambie, Herve Renard racontait, à la fin de la demi-finale victorieuse contre le Ghana:

"C'est incroyable pour les Chipolopolos. Quand on est rentrés au vestiaire à la mi-temps, si le score avait été de 2-0 pour le Ghana, on ne se serait pas plaint, parce qu'on n'a pas joué en première mi-temps. J'étais furieux de voir cette mi-temps. C'était peut-être à cause de la pression, on ne connaît pas bien ce niveau.

J'ai dit aux joueurs:  «Si vous ne voulez pas avoir des regrets toute votre vie, il faut jouer un peu plus au foot. Sinon l'adversaire vous tue, surtout quand c'est le Ghana».

On a eu un peu de chance, le gardien nous a sauvés, il a fait un super arrêt sur le penalty. On a cru en nous-mêmes en 2ème mi-temps. Le Ghana a joué la prolongation contre la Tunisie en quart et était fatigué, André Ayew n'était pas le vrai André Ayew en 2ème mi-temps.

J'ai appelé Emmanuel Mayuka dans ma chambre ce matin. Je lui ai dit: «Tu as joué quatre très bons matches, mais je veux que tu te reposes pour être prêt sur les 30 dernières minutes, et tu devras marquer». Finalement, il a joué les 45 dernières minutes. Il s'est reposé et a marqué un but fantastique.

On est en finale mais ça ne change rien, on lavera nos maillots nous-mêmes, on continuera à vivre normalement, on essaiera juste de finir l'aventure d'une manière extraordinaire.

Si nous perdons la finale, on aura des regrets toute notre vie. Si l'adversaire est meilleur et plus fort que nous, on l'acceptera, mais aucun adversaire ne peut être meilleur que nous dans ce tournoi.

On ne peut pas aller dans une finale en se disant qu'on est satisfait. Il faut la remporter."

 

Une finale inédite, mais une même sur-motivation extra-sportive pour chacun!

Une finale inédite, mais troisième finale pour chacune des deux nations. Une gagnée par les « Eléphants » en 1992, à Dakar, et une perdue, en 2006, au Caire. Pour la Zambie, deux finales perdues par les Kenneth Kaunda eleven ou KK Boys en 1974, au Caire, puis par les « Chipolopolos », en 1994, à Tunis.

 

Une finale inédite, mais une même sur-motivation extra-sportive pour chacun: mémorielle du côté des Zambiens qui entendent honorer la mémoire des 18 joueurs tués dans un accident d'avion, le 27 avril 1993, près des côtes de Libreville, en leur dédiant la coupe d'Afrique.

Elle est au contraire nationaliste pour les Ivoiriens qui veulent faire de la victoire finale un ciment pour la réconciliation dans leur pays, déchiré par une décennie de guerre larvée et les douloureux incidents postélectoraux.

Déjà, cette accession en finale est un motif de fierté et facteur de renforcement de l'union nationale dans les deux pays, où les populations vont se mettre à prier dans les églises, les temples et les mosquées, pour implorer les dieux du football de donner la victoire aux «Chipolopolos» et aux «Eléphants». Dieu étant pour tous! C'est la vérité du terrain qui va s'imposer, ce dimanche 12 février, aux deux formations quand chacune va essayer de forcer son destin, balle aux pieds.

Il n'y aura ni favori ni outsider, ce dimanche, sur la pelouse du stade de l'Amitié sino-gabonaise de Libreville, mais deux équipes et 22 joueurs qui vont se battre jusqu'à la limite de leurs forces pour soulever le trophée et le ramener à Abidjan ou Lusaka.

Certes, au début de la compétition, on n'attendait pas la Zambie au rendez-vous du 12 février, mais, contre le Sénégal en match de poule, les hommes du rusé Renard ont surpris ceux d'Amara, par la vitesse et la flamboyance de leur jeu. Puis ils ont géré les «Chevaliers de la Méditerranée», avant d'éteindre le «Nzalang national» équato-guin é en. Quand ils ont noyé les «Crocodiles du Nil» libyens, les «Chipolopolos» semblaient devoir atteindre leurs limites face à l'ogre ghanéen.

C'est là qu'ils vont montrer une autre facette de qualités, c'est-à-dire une combativité de tous les instants et sur tout le terrain, et une formidable propension à se projeter vers l'avant, avec une exploitation maximale des espaces pour porter l'estocade. En plus, cette équipe est habitée par une certaine baraka (penalty raté de Gyan) propre aux équipes qui vont au bout de l'aventure.

Dans ce registre, la Côte d'Ivoire n'est pas en reste pour avoir bénéficié de deux auto-goals face au Soudan et au Burkina Faso.

Entre ces deux formations alliant talents, combativité, rigueur défensive, une bonne dose de réussite pour ne pas dire de chance, tout pronostic est interdit.

 

 

 

Drogba: dernier train pour se "Didier" la coupe d'Afrique!

La finale de la 28è Coupe d'Afrique des nations (CAN) mettra aux prises, ce dimanche 12 février, à 19h TU, à Libreville, les Chipolopolos de la Zambie aux Eléphants de la Côte d'Ivoire.

 

 

Six ans après avoir perdu la finale aux tirs au but face aux Pharaons d'Egypte, les Eléphants de la Côte d'Ivoire reviennent à la 28e Coupe d'Afrique des nations (CAN). Dimanche 12 février 2012, ils disputeront la finale à Libreville face aux Chipolopolos de la Zambie à 19h TU.

Grands favoris de la compétition depuis le départ, les Eléphants ont jusque-là, fait honneur à leur statut. Didier Drogba et ses coéquipiers ont mis de côté la « starmania » et les guerres d'ego pour se concentrer à un seul objectif : remporter la deuxième CAN de leur histoire. Avec un bon vécu, ajouté à une puissance mentale et collective, cette année peut être la bonne pour les Eléphants.

Aussi, ça sera la dernière chance pour leur capitaine Didier Drogba (à l'aube de sa retraite internationale), d'espérer soulever le trophée continental.

Une tâche qui ne sera pas du tout facile face à la surprenante formation des Chipolopolos de la Zambie qui disputera sa 3è finale de CAN. Considérés comme la formation-surprise de cette CAN, les Chipolopolos ont d'emblée surtout face aux Lions de la Téranga du Sénégal, affiché leurs ambitions.

Avec un football simple et limpide, cette formation qui repose sur sa jeunesse est encore capable de surprendre comme à sa demi-finale final face aux Black Stars du Ghana.

Aussi, ce voyage à Libreville s'annonce émouvant pour les Zambiens. En effet, ils avaient perdu une génération dorée de footballeurs du pays, un certain 27 avril 1993.

Dix huit membres de l'équipe nationale avaient alors péri dans le crash de l'avion (30 morts au total) qui devait les conduire au Sénégal, par la faute à un appareil en mauvais état, associée à une erreur de pilotage. Quoi de plus normal pour les Chipolopolos de remporter le titre, pour leur faire honneur.