Special Can - Africa Nouvelles

Victoire des Aigles maliens avec 2 buts de Diabaté.

A Malabo, au terme d'une prestation maîtrisée, le Mali, qui en voulait manifestement plus que son adversaire du soir, remporte cette petite finale et se hisse ainsi sur le podium de cette CAN 2012.

 

Un doublé de Diabaté aura suffi au bonheur des Aigles d'Alain Giresse qui ont montré de belles choses au fil de la compétition.

Le Ghana, de son côté, n'avait certainement pas totalement digéré son élimination en demi-finale et termine son épreuve sur une triste note.

A la 23ème minute, Diabaté ouvre le sciore pour Mali. Keita, sur un corner joué depuis la droite, alerte Diakité placé à l'entrée de la surface. Le milieu de terrain de Queens Park Rangers reprend instantanément du droit. Sa frappe à ras de terre oblige Larsen à se coucher pour repousser le cuir. La sphère revient dans les pieds de Diabaté, qui, à l'affût, ne galvaude pas l'occasion en se jetant pour faire trembler les filets. Les Aigles prennent le commandement dans cette partie.

A la 80ème minute, Diabaté concède le bis. Sur un contre rondement mené, Diakité, à la baguette, lance Tamboura sur orbite côté gauche. Le latéral messin met le turbo, déborde avant d'adresser un centre au cordeau à ras de terre. A la réception, Diabaté se jette entre deux défenseurs pour crucifier Larsen et s'offrir un doublé dans cette partie.

 

Ce samedi 11 février à 20h00 à Malabo se joue le match pour la 3è place de la CAN 2012.

Après avoir évolué ensemble lors du 1er tour, le Ghana et le Mali et tenteront de se consoler avec le gain de cette troisième place.

 

Vaincus par la Zambie lors des demi-finales, les joueurs de Goran Stevanovic sont tombés de haut. Grands favoris de leur demi-finale, les Blacks Stars ne sont pas parvenus à faire la différence face aux Chipolopos exceptionnels en défense.

De leur côté, les maliens n’ont pas à rougir de leur élimination dès les demi-finales. Opposés aux redoutables ivoiriens, les hommes de Alain Giresse ont été dépassés et leur élimination n’est pas une surprise.

Pour rappel, lors du 1er tour le Ghana avait dominé le Mali sur le score de 2-0 (buts de Asamoah Gyan et de André Ayew) et pourrait à nouveau rééditer. Aigles maliens permettant naturellement!

 

 

"Une victoire des Eléphants pour la réconciliation nationale".

Fait très rare, voire inédit, l'Organisation des Nations Unies (ONU) s'est déclarée en faveur d'une victoire de la Côte d'Ivoire dimanche 12 février en finale de la Coupe d'Afrique des nations.

 

La raison: la conquête d'un deuxième titre continental par les Eléphants (après celui de 1992) pourrait servir à la réconciliation nationale, moins d'un an après la crise postélectorale meurtrière qu'a connue le pays.

«L'Onuci continuera d'appuyer le processus de paix en Côte d'Ivoire par tous les moyens dont elle dispose, dont le sport, pour une sortie de crise définitive, durable et inclusive», a expliqué la mission des Nations Unies dans le pays.

 

Alain Giresse (sélectionneur du Mali)

"On a dû se priver de deux joueurs. On peut être fier du match qu'on a disputé. Il n'a pas manqué grand- chose mais à ce niveau, ce détail est important.

Prendre un but à ce moment, juste avant la mi-temps, c'est difficile. On est presque arrivé à bousculer cette équipe.

On a mesuré ce qui fait la différence entre des joueurs qui ont une expérience du très haut niveau et une équipe qui est en train de se construire.

Le Mali s'est élevé pour être au niveau de cette demi-finale. On va retrouver le Ghana qu'on a joué au 1er tour. Mais ce match pour la 3e place est toujours très particulier, c'est l'affrontement entre deux équipes qui ont perdu. Il y a un aspect moral important, car chaque équipe est touchée moralement.

Je ne peux pas savoir dans quel état moral sont les joueurs mais c'est mieux de finir 3e que 4e. Mais l'approche est toujours particulier, c'est pourquoi il y a des compétitions où cette finale n'existe pas."

Un buste en hommage au Roi du football.

Le légendaire footballeur brésilien Pelé, en visite à Libreville, a inauguré un buste à son effigie, jeud 9 février, y déposant même un baiser en présence du président gabonais Ali Bongo et de la quasi-totalité du gouvernement.

 

Le "Roi" Pélé en a profité pour évoquer la tournée africaine qu'il a effectuée avec son club de Santos en 1967, dont une étape s'était déroulée au Gabon.

«Il y avait une guerre civile dans la zone, a raconté Pelé. On nous a dit "Vous ne pouvez pas allez là-bas, il y a une guerre. Il faut être fou". Nous nous arrêtions à Dakar et devions jouer ici (à Libreville, ndlr) et à Kinshasa. Le père du président (Ali Bongo, ndlr) était le président à l'époque (Omar Bongo, ndlr). Il a dit: "Nous allons arrêter la guerre parce que nous voulons voir Pelé". Le président a arrêté la guerre. C'était fantastique. Ils ont arrêté, nous sommes venus et on est parti. Je ne peux pas oublier».

 

 

 

La Zambie rêve de la victoire comme hommage national aux 18 footballeurs morts.

Alors que tous les yeux sont tournés vers la finale de dimanche entre la Côte d'Ivoire et la Zambie, la vie continue autour de la Coupe d'Afrique des nations 2012.


Au lendemain de leur qualification surprise face au Ghana, les joueurs et le staff zambiens sont allés se recueillir près de l'aéroport de Libreville, sur les lieux du crash aérien du 27 mai 1993 qui avait tué 30 personnes dont 18 membres de l'équipe nationale de l'époque.

L'avion qui devait emmener la sélection vers le Sénégal s'était écrasé peu après le décollage, décimant une grande génération de footballeurs zambiens, qui était tout de même parvenue à se hisser en finale de la CAN 1994.

Dix-huits ans plus tard, c'est dans la même ville que les Chipolopolo Boys tenteront de mettre une première Coupe d'Afrique à leur palmarès.

L'hommage était symboliquement emmené par Kalusha Bwalya, actuel président de la fédération zambienne, qui était capitaine et sélectionneur à l'époque, et qui avait échappé à la catastrophe car il venait directement d'Europe, où il évoluait alors (au PSV Eindhoven).

John Mensah (capitaine et défenseur du Ghana)

"J'ai parlé à Gyan après le match. Nous savons tous que ça peut arriver à tout le monde de rater un penalty. Je lui ai dit d'être concentré sur le prochain match.

On est désolé pour le Ghana. On a dominé, on a joué avec notre coeur. Nous reviendrons plus forts l'année prochaine dans la prochaine CAN.

C'est dur de penser à la 3e place, on va d'abord digérer ce match. On voulait tous aller en finale et gagner la coupe. Tout le monde est très triste, mais je dois motiver les joueurs et préparer le prochain match.

(sur ses blessures) Je ne suis pas le coach, c'est lui qui décide. J'ai eu beaucoup de blessures, et ça fait partie du foot. Ca arrive aussi aux jeunes joueurs. Ca ne veut pas dire que c'est la fin de ma carrière."

Akwasi Appiah

(adjoint du sélectionneur du Ghana)

"Nous avons dominé presque tout le match, ils ont eu une ou deux occasions, et on a encaissé le but. Je ne crois pas qu'on ait mal fait, mais ça s'est joué sur un détail.

La Zambie est un grand pays de foot, ils méritaient d'être là. On savait que ce serait un match très difficile. C'est presque toujours les meilleurs joueurs qui ratent les penalties.

Tout le monde est très triste, la plupart des joueurs ont pleuré. On va parler entre nous pour nous remotiver, ce ne sera pas facile."