Special Can - Africa Nouvelles

Didier ôtera-t-il le sourire à... Didier?

Le groupe D de la CAN 2013 ouvre son bal ce mardi avec  l’explication Côte d’ivoire-Togo, acte IV. Après la victoire ivoirienne lors de la première empoignade (3-0, 1984), le Togo s’est avéré par la suite difficile à manœuvrer (1-1, en 2000 et 0-0 en 2002).

altCe nouveau face à face entre les Eléphants et les Eperviers va se disputer à Rustenburg. Et pour écrire l’histoire de ce match, les sélectionneurs des deux équipes (Sabri Lamouchi, Côte d’Ivoire et Didier Six, Togo) ont dans leurs effectifs des joueurs à même de faire la différence. Les hommes qui pourront marquer de leur empreinte le 4ème Côte d’Ivoire - Togo en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations de foot.

Didier Drogba (34 ans): fatigué de perdre la CAN, comme il l’a souligné dans l’une des ses interventions, le capitaine des Eléphants de Côte d’ivoire symbolise la détermination de sa troupe. Capable de titrer le meilleur de ses coéquipiers comme il l’a fait avec Chelsea, Drogba demeure le danger n°1 d’une sélection ivoirienne qui ne manque pas d’arguments.

Yaya Touré (29 ans): le double meilleur joueur africain fait partie des nombreux arguments des pachydermes ivoiriens. A même de déstabiliser n’importe qu’elle défense, le milieu de terrain de Manchester City peut gagner à lui tout seul un match. Il n’est cependant pas le seul dans cette sélection ivoirienne a pouvoir faire la différence. Une sélection qui devra se méfier de son égo avant même de rivaliser avec un Togo plus que jamais décider à franchir le premier tour de la CAN.

Emmanuel Adebayor  (28 ans): la star du foot togolaise a fait un come back dans le nid des Eperviers pour d’abord qualifier le Togo pour sa  8ème CAN et ensuite franchir enfin la phase de poules.  Fer de lance de l’attaque de Six, le longiligne capitaine des Eperviers a cette capacité d’évoluer sur tous les flancs de l’attaque.  Ses grandes enjambées causeront d’énormes soucis à la défense ivoirienne. Bon finisseur il peut se muer en passeur décisif.

Agassa Kossi (34 ans): comme le phénix, le dernier rempart de la sélection togolaise a trouvé une seconde jeunesse. Agassa rassure une défense. Parmi les meilleurs gardiens actuels de la Ligue1 française, le sociétaire de Reims à l’habitude de faire plus de la moitié du match (en termes de pourcentage). Comme la muraille de chine, le franchir ne sera pas chose aisée pour les Eléphants.

L'Ethiopie affiche ses... "Zambie-tions"!

Qui l’eut cru! L’Ethiopie a tenu en échec la Zambie, champions  d’Afrique en titre (1-1). Et pourtant les Antilopes de Walya avaient évolué en infériorité numérique après l’expulsion du portier, Jamel Tassew.

altMal embarquée, l’Ethiopie est finalement parvenue à décrocher un point face à la Zambie, tenante du titre, qui n’a pas répondu aux attentes lors du match d’ouverture du groupe C de la Coupe d’Afrique des Nations. Si les Antilopes Walya ont bien commencé la partie, elles ont rapidement déchanté. A la 25e minute, l’attaquant éthiopien Saladin Said manquait la conversion d’un penalty en raison d’une détente parfaite de Mweene. Premier coup dur pour l’Ethiopie, mais pas le seul.

L’autre est survenu dix minutes plus tard lorsque son gardien Tassew a été logiquement exclu suite à une violente sortie, pied en avant dirigé vers Chisamba Lungu. Le portier ne s’est d’ailleurs pas relevé de son contact avec l’attaquant et s’est vu brandir la carte rouge alors qu’il quittait la pelouse sur civière. Sa doublure, Zerihun Tadele, a donc remplacé Bekele afin de prendre place entre les perches.
Les Chipolopolos ont rapidement profité de leur supériorité numérique pour débloquer le marquoir, dans les arrêts de jeu de la première période. Le premier but de la partie est venu des pieds de Mbesuma, qui a tenté de doubler la mise à plusieurs reprises en 2e mi-temps. En vain. Bien que dominée, l’Ethiopie est parvenue à recoller au score à la 65e minute via Adane Gira, parfaitement servi par Said en manque de réussite jusque-là.

La fin de partie n’a pas permis aux Zambiens de faire la différence, malgré plusieurs occasions dont une reprise de la tête de Mulenga sur le toit du but.
Sentiment mi-figue, mi-raisin pour les Antilopes Walya qui ont joué à dix pendant plus d’une heure mais ont manqué un penalty. Par contre, dans le camp zambien, c’est bien la déception qui domine au vu des faits de match qui se sont succédés en sa faveur au cours des 45 premières minutes.

L’Ethiopie tient en échec la Championne d’Afrique. Une formation qui posera beaucoup de problèmes aux autres adversaires du groupe.

Toiles à retisser chez les Etoiles!

Le Ghana et la RD Congo se sont séparés, dimanche, sur un score nul de 2 buts partout, après un match très plaisant des deux équipes. Un score logique au vue de la partie. Les acteurs analysent.

altAsamoah Gyan

(Capitaine du Ghana)

En football, tout arrive. Alors, nous devons corriger nos erreurs d’aujourd’hui pour rebondir. L’équipe a bien joué dans l’ensemble.on s’est créé beaucoup d’occasions mais on n’a pas toujours eu de la chance. Nous savons désormais à quoi nous attendre pour les prochains matchs.

altClaude Leroy

(Sélectionneur de la RDC)

Je suis content parce que ce match a surement été un régal pour les amoureux du football africain. C’était un bon match entre deux bonnes formations. Nous méritons de gagner ce match tout comme le Ghana et le score est logique. Mais pour aller loin dans le tournoi il va falloir gagner et nous espérons faire ça lors du prochain match.

La RDC s'est redressée!

Après avoir été menés au score, les Léopards sont revenus au score et ont contraint les Black Stars à concéder le nul.

altLes Léopards de la RDC ont fait match nul (2-2) face aux Black Stars du Ghana, à Port Elizabeth, pour le premier match du groupe B de la Coupe d’Afrique des nations 2013.

Après avoir été mené sur le score de 2 buts à zéro, les Congolais qui dominaient pourtant dans le jeu sont revenus à la marque grâce à Mputu puis Mbokani (sur penalty).

Au cours d’une première mi-temps plutôt équilibrée mais à l’avantage des Congolais qui obtiennent les occasions les plus franches (Lualua trouve la transversale à la 19e minute du jeu), les Ghanéens se montrent les plus réalistes.

A la suite d’un mouvement sur le côté gauche, Badu trompe à bout portant Kidiaba.

De retour des vestiaires, les Ghanéens doublent la marque sur corner. Asamoa, oublié au second poteau, envoie le ballon au fond du filet.

Mais moins de 5 minutes plus tard, les Congolais réduisent la marque par Mputu qui transforme un beau mouvement initié par Youssouf Mulumbu. L’attaquant de Mazembe trompe le portier ghanéen d’un extérieur du pied droit.

Dans la foulée, les Léopards reprennent le jeu à leur compte et dominent la partie. Bousculé dans la surface de réparation, Mbokani obtient un penalty qu’il se charge de transformer.

La RDC s’offre une nouvelle occasion de but quelques minutes après. Alain Kaluyituka déborde sur le côté droit et pénètre dans la surface. Il centre en retrait dans l’axe et trouve Youssouf  Mulumbu. Fatau Dauda, le gardien ghanéen, sort le grand jeu et, d’une main gauche ferme, il repousse le ballon au pied de son poteau.

Malgré une dernière occasion pour Gyan Asamoah dont la reprise de la tête est captée par Kidiaba sur sa ligne, le score en restera là.

Après la rencontre, le sélectionneur de la RDC a déclaré être fier de son équipe. «Je veux remercier mes joueurs, je suis fier de cette équipe. Pour revenir de 2-0 à 2-2 contre une équipe comme le Ghana, il faut avoir de grandes qualités. J’éprouve un bonheur incroyable à travailler avec ce groupe », a-t-il confié à l’AFP.

Lors de leur prochain match, les Léopards vont rencontrer le Mena du Niger tandis que le Ghana affrontera le Burkina Faso.

Burkin...extremis!

Deux tendances se confirment au soir du 3ème jour du tournoi continental: celle des nuls, puisque la compétition compte désormais 5 scores de parité sur 6 matches, et celle du brouillage de la hiérarchie attendue.

altLe Nigeria s’est fait surprendre par le Burkina Faso dans le temps additionnel au terme d’un match qu’il avait jusqu’alors maîtrisé (1-1), lors de la première journée du groupe C de la CAN. Réduits à dix en fin de match, les Super Eagles, sous la baguette d’un très bon John Obi Mikel, ont finalement cédé face à des Etalons volontaires et un Alain Traoré décisif.

Dans un stade Mbombela de Nelspruit déserté par les nombreux supporters éthiopiens qui avaient animé le match précédent, mais sur une pelouse toujours en aussi mauvais état, Burkinabè et Nigérians se sont d’abord livrés à un round d’observation d’une dizaine de minutes.

Puis le Nigeria a fait parler son organisation et sa technique. A la 12e, Musa centre fort pour Ideye qui place au dessus une reprise difficile. A la 15e un centre d’Emenike ne trouve pas la tête d’Ideye, trop juste.

Logiquement, à la 23e minute, la récompense arrive pour les Super Eagles. Sur une longue ouverture d’Obi Mikel dans l’axe, Ideye s’élève et talonne dos au but pour Emenike qui se jette pour pousser le ballon dans les filets. En première intention comme l’on dit dans les écoles de football !

Avantage logique, car de leur côté, les Burkinabè se montrent brouillons, à l’image de l’incroyable mésentente entre Kone et Bance qui se percutent à la reprise d’un coup franc dangereux. Et alors que le rythme faiblit, c’est encore par les Nigérians que vient le danger. Un nouveau centre d’Ideye est bien écarté du poing par Soulama (36e). Le gardien des Etalons est encore vigilant sur un pointu vicieux de Musa (39e) avant la pause.

Le Burkina revient des vestiaires avec de bonnes intentions. Sur un beau mouvement de Pitroipa, Dagano reprend de l’épaule alors qu’il était seul à cinq mètres du but (48e). Puis on inverse les rôles : bonne remise de Dagano, dos au but, pour Pitroipa qui s’emmêle les pinceaux avant de tomber tout seul (54e). Le feu de paille burkinabè passé, Obi Mikel lance Emenike mais Soulama sort un arrêt de classe devant l’attaquant nigérian (54e).

Plus expérimentés, les Super Eagles gèrent maintenant leur petite avance et procèdent par contres. Si le Burkina Faso répond au défi physique, il pèche toujours dans le jeu collectif. A l’exception d’une action bien menée par Sanou, tout juste entré en jeu, qui démarque Dagano à droite. L’ex-Sochalien croise son tir et oblige Enyama à une belle détente (62e). C’est l’action la mieux construite des Etalons.

De son côté, le Nigeria est toujours menaçant. Par Uche d’abord, qui manque l’immanquable en balançant le ballon à deux mètres du but alors qu’il avait enrhumé la défense adverse (65e). Puis par Obi Mikel qui sert Emenike, trop court, d’une balle astucieusement piquée. Décidément, le meneur de jeu nigérian marque la rencontre de son empreinte.

A la 73e minute, l’expulsion d’Ambrose pour un deuxième carton jaune ne semble pas perturber un Nigeria sûr de lui. On se fait en effet des politesses du côté des Super Eagles et Obi Mikel finit par tirer au dessus alors que la défense adverse regarde faire (87e).

Mais alors qu’il reste une poignée de secondes dans le temps additionnel, le Nigéria se rue de façon incompréhensible à l’attaque au lieu de temporiser… et perd le ballon qui se retrouve bientôt dans les pieds de Pitroipa, lequel percute au cœur d’une défense verte soudain amorphe et empesée. Alain Traoré surgit au point de penalty et égalise. Miraculeux !

Le Burkina Faso, qui rencontrera l’Ethiopie le vendredi 25 janvier, s’est donné le droit de rêver. De son côté, le Nigeria, dans son rôle d’outsider avec une équipe rajeunie, a manqué de réalisme dans un match qu’il a pourtant maîtrisé. Les Super Eagles devront faire mieux face à la Zambie, tenante du titre, qu’ils affronteront également ce vendredi 25.

Et le Mali... "Mena" le Niger!

Le Mali remporte sa première victoire pour son match d'ouverture dans le Groupe B de cette CAN 2013.

altLe succès 1-0 est mérité pour les coéquipiers du buteur Seydou Keita, largement dominateurs face au Niger.

Le Mali prend la tête de la poule avec 3 points. Le Ghana et la RD Congo suivent avec 1 point. Et le Niger est 4e avec 0 point.

C'est le premier succès depuis le début de la compétition, après les 3 matchs nuls consécutifs des matchs Afrique du Sud - Cap Vert (0-0), Angola - Maroc (0-0) et RDC - Ghana (2-2).

L'Angola... "Rabat"-joie du Maroc!

Bien entré dans le match, le Maroc, sans Belhanda resté sur le banc,  a profité de la fluidité de son jeu pour approcher les buts angolais  et se créer des situations intéressantes dans le premier quart d’heure.

altNotamment  par Karim El Ahmadi (12e), Oussam Essadi(15e) sur  une belle frappe de Mounir Al Hamdaoui (16’). Mais les Lions de l’Atlas, qui ont pêché par gourmandise dans la dernière passe  et fait preuve d’impatience, ont subitement arrêté de flamber.
En face, l’Angola a évolué avec un bloc compact, très concerné par l’action défensive, mais  incapable de faire un bon usage  offensif des nombreux  ballons récupérés.  Une seule fois, Paulo Diniz inquiéta le gardien marocain Nadir Lamyaghri (2’) Pour le reste, leur puissant attaquant Manucho s’est retrouvé souvent isolé au coeur d’un axe défensif marocain très vigilant composé de  Mehdi  Benatia et  Issam El Adoua.
A la reprise, le maigre public de Johannesburg a   été réveillé par une faute de main du gardien de but de Casablanca qui a failli être  exploitée par le défenseur Bartolomeu en position d’avant-centre. Une frayeur qui n’a pas dû être appréciée par le sélectionneur Rachid Taoussi. L’impression que l’Angola avait décidé de prendre des risques fut confirmée par les percées répétées d’Alberto Mateus (52’) et Geraldo (55’, 66’) qui obligèrent les défenseurs chérifiens à durcir les contacts et à commettre des fautes. L’une d’entre-elles valut un carton jaune  à l’élégant axial de l’Udinese, Mehdi Benatia.
Côté Marocain, il a fallu attendre la 68ème minute pour voir Youness Belhanda – entré à la place de Berrada – trouver le petit filet des Palacans Negars après un joli dribble dans la surface de réparation. Puis, un raid conclu par un joli centre signé Amrabat et non intercepté à trois mètres du gardien angolais par  Al Arabi (79’).
Une parenthèse marocaine positive trop courte, car l’Angola reprend  vite les commandes pour terminer le match avec la plus belle occasion. Sur un débordement et un centre de l’infatigable Mateus,  Guillerme et Manucho se gênent dans la surface au moment de reprendre le ballon de la tête. Cette dernière escarmouche laissera un goût d’inachevé pour les Angolais. Car la  bande à Manucho a incontestablement montré plus d’envie et plus de solidité face à des Marocains, certes meilleurs dans la maîtrise technique individuelle , mais au jeu collectif bien insuffisant.