Special Can - Africa Nouvelles

Les Requins mettent le Cap... "Vert" la 2ème phase!

Les vuvuzelas sont toujours là. L'enthousiasme qui a accompagné la Coupe du monde 2010 un peu moins. C'est devant un stade en partie vide que l'Afrique du Sud a concédé un match nul peu emballant face au Cap Vert (0-0) pour l'ouverture de sa Coupe d'Afrique.

altAu terme d'un match terne, aucune des deux équipes n'est parvenue à faire la différence, faute de déployer suffisamment de moyens dans le jeu. Les Requins bleus ont pris l'initiative en première période avant de subir au retour des vestiaires. Mais les Bafana Bafana ont affiché un niveau de jeu inquiétant pour la suite de la compétition.

Sur un terrain gorgé d'eau, puisqu'il avait plu quasiment toute la journée sur Johannesburg, le match a regorgé d'imprécisions, notamment de coups francs mal exploités. Entre l'Afrique du Sud, grande puissance économique du continent avec ses 50 millions d'habitants, et le Cap-Vert et son demi-million d'habitants, ce n'était pas finalement tout à fait David contre Goliath. Plutôt un combat à somme nulle. Combatifs, les acteurs l'étaient, et les Bafana Bafana dominaient dans l'ensemble les débats. Mais pour quoi faire ?

Le moment le plus spectaculaire fut sans doute cette percée de Platini plein axe, qui décrochait la défense centrale sud-africaine bien lourde sur ce coup-là, pour décocher une frappe, mais non cadrée (15e). Le sélectionneur des Requins bleus, Lucio Antunes, contrôleur aérien de son état en congé sabbatique, pouvait se frotter le crâne: c'était bien là l'occasion de créer la première grosse sensation du tournoi. Mais les Requins bleus se sont dans l'ensemble montrés plus incisifs en attaque, avec une frappe excentrée de Platini dans le petit filet extérieur (34e), un ballon que le Lillois Mendes ne pouvait suffisamment redresser après un corner (44e) et une frappe de Heldon qui contraignait aussi Khune à un beau plongeon (73e). Mendes a aussi tenté des tirs lointains, dans les tribunes.

Côté sud-africain, Tshabalala déployait une belle activité, et délivrait un beau coup franc pour Phala qui, seul au second poteau, ratait sa reprise (33e). Et c'était tout au rayon des occasions sud-africaines ! Les Bafana Bafana manquaient cruellement de percussion, butant sur un bloc défensif cap-verdien bien regroupé autour de son capitaine Nando Neves. Les Sud-Africains ont manqué le coche en début de partie, lorsqu'ils ont pris à la gorge des îliens peut-être impressionnés par leurs débuts historiques dans ce grand stade (mais finalement pas tout à fait rempli de ses 90 000 spectateurs prévus). Puis en fin de match, au plus fort de leur pression.

Le Cameroun s'était déjà cassé les dents sur ces Requins bleus durs à cuire. Le Maroc et l'Angola dans le groupe A sont prévenus.

Cancan de la Can!

Juste un an de repos, la crème du football africain se retrouve une fois de plus pour fêter ses grands talents. Le coup d'envoi de la grande messe sera donnée ce samedi 19 janvier en Afrique du Sud pour la CAN 2013. Deux confrontations seront au rendez-vous. Il s'agit d'Afrique du Sud-Cap vert et Maroc versus Angola.

altEn Afrique, le football est encore purisme, génie, plaisir, liberté et... passion. Il fut un temps où nous étions dans le folklore, dans les clichés, dans les lieux communs. Pas tellement la faute de nous autres journalistes africains mais plutôt du côté de toute cette faune (eh oui, la faune est aussi occidentale) qui débarquait en Afrique et à la CAN comme si elle partait en Safari.

Il y a les journalistes, bien sûr, mais aussi cette armée de fauves-recruteurs (eh oui, il y a aussi des animaux sauvages en Europe), souvent sans scrupules qui venaient faire leur marché dans leurs anciennes colonies. Que de clubs et que de joueurs arnaqués; que de bonnes affaires pour les clubs français avec les Salif Keïta, Pokou, M'Pelé, Tokoto et des dizaines d'autres que nous oublions et qui ont fait la gloire et la fortune des clubs de la Métropole.

C'est vrai que le phénomène s'est atténué, mais il est loin d'avoir disparu. Entre dirigeants de clubs africains véreux, faux et vrais agents et joueurs qui rêvent de milliards et d'une vie meilleure, c'est toute la réalité d'un milieu impitoyable qu'on retrouve. Certains parviennent à y échapper et à faire leur trou, tels Abedi Pelé, Weah, Eto'o, Drogba, Adebayor... Peu, très peu, mais ça viendra.

La CAN n'a pas changé qu'en ça. Elle a aussi épousé le modèle européen, les stratégies réalistes et le tacticisme exacerbé. Plus de calculs, moins de spontanéité n'ôteront probablement jamais au joueur africain sa folie, sa créativité, son art inné du dribble, son génie. Sur ce point précis, il y a quelques années encore, la référence c'était le Brésil. Aujourd'hui, à part quelques très rares exceptions près, ce n'est plus le cas.

A la CAN, on en voit parfois des vertes et pas mûres (surtout nous autres pauvres journalistes) mais on en voit aussi --heureusement-- de bien belles. On voit des dribbles qu'on ne voit nulle part ailleurs, des gestes techniques à vous couper le souffle, une joie de jouer qu'on ne retrouve que chez... Barcelone. Et des couleurs, beaucoup de couleurs. Celle des maillots, des gens, des villes et des villages qu'on traverse, les échoppes, les étalages, les petits marchés sauvages... L'art aussi car on en parle peu mais l'Afrique c'est aussi l'art, sous toutes ses formes. L'art dans la rue, l'art à portée de main, l'art à la portée de toutes les bourses, l'art sur les... pelouses vertes.

L'Afrique bouge, change et avance. Tenez, il n'y a pas si longtemps, l'arbitrage était la honte de l'Afrique, pointé du doigt, qui vous pourrit un match et fait balancer une rencontre.

Ce n'est presque plus le cas aujourd'hui. Un gros travail a été fait sur ce plan et, nous Tunisiens précisément, nous pouvons être fiers d'avoir pour patron des hommes en noir à la CAF un compatriote, Tarak Bouchammaoui. Un véritable combat qu'il mène pour rétablir l'honneur perdu des arbitres. Presque plus de sifflets scandaleux, de résultats connus d'avance et de partis pris révoltants.

Le Ghana et la Côte d'Ivoire, c'est, certes du solide, mais ce n'est pas de l'intouchable. Faut-il rappeler que la hiérarchie continentale s'accélère, que les «petits» se sont révoltés ces dernières années? Faut-il aussi rappeler que la Zambie est, contre toute attente, le vainqueur de la dernière édition?

Disparus le Cameroun et l'Egypte; le Nigéria n'est plus ce qu'il était, en même temps qu'on redécouvre et qu'on découvre l'Ethiopie, le Cap Vert, le Togo et le Niger. Il y a de la fronde en l'air et ce n'est pas pour nous déplaire. La CAN ne sera pas triste.

L'émoi d'Asamoah!

A 24 ans, Kwadwo Asamoah s'est affirmé comme un des joueurs majeurs de la Juventus Turin, après des années de montée en régime à l'Udinese, et sera le leader du Ghana à CAN Orange 2013, derrière le buteur Asamoah Gyan.

altL'absence d'André Ayew, star du Ghana quart de finaliste du Mondial-2010 écartée par le sélectionneur, a propulsé le marathonien d'Antonio Conte au premier rang.

Mais Asamoah a tout pour réussir. Il est déjà indispensable à la Juve, où il n'a manqué qu'un match de championnat avant son absence pour la CAN. Il a pris une telle place dans le collectif de Conte en 4 mois que les "Bianconeri" parlent désormais de son remplaçant pendant la Coupe d'Afrique (Paolo De Ceglie) comme d'un "vice-Asamoah", comme Paul Pogba peut être un "vice-Pirlo".

Et pourtant, le "Black Star" ne joue pas à son poste. Demi récupérateur pendant quatre saisons à l'Udinese (2008-2012), il joue latéral-milieu gauche dans le 3-5-2 des champions d'Italie.

"Quand je suis arrivé à la Juve, cela n'a pas été facile, parce que j'étais habitué à jouer milieu de terrain, raconte le joueur. Maintenant je joue sur le côté, vers l'avant comme vers l'arrière. Le secret de notre succès? Les entraînements. Nous travaillons énormément à la Juve, et cela m'a permis de m'adapter au mieux".

Le Juventus Stadium a déjà une chanson à sa gloire, autre signe que le Ghanéen s'est parfaitement intégré. "C'est sûr que jouer à la Juventus, c'est autre chose que jouer à Udine, dit-il. Il y a beaucoup plus de pression et d'attention médiatique, tu as toujours les projecteurs braqués sur toi. Je dois sans cesse m'améliorer."

Asamoah n'est pas un spécialiste du un contre un, mais un athlète hors du commun qui laboure son côté, comme Stéphane Lichtsteiner, son pendant à droite à la Juve.

Au Ghana, il est un des patrons, et s'apprête à disputer sa quatrième CAN, à 24 ans.

Ce destin n'était pourtant pas écrit en lettres d'or quand il a débarqué en Europe, à 19 ans, dans le modeste club suisse de Bellinzona. Il venait des Liberty Professionnals de Dansoman, une cité d'Accra, la capitale ghanéenne, club formateur qui a aussi vu éclore les stars Michael Essien, Asamoah Gyan ou Sulley Muntari, autre "Italien" (AC Milan), mais tout juste de retour de blessure et non convoqué pour la CAN sud-africaine.

Venu pour jouer N.10, Asamoah, qui n'a de cesse de reculer sur le terrain à mesure qu'il avance dans sa carrière, ne joue guère en Suisse. Il est prêté au Torino où il ne fait aucune apparition en équipe première. Mais il tape dans l'oeil des recruteurs malins de l'Udinese, au flair aiguisé, qui avaient déjà poli Asamoah Gyan, le meilleur buteur ghanéen au Mondial-2010.

Maintenant qu'il s'est fait un prénom dans la (longue) liste des Asamoah, Kwadwo rêve de soulever la cinquième Coupe d'Afrique du Ghana, qui se refuse aux Black Stars depuis 1982.

Les Zambie-tions des Chipolopolos!

Le groupe C qui a la particularité de compter trois anciens champions d'Afrique: la Zambie, le Nigéria et l'Ethiopie. Le Burkina Faso, qui complète le tableau, présente une carte de visite vierge. Pourra-t-il tenir tête à ces trois équipes dont les deux premiers font figure d'épouvantail?

altZam...bis?

Après les finales perdues de 1974 et 1994, le "Mighty Zambia" (puissante Zambie) s'est hissé sur le toit de l'Afrique en 2012 au Gabon. C'est à l'issue d'une séance de tirs au but pleine de suspense qu'il a eu la peau des Eléphants de Côte d'Ivoire (8-7 ; 0-0 après prolongation). Un succès éclatant qui avait permis par la même occasion aux Chipolopolos de dédier leur titre à leurs aînés, lesquels avaient péri dans un accident d'avion aux larges des côtes gabonaises le 28 avril 1993. Un crash qui était intervenu au moment où la sélection nationale de la Zambie se rendait au Sénégal.

Le retour au pays donna lieu à des scènes d'allégresse et on avait fêté les héros de Libreville. Auréolé de son titre de champion, le "Mighty Zambia" sera à sa 16e participation en Afrique du Sud. Réussira-t-il à le conserver en attendant Maroc 2015? C'est la question qu'on se pose quand on sait que c'est de justesse qu'il avait arraché sa qualification. C'est aux tirs au but que la Zambie était venue à bout de l'Ouganda (9-8 ; 1-0 et 0-1).

A Nelspruit, les poulains d'Hervé Renard devront forcément montrer plus de maturité pour se sortir de la phase de poule.

Faire rebouger à Abuja!

La date du 8 octobre 2011 restera un mauvais souvenir pour les Super Eagles du Nigéria. En effet, ce jour-là, à Abuja, ils avaient été contraints au partage des points (2-2) lors de la dernière journée des éliminatoires de la CAN 2012 par le Syli national de la Guinée.

Après une année au purgatoire, les Nigérians sont de retour grâce à l'entraîneur Stephen Keshi qui a redonné une autre âme à l'équipe. C'est de façon tonitruante que les ex-champions d'Afrique ont signé leur retour. Après un nul à Monrovia (2-2), ils avaient fait parler leur puissance en s'imposant par 6 buts à 1. En Afrique du Sud, l'objectif du Nigéria sera de remporter un troisième trophée continental après ceux de 80 et 94.

 Bur...qui n'a rien à perdre! 

Au classement final de la 28e Coupe d'Afrique des nations, le Burkina Faso a occupé la 14e place sur 16 équipes.

Tout cela pour avoir enregistré trois défaites (deux à Malabo respectivement face à l'Angola et à la Côte d'Ivoire et une à Bata contre le Soudan). Un bilan peu reluisant pour une équipe dont le meilleur résultat reste cette quatrième place à la CAN 98 sur ses terres.

Le deuxième tour a toujours été l'objectif premier des Etalons, mais ils n'arrivent pas à vaincre le signe indien. Pourtant, ces cinq dernières années, ils ont dans leurs rangs des joueurs talentueux tels que Charles Kaboré (Marseille), Alain Traoré (Lorient), Jonathan Pitroipa (Rennes) et Bakary Koné (Lyon) qui font de bonnes choses avec leurs clubs respectifs dans l'Hexagone.

En fait, le manque de rigueur fait souvent de la formation burkinabè un adversaire qu'on peut surprendre à tout moment. Ce fut d'ailleurs le cas lors du dernier tour qualificatif de la CAN 2013 contre les Fauves de bas Oubangui à Ouagadougou, où les Etalons s'étaient qualifiés dans la douleur.

Menés 2-1 après une courte défaite à Bangui (1-0), ils avaient arraché leur qualification dans le temps additionnel à Ouagadougou (3-1). A Nelspruit où la Zambie et le Nigéria sont les favoris de ce groupe C, le onze du Burkina devra batailler pour vaincre le signe indien.

L'Ethiopie réalisera l'utopie?

Les Antilopes Walya de l'Ethiopie reviennent sur le devant de la scène après une longue éclipse due à des contre-performances. En effet, ils n'étaient plus qualifiés pour une phase finale de CAN depuis 1982. Leur résurrection a eu lieu lors du match retour contre les Faucons du désert du Soudan. Battue 3-5 à l'aller à Omdurman, l'Ethiopie a renversé la vapeur à Addis Abeba (2-0) pour valider son billet pour la CAN 2013. C'est à l'heure du jeu qu'elle avait fait la différence grâce à Adane Girma (61e) et Saïd Salandin (64e). Trente ans après, la sélection éthiopienne refait surface et nous rappelle qu'elle avait gagné la compétition en 1962 sur ses terres. En Afrique du Sud, elle sera là avec une nouvelle génération de joueurs désireuse de ne pas se laisser intimider.

MATCHES DE POULES

1ère journée: Lundi 21 janvier 2013

Zambie # Ethiopie : 15 h TU (Nelspruit)

Nigeria # Burkina Faso : 18 h TU (Nelspruit)

2ème journée: Vendredi 25 janvier 2013

Zambie # Nigeria : 15 h TU (Nelspruit)

Burkina # Ethiopie : 18 h TU (Nelspruit)

3ème journée: Mardi 29 janvier 2013

Burkina # Zambie : 17 h TU (Nelspruit)

Ethiopie # Nigeria : 17 h TU (Rustenburg)

Yes We... CAN!

Quelques chiffres, anecdotes et curiosités de l'histoire de la plus prestigieuse compétition continentale de football.

altToubibs toubabs...

Le sélectionneur de la Rdc Claude Leroy, vainqueur avec le Cameroun en 1988, sera en Afrique du sud à sa 7ème participation, un record. En effet, 14 entraîneurs d'origine étrangère ont remporté la Can. Le premier d'entre eux est le Hongrois Josef Titkos, avec la sélection égyptienne en 1959.

... et entraî-noirs!

Exactement le même nombre de victoires (14) est à porter au crédit de sélectionneurs africains pour le compte de leur pays natal. Le dernier en date est l'Égyptien Hassan Shehata, triple champion d'Afrique avec les Pharaons de 2006 à 2010.

Can...nonniers!

18 buts marqués dans la Can : c'est le record pour un seul joueur, détenu par Samuel Eto'o. Avec 10 buts inscrits à ce jour dans l'épreuve suprême des sélections en Afrique, Didier Drogba aura l'occasion en Afrique du Sud de se rapprocher du record du Camerounais.

1ère Can: soudain au Soudan!

Pour l'histoire, la première mouture de la Can a eu lieu au Soudan en 1957. A l'époque, la phase finale comptait trois équipes, l'Egypte, le Soudan et l'Ethiopie. Il y en aura ensuite 8, puis 12.

En 1996, le format de l'épreuve a été élargi à 16 sélections même si à cette occasion, on n'a compté que 15 participants en raison du forfait du Nigeria.

1996: Départ-heid!

40 ans ont passé avant que l'Afrique du Sud, qui compte parmi les membres fondateurs de la Confédération africaine de football (Caf), en 1956, ne participe à sa première phase finale de la Can. L'Afrique du Sud avait été exclue de l'organe directeur du football africain l'année suivante à cause de sa politique d'Apartheid. C'est après l'arrivée au pouvoir de Nelson Mandela et avec la fin du règne de la minorité blanche que les Bafana Bafana ont pu participer pour la première fois, en 1996, à l'événement.

Billets... à "piller"!

Pour revenir à l'actualité, la cérémonie d'ouverture et les deux premières rencontres, Afrique du Sud - Cap-Vert et Angola - Maroc le 19 janvier, il ne reste plus aucune place dans les catégories 1 et 2, les plus chères. A ce jour, 359.543 billets ont été vendus ou attribués, soit environ 42% de la capacité totale des stades. Les organisateurs espèrent que le pourcentage augmentera avec le début de la compétition dans chacune des 5 villes-hôtes. Des progrès sont plus particulièrement attendus pour les rencontres du groupe B à Port-Elisabeth et du groupe D à Rustenburg, ces deux sites restant un peu à la traîne.

De pair à impair!

Un an est passé depuis la dernière édition de la Can, co-organisée par la Guinée équatoriale et le Gabon. Le calendrier de l'épreuve a été modifié afin que la Can se déroule désormais les années impaires. La prochaine édition aura lieu début 2015, au Maroc.

altAllon ' z ' Eléfants de la patrie!

Depuis son sacre en 1992 au Sénégal, la Côte d'Ivoire court toujours derrière son second titre continental. Finaliste en 2006, demi-finaliste en 2008, quart de finaliste en 2010 et finaliste en 2012, la Côte d'Ivoire a toujours tutoyé la précieuse dame coupe sans jamais réussir à l'enlever ces deux dernières décennies. En tout cas, la génération Didier Drogba et autre Yaya Touré, dont la classe et le talent ne souffrent d'aucune contestation, court après un sacre continental qui leur file entre les doigts depuis quatre éditions. Cette CAN est sans doute la dernière de cette génération. Les poulains du jeune entraîneur Sabri Lamouchi commenceront les hostilités le 21 janvier à Rustenburg face au Togo.

Ces sacrés... mecs de Fennecs!

L'équipe d'Algérie de football surnommée "El Khadra" (La Verte) ou (Les Verts) est une habituée des grands rendez-vous du football tant au plan africain qu'au plan mondial. L'Algérie s'est qualifiée aux coupes du monde de football de 1982, 1986 et 2010 et a remporté la Coupe d'Afrique des nations en 1990 alors qu'elle était pays hôte. Elle a été finaliste en 1980, 3e en 1984 et en 1988 et enfin 4e en 1982 et 2010. L'entraîneur Vahid Halilhodzic qui est aujourd'hui sur le banc des Fennecs, était l'entraîneur des Eléphants lors du quart de finale perdu en 2010 à Cabinda face à l'Algérie. Cette défaite lui avait coûté non seulement sa place mais avait privé l'ancien joueur du PSG de mondial. Depuis la semaine dernière,les Fennecs d'Algérie sont déjà à Rustenburg pour fourbir leurs armes.

Le battage d'ailes des Aigles de Carthage!

La Tunisie doit certainement vivre encore mal sa sortie en quarts de finale de la dernière CAN par le Ghana. Les Aigles de Carthage reviennent cette année avec la ferme volonté de faire mieux qu'en février dernier. Pour réussir ce coup, le sélectionneur Sami Trabelsi a pré-convoqué 25 joueurs et se prépare depuis le 31 décembre à Doha au Qatar. Pour cette CAN en Afrique du Sud, Sami Trabelsi misera sur la technicité d'Abdelkader Oueslati de l'Atletico Madrid ou encore sur un garçon comme Khalifa d'Evian TG. La Tunisie a remporté la CAN de 2004 à domicile et remporté le CHAN en 2011. Elle a été finaliste des CAN de 1965 et de 1996.

Go Togo!

Le Togo est le petit poucet de ce groupe. Mais en réalité, c'est une formation difficile à manoeuvrer. Qualifié aux dépens du Gabon, coorganisateur de la dernière CAN, le Togo est une équipe qui est capable du pire comme du meilleur. Distrait par l'épisode de son meilleur attaquant, Emmanuel Adebayor, qui avait une nouvelle fois, claqué la porte de la sélection, le Togo, entrainé par le français Didier Six, a tout de même poursuivi sa préparation. Depuis deux semaines, Sheyi Adebayor est revenu à de meilleurs sentiments grâce à l'intervention du président Faure Gnassingbé. Les Eperviers sont donc au grand complet et s'apprêtent à aller au grand rendez-vous du football africain. Privés de CAN 2012 à cause des malheureux incidents de l'enclave angolaise de Cabinda (le bus des Togolais avait été attaqué), les Eperviers viennent plus décidés que jamais pour tenter de déjouer tous les pronostics. Donc attention ! Le Togo a participé à six phases finales de la CAN et à une phase finale de la Coupe du monde, en 2006.

Yes We... CAN!

J-3! La CAN 2013 approche! La grande messe du football africain promet d'être une nouvelle fois passionnante!

Voici tout ce qu'il faut savoir : les poules, le calendrier et les premiers potins.

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LES POULES

il y a 4 groupes de 4 équipes :

Groupe A 

Afrique du Sud, Angola, Maroc et Cap Vert

Groupe B 

Ghana, Mali, Niger, R.D Congo

Groupe C 

Zambie, Nigéria, Burkina Faso, Ethiopie.

Groupe D 

Côte d'Ivoire, Tunisie, Algérie, Togo

LE CALENDRIER

19 janvier (Gr A), à Johannesburg:

Afrique du Sud - Cap Vert

Angola - Maroc

20 janvier (Gr B), à Port-Elizabeth

Ghana - RD Congo

Mali - Niger

21 janvier (Gr C), à Nelspruit

Zambie - Ethiopie

Nigeria - Burkina Faso

22 janvier (Gr D) à Rustenburg

Côte d'Ivoire - Togo

Tunisie - Algérie

23 janvier (Gr A) à Durban

Afrique du Sud - Angola

Maroc - Cap Vert

24 janvier (Gr B), à Port-Elizabeth

Ghana - Mali

Niger - RD Congo

25 janvier (Gr C) à Nelspruit

Zambie - Nigeria

Burkina Faso - Ethiopie

26 janvier (Gr D), à Rustenburg

Côte d'Ivoire - Tunisie

Algérie - Togo

27 janvier (Gr A),

à Durban: Maroc - Afrique du Sud

à Port-Elizabeth: Cap Vert - Angola

28 janvier (Gr B),

à Port-Elizabeth: Niger - Ghana

à Durban: RD Congo - Mali

29 janvier (Gr C)

A Nelspruit: Burkina Faso - C1

A Rustenburg: Ethiopie - Nigeria

30 janvier (Gr D)

A Rustenburg: Algérie - Côte d'Ivoire

A Nelspruit: Togo - Tunisie

QUARTS DE FINALE

2 février

A Durban: vainqueur groupe A - 2e groupe B (quart 1)

A Port-Elizabeth: vainqueur groupe B - 2e groupe A (quart 2)

3 février

A Nelspruit: vainqueur groupe C - 2e groupe D (quart 3)

A Rustenburg: vainqueur groupe D - 2e groupe C (quart 4)

DEMI-FINALES

6 février

A Durban: vainqueur quart 1 - vainqueur quart 4

A Nelspruit: vainqueur quart 2 - vainqueur quart 3

MATCH POUR LA TROISIEME PLACE

9 février à Port-Elizabeth

FINALE

10 février à Johannesburg