Special Can - Africa Nouvelles

La coupe à... "Didier" à son pays! 

L'international ivoirien Didier Drogba estime que la prochaine Coupe d'Afrique des Nations pourrait être la dernière de sa carrière.

alt«C'est peut-être ma dernière CAN. Parce que tout le monde sait qu'on ne va pas en rajeunissant. Il me reste plusieurs autres trophées à conquérir, mais la CAN fait partir de la top liste. Cela fait plusieurs années que nous lui courrons après et se serait bien de pouvoir la toucher», a déclaré le buteur.

Didier Drogba explique la particularité de cette CAN: «C'est très spécial pour moi l'Afrique du Sud. J'y suis allé lors de la Coupe des Confédérations et j'ai eu l'occasion de rencontrer le président Nelson Mandela et je me suis depuis, rapproché de la famille. Lors de la Coupe du Monde en 2010, j'étais mal en point et j'ai senti une ferveur autour de la sélection à chacune de nos rencontres. C'est vrai que j'ai hâte d'y être».

Fin du débat Adebayor? 

Ouf de soulagement pour les supporters togolais! Les fans des Éperviers auront le privilège de regarder leur attaquant vedette, Emmanuel Adebayor dérouler sur les terrains sud africaines, lors de la prochaine CAN. Il a finalement renoncé à sa décision de se retirer de sélection nationale.

altEmmanuel Adebayor a rencontré Faure Gnassingbé à Accra pour évoquer son retour en sélection. Le joueur n'aurait pas encore dit oui. L'attaquant de Tottenham aurait demandé 24h de réflexion au Chef de l'Etat togolais. C'est d'ailleurs la raison de sa venue ce mardi à Lomé, où il était attendu à 11h GMT (aéroport Eyadèma Gnassingbé) par vol spécial affrété par le Président de la République. Une nouvelle audience avec Faure Gnassingbé était prévue afin de consommer ce retour en sélection.

Emmanuel Adebayor se rapproche donc de plus en plus de sa participation à la CAN 2013 avec les Eperviers. Un groupe dont il est le capitaine. Après la rencontre avec le Président de la République, «Adé» devrait reprendre le chemin des entrainements cette fois-ci avec l'ensemble de l'effectif à Accra, pour le dernier stage du Togo.

 

Un Ghana gagnant! 

Avant de quitter Accra pour Abu Dhabi où ils mettront la dernière main à leur préparation à la prochaine CAN de football, les «Black stars» ont été les hôtes du président du Ghana John Dramani Mahama.

altUne occasion certainement pour le président de leur dire toutes les attentes placées en eux.

Après quoi, les joueurs ghanéens accompagnés de tout leur staff  se sont rendus dans un orphelinat, pour effectuer des dons divers aux pensionnaires des lieux.

Ils ont terminé leur journée très chargée par un tour aux bureaux de Zoom Lion, une société spécialisée dans le ramassage des ordures. Et là, l'occasion de lancer la campagne «Un Ghana propre est un Ghana qui gagne».

Temps durs pour les entraineurs locaux des sélections africaines, après la CAN 2012:

La 28ème édition de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) qui s'est terminée avec la victoire de la Zambie conduite par le technicien français, Hervé Renard, a joué un vilain tour aux sélectionneurs africains qui ont vu leur science remise en question.

 

Deux techniciens locaux - Amara Traoré (Sénégal) et Harouna Doula (Niger) - n'ont pas survécu à l'élimination de leur sélection au premier tour de la compétition.
Arrivé dans cette compétition avec un parcours exceptionnel (6 matchs sans défaite: 5 victoires et un nul) , l'entraîneur des Lions a fait les frais de l'élimination au premier avec trois défaites consécutives.
Comparé à Doula, le Saint-Louisien peut s'estimer heureux. Le technicien nigérien qui a qualifié son pays pour la première phase finale de la CAN de son histoire a été relégué au second plan, après la première défaite (0-2) contre le Gabon. Pour le second match (contre la Tunisie perdu 1-2), c'est Rolland Courbis recruté comme consultant qui a pris les devants. Mais malgré l'élimination dès le premier tour avec une seconde défaite (0-1 contre le Maroc), Courbis a été maintenu alors que le technicien local a été reversé au ministère des Sports.
Si les rumeurs en provenance de la Fédération ivoirienne de football (FIF) se confirment, l'Ivoirien François Zahoui, malgré sa place de finaliste, risque d'être lui aussi remercié.
D'ailleurs, ses résultats, avec un parcours sans faute des éliminatoires à la phase finale de la CAN ne lui avaient épargné des critiques acerbes. Zahoui avec les Eléphants ses 6 victoires en 6 matchs éliminatoires, 5 victoires et un nul, en phase finale de la CAN 2012.
Malgré un parcours sans faute, les Eléphants ont perdu la finale. Ils sont invaincus tout au long de la compétition. Il a fallu la série de tirs au but pour que Didier Drogba et ses partenaires s'inclinent devant les Chipolopolos (0-0 et 8 TAB 7). Ils avaient gagné leurs 5 premiers matchs (3 au premier tour, le quart et la demi-finale).
Du côté des sélections de l'Angola et du Botswana éliminées au premier tour et dirigées par des entraîeneurs locaux, on a jugé bon de remettre en question les choses. Lito Vidigal et Stanley Tshosane ont été confirmés à leur poste.
Quant au Soudanais Mohamed Abdellah dit Mazda, sa qualification en quart de finale de la CAN a largement plaidé en faveur de son maintien.
Paradoxalement, Eric Gerets (Maroc) est resté à son poste, malgré son élimination au premier tour et un salaire astronomique de 180.000 euros mensuels (118 millions CFA).
Selon France Football de mardi dernier, le Belge émargerait dans le top 5 des sélectionneurs les mieux payés dans le monde. Il a le double du traitement de Laurent Blanc, l'entraîneur de la France.

Les Etoiles Noires... sans leur étoile!

Le sélectionneur des Black Stars du Ghana, James Kwesi Appiah, a décidé de mettre un terme au suspens, au sujet de la participation ou non d'André Ayew à la 29ème CAN.

altTouché au tendon, le Milieu de terrain de l'Olympique de Marseille a été exclu du groupe des présélectionnés de la sélection ghanéenne, avant la butoir pour la liste des 23 (9 janvier). La raison de cette décision se trouve dans l'arrivée tardive du marseillais à Abu Dhabi pour le stage de préparation des Black Stars.

«J'ai décidé d'exclure le milieu de terrain André Ayew de l'équipe du Ghana pour la Coupe d'Afrique des Nations 2013. Suite à l'incapacité d'André à rejoindre l'équipe des Black Stars lundi matin pour que l'équipe médicale du Ghana puisse évaluer l'étendue de sa blessure et son état de forme pour le tournoi, j'ai décidé de travailler uniquement avec les joueurs actuellement sur place», indique Kwesi Appiah.

Attendu samedi dernier pour le stage, comme l'ensemble des joueurs, André Ayew, victime d'un décollement de l'aponévrose, bien que libéré par son club, est resté en France pour consulter son médecin.

Le sélectionneur des Black Star poursuit son communiqué en ces termes: «L'incertitude à propos de la santé d'André a commencé quand la Fédération ghanéenne de football (GFA) a reçu une lettre de son club, Marseille, indiquant qu'il était blessé et qu'il ne pourrait pas respecter la date limite du samedi 5 janvier. En réponse, la GFA a demandé au joueur de venir et de se soumettre à l'équipe médicale des Black Stars pour des examens et si possible pour un traitement. Le club a indiqué qu'il avait libéré son joueur. Malheureusement, André n'est pas venu et a indiqué qu'avec le traitement qu'il avait reçu de son médecin, il ne viendrait que le mercredi 9 janvier. Cela signifie qu'il était indisponible pour les 6 séances d'entraînement prévues avant la date limite pour l'annonce de la sélection finale fixée par la CAF. J'ai personnellement expliqué ma décision à André et je continuerai de compter sur lui à l'avenir s'il est disponible», poursuit le sélectionneur des Black Stars.

La CAN débute ce 19 janvier. Logé dans le groupe B, le Ghana fait son entrée dans la compétition le 20 janvier contre la RCD.

Cancan avant la Can? 

C’est le fait majeur du jour ! La sélection nationale du Togo traverse une grave crise à la veille de la CAN. Alors que l’équipe devra être très forte pour surmonter le groupe baptisé de la mort – Algérie, Côte d’Ivoire et Tunisie -, la sélection est clairement scindée en deux.

altUne nouvelle épreuve pour la sélection togolaise déjà dramatiquement marquée par la tragédie de Cabinda en 2010 lors de la Coupe d’Afrique des nations en Angola, où le bus de la sélection togolaise avait été mitraillé par des rebelles –  Le chauffeur du bus, l’adjoint du sélectionneur Hubert Velud et l’attaché de presse avaient été tués-

Emmanuel Adebayor, l’attaquant de Tottenham, qui avait accepté de reporter le maillot national après avoir longtemps boudé la sélection, vient de claquer une nouvelle fois la porte ! Il évoque  un climat «malsain» au sein de la sélection dirigée par Didier Six.

Après avoir publié un communiqué annonçant sa suspension à titre provisoire à sa participation à la CAN 2013 avec les Eperviers du Togo, Emmanuel Adebayor aurait été menacé et il vient de mettre en garde les auteurs de ces écrits : «Tous les messages haineux ou menaces physiques qui parviennent à la Page depuis quelques heures feront l’objet de poursuites judiciaires envers les personnes concernées» peut on lire sur le mur de l’attaquant des Spurs.

L’ancien joueur de Manchester City a en effet fait un communiqué indiquant pourquoi il en jouerait pas avec le Togo la phase finale de la Can 2013 avec l’Afrique du Sud. 

«L’international  togolais et capitaine des éperviers, Shéyi Emmanuel ADEBAYOR porte à la connaissance du public sportif togolais qu’il suspend provisoirement  sa carrière internationale au sein de l’équipe nationale du Togo et du coup ne participera pas à la prochaine coupe d’Afrique des Nations en Afrique du Sud»

Adebayor ajoute que cette décision est  indépendante de sa volonté mais est motivée par «l’ambiance un peu malsaine qui règne dans le nid des Eperviers et qui n’augure pas une bonne prestation de l’équipe pour atteindre ses objectifs.”

On se souvient que cette semaine Adebayor avait vidé son sac. Pour rappel sa charge sur  Gabriel Améyi, président de la FTF (Fédération togolaise de football).

«A la fédération, chacun pense à sa poche. Nous n’avons pas été réglés pour les primes de voyage de campement. Certains en ont eu, d’autres ont eu la moitié, etc. C’est dommage. Je ne sais pas comment on peut préparer une CAN comme cela. Lorsque les joueurs viennent me voir pour me demander leurs primes après le match, j’ai eu honte parce que je ne savais pas quoi leur dire. Quand le président me dit qu’il n’y a pas de primes, et que après la rencontre j’appelle les membres de la fédé marocaine pour savoir comment le match a été organisé et qu’ils me disent qu’ils ont versé 35.000 euros à Améyi pour ce match, je me suis demandé où allons nous ? L’argent est partie où ? Je ne sais pas. Est que le président ment ? Je ne sais pas. Mais pourquoi le gars de la fédération marocaine me raconterait des trucs faux. Moi je suis quelqu’un qui n’aime pas les mensonges. Quand j’arrive pour le match contre le Maroc et que les gars me disent on n’a pas de maillot d’entrainement et qu’on utilise juste deux jets depuis qu’on est là, j’ai appelé l’intendant pour lui demander. Lui non plus ne savait pas mais quand j’appelle l’un des responsables de la firme Puma que je connais depuis Monaco, et qu’il me dit qu’ils ont envoyé de nouveaux équipements depuis 3 semaines, j’ai été choqué. Alors quand mes coéquipiers m’appellent pour avoir des informations sur ces genres de choses et qu’on ne me dit rien je sais pas comment y répondre. C’est dommage mais c’est comme cela que les choses sont et le président ne fait rien. J’ai l’impression qu’il ne sait pas comment on prépare une CAN. Moi je suis content que le gouvernement ait mis en place les commissions pour bien organiser la CAN. Maintenant il faut savoir les gens qu’il faut placer dans ces comités pour faire le travail. Rappelez-vous, je vous ai dit après le match contre le Gabon que je veux aller à la CAN pour la gagner. Aujourd’hui, je ne sais pas si je dois changer d’avis. Mais à l’heure actuelle, je ne vois pas comment on va faire. Une CAN ne se prépare pas comme on le fait au Togo. Il est temps de changer pour que le football togolais change. Si on reste dans ces mêmes conditions, on va faire une CAN catastrophique. Si c’est le cas, je reste dans mon club pour me préparer et faire gagner mon club ».

Le stade de Libreville a scandé: "Libérez Gbagbo, libérez Gbagbo d'abord!"

Au-delà de l'aspect sportif, la crise socio-politique que traverse la Côte d'Ivoire a joué pour beaucoup, lors de la finale, dans la détérioration de l'environnement qui a pesé lourdement dans la balance.


Parmi les Ivoiriens qui ont effectué le déplacement de Libreville, nombreux sont ceux qui ont ramené des témoignages poignants. Notamment, sur les raisons pour lesquelles les supporters gabonais détestaient les Eléphants et applaudissaient toutes les actions des Zambiens.

«Vous les Ivoiriens, vous avez mis Gbagbo en prison et vous voulez prendre la coupe. Vous n'allez pas la prendre. Libérez Gbagbo, libérez Gbagbo d'abord», leur balançaient à la figure de nombreux supporters gabonais acquis à la cause de la Côte d'Ivoire version Laurent Gbagbo donc des Chipolopolos.

Les supporters ivoiriens, selon leurs propres témoignages, ont vécu un enfer dans les tribunes du stade de l'amitié sino-gabonaise, le dimanche 12 février de triste mémoire. Certains Ivoiriens ont dit avoir particulièrement été marqués par la parfaite connaissance de la situation politique ivoirienne de la part des Gabonais. Ces derniers dénonçaient donc régulièrement, à travers des piques, tout le mal qui est fait au président Laurent Gbagbo au nom des intérêts de la France.

«Gbagbo ne peut pas être à La Haye et vous allez espérer gagner le trophée. Libérez Gbagbo! C'est un digne fils africain. C'est lui qui a gagné les élections. Il ne mérite pas la prison», scandaient-ils à la grande surprise des supporters ivoiriens qui croyaient fermement que les Gabonais les soutiendraient. Ils ont prononcé d'autres paroles que nous n'avons pas jugé utile de relater ici.

Mais tout le monde comprendra la colère qui a gagné les hôtes de la finale. Colère qui les a emmenés à réserver un accueil des plus «chaleureux» à Alassane Ouattara et toute la délégation qui l'accompagnait.