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Yaya Touré, Didier Drogba et Samuel Eto’o, sont le trio des nababs du football africain.

Rome: 01/06/2011 - Selon le classement des "Oncle Donald" du football mondial, dressé chaque année par France Football, qui assigne le Ballon d’Or, les trois premiers africains archi-millionnaires d’euro sont, dans l’ordre: les ivoiriens Yaya Touré de Manchester City (13,8 millions) suivi du camerounais Samuel Eto’o de l’Inter de Milan (13 millions) et de l’autre ivoirien Didier Drogba de Chelsea (12,8 millions).

 

Aucun footballeur au monde ne gagne comme l’as argentin de Barcelone et Ballon d’Or 2010, Lionel Messi, qui est un vrai géant en banque avec ses 31 millions euro: c’est comme s’il se réveillait chaque matin avec 8.500 euro déposés sur sa table de chevet!

 

Loin mais en digne 10ème position, parmi les footballeurs africains, se juche Yaya Touré, avec 13,8 millions euro.

De Barcelone où il réalisa le triplé 2009 (Championnat national, Ligue des Champions et Mundial des clubs), il est passé au Manchester City où il joue à présent avec son frère Kolo Touré.

 

En 2ème position, le camerounais Samuel Eto’o avec 13 millions euro. Ballon d’Or 2010 africain, il vante deux triplés avec Barcelone (2009) et l’Inter de Milan (2010).

 

Le trio des nababs du foot africain est complété par l’autre ivoirien  Didier Drogba, avec... seulement 12,8 millions euro.

 

Afri-Nous

 

Quelles sont les chances de l’Afrique à «son» Mondial.


Depuis le11 juin jusqu'au 11 juillet 2010, l’Afrique est le centre de la planète. Tout simplement parce que le plus grand événement mondial du football s’y déroule. Suite au système de rotation de la FIFA pour l’organisation de la compétition, le pays de Nelson Mandela et première puissance africaine) a été préférée au Maroc. Un choix salué avec ferveur par toute l’Afrique qui accueille ainsi la 19ème édition de la Coupe du monde, la toute première  sur son sol. Il est toutefois intéressant de s’interroger sur les chances de l’Afrique à «son» Mondial. Des 6 représentants (Afrique du Sud, pays organisateur, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Algérie, Cameroun), qui sera le meilleur ambassadeur du continent africain? 


Tous fanas

des Bafana Bafana!

Dans le groupe A avec la France, le Mexique et l’Uruguay, son statut de pays organisateur doit stimuler l’Afrique du Sud (à sa 3ème participation: 1998, 2002, 2010) à passer le premier tour.
Les "Bafana Bafana" peuvent compter sur leur public, et surtout sur un technicien chevronné comme le brésilien Carlos Alberto Parreira.
Vu la qualité de son jeu lors de la Coupe de la Confédération en 2009, l’Afrique du Sud peut se qualifier au 2ème tour, grâce à son maître à jouer, Steven Pienaar, l’expérience de son capitaine Aaron Mokoena, la technicité et le grand boulot de  Teko Modise ainsi que la classe du portier Itumeleng Khume (22 ans, titularisé par le sélectionneur brésilien). Un mélange de jeunes et d’anciens soutenus sans faille par le «public, le plus actif du continent», titre acquis aux derniers Awards de la CAF au Ghana.

 

Demi-finale sur la table

des Lions Indomptables!

Après son absence à Allemagne 2006 et sa difficile qualification, le recordman de participation africaine, le Cameroun (6 participations: 1982, 1990, 1994, 1998, 2002, 2010) doit se rappeler au bon souvenir des Africains.
Les "Lions Indomptables" luttent les places qualificatives avec la Hollande (favorite), le Danemark et le Japon.
Le Cameroun  est fort d’arguments et atouts tels que Samuel Eto’o (frais champion d’Europe avec l’Inter Milan) en attaque, Carlos Kameni aux buts, Alexandre Song en défense, Stéphane Mbia et Jean II Makoun dans l’entre-jeu, sans oublier le sélectionneur français Paul Le Guen.
Premier pays africain à disputer les quarts-de-finale du Mondial (Italie 90), le Cameroun peut, avec les moyens dont il dispose et son histoire, écrire une nouvelle page africaine: «Les Lions Indomptables à la table... des demi-finales!»

 

Allons’z’éléfants de la patrie!

La sélection ivoirienne, bourrée  de stars et sur le papier la plus forte d’Afrique, doit se surpasser pour survivre au  «groupe de la mort» (G), contre l’extra favori Brésil, Portugal et Corée du Nord: chose non impossible si les joueurs font fi de leur problème d’égo, le mal depuis 2006.
Après leur sortie au 1er tour du Mondial 2006 (première participation) et l’élimination en quarts-de-finale de la CAN d’ Angola 2010 (où ils étaient super favoris), les Eléphants doivent «se réconcilier avec leur public et retrouver la confiance perdue», ce à quoi répond la nomination du coach suédois Sven Göran Eriksson, chargé  d’assurer le résultat honorable, du passage aux 8e de finale.
Retrouvant cette cohésion, solidarité et envie d’avant Allemagne 2010, les Eléphants peuvent s’ériger en porte-flambeau de l’Afrique en Afrique du Sud.


Super Aigles: Llibérez les ailes!

Au groupe B, les Super Eagles (4ème participation après 1994, 1998, 2002) ont les 8èmes à leur portée, derrière l’intouchable Argentine de Diego Maradona (avec ses stars comme Messi, Higuain, Mascherano, Milito.. ).
L’entraîneur Lars Lagerbäck  devra toutefois décharger ses joueurs de la pression des dirigeants fédéraux (qui «imposent» la demi-finale), leur laissant libre cours   progresser palier après palier,  sans contraintes.

 

Sacrés mecs des Fennecs!

Après 24 ans, l’Algérie (3ème participation: 1982, 1986, 2010), n’aura pas  tache aisée au groupe C, contre Angleterre (favorite), Slovénie et USA. Le coach Rabah mise sur Karim Ziani, Rafik Halliche, Fawzi Chaouchi, Anthar Yahia, Mourad Meghni, Karim Matmour, Rafik Saïfi.

 

Les desseins d’Essien et des siens!

Huitièmes de finaliste à Allemagne 2006 (première participation) et finaliste de la CAN d’Angola 2010, les Black Stars,  constitués d’un parfait assemblage de jeunes et anciens, a son mot à dire dans le groupe où l’Allemagne est favori.
Avec son jeu chatoyant et technique, le Ghana du sélectionneur Serbe Milovan Rajevac peut, après avoir surpris la Serbie, dompter l’Australie, parvenant à goûter aux joies d’un quart de finale de Coupe du monde, grâce notamment au retour de son capitaine Stephen Appiah, l'expérience de Muntari, le baroud du cannonier Assamoah et l’explosion de la jeune classe conduite par André Ayew.  


Milton Kwami

Ruslan Rajaobelina est un jeune champion malgacho-ukrainien de kung-fu qui, malgré son jeune age, affiche déjà plusieurs résultats prestigieux à son palmarès.  

L’histoire de Ruslan Rajaobelina a commencé en Ukraine, en 1993. Son père Luciano Appolin, est malgache et sa mère ukrainienne ont tous deux étudié à l’Université de Kharkiv, d’où ils sont sortis respectivement ingénieur informatique et économiste. De leur amour est né Ruslan. A l’âge de 3 ans, la famille s’est transférée en Italie, grâce à l’aide la grand-mère maternelle qui y vivait déjà. Actuellement la famille vit à Arezzo. Ruslan, qui a 16 ans, étudie dans un lycée technique mais ce qui le distingue de ses copains, c’est le grand nombre de trophées, médailles et prix décrochés aux divers championnats italiens et européens de kung-fu, au niveau compétitions.


Marianna Soronevyc: Comment est-ce que tu es arrivé au sport?

Ruslan Rajaobelina: A 5 ans, mes parents m’ont initié au sport; j’ai débuté avec le foot mais plus tard, j’ai voulu essayer une nouvelle discipline. J’ai commencé alors à pratiquer le kung-fu, qui est très vite devenu ma vraie passion.

Marianna Soronevyc: Quelle ceinture es-tu actuellement?

Ruslan Rajaobelina: J’ai commencé tout gosse et pour les enfants, il y a des grades supplémentaires par rapport à ceux des adultes. J’ai obtenu toutes les quatre ceintures enfants. A 12 ans, j’ai commencé à suivre les cours des adultes et à faire les compétitions. Actuellement je suis ceinture bleue, classe 2G.

Marianna Soronevyc: Les arts martiaux prévoient non seulement une préparation physique mais aussi mentale. Suis-tu une philosophie quelconque?

Ruslan Rajaobelina: Certainement. Durant l’entraînement, il faut chercher à atteindre une harmonie qui t’aide dans la préparation physique. Cette concentration intérieure devient quotidienne et ça marque aussi le caractère. Même s’il n’y a pas de compétition en vue, il faut maintenir le rythme de l’entraînement. Comme dans tout art martial, il faut chercher à atteindre le top niveau sans jamais se fixer un plafond, sans jamais se poser un objectif définitif. Il y aussi la conscience d’être plus fort que les autres mais sans avoir besoin de le montrer.

Marianna Soronevyc: Tu es donc contraire aux bagarres à l’école?

Ruslan Rajaobelina:
Je n’approuve pas, Au contraire, mon entraîneur, Herman di Mauro, répète toujours: «La force se démontre au dojo, et elle doit la laisser là-bas, dès qu’on sort». A moins que tu ne sois l’objet de l’attaque, mais dans ce cas aussi, il faut jamais excéder.

Marianna Soronevyc: Raconte un peu des résultats que tu as atteints...

Ruslan Rajaobelina:
La première compétition importante que j’ai remportée, a été le Championnat national italien, dans la catégorie traditionnelle. C’était en 2001, j’avais 7 ans. Les années après, j’ai combattu dans d’autres compétitions de sélection pour les championnats nationaux, sans cependant réussir à m’affirmer. Il fut toutefois une période où, à cause d’un léger accident mais assez grave pour effrayer mes parents, je me suis éloigné des compétitions et des combats. J’ai repris les compétitions à 12 ans, avec des rencontres amicales. En 2008, à 14 ans, j’ai remporté deux compétitions importantes: pour la seconde fois le Championnat national de kung-fu, à Vercelli, dans la catégorie traditionnelle (qui d’ailleurs comprenait 20 participants) et le Championnat européen de Pesaro, dans la catégorie "semisanda". 
En 2009, au Championnat de Catania, je me suis malheureusement classé seulement second.

Marianna Soronevyc: Beh, la seconde place, ce n’est si mauvais que ça, pour un championnat de ce niveau...

Ruslan Rajaobelina: Ce n’est sûrement pas un mauvais résultat mais je m’attendais à une première place, aussi parce que je venais à peine du triomphe européen. J’ai dominé mon adversaire durant tout le combat mais, à un certain point, peut-être par un excès de zèle, j’ai utilisé une technique trop violente qui a mis au tapis mon adversaire. Cet épisode a été une dure  leçon pour moi, une leçon dont je me rappellerai pendant longtemps.

Marianna Soronevyc: Combien de temps dédies-tu au sport quotidiennement?

Ruslan Rajaobelina: D’habitude je m’entraîne trois fois par semaine. Quand je me prépare aux compétitions, je vais au dojo cinq fois par semaine, mettant l’accès surtout sur l’entraînement physique.

Marianna Soronevyc:Comment réussis-tu à conjuguer le sport et les études? 

Ruslan Rajaobelina: A l’école j’ai, jusqu’à présent, toujours été admis avec des moyennes assez satisfaisantes. Le kung-fu m’arrache sûrement beaucoup de temps à l’étude: en effet ma moyenne est passée d’excellent à la scuola media à une moyenne discrète au lycée, ce qui cependant n’est pas si mal que ça pour l’école que je fréquente. Souvent le couplage école - sport m’arrache beaucoup de loisirs mais du reste, je ne peux pas me lamenter vu les niveaux que j’ai atteint et vu que je suis un mordu du sport en général, et pas seulement des arts martiaux.

Marianna Soronevyc: Comment vois-tu ton futur sportif et professionnel?

Ruslan Rajaobelina: Mon futur professionnel est de finir le lycée et aller à l’université pour étudier l’informatique qui d’ailleurs ma passion. Au contraire mon futur sportif est de continuer les compétitions et décrocher d’ultérieurs résultats satisfaisants.
L’année 2013 sera sûrement très importante: en effet il y aura en Italie le championnat mondial de kung-fu se déroulera en Italie. J’espère arriver au rendez-vous au top de la forme et puis espérons bien.

Marianna Soronevyc: A quel monde sens-tu d’appartenir: ukrainien, italien ou africain?

Ruslan Rajaobelina: Le monde africain est lointain pour moi. Je n’ai jamais vécu dans le pays d’origine de mon père, Madagascar. J’y ai seulement été en vacances. Mais malgré tout cela, j’aime m’identifier avec l’Afrique, surtout pour le fort esprit de fraternité qui lie ce continent. Quand j’étais plus petit, je défendais le monde ukrainien. Je suis cependant né en Italie et donc je sens d’appartenir au monde italien.

Par Marianna Soronevych (Gazeta Ukrainaska)

Grand succès de l’idée de jumelage entre sport et musique.

Le «World Challenge» IAAF (Fédération Internationale d’Athlétisme), annuel meeting international d’athlétisme de Dakar a eu un grand succés de public, grâce aussi à la stratégie utilisée par les organisateurs, en impliquant Youssou Ndour à cet événement. En effet, la plupart du public s’étai déplacé pour voir le "Roi du mbalax".

Il s’agit d’un remarquable coup double réussi par la Fédération Sénégalaise d’Athlétisme (FSA) qui a aussi proposé un plateau de qualité avec des athlètes de qualité.
Au plan technique, les Jamaïcains, surtout les dames se sont illustrées sur certaines épreuves comme le 100 m et le 200 m avec Sheri-Ann Brooks (11.33 et 23.27 respectivement), au 400 m haies avec Nickiesha (57.82) et, côté hommes, avec Lérone Clarke (10.19), à défaut d’avoir Usain Bolt, qui était prévu à ce meeting international de la ville de Dakar.

Parmi les athlètes africains, on a relevé trois podiums tous africains:
Aux 800m dames, la marocaine Malika Akkaoui (800m: 2.10.66) a remporté la médaille d’or devant la kenyane Nancy Lagat (2.10.71) et l’autre marocaine Seltana Ait-Hammou (2.10.93).

Chez les hommes: aux 400m, le RD-congolais Gary Kikaya (400m: 46.90) a gagné devant le sudafricain Ofentse Mogawane (47.90) et le botswanais Isaac Makwala (47.54) tandis qu’aux 3000 m, le kenyan  Suleiman Simotwo (7.45.15) a partagé le podium avec l’éthiopien Tariku Bekele (7.45.81) et l’ougandais Benjamin Kiplagat (7.46.50)

Un doublé africain a été réalisé aux 200m hommes où l’ivoirien Ben Youssef Meïté (20.86) a remporté la médaille d’or précédant le sudafricain Simon Magakwe.

D’autres athlètes africains ont tiré leur épingle du jeu: la botswanaise Amantle Monthso (400m: 50.94), les sudafricains Mbulaeni Mulaudzi (800m: 1.46.15) et Cornel Fredericks (49.33), le botswanais Kabelo Kgosiemang (Hauteur: 2m 26) et le sénégalais Ndiss Kaba Badji (Longueur: 8m 27).

M. Mbaye

 LES MEDAILLES

DAMES

100m
1. Sheri-Ann Brooks (Jam) 11.33
2. Joice Maduaka (Gbr) 11.64
3. Natalie Knight (USA) 11.77

200m 
1. Sheri-Ann Brooks (Jam) 23.27
2. Natalie Knight (Usa) 23.76,
3. Joice Maduaka (Gbr) 23.82

400m 
1. Amantle Monthso (Bot) 50.94
2. Monica Hargrove (Usa) 52.73
3. Christine Amertil (Bah) 52.74

800m 
1. Malika Akkaoui (Mar) 2.10.66
2. Nancy Lagat (Ken) 2.10.71
3. S. Ait-Hammou (Mar) 2.10.93

400m haies
1. Nickiesha (Jam) 57.82
2. Dominique Derda (Usa) 58.16
3. Hayat Lambarki (Mar) 58.42

Longueur
1. Funmi Jimoh (Usa) : 6m 87,
2. Brianna Glenn (Usa) 6m 58,
3. Janice Josephs (Rsa) 6m 39

Marteau
1. Anita Wlodarckzyk (Pol) 75m 13,
2. Marina Marghiev (Mda) 72m 14,
3. Tatyana Lysenko (Rus) 70m 03

HOMMES

100m
1. Lerone Clarke (Jam) 10.19
2. Joseph O. Metu (Ngr) 10.32
3. Ainsley Waugh (Jam) 10.39

200m
1. Ben Youssef Meïté (Civ) 20.86
2. Simon Magakwe (Rsa) 21.08
2. Ainsley Waugh (Jam) 21.28

400m
1. Gary Kikaya (Rdc) 46.90
2. Ofentse Mogawane (Rsa) 47.90
3. Isaac Makwala (Bot) 47.54

800m
1. Mbulaeni Mulaudzi (Rsa) 1.46.15
2. Michael Rimmer (Gbr) 1.46.29
3. Richard Kiplagat (Ken) 1.46.36

3000m
1. Suleiman Simotwo (Ken) 7.45.15
2. Tariku Bekele (Eth) 7.45.81
3. Benjamin Kiplagat (Oug) 7.46.50

400m haies
1. Cornel Fredericks (Rsa) 49.33
2. Markino Buckley (Jam) 49.75
3. Mamadou Kassé H. (Sén) 50.19

Hauteur
1. Kabelo Kgosiemang (Bot) 2m 26
2. Jamie Nieto (Usa) 2m 23
3. Ali Moh Younes Idriss (Sou) 2m 19

Longueur
1. Ndiss Kaba Badji (Sén) 8m 27
2. Oleksandr Soldatkin (Ukr) 8m 12
3. Issam Nima (Alg) 8m 12.

Le kenyan David Rushida a battu le record du 800m, qui résistait depuis 13 années.

Un des records les plus résistants de l’athlétisme est tombé. En effet le jeune kenyan David Rushida (19 ans) a conquis le record mondial des 800 m, détrônant le désormais ex détenteur, Wilson Kipketer, son compatriote, qui s’est ensuite naturalisé danois.

Après 13 ans, le record mondial des 800 mètres hommes est tombé!

En effet, le kenyan David Lekuta Rudisha a réalisé l’exploit de la journée: chrono de 1’41”09!

Il a ainsi amélioré la vieille limite qui était de 1’41”11, un des plus "anciens" records de l’athlétisme qui résistait depuis 13 ans: deux centièmes moins que le record marqué, le 24 août à Cologne (toujours en Allemagne), par Wilson Kipketer, un autre kenyan, naturalisé ensuite danois.

On peut donc dire que David Rushida a donc pratiquement «ramené le record à la maison».

Pour deux centièmes, Rudisha, 21 ans, entre donc dans l’histoire en améliorant au passage son record personnel de 42 centièmes.

L’entreprise était dans l’air, après les performances réalisées, ces derniers mois, par David Lekuta Rudisha qui, bien lancé par Sammy Tangui dans le rôle du «lièvre», a posé les bases de son record grâce à un premier 400 m en 48’’65!

La fête de David a été complétée avec le podium monopolisé par un triplé kenyan, avec Boaz Kiplagat Lalang (1’44’’34) et Abraham Kiplagat (1’44’’49).

Rappelons que le nouveau recordman mondial du 800 m hommes, né le 17 décembre 1988, est en fait le fils Daniel Rushida, médaille d’argent olympique du relais 4x400m, aux Jeux de Mexico 68.

B. C.

De victoire en victoire vers la chance européenne et internationale.

La 18ème victoire de sa carrière professionnelle en 19 combats (une seule défaite) a ouvert, en perspective, au champion italo-sénégalais, Mohamed Ali Ndiaye, les portes du Championnat d’Europe ou d’un titre Intercontinental.

Racontant le film de son combat, le champion sénégalais, baptisé du nom de l’ancien champion du monde des poids lourds, l’Américain Mohamed Ali, a déclaré que c’est «après avoir observé un round d’observation de quatre reprises», qu’il a «mis la gomme pour en finir. Je ne connaissais pas mon adversaire, je m’étais préparé en fonction d’Amar Amari. Comme je découvrais Raoul Asencio, j’ai préféré prendre mon temps et mettre l’accent sur la défensive. Quand j’ai senti que mes coups commençaient à lui faire mal, j’ai accéléré dans la 5ème reprise. Il était k.o. debout et son coin a jeté la serviette», a expliqué Mohamed Ali Ndiaye.

 

Le boxeur originaire de Foundiougne s’est rendu au Sénégal pour «remercier tous les Sénégalais pour leur prière», et rencontrer aussi le président Abdoulaye Wade.
«Le président Wade s’est manifesté à moi quand personne ne me connaissait encore, il m’a appelé après un combat, c’est une chose que je n’oublierai jamais. Il m’avait soutenu et même initié une action que je n’ai pas vu se terminer. Je souhaite le voir, parce que peut-être qu’il ne sait pas que sa promesse n’a pas été réalisée par ceux ou celui qui en avait la charge», avait déclaré avant son départ "The Power", ainsi baptisée par la presse sportive italienne.

Mohamed Ali Ndiaye, qui est réputé «être dur au mal et électrique», a remporté deux fois de suite le Championnat d’Italie de sa catégorie, ainsi que le titre de champion de la Méditerranée et de champion du monde juniors.

Fatou Ndèye Seck