Sports - Africa Nouvelles

Murielle... plurielle! 

Si l’Ethiopie et le Kenyan peuvent se vanter d’avoir des athlètes chevronnés en course de fond et de demi-fond, la Côte d’Ivoire peut aussi être fière de Murielle Ahouré. Depuis quelques années, la sprinteuse ivoirienne porte haut le nom de son pays à travers ses prestations dans les grandes compétitions internationales. Une aubaine pour la Côte d’Ivoire dont on entend souvent parler dans le domaine sportif qu’à travers le football.

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Naissance et début 

Fille d’un général de l’armée ivoirienne, Murielle Ahouré a vu le jour en 1987 à Abidjan, la capitale ivoirienne. Deux ans après, elle s’envole pour la France, où elle vivra une dizaine d’année avant de revenir dans son pays natal. Mais pas pour longtemps. Sans doute poussée par son envie de faire carrière dans l’athlétisme, Murielle Ahouré quitte Abidjan pour les Etats-Unis deux ans après son retour. C’est au pays de Carl Lewis que la petite ivoirienne va commencer l’athlétisme, à 14 ans.

Carrière 

Murielle Ahouré se fait remarquer 10 ans après avoir commencé l’athlétisme en établissant, à 24 ans, son record personnel en 11s 06 (2011).

Ahouré fera mieux en 2012 où elle frappe fort lors de la première compétition internationale à laquelle elle participe. En effet, en mars de cette année là, elle devient vice-championne du monde en salle à Istanbul (Turquie).

Deux mois après (mai), celle qui s’entraîne à Houston au Texas améliore son record en le portant à 11s 00 (record national ivoirien), lors du Golden Gala de Rome (3ème étape de la Ligue de diamant). Murielle Ahouré remporte le 100 m de cette compétition devant Shelly-Ann Fraser-Pryce, Kerron Stewart et Sherone Simpson, trois athlètes jamaïcaines qui avaient été sur le podium, lors des Jeux olympiques de Pékin en 2008.

La preuve que la flèche ivoirienne a fait beaucoup de progrès, puisque Murielle Ahouré, 5 jours après l’exploit de Rome, s’impose de nouveau sur le 100 m du meeting de Montreuil.

(Vidéo interview)

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=rtmwhrbZb7I

Allons! Etalons! 

Après plusieurs semaines d'attente, la Fédération Burkinabè de Football (FBF) vient de rendre public le nom du nouvel entraineur du onze national burkinabè. Il s'agit du franco-allemand Gernot Rhor. Sa nomination est intervenue le mardi 24 février 2015, à la suite de l'examen final de la «short-list» qui le mettait en compétition avec le serbe Milovan Rajevac et le nigérian Stephen Keshi. 

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Après plusieurs semaines d'attente, la Fédération burkinabè de football (FBF) vient de rendre public le nom du nouvel entraineur du onze national burkinabè. Il s'agit du franco-allemand Gernot Rhor. Sa nomination est intervenue le mardi 24 février 2015 à la suite de l'examen final de la «short-list» qui le mettait en compétition avec le serbe Milovan Rajevac et le nigérian Stephen Keshi. La Fédération burkinabè de football (FBF) vient de nommer comme entraîneur de l'équipe nationale, le technicien franco-allemand Gernot Rohr. L'ancien entraîneur du Niger est né le 28 juin 1953 à Mannheim en Allemagne. En lice avec le Nigérian Stephen Keshi et le Serbe Milovan Rajevac, c'est le technicien franco-allemand qui a été choisi par la Fédération burkinabé de football (FBF) pour diriger la destinée des Etalons. Sa nomination est intervenue le mardi 24 février 2015 à la suite de l'examen final de la «short-list». 

Gernot Rohr remplace ainsi le Belge Paul Put qui a quitté son poste après la CAN 2015. Le technicien aurait signé un contrat de deux ans renouvelable. La nouvelle mission de Gernot Rhor à la tête des Etalons est de conduire la sélection burkinabè à la CAN 2017.

Agé de 61 ans, Gernot Rhor a entraîné le Gabon (quart de finaliste de la CAN 2012) et le Niger (premier tour CAN 2013). Réputé rigoureux dans le travail, il avait démissionné en octobre dernier de son poste de sélectionneur du Niger.

Ancien joueur du Bayern de Munich et des Girondins de Bordeaux, Gernot Rhor a été finaliste de la Coupe UEFA en 1996 avec Bordeaux.

CAN...deur de chiffres! 

32 matches, 68 buts marqués: tel est le bilan la 30e édition de la Coupe d'Afrique des nations Guinée Équatoriale 2015 qui s'est achevée le 8 février par le sacre de la Côte d'Ivoire. 

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BUTS 

1er tour:  45 buts

Quarts de finale:  16 buts

Demi-finales:  7 buts

Petite et grande finale:  0 but.

Soit une moyenne inférieure à celle des 5 dernières éditions (69 en 2013; 76 en 2012; 71 en 2010; 99 en 2008 et 72 en 2006). 

Sur les 32 rencontres disputées, on a noté que 13 se sont soldées par un résultat nul dont 10 sur le score de 1 à 1. Deux rencontres par contre se sont achevées par les tirs au but, notamment le match pour la 3ème place opposant la RDC à la Guinée Équatoriale et la finale Côte d'Ivoire - Ghana.

BUTS ET BUTEURS 

3 buts 

Thievy Bifouma (Congo), Ahmed Akaïchi (Algérie),

Javier Balboa (Guinée Équatoriale), André Ayew (Ghana), Dieumerci Mbokani (RDC). 

2 buts 

Wilfried Bony, Gervinho, Max Alain Gradel (CIV), Christian Atsu (GHA), JérémyBokila.

1 but  

Doré Forébory, Fabrice Ondama, Prince Oniangue (Congo), Nabil Bentaleb, Faouzi Ghoulam,

Riyad Mahrez, Islam Slimani, Hilal Soudani (Algérie), Aristide Bancé (Burkina Faso),

Benjamin Moukandjo, Ambroise Oyongo Bitolo (Cameroun), Heldon (Cap vert), Seydou Doumbia,

Serge Kanon, Yaya Touré (Côte d'Ivoire), Iban Edu, Emilio Nsue (Guinée Équatoriale),

Pierre-Emerick Aubameyang, Malick Evouna (Gabon), KwesiAppiah, Gyan Asamoah,

Jordan Ayew, John Boye, Mubarak Wakaso (Ghana), Kevin Constant, IbrahimaTraoré,

Mohamed Yattara (Guinée), Modibo Maïga, Bakary Sako, Sambou Yatabare (Mali),

Yannick Bolasie, Joël Kimwaki (RDC), Oupa Manyisa, Mandla Masango, Thuso Phala (Afrique du Sud),

Mame Biram Diouf, Kara Mbodji, Moussa Sow (Sénégal), Mohamed Ali Moncer,

Yassine Chikhaoui (Tunisie), Emmanuel Mayuka, Given Singuluma (Zambie).

But contre son camp 

Thulani Hlastshwayo (Afrique du Sud) contre l'Algérie.

But le plus rapide

 Given Singuluma (Zambie) 1'04 contre la RD Congo.

But le plus tardif

Gervinho (Cote d'Ivoire)  90+4, contre l'Algérie.

PENALTIES (9 accordés) 

Pénalties réussis (7)

Javier Balboa (Guinée Equatoriale) contre le Gabon et contre la Tunisie,

Heldon (Cap-Vert) contre la Tunisie, André Ayew (Ghana) contre le Sénégal,

Kevin Constant (Guinée) contre le Mali, Dieumerci Mbokani (RDC) contre la Côte d'Ivoire

et Jordan Ayew (Ghana) contre la Guinée Équatoriale. 

Pénalties ratés (2) 

 Tokelo Rantie (Afrique du Sud) contre l'Algérie et Seydou Keita (Mali) contre la Guinée.

CLASSEMENTS DES ATTAQUES  

1°  Ghana: 10 buts

2°  Côte d'Ivoire:  9 buts

3°  RDC:  7 buts

4°  Congo et Algérie:  6 buts

6°  Guinée Équatoriale et Tunisie:  5 buts

8°  Afrique du Sud, Guinée, Mali et Sénégal:   3 buts

12°  Cameroun, Gabon, Zambie:   2 buts

15°  Burkina Faso et Cap Vert:  1 but

CLASSEMENT DES DEFENSES 

1°  Cap Vert:  1 but encaissé

2°  Cameroun, Gabon, Ghana, Mali et Zambie:   3 buts encaissés

7°  Burkina Faso, Côte d'Ivoire et Sénégal:  4 buts encaissés

10°  Algérie, Guinée Équatoriale et Tunisie:  5 buts encaissés

13°  Congo, Afrique du Sud et Guinée:  6 buts encaissés

16°  RDC:  7 buts encaissés. 

CLASSEMENT FINAL 

1ere Côte d' Ivoire

2e Ghana

3e RDC

4e Guinée Équatoriale

5e Congo

6e Algérie

7e Tunisie

8e Guinée (Conakry)

9e Sénégal

10e Mali

11e Cap Vert

12e Gabon

13e Cameroun

14e Zambie

15e Afrique du Sud

16e Burkina Faso

Second africain à remporter la course! 

Les dernières échappées de la 10e édition de la Tropicale Amissa Bongo ont eu lieu, dimanche 22 février. Le Tunisien Rafaâ Chtioui est le grand vainqueur de cette édition. 

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Les dernières échappées de la 10e édition de la Tropicale Amissa Bongo ont eu lieu, dimanche 22 février. Le Tunisien Rafaâ Chtioui est le grand vainqueur de cette édition. C'est au sprint que s'est réglée la dernière étape Akanda Libreville (127 km) de la Tropicale Amissa Bongo 2015. Le Biélorusse de la Bretagne-Séché Environnement Yauheni Hutarovitch a remporté cette étape devant son coéquipier Daniel McLay, remportant sa 3ème victoire étape. Morgan Lamoisson (Team Europcar), Andrea Palini (Skydive Dubaï) et Yohann Gène (Europcar) complètent le Top 5. 

Maillot jaune depuis la 1ère étape Bongoville-Moanda, le Tunisien de l'équipe Skydive Dubaï (Emirats Arabes Unis) Rafaâ Cthioui, bien épaulé par ses coéquipiers, n'a jamais cédé la tunique jusqu'à l'épilogue de la compétition. Il succède au palmarès à l'Erythréen Natnael Berhane. Second africain à être sacré sur la Tropicale Amissa Bongo, Rafaâ Chtioui (29 ans) met également fin au règne de la Team Europcar.

Détentrice du maillot jaune depuis 2010, l'équipe française voit son meilleur élément Giovanni Bernaudeau (meilleur grimpeur) finir au 2ème rang du classement général. 

L'Algérien Abdelkader Belmokhtar complète le podium du classement général.

Allez les "Elé...fans"! 

Arrivés à 14h 07 minutes à l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, c'est en héros que les joueurs de l'équipe nationale ont été accueillis par les Ivoiriens avec à leur tête le Chef de l'État. Membres du gouvernement, élus, chefs religieux et traditionnels, tous étaient présents à l'accueil. 

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Combien étaient-ils ces supporters des Éléphants? Sans entrer dans la guerre des chiffres, mais il est toutefois important de noter que la population abidjanaise est sortie nombreuse, pour certains tôt le matin pour rendre un hommage mérité aux Éléphants, héros de Bata, lundi 9 février 2015.

Journée déclarée fériée, chômée et payée par le ministère d'État, ministre de l'Emploi, des Affaires sociales et de la Formation professionnelle.

Habillés pour la plupart aux couleurs nationales (orange-blanc-vert) avec en mains des grelots, des vuvuzelas, des trophées imités, des drapeaux, les supporters sont venus de Yopougon, d'Abobo, d'Adjamé, de Cocody, etc. chacun avec ses moyens pour rallier les lieux de rassemblement: soit à l'aéroport Félix Houphouët-Boigny de Port-Bouët, soit au stade Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan-Plateau.

Certains étaient à pieds, à motos, dans les convois dans les minicars, les bus de Sotra offerts gratuitement au transport du public ce lundi, d'autres dans les véhicules personnels...

Personne n'a voulu se faire compter l'événement.Les populations de Koumassi, de Marcory, de Treichville, sans distinction de partis politiques, de nationalité, de couleurs se sont massées le long du boulevard Valéry Giscard d'Estaing où des sonorisations ont été installées au niveau des zones stratégiques (grand carrefour de Koumassi, entrée du pont à Marcory) pour réserver un accueil chaleureux aux Éléphants. Ni le soleil qui battait son plein en cette journée de février, ni la menace d'enlèvements des personnes qui est d'actualité,n'ont ébranlé, aucunement, leur ardeur.

Pour Assouman Touré résidant à Marcory,«la Côte d'Ivoire est en joie et le peuple ivoiriense doit de venir accueillir les Éléphants parce qu'il y a 23 ans que la Côte d'Ivoire court après cette coupe».

Pour sa part, Danon Luc, la trentaine révolue résidant également à Marcory, «c'est une journée de joie intense parce que la plupart de la jeune génération n'a pas pu vivre le premier titre. C'est donc l'occasion devoir ce deuxième sacreen directafin de pourvoir le raconter aux générations futures».

C'est également l'avis de Kamagaté Soumanaqui habite Koumassi. Il estime que « c'est un événement historique et de tels événements, on ne l'attend pas à la maison parce que cela n'arrive pas tous les jours. On le vit en direct ».

Quant à Mme Ettien Marinella de Koumassi, elle estime que «c'est une grâce de Dieu vu les conditions dans lesquelles les Éléphants ont remporté cette coupe». C'est donc à juste titre qu'elle a souhaité que ce triomphe des Éléphants ramène la paix en Côte d'Ivoire.