Variétès - Africa Nouvelles

Go Congo!

La toute première classe Internet à énergie solaire en République Démocratique du Congo va fonctionner à l'école primaire d'application 1 et 2 de Limete (Kinshasa).

altLe ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Maker Mwangu Famba, a inauguré, le vendredi 7 mars 2014, la toute première classe Internet à énergie solaire en République démocratique du Congo. La cérémonie, organisée avec la collaboration d'une société des télécommunications de la place, s'est déroulée à l'école primaire d'application (EPA) 1 et 2 de Limete.

La classe à énergie solaire est un dispositif comprenant un générateur à énergie solaire, une connexion Internet à haut débit, une vingtaine d'ordinateurs et accessoires audiovisuels à vidéoconférence et de télésurveillance.

Le ministre de l'EPSP a justifié l'intégration, par son ministère, dans le programme national d'enseignement du niveau primaire au secondaire, du cours d'informatique, vecteur du numérique qui constitue la puissance économique de certains Etats africains, par le fait que la communication, la conversation, le traitement de l'information voire le dialogue sont assurés dans un délai favorable et ceci, grâce aux Nouvelles techniques de l'information et de la communication (NTIC).

Il a ensuite souligné que dans un élan de cohérence et d'augmentation de l'espérance de réussite des apprenants, son ministère travaille à l'amélioration de la qualité de l'enseignement primaire, secondaire et professionnel en vue de disposer, à terme, d'«hommes attendus» en fin de formation, conformes aux profils de qualification requis et capables de trouver facilement un emploi.

Le ministre a également rappelé avoir engagé des réformes actuelles au sein de son ministère, celles structurelles qui visent à redynamiser les écoles et les cadres.

«Ceci passe, entre autres, par le parrainage des écoles.La remise de ces matériels et équipements concrétise la poursuite des objectifs assignés à nos structures de formation», a-t-il indiqué, avant de souligner que ces gros et petits matériels à vocation pédagogique représentent la consolidation de l'offre de formation à travers les écoles.

Dans le contexte d'une mise en œuvre de la pédagogique par objectifs ou par compétences, ces matériels permettront de rapprocher le geste de formation à ceux du métier, a-t-il prévenu. Avant de faire observer qu'ils contribueront certes à la réussite du parcours des élèves.

Enfin, après avoir invité les autres partenaires à se joindre au ministère de l'EPSP pour la cause de l'éducation de l'enfant congolais, le ministre a recommandé «la bonne utilisation des outils en bon père de famille et en bon formateur motivé».

Auparavant, le directeur de la province éducationnelle de l'EPSP/Kin Est, Biwata, dont la province a été choisie par la société des télécommunications pour l'installation de ce précieux outil de travail, avait souligné que celui-ci répond positivement à la vision de modernité prônée par le président de la République, Joseph Kabila Kabange.

A noter que ce projet initié par la société des télécommunications s'inscrit dans la ligne droite du programme gouvernemental pour la modernisation du système national d'éducation. Il a pour but d'offrir aux écoles publiques un accès à un Internet à faible coût et à haut débit et ce, même dans les coins reculés du pays. Grâce à la technologie de pointe mise à leur disposition par la société des télécommunications, les enseignants pourront ainsi suivre des formations à distance et échanger des informations entre les différents établissements solaires sur tout le territoire national.

Code de mode!

Mustapha Traoré, styliste ivoirien, fait partie des premiers créateurs africains à avoir défilé au MASA, le Marché des Arts du Spectacle Africain, qui s'est tenu jusqu'à 8 mars à Abidjan. Un nouvel esthétisme présenté dans un premier temps dans le cadre du «off» et qui a vu le premier défilé «in» réalisé par l'infatigable Adama Paris. Focus sur un créateur pour qui stylisme rime avec musique.

altIl a habillé Coumba Gawlo Seck ou Meiway lors de leurs tournées africaines. Il aime créer en écoutant de la musique et c'est tout naturellement que ses meilleurs ambassadeurs sont les DJs du coupé-décalé qu'il habille régulièrement. Mustapha Traoré était heureux d'être à ce MASA en éclaireur d'un nouvel art présenté dans le cadre de ce marché. Il a présenté sa nouvelle collection «Mille et une couleurs du plaisir», une collection qui parle de la femme africaine et du textile africain.

«Cette collection je l'ai faite spécialement pour le Masa et comme l'on parle d'art et culture ici, j'ai fait ressortir le côté africain, mais remodélisé avec mon regard et mes influences. J'ai mélangé le pagne avec la soie, les paillettes, la dentelle, les tulles. Mais j'aime par-dessus tout créer avec le coton bio que l'on trouve au nord de la Côte d'Ivoire».

Abidjan, la capitale de la mode en Afrique

Abidjan se devait de faire place aux jeunes stylistes. Si les acheteurs ne sont pas encore au rendez-vous, au moins peuvent-ils séduire artistes, metteurs en scène ou le grand public afin de mieux se faire connaître d'une nouvelle clientèle, eux qui font généralement des collections de Haute couture. Ce prêt-à-porter style Haute couture présenté ici par Mustapha Traoré est le signe que la démocratisation des stylistes africains passe par les artistes et leur environnement.

Lui qui a des boutiques à Conakry et Bamako peut grâce aux contacts noués ici espérer conquérir une nouvelle clientèle et de nouveaux marchés alors que les salons de la mode sont extrêmement rares ici en Afrique.

Au milieu de ses top models, Mustapha Traoré est concentré au moment de lancer le défilé. Chaque petit détail compte et l'artiste finalise la présentation de son œuvre. Il est comme un musicien avant de monter sur scène.

«Un styliste africain est un artiste. Comme un musicien nous faisons nos gammes pendant de longues années d'études et quand ça commence à marcher, nous commençons à bien gagner notre vie. Un styliste ce n'est pas comme un couturier de quartier qui fait des tenues assez ordinaires, sans imagination. Tu crées avec ton cœur, c'est l'âme qui parle. Et quand ça marche, ça nourrit son homme».

La musique et la mode

Pour Mustapha, la musique et la mode ont vraiment des similitudes dans l'art de créer. Il conçoit son modèle comme une partition de musique tout en l'écoutant pour amplifier l'inspiration.

«Quand je crée un modèle pour un artiste, j'écoute sa musique et j'imagine sa manière de se mouvoir dans le vêtement. Et c'est comme ça que l'inspiration me vient».

Les artistes et DJs sont les meilleurs ambassadeurs pour Mustapha Traoré. «Quand je les habille, c'est là que je trouve de nouveaux clients».

C'est ainsi que mode et musique font bon ménage. Il est positif que les organisateurs aient la belle idée d'inviter ces créateurs et que le public présent à tous ces spectacles gratuits profite de défilés réservés d'habitude aux happy few.

Voici Kouassi!

Elle est ivoirienne. Le lieutenant-colonel Kouassi Veronica a été nommée au Comité consultatif Etat 2009-2012 pour l’éducation des personnes douées par l’Etat de Virginie.

altKouassi est actuellement directeur adjoint, Appomattox Régional Gouverneurs School (ARGS) à Saint-Pétersbourg. Elle est lieutenant-colonel dans l’armée américaine et un membre actif de la Réserve de l’Armée, après avoir servi pendant plus de 27 ans. Le lieutenant-colonel Kouassi Veronica bénéficie également d’être un mentor et un modèle pour les adolescentes et les jeunes femmes de sa communauté et de l’école.

Le lieutenant-colonel Veronica Annette Kouassi a été sélectionnée par le Département de l’Armée de commander la transition Bataillon guerrier à Fort Benning, en Géorgie, en service actif à l’appui de l’opération Enduring Freedom – Base de soutien CONUS. Elle assumera le commandement de la WTB le 11 Juin.

Kouassi a été recommandée par le programme de l’Armée ROTC à Prairie View A & M University à Prairie View, Texas, en 1988 comme sous-lieutenant dans le corps de service médical. Elle a obtenu: 

 

un baccalauréat des sciences avec mention (de cum laude) en biologie avec une mineure en chimie.

une maîtrise des sciences en éducation des malentendants de l’Université de Texas Woman à Denton, Texas, en 1991 et a terminé son cursus de 3ème cycle à l’université de William & Mary à Williamsburg en 2006.

● une licence Virginie division de surintendant, Virginie licence d’enseignement de troisième cycle avec les inscriptions dans l’administration et la supervision, éducation douée, troubles d’apprentissage spécifiques, malentendants, et de la biologie.

C’est une tête pleine, ivoirienne de sang pur qui fait la fierté de l’Etat de Côte d’Ivoire aux USA.

Documents à la carte!

C’est une nouvelle qui fera certainement plaisir aux Sénégalais vivant en Europe. A partir du 1er mars prochain, ils ne seront plus obligés d’aller à Dakar pour se faire établir une carte nationale d’identité. Ils peuvent l’obtenir au consulat du Sénégal à Paris. 

altLes Sénégalais de France ne seront plus obligés d’aller à Dakar pour chercher une carte nationale d’identité. Vous confirmez?

A partir du premier mars prochain, l’enrôlement pour l’obtention des cartes nationales d’identité se fera ici à Paris. Une fois que l’enrôlement est fait les données vont être envoyées à Dakar via les bases de données que nous partageons. Ensuite Dakar nous enverra les cartes. Les gens ne sont donc plus obligés de se rendre au Sénégal pour chercher une carte d’identité. Les tests que nous avons faits sont concluants. Notre objectif est de produire une cinquante de cartes d’identité par jour.

Il faut aussi  signaler que le centre de Paris va polariser toute l’Europe en particulier la France, la Belgique l’Italie, l’Allemagne, la Suisse… Le centre atteindra rapidement sa vitesse de croisière.

Toutes les conditions sont-elles réunies pour le démarrage?

Oui, mais en ce qui concerne l’espace nous commençons à être trop limités. Toutefois grâce au système de rendez-vous  que nous avons mis en place, nous réussirons à canaliser les flux.

C’est un autre cadeau du président après la baisse des loyers…

Absolument depuis  le passage du président Macky Sall en décembre dernier, il avait promis de régler le problème. Il a dit une chose importante: «Je veux que l’obtention des documents d’état civil pour les Sénégalais de la diaspora soit banalisée. Il ne faut pas que les gens courent toujours derrière les papiers». Aujourd’hui grâce aux valises mobiles que nous avons au Havre à Lyon, à Marseille, en Allemagne, en Suisse et en Belgique, les gens ne sont plus obligés de venir à Paris pour obtenir leur passeport. Ça c’est une révolution! Il y a aussi le FAISE (Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur, ndlr), la question de l’habitat.

Pour les cartes nationales d’identité aura- t- on  également des équipes mobiles?

Pour l’instant il n’y aura pas d’équipe mobile. Certes la logistique que nous avons peut être mobile mais pour l’instant nous n’envisageons pas de faire des déplacements parce qu’il faut toujours réinstaller le matériel. Et puis les nombreuses demandes que nous attendons ne nous permettront pas de faire des sorties pour l’instant.

Quelle procédure les Sénégalais nés en France doivent suivre pour obtenir une carte nationale d’identité?

C’est aujourd’hui la  chose la plus facile pour un  enfant né ici de père sénégalais ou de mère sénégalaise (Je rappelle aussi  que depuis juillet dernier une femme sénégalaise mariée à un étranger peut donner la nationalité à ses enfants et à son mari). Il faut juste que le parent apporte sa carte nationale d’identité ou son passeport en cours de validité et deux copies intégrales de l’acte de naissance. A partir du livret de famille, on lui fait  des extraits de naissance ensuite il   dépose sa demande de carte nationale d’identité.

Célébrons les femmes!

Malgré l'affirmation politique de certaines femmes, à l'instar d'Angela Davis, Simone Weil, Aung San Suu Kyi, Catherine Samba-Panza, présidente de la transition de la Centrafrique, Loulia Timochenko, égérie de la révolution orange en Ukraine aujourd'hui, les femmes continuent de souffrir.

altMalgré l'affirmation politique de certaines femmes, à l'instar d'Angela Davis, Simone Weil, Aung San Suu Kyi, Catherine Samba-Panza, présidente de la transition de la Centrafrique, Ioulia Timochenko, égérie de la révolution orange en Ukraine aujourd'hui, les femmes continuent de souffrir.

Que de chemin parcouru depuis, car il faut l'admettre: l'égalité tant prônée est loin d'être établie. Aujourd'hui encore, des millions de femmes se voient refuser leurs droits fondamentaux et n'ont pas accès à l'éducation, aux services de santé, au microcrédit, à la justice et à l'emploi. Et cette même condition féminine est nettement défavorable dans les 3 régions d'Asie du Sud, d'Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient. De manière générale et paradoxale, les plus grands acquis pour les droits des femmes se trouvent être dans les domaines de l'emploi, de l'éducation, et bien entendu de la politique.

Elles sont plus nombreuses à travailler, à être alphabétisées et à aller à l'université dans des secteurs qui étaient jusque-là réservés aux hommes. Cependant, la violence à leur endroit demeure un des plus grands problèmes qu'elles continuent à affronter et qui devrait captiver l'attention générale et susciter une plus grande mobilisation. La Journée de la femme, qui trouve ses origines dans les mouvements révolutionnaires socialistes européens du début du xxe siècle, doit nous rappeler chaque année que le combat de ces femmes avant-gardistes ne doit pas s'arrêter en si bon chemin.

Ces femmes ordinaires, ouvrières, mères de famille, voyant leurs droits et leurs valeurs ignorés, engagèrent les premières luttes pour l'égalité, la paix et le droit de vote. C'est au cours de la Journée internationale de la femme en 1975 que les Nations unies commencèrent à commémorer la Journée internationale de la femme tous les 8 mars. En décembre 1977, l'Assemblée générale adoptait ainsi une résolution proclamant qu'une « Journée pour les droits de la femme et la paix internationale devait être célébrée par les États membres un jour quelconque de l'année, selon leurs traditions historiques et nationales ».

C'est ainsi que même la France de François Mitterrand accorda un statut officiel à la Journée de la femme, le 8 mars 1982. Si en 2009, les Nations unies avaient dédié cette journée à la lutte contre les violences faites aux femmes, thème récurrent et toujours d'actualité, en 2010 il s'est agi de la situation des femmes déplacées lors de conflits armés. En 2012, on incitait à «l'autonomisation des femmes rurales et donc à l'éradication de la faim et de la pauvreté». Cette année, nous célébrons la femme en clamant haut et fort que son «égalité, c'est le progrès pour toutes et tous».

Certains hommes ont exprimé à travers des pensées symboliques la place qui revient à la femme. Peut-être devrions-nous tous nous mobiliser et comme eux démontrer notre solidarité?

«La femme est l'avenir de l'homme»: Louis Aragon.

«L'admission des femmes à l'égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation, et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain»: Stendhal.

Ou encore « Femmes, c'est vous qui tenez entre vos mains le salut du monde»: Léon Tolstoï.

Mais encore plus expressive est cette pensée de Gandhi, pour qui «appeler les femmes le sexe faible est une diffamation, c'est l'injustice de l'homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de l'humanité, l'avenir appartient aux femmes».

Alors en choeur, souhaitons aux femmes une excellente journée, porteuse d'espérances et de progrès.

Divorce de force!

C'est une petite victoire pour les filles en Mauritanie. Il y a quelques jours, le mariage d'une jeune fille de 13 ans avec un homme d'une cinquantaine d'années a été cassé par décision de justice. Raja Mint Abdelkader avait déjà été mariée à l'âge de 9 ans, par son père, contre de l'argent.

altSelon l'Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF) qui s'est occupée d'elle, un à deux mariages par an est annulé mais des centaines d'autres sont recensés chaque année. Ce chiffre serait en augmentation.

En 2013, quelque 728 Mauritaniennes âgées de moins de 16 ans ont été mariées de force. Presque deux fois plus qu'en 2012 et ce ne sont que les cas recensés par l'Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF).

Aminetou Mint El Moctar, présidente de l'AFCF, a plusieurs explications. Elle commence d'abord par mentionner la pauvreté «qui augmente et qui incite des familles à vendre leur enfant», dit-elle.

Il y a ensuite les discours islamistes qui encouragent le mariage avec des mineures et enfin l'augmentation des cas de viols qui conduit les pères à marier leur fille - le plus vite possible - pour sauver leur honneur.

Même si légalement ces mariages sont interdits «peu de juges acceptent de les annuler», regrette Aminetou Mint El Moctar avant de préciser que «ce sont des juges traditionnels qui souvent ne voient pas le problème».

Il arrive que les procédures aboutissent surtout quand il y a aussi de la maltraitance. Raja Mint Abdelkader, qui a pu divorcer il y a quelques jours, avait le corps couvert de brûlures de cigarettes, quand elle est arrivée à l'hôpital. C'est cela qui a joué contre le mari.

Le divorce précédent date d'il y a 5 mois. Suite à un drame, là aussi, la jeune mariée de 11 ans a donné du poison pour souris à son mari de 85 ans qui a dû être hospitalisé. Aujourd'hui la jeune fille a repris le chemin de l'école et «elle est même la première de sa classe», se félicite l'association qui suit son dossier.

L'utopie d'un éthiopien?

C'est l'histoire d'un voyage a priori sans histoires entre Addis-Abeba en Ethiopie et Rome en Italie. En somme, rien d'autre que la routine pour la plupart des membres de l'équipage du vol ET702 d'Ethiopian Airlines et leurs passagers, propulsés bien malgré eux sous les feux de l'actualité. Car, c'est à Genève, bien loin de leur destination finale, qu'ils se sont réveillés le 17 février 2014 à l'aube, victimes, on le saura plus tard, d'un pirate de l'air pas comme les autres.

altOn est loin en effet, de ces actions terroristes qui ont marqué d'une page noire l'essor des transports aériens sur le continent. On se souvient encore de la prise en otage des 240 passagers du vol Alger- Paris en 1994. Une opération menée par des membres du GIA (Groupe Islamique Armé) abattus lors de l'assaut final sur le tarmac de l'aéroport de Marseille-Marignane après avoir tout de même sacrifié trois de leurs captifs.

Il faut dire que depuis le 11 Septembre, la sécurité dans les aéroports et sur les lignes du monde entier a été considérablement renforcée. Désormais, il n'est plus question d'embarquer sur un quelconque vol sans avoir au préalable franchi les portiques qui fleurissent désormais dans les aérogares d'ici et d'ailleurs. La compagnie éthiopienne ne fait pas exception, elle qui peut se targuer d'être l'une des plus sûres, pour ne pas dire l'une des plus fiables du ciel africain.

Mais à l'impossible nul n'est tenu ; encore moins lorsqu'en dépit des mesures les plus drastiques, il s'avère que le ver est déjà dans le fruit ou plutôt dans le cockpit. En effet, le pirate de l'air, qui n'est autre que le copilote, aurait embarqué lors d'une escale régulière au Soudan.

Usant d'un titre qui le plaçait au-dessus de tout soupçon, il lui suffisait, dès lors, de profiter de la pause pipi du commandant de bord pour s'enfermer à double tour et s'emparer de l'avion corps et biens. Un acte ô combien perfide que ne pourra certainement pas justifier la demande d'asile politique exprimée par le pirate auprès des autorités helvétiques. Qu'il obtienne ou non gain de cause, son acte ne sera pas sans conséquences, faisant grimper d'un ou de plusieurs crans la phobie sécuritaire qui, depuis une dizaine d'années, ne cesse de hanter le ciel.

En tout cas sains et saufs, les passagers et l'équipage du vol ET702 ont poursuivi leur voyage a priori sans histoires, non sans avoir essuyé, au passage, quelques sueurs froides.