Variétès - Africa Nouvelles

Président "Ado...llards"?  

Le gouvernement ivoirien a adopté une communication relative au projet de budget 2015 ainsi qu'un projet de loi portant budget de l'Etat pour l'année 2015, d'un montant historique de 5.014,3 milliards CFA. 

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«Le projet de budget 2015 s'inscrit dans la dynamique de la consolidation de la croissance économique et témoigne des efforts du Gouvernement en faveur de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale», rappelle le traditionnel communiqué qui clôt le conseil. D'un montant historique de 5.014,3 milliards CFA, il s'équilibre en ressources et en emplois.

Le budget 2015 est en hausse de 606,8 milliards CFA par rapport au budget révisé 2014, soit un taux d'accroissement de 13,8% par rapport à 2014 et de 72% par rapport à 2010.

Les principales lignes de ce projet de budget sont reparties entre les ressources attendues qui sont constituées pour 80,3% de ressources intérieures (dont 2.754,9 milliards CFA au titre des recettes fiscales) et pour 19,7% de ressources extérieures.

Et les dépenses qui se décomposent à travers la dette publique : 1.213,3 milliards CFA (24,3% du budget contre 32,2% en 2010). Les charges salariales : 147,4 milliards CFA (26,9% du budget contre 28,1% en 2010).

« Les dépenses enregistrent une hausse nette de 171,7 milliards CFA, résultant principalement de la prise en compte du coût de l'achèvement de la mesure de déblocage des avancements indiciaires », poursuit le communiqué.

Quant aux dépenses d'investissement, elles s'élèvent à 1.534,1 milliards CFA (30.6% du budget contre 14,8% en 2010), soit 8% du PIB. « Ce qui montre l'accent important mis sur la création de la valeur à travers la relance des investissements », souligne-t-on.

Concernant les dépenses pro-pauvres, elles sont estimées en 2015 à 1716,4 milliards CFA (en progression de 12,8% par rapport à 2014). Ces dépenses visent à renforcer les actions de reconstitution du tissu économique et d'amélioration des conditions de vie des populations.

« A travers ce projet de budget, le Gouvernement entend renforcer les actions de promotion de l'emploi, d'amélioration des services de santé et d'éducation, de développement des infrastructures socio-économiques de base, ainsi que celles d'appui au développement agricole. Ce projet prend également en compte les priorités du Gouvernement, notamment le financement de la politique en matière de logement social et l'amélioration des conditions de vie des fonctionnaires à travers le déblocage total des avancements indiciaires débuté en 2014 », conclut le communiqué.

Devenez une légende! 

Ce tournoi initié par le promoteur Mamadou NDONG à pour but de rendre un hommage à tous les ROIS de Basket Ball du Sénégal d’où le nom COUPE DES ROIS : une première en Afrique. Le lancement du tournoi est prévu à la date du samedi 27 Décembre 2014, à partir de 16 heures au stadium Marius NDIAYE.

Ce tournoi NATIONAL trouve son intérêt dans le rôle important que jouent la culture et le sport dans la bonne marche de la nation, notamment dans le rapprochement des populations.

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Concept

Chaque ancien ROI ou REINE sera parrain ou marraine de son ancienne équipe et les jeunes joueurs de l’équipe actuelle seront les PRINCES qui tenteront de conserver le titre de leur ROI. Tout cela dans le FAIR PLAY              

Ce tournoi servira à créer une chaine de solidarité en faveur des anciens ROIS et faire d’eux des légendes vivantes.

Ce tournoi viendra en appui à la fédération sénégalaise de basketball pour redonner au basketball africain en général et plus particulièrement celui du Sénégal sa place dans les disciplines sportives pratiquées au Sénégal. 

POURQUOI LE SPORT

Nous avons choisi le sport pour mobiliser la jeunesse et les motiver à toujours mener des actions citoyennes.

Nous sommes convaincus des vertus du sport, de tous ses bienfaits pour chacun aux plans personnel et social.

Pratiquer une activité sportive, pour la compétition ou les loisirs, c’est développer ses facultés physiques et mentales.

C’est aller à la rencontre des autres, apprendre à les connaître, à mieux vivre avec eux.

Le sport est en effet un des vecteurs importants de l’intégration sociale et de l’accomplissement des individus dans notre société.

L’Impact Médiatique

L'inscription de l’événement dans la durée et l'implication de tous favoriseront la propagation d'un buzz via les réseaux sociaux et le bouche à oreille...

Les partenaires privilégiés, les médias relayeront l'information.

Une campagne de promotion bien orchestrée servira d’outil pour une large diffusion du programme URBAN LEGEND

Qui sommes nous?

FACE TO FACE Millenium Group une structure de production de spectacles et de création de concepts, spécialisée dans la culture urbaine, FACE TO FACE Millenium Group a, à son actif plus de 08 ans d’expériences dans l’organisation de festivals, de tournois de sports, dans la régie de plateaux de spots publicitaires tel que les tournages de: Bonnet rouge (course poursuite), Orange Dual play, Tampico (taxi), Shell Gorgorlou,

Redressement de la carrière du Rappeur Duggy Tee du Positive Black Soul 2003 – 2007

Directeur de l’album NGËM ( WADIOUR ) de Duggy Tee, gestion de la carrière du group Chronik 2h Kora d’or 2010.

PROGRAMME DE JOURNEE DE LANCEMENT DE URBAN LEGEND

SAMEDI 27 DECEMBRE

18h – Mise en place  Discours

18h – 30mn spectacles de dance URBAIN

19h – 35 Diffusion d’un publireportage sur les anciens ROIS

20h – 00 Lancement du tournoi

Le Président

Mamadou NDONG ( El Hadji )

Et ces avions que nous avions? 

Au Mali, dans l'affaire de l'achat controversé d'un avion présidentiel, l'Etat avait saisi la Cour des comptes de la Cour suprême pour un audit. L'institution vient de rendre son rapport et a décelé de nombreuses irrégularités. 

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Au Mali, dans l'affaire de l'achat controversé d'un avion présidentiel, l'Etat avait saisi la Cour des comptes de la Cour suprême pour un audit. L'institution vient de rendre son rapport et a décelé de nombreuses irrégularités. Selon le rapport de la Cour des comptes, l'acquisition de l'aéronef a été motivée par les coûts élevés des contrats de location lors des déplacements du président. Mais, tout n'a pas été respecté. Le contrat a été signé le 10 février 2014. Le coût total de l'appareil est de 41,2 millions USD. Ce contrat a été signé de gré à gré. «Ce n'est pas orthodoxe», précise le rapport. Ensuite, le contrat n'a pas été visé par le contrôleur financier et c'est une faute.

Autre dossier, le contrat d'équipement et de matériel militaire. Son coût est estimé à 69 milliards CFA. Le rapport de la Cour suprême affirme qu'il y a deux contrats pour un même marché. Il faut donc en retenir un seul. Puis, même si c'est un pôle bancaire qui mobilise les fonds, l'État malien apporte une caution avec une garantie bancaire de 100 milliards CFA. Le rapport demande l'annulation immédiate de cette garantie avant de constater que là aussi, toute l'orthodoxie financière n'a pas été respectée.

En clair, sur les deux dossiers, la Cour suprême du Mali demande au gouvernement malien de mettre de l'ordre dans ses affaires.

Le verdict dicte! 

La sentence est tombée pour Oscar Pistorius. Le champion paralympique est condamné à une peine de 5 ans ferme pour le meurtre de sa compagne. 

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La sentence est tombée pour Oscar Pistorius. Le champion paralympique est condamné à une peine de 5 ans ferme pour le meurtre de sa compagne. L’athlète sud-africain avait été reconnu coupable d’homicide involontaire après le décès de Reeva Steenkamp, sa compagne, en février 2013. Il a été condamné à une peine de cinq ans de prison par la juge. La fin d’un procès-fleuve particulièrement suivi dans le pays et dans le monde.

Après 7 mois de procès, la juge vient juste de rendre sa sentence, mardi 21 octobre en fin de matinée: Oscar Pistorius est donc condamné à 5 ans de prison ferme pour avoir tué sa petite amie Reeva Steenkamp. Il y a un mois, il avait été reconnu coupable de violence ayant entraîné la mort. Mardi matin, il a également écopé de 3 ans avec sursis pour avoir tiré dans un lieu public.

Avant cela, pendant une heure, la juge a expliqué sa décision, rappelant les arguments des uns, des autres. Dans la lecture de son verdict, quelques petites phrases ont laissé entendre qu’elle s’apprêtait à condamner Pistorius à de la prison. Elle a notamment indiqué que les services pénitenciers avaient été équipés pour accueillir des handicapés et que Pistorius ne devrait pas bénéficier d’aucun traitement privilégié. Elle a notamment eu cette phrase: «Il ne faudrait pas que la justice donne l’impression qu’il y a une justice pour les pauvres et pour les riches».

Dans la salle, il y a eu quelques secondes de flottement à l’énoncé de la peine, ensuite l’oncle d’Oscar Pistorius a baissé la tête. Pistorius lui, a été escorté hors de la salle par la police.

A la sortie, la mère de Reeva, June Steenkamp, a estimé qu’il s’agissait d’une peine juste.

Crise de folie! 

Le ministre malgache des Sports a perdu sa fille de 17 ans dans des circonstances tragiques, jeudi 23 octobre. Son garde du corps a abattu l'adolescente d'une balle à la tête avant de retourner son revolver de service contre lui. 

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Un drame est venu frapper la famille du ministre de la Jeunesse et des Sports Jean Anicet Andriamosaharisoa à Ambalavoa. Jeudi 23 octobre, aux alentours de 14 heures, lorsque le membre du Gouvernement était parti pour assister à des funérailles, sa fille benjamine  a été froidement abattue par l’un de ses gardes du corps avec son arme automatique de service. Âgée d’à peine 17 ans, la malheureuse venait de réussir  son baccalauréat cette année. Au grade de brigadier de police, son bourreau est pour sa part âgé d’un trentaine d’années.

Après avoir exécuté la malheureuse, il s’est tiré une balle dans la tête selon les informations communiquées par la police. Ce serait seulement  après avoir entendu des coups de feu que les personnes présentes sur les lieux sont venues à la rescousse. Elles étaient pétrifiées en voyant le policier s’affaler avec son arme avec la malheureuse non loin.

Evacué d’urgence à l’hôpital de Fianarantsoa, il a été d’emblée placé sous soins intensifs. Son état est critique selon  la police. Sa respiration et son rythme cardiaque étaient très faibles.

Le mystère est entier sur cette  crise de folie. L’espoir de faire la lumière sur cet acte odieux repose sur les médecins qui tentent de tirer d’affaire le policier pour qu’il réponde de son acte. Les informations communiquées révèlent que ce garde du corps agonisant avait déjà manifesté des attitudes suspectes à l’endroit de la fillette.

Il aurait de surcroît un antécédent inquiétant. Son tempérament dur et évasif lui a valu le sobriquet de Bolo, en l’identifiant à Bolo Yeung, l’acteur chinois natif de la région de Canton, qui incarne souvent un méchant bestial dans des films qui l’opposent à Jean Claude Van Dame ou encore à Bruce Lee.

Testa...ment? 

Winnie Madikizela-Mandela a engagé une procédure en justice. Elle conteste le testament laissé par Nelson Mandela, leader anti-apartheid. 

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Winnie Madikizela-Mandela a engagé une procédure en justice. Elle conteste le testament laissé par Nelson Mandela, leader anti-apartheid. Selon le quotidien sud-africain Daily Dispatch, qui dit s'appuyer sur des documents judiciaires, Nelson Mandela aurait dans ce testament légué la résidence à sa famille et à sa 3ème épouse, Graça Machel. Quant à ses enfants et petits-enfants, ainsi que ses anciens collaborateurs et son parti politique l'ANC, ils sont également bénéficiaires d'autres biens. Jugeant qu'il n'en doit pas être ainsi, puisqu'elle n'aurait rien obtenu, Winnie Mandela réclame donc la maison de famille de Qunu, dans le sud-est du pays, où le premier président noir de l'Afrique du Sud, décédé le 5 décembre 2013, a été inhumé.

Agée actuellement de 78 ans, Winnie Mandela qui a partagé la vie du leader de la lutte anti-apartheid pendant près de 4 décennies, s'engage dès maintenant dans une bataille judiciaire dont personne aujourd'hui ne connaît la suite. Ce que l'on peut dire pour l'heure, c'est que cette démarche qu'elle a entreprise risque fort bien de renforcer l'image de vautour que des observateurs attribuent déjà à certains membres de la famille de Nelson Mandela.

Docu...ment...taire? 

La chaîne britannique BBC dément toute accusation qualifiant son documentaire de négationniste. La BBC a diffusé le 1er octobre 2014 un programme intitulé "Rwanda's Untold Story" (L'histoire du Rwanda jamais contée), impliquant le président Paul Kagame dans une série de crimes: attentat contre l'avion du président Habyarimana en 1994, massacres au Congo et assassinats politiques de dissidents. Un documentaire critiqué par l'association de rescapés Ibuka, mais salué par plusieurs partis d'opposition et organisations de la société civile en exil. Les détracteurs du régime rwandais estiment que ce film permet l'ouverture d'un dialogue sur l'histoire du Rwanda.

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«La communauté rwandaise en Angleterre, représentée dans ses différentes composantes, partis politiques, associations de rescapés, militants des droits de l'homme, remercie la BBC pour avoir ouvert le débat sur ce qui s'est passé durant le génocide et dans les vingt ans qui ont suivi. » C'est ce qu'on peut lire sur le site de l'organisation Global Campaign for Rwandan Human Rights (GCRHR), dirigé par l'activiste René Mugenzi, l'un des trois Rwandais en exil qui, en 2011, a reçu la visite de Scotland Yard. La célèbre police londonienne lui avait annoncé, et l'avait confirmé par écrit, que sa vie et celles de deux autres activistes rwandais étaient menacés par leur gouvernement. Ces accusations avaient été démenties par l'ambassadeur du Rwanda en Grande-Bretagne. A l'époque, Londres était resté silencieux.

Les accusations d'assassinats politiques 

Après la diffusion du 1er octobre, plusieurs partis d'oppositions et organisations de la société civile, parmi lesquels l'organisation de René Mugenzi, ont décidé à l'image d'Ibuka d'écrire à la chaîne britannique.

Parmi les signataires de cette lettre ouverte, le Congrès National du Rwanda (RNC) de Patrick Karegeya, l'ancien chef des renseignements rwandais retrouvé assassiné dans un hôtel en Afrique du Sud le 1er janvier dernier. Cet assassinat d'une des figures de l'opposition en exil avait suscité la préoccupation d'abord des Etats-Unis, puis de la Grande-Bretagne et d'organisations des droits de l'homme qui y ont vu une possible motivation politique.

Le général Kayumba Nyamwasa, une autre figure de ce parti - le RNC - accusé par le Rwanda d'être une organisation, est l'un des personnages du documentaire. Il a été condamné par Kigali à vingt-quatre ans de prison pour « troubles à l'ordre public, atteinte à la sécurité de l'Etat, injures et diffamation, sectarisme et association de malfaiteurs ».

Lui-même a été victime de trois tentatives d'assassinat en Afrique du Sud. Trois Rwandais et un Tanzanien ont été condamné pour l'une de ces tentatives, celle de 2010, qualifié par la cour de crime politique, d'un complot d'un groupe émanant du Rwanda.

En mars 2014, la dernière tentative a entraîné l'expulsion par Pretoria de quatre diplomates, trois Rwandais et Burundais. Le ministre des Affaires étrangères du Rwanda a accusé l'Afrique du Sud d'abriter des terroristes responsables d'attaques à la grenade contre les civils dans le pays.

L'attentat contre l'avion d'Habyarimana

Dans le documentaire de la BBC, comme il y a un an sur les antennes de RFI, Kayumba Nyamwasa accuse Paul Kagame, à l'époque chef rebelle, d'avoir abattu l'avion du président Habyarimana le 6 avril 1994. Pour seule preuve, l'ancien chef des renseignements militaires de la rébellion FPR dit qu'il était en position de savoir.

« L'enquête du juge français Marc Trévidic n'est même pas mentionnée dans ce documentaire », s'énerve un officiel rwandais sur Twitter. Le magistrat français avait ordonné une expertise balistique qui, sans exclure la piste du Front patriotique rwandais (FPR), place le point d'origine des missiles dans les environs du camp de la garde présidentielle. Ce qui a relancé la thèse d'extrémistes hutus. Depuis 2012, l'Etat rwandais, partie civile, tente d'obtenir un non-lieu dans cette affaire.

Le prédécesseur du juge Marc Trévidic, Jean-Louis Bruguière, avait lancé des mandats d'arrêt contre neuf proches de Paul Kagame, dont le général Kayumba Nyamwasa. Cet ancien proche du chef de l'Etat rwandais a récemment envoyé une lettre à la justice française demandant son audition. Pretoria, jusque-là sourd aux demandes de la justice française, avait finalement dit en septembre dernier « examiner la requête du juge français d'entendre Kayumba Nyamwasa » sur le sol sud-africain.

Les massacres au Congo

Parmi les autres signataires de cette lettre des détracteurs du régime rwandais à la BBC, figurent les Forces démocratiques unifiées (FDU) de Victoire Ingabire, l'opposante emprisonnée au Rwanda suite à une condamnation pour négationnisme et conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre. La présidente des FDU dénonçait entre autres les massacres de Hutus imputés à l'Armée patriotique rwandaise (APR) du président Paul Kagame.

Victoire Ingabire fait aussi partie des personnages de ce documentaire de la BBC qui insiste sur les massacres survenus au Congo, à travers le témoignage d'une femme, une rescapée de ces tueries. Ces massacres ont été documentés depuis de nombreuses années, notamment par l'ONU. Rwanda, l'histoire passée sous silence a été diffusé le jour anniversaire, le 1er octobre, de la publication du rapport Mapping, une enquête réalisée par le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et publiée en 2010. L'OHCHR, basée à Genève, demandait des poursuites pour mettre fin à l'impunité. Quatre ans après, il n'y a aucune poursuite, ni pour les crimes imputés à l'armée rwandaise, ni pour ceux des autres armées ou groupes armés congolais ou étrangers.

Ce qui gêne un militant des droits de l'homme rwandais aujourd'hui en exil, c'est que le général Kayumba Nyamwasa ait sous-entendu que ces massacres aient été des initiatives individuelles, des actes de vengeance isolés. « C'est bien d'avoir reconnu que des crimes étaient commis, mais il ment. Le nombre de morts, la nature des massacres, le fait d'avoir cherché à dissimuler les corps montre que c'était plus que ça », assure-t-il, insistant sur la nécessité pour les anciens du régime de dire toute la vérité.

Le TPIR ferme ses portes

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) fermera ses portes en décembre prochain sans avoir instruit aucun des crimes de guerre ou violations des droits de l'homme dont est soupçonné le FPR de Paul Kagame, notamment l'attentat contre l'avion du président Habyarimana.

C'est sur cette piste que travaillait le TPIR, selon l'un des anciens responsables des enquêtes de ce tribunal interrogé de ce documentaire de la BBC. Notamment, sur la foi du témoignage d'un autre ancien proche de Paul Kagame, lui aussi condamné au Rwanda, l'ancien ambassadeur à Washington Théogène Rudasingwa, aujourd'hui coordinateur du RNC, la journaliste Jane Corbin accuse les Etats-Unis d'avoir protégé le chef de l'Etat rwandais.

« C'est une manipulation politique », crient les proches du régime sur Twitter. Et pourtant, cette version des faits est confirmée par Carla Del Ponte. L'ancienne procureure du TPIR raconte comment elle a été écartée par l'ONU et les Etats-Unis - rongés par la culpabilité de ne pas être intervenu en 1994 pour empêcher le génocide - et n'a pas pu poursuivre les enquêtes concernant les crimes de guerre dont est soupçonné le FPR. Ce témoignage avait été projeté au Sénat français en avril dernier lors d'un colloque qualifié par la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, de négationniste.

Les réactions à Kigali

La lettre des détracteurs de Paul Kagame répondait à une autre lettre, celle d'Ibuka qui regroupe des associations de rescapés. Cette organisation proche du gouvernement accuse la BBC d'avoir fait un documentaire révisionniste et de ne pas avoir donné la parole aux rescapés.

Révisionniste pour avoir laissé deux chercheurs américains affirmer que durant le génocide, 200 000 Tutsis seulement et 800 000 Hutus sont morts. Le génocide de 1994 a fait un million de morts selon Kigali, 800 000 parmi les Tutsis et les Hutus modérés selon les Nations unies. Les Américains Christian Davenport et Allan C. Stam disent avoir enquêté au Rwanda et avoir tiré ces chiffres d'après des calculs statistiques. Ils affirment également que les massacres étaient globalement terminés dans la plupart des régions du pays avant l'arrivée de la rébellion de Paul Kagame.

Sur le site Open Democracy, Andrew Wallis, auteur d'un livre intitulé Silence complice : l'histoire passée sous silence de la France dans le génocide rwandais, accuse la BBC d'avoir choisi deux chercheurs peu crédibles et d'avoir ignoré les travaux d'autres plus connus comme Alison Des Forges de Human Rights Watch (HRW) ou le français Gérard Prunier. Pour ce qui est des autres points abordés par le documentaire, l'auteur de cet article estime simplement que la BBC n'a fait que parler des détracteurs de longue date du président Kagame.

L'ambassadeur du Rwanda en Grande-Bretagne a parlé sur les ondes de la BBC d'un documentaire « biaisé ». D'autres officiels rwandais insistent, eux aussi, sur Twitter sur le fait que seuls des opposants sont interrogés. La journaliste de la BBC, Jane Corbin, dit dans son commentaire avoir sollicité, en vain, des réactions de toutes les personnes mises en cause par ce documentaire et notamment le président rwandais Paul Kagame et l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair accusé de le défendre malgré des violations des droits de l'homme documentées.

La BBC mise en cause

La BBC réfute que son documentaire soit négationniste. Selon l'un de ses porte-parole, la chaîne britannique a reçu la lettre d'Ibuka et y répondra en temps voulu. « Tout le long du documentaire, les auteurs disent que toute personne qui remet en cause l'histoire officielle est accusée d'être négationniste », s'amuse le militant rwandais des droits de l'homme en exil.

Dans un message adressé à la radio pro-gouvernementale Contact FM, la BBC a souligné les multiples références dans son documentaire au génocide de 1994 et rappelé que le directeur du mémorial du génocide de Murambi, un rescapé, était interviewé. « Le film examine des preuves de chercheurs respectés et fait état de témoignages qui mettent en question l'histoire communément acceptée sur ce qui s'est passé avant et après 1994 et en particulier le rôle du FPR et de Paul Kagame », a expliqué l'une des porte-paroles de la chaîne britannique à la radio rwandaise ajoutant que pour la BBC, ce documentaire est une « contribution précieuse à la contribution de l'histoire tragique de ce pays, de la région et de la gestion des affaires politiques au Rwanda ces 20 dernières années ».

« C'est quand même un film événement pour une chaîne de télévision qui n'avait que très peu abordé ce genre de sujets auparavant », explique, quant à lui, le spécialiste du Rwanda, André Guichaoua. Cette année, la BBC avait tout de même diffusé, en mars 2014, un reportage de Gabriel Gatehouse dans son programme Newsnight, qui, lui aussi, avait fait parlé de lui. Il revenait sur l'assassinat de l'opposant rwandais Patrick Karegeya et les tentatives d'assassinat contre son compatriote, Kayumba Nyamwasa.

A la sortie en avril dernier du documentaire de la BBC, Un homme bon au Rwanda, évoquant la vie et l'action du capitaine sénégalais Mbaye Diagne, le professeur André Guichaoua s'était insurgé : « Les auteurs de ce documentaire avaient explicitement choisi de ne pas mentionner le communiqué de la Minuar attribuant au FPR la mort du casque bleu », a-t-il déclaré, dénonçant une réécriture de l'histoire. Le capitaine Diagne avait été tué alors qu'il se trouvait sur un poste de contrôle des FAR, les Forces armées rwandaises de 1994. Dans un échange d'emails avec le chercheur français, Mark Doyle, l'auteur d'Un homme bon au Rwanda, s'était défendu en affirmant que ce n'était pas délibéré, qu'il avait préféré se concentrer sur la bravoure du casque bleu.

Lors des dernières commémorations, l'ONU avait décidé de faire de Mbaye Diagne, un héros des Nations unies sur initiative de l'actuel gouvernement rwandais.

L'épouse du casque bleu sénégalais, Yacine Mar Diop, avait récemment dénoncé sur RFI le fait que l'ONU ne l'avait pas assisté au cours des vingt dernières années. Elle était présente à Kigali lors des dernières commémorations du génocide.

« La BBC semble avoir voulu rééquilibrer son approche, commente encore André Guichaoua, mais n'a pas forcément échappé à d'autres approximations ou contre-vérités, surtout en ce qui concerne le bilan du génocide. »