Variétès - Africa Nouvelles

En course à la bourse!   

Le Groupe Total Sénégal a organise, mercredi 8 octobre, une cérémonie de lancement officiel de l'offre publique de vente de ses actions pour devenir ainsi la 2ième société de droit sénégalais à entrer en bourse, après la Société nationale des télécommunications (SONATEL). 

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Total Sénégal explique que les titres émis lors de cette offre publique de vente seront cotés à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) de l'UEMOA. "L'opération va porter sur 30% des parts de la filiale sénégalaise qui seront ainsi libérées". 

Considéré comme l'un des plus grands contributeurs de l'économie sénégalaise, avec 75 milliards CFA de recettes fiscales versés annuellement à l'Etat, Total Sénégal va ainsi devenir la 2ème société de droit sénégalais, après la SONATEL, à entrer en bourse.

La cérémonie officielle de lancement  a été présidée par le ministre sénégalais de l'Economie et des Finances Amadou Ba, en présence du ministre de l'Energie et du Développement des énergies renouvelables Maimouna Ndoye Seck et de Momar Nguer, directeur marketing et services pour l'Afrique et le Moyen-Orient du groupe Total. 

Une élégance calculée? 

Il l'a annoncé, il devait le faire. Uhuru Kenyatta, le président kényan, va répondre à la convocation de la Cour pénale internationale (CPI). La juridiction internationale doit en effet statuer aujourd'hui 8 octobre 2014 sur le report de son procès pour «crimes contre l'humanité». 

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Il l'a annoncé, il devait le faire. Uhuru Kenyatta, le président kényan, va répondre à la convocation de la Cour pénale internationale (CPI). La juridiction internationale doit en effet statuer aujourd'hui 8 octobre 2014 sur le report de son procès pour «crimes contre l'humanité». A bord d'un vol régulier de la compagnie Kenya Airways, Uhuru, accompagné de son épouse, d'un de ses enfants, de ministres et de députés, est arrivé à La Haye pour se présenter aux juges. Un fait sans précédent dans l'histoire, car c'est bien la première fois qu'un chef d'Etat en exercice comparaît devant la Cour, que préside aujourd'hui le Coréen Song Sang-Hyun. Mais que penser du choix du président kényan de se mettre physiquement à la disposition de Fatou Bensouda, procureure de la CPI?

Une forme de courage, c'en est vraiment une. Mais bien plus. Il en ressort de l'élégance, même s'il s'agit là d'une élégance bien calculée. Car, même si de jure, le vice-président du pays, William Ruto, a été nommé «président en exercice, de facto, Kenyatta fils en demeure le chef. Et mieux vaut avoir affaire à Mme Bensouda au moment où on est toujours puissant que pendant l'après-pouvoir.

Alors, comme on peut le constater, le «va-t-en-Haye» ne risque pas grand-chose, surtout que beaucoup de témoins se sont rétractés. Il peut être assuré de revenir boire tranquille le "porridge" de sa femme. Ce n'est pas en tout cas Omar el Béchir, dans le collimateur de la CPI, qui prendrait ce risque.

Ce n'est pas pour rien que lors des sommets de l'Union africaine à Addis-Abeba en 2013 et cette année à Malabo, les chefs d'Etat et de gouvernement ont expressément demandé à l'ONU, mandante de la CPI, d'épargner les présidents en fonction de ce rouleau compresseur judiciaire dont on ressort laminé, forcément laminé.

Pour le moment, pour Uhuru, il ne s'agit que de préliminaires. Poursuivi pour les violences politico-ethniques qui avaient suivi l'élection présidentielle de 2007, il s'en est toujours défendu. 

Paix à son ame!

Le député-maire de Dori, Hama Arba Diallo, s'est éteint dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2014 dernier à la clinique du cœur de Ouagadougou où il était hospitalisé suite à des problèmes cardiaques. Il avait 75 ans. 

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Le député-maire de Dori, Hama Arba Diallo, s'est éteint dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2014 dernier à la clinique du cœur de Ouagadougou où il était hospitalisé suite à des problèmes cardiaques. Il avait 75 ans. Celui que le Burkina Faso pleure a occupé de hautes fonctions au Burkina Faso et dans des instances internationales: Ministre Affaires Étrangères (1983-1984), Conseiller Président du Faso (1985-1987), Ambassadeur République populaire Chine (Pékin, 1987-1990), Secrétaire préparatoire du Sommet Rio pour le Développement durable (1990-1992), Secrétaire exécutif UNCCD, à Bonn, en Allemagne (1992-2007), etc.

Depuis 2007, il est régulièrement élu député et maire de Dori (Sahel) où son parti, le PDS-Metba domine la scène politique.

Surnommé «la terreur des ministres à l'Assemblée nationale», il ratait rarement l'occasion d'user de formules chocs dont il en avait le secret. C'est lui qui avait brandi et popularisé le carton rouge contre le président du Faso, lors d'un meeting de l'opposition.

Il y a une semaine encore, on l'apercevait aux côtés de l'opposition prendre part au dialogue politique opposition-majorité initié par le président Blaise Compaoré, au palais présidentiel de Ouagadougou. 

Les Tunisiens l'ont dit et ils l'ont fait!

Grande déception en RD Congo et plus précisément à Lubumbashi. Alors que beaucoup attendaient une finale 100% congolaise en Ligue des champions Caf, ce ne serait pas le cas.

altGrande déception en RD Congo et plus précisément à Lubumbashi. Alors que beaucoup attendaient une finale 100% congolaise en Ligue des champions Caf, ce ne serait pas le cas. Le TP Mazembe a battu l’Entente Sportive Sétif ce dimanche (3-2). Mais cette victoire ne lui a pas suffi pour se hisser en finale. C’est finalement le club algérien qui passe à la faveur du nombre de buts marqués à l’extérieur.

Ce sont les Sétifiens qui ont ouvert le score à la 9ème minute par Ziaya. Le TP Mazembe égalise à la 20ème grâce à Nyadjé (1-1). Les Corbeaux vont d’ailleurs prendre l’avantage avant la mi-temps sur un corner repris victorieusement par Coulibaly à la 36ème minute (2-1) et marqueront le troisième but au retour des vestiaires à la 53ème minute par Bolingui. Virtuellement qualifié, le TP Mazembe va baisser les bras dans les derniers instants et sera surpris par un centre de Younes qui finit dans les filets de Kidiaba. Les Corbeaux ne marqueront plus jusqu’au coup de sifflet final.

L’Entente Sétif retrouvera en finale l’AS Vita Club qui a battu le CS Sfaxien ce samedi dans la première demi-finale de la Ligue des champions Caf.

Pretoria a courbé l'é...Chine devant Pékin?

En Afrique du Sud, le sommet des prix Nobel n'aura pas lieu. La ville du Cap, où devait se tenir l'événement, du 13 au 15 octobre, a décidé d'annuler pour protester contre les autorités sud-africaines. En effet, Pretoria a une nouvelle fois refusé d'accorder un visa au Dalaï-Lama, le chef spirituel tibétain. 

altEn Afrique du Sud, le sommet des prix Nobel n'aura pas lieu. La ville du Cap, où devait se tenir l'événement, du 13 au 15 octobre, a décidé d'annuler pour protester contre les autorités sud-africaines. En effet, Pretoria a une nouvelle fois refusé d'accorder un visa au Dalaï-Lama, le chef spirituel tibétain. Patricia De Lille n'a pas mâché ses mots contre le gouvernement sud-africain. L'opposante et maire du Cap s'est dite «très en colère et grandement déçue» par ce refus de visa. Des propos qui font écho à ceux non, moins vindicatifs, de Desmond Tutu mercredi. L'archevêque sud-africain, lui-même prix Nobel de la paix en 1984, a accusé les autorités de «cracher au visage de Nelson Mandela». Il s'est dit également «honteux» de voir son pays «courber l'échine» devant Pékin. 

La Chine considère en effet le Dalaï-Lama comme un dangereux séparatiste tibétain, et fait pression sur ses partenaires pour qu'ils refusent toute entrée du leader bouddhiste sur leur territoire. Or Pretoria ne cache pas sa diplomatie pro-chinoise. En 2011, le pouvoir avait joué cartes sur table en justifiant sa décision par le besoin de ne pas remettre en question les relations commerciales avec la Chine. Ainsi en Afrique du Sud, c'est la troisième fois que le dalaï-lama se voit refuser un visa depuis l'accession au pouvoir du président Zuma en 2009. 

Mi-juillet, 14 prix Nobel s'étaient inquiétés des dégâts sur l'image internationale de l'Afrique du Sud, alors que pour la première fois le sommet allait être organisé sur le continent africain. Désormais, les organisateurs cherchent un autre pays pour accueillir l'événement.

180.000 CFA!  

Qelasy, qui se veut la première tablette éducative africaine et se concentrera d'abord sur l'éducation ivoirienne, a été présentée à Abidjan le vendredi 12 septembre 2014. Mais certains ont eu des choses à dire sur la machine. 

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Vêtu d'un pull bleu dévoilant le col d'une chemise blanche, tablette rouge en main, micro baladeur sur la tête, Thierry N'Douffou présentait Qelasy, son "bébé". C'était le 12 septembre. Devant un parterre de journalistes, d'hommes d'affaires, de politiques et d'étudiants, le "Steve Jobs ivoirien" a égrèné les caractéristiques de sa tablette: un écran 8 pouces et une mémoire de 16 Go, un processeur quad-core cadencé à 1,2 GHz, une autonomie de batterie de près de 8 heures, Android version 4.2 ; et cerise sur le gâteau, une résistance à l'eau et à la poussière.

"Qelasy est venue pour dématérialiser tout le cycle d'apprentissage et d'évaluation, afin de rendre le système éducatif ivoirien plus performant", a expliqué Thierry N'Douffou.

Plus besoin de cartable  

Avec Qelasy, plus besoin donc de cartables, de cahiers de notes ou de textes. L'enseignant dispose aujourd'hui d'un outil pour élaborer son cours et le diffuser simplement. Le temps consacré à dicter les cours sera désormais mis à profit pour mieux les expliquer, à travers les exercices.

Une courageuse initiative qui doit cependant faire face à deux problématiques majeures: la fracture numérique et la pauvreté galopante qui frappe la population ivoirienne. En effet, certains enseignants n'ont jamais utilisé ou ne savent pas bien utiliser un ordinateur. D'autres, par contre, ont encore des a priori quant à l'utilisation de l'outil informatique. Comment alors intégrer une tablette dans un système éducatif si les personnes censées donner le savoir n'ont pas la culture du numérique ?

Des formations seront données aux enseignants des écoles ayant adhéré à Qelasy, pour faire face à cette difficulté, rassure Fabrice Dan, product manager de Qelasy. Interrogé sur ces formations, le ministère de l'Éducation nationale n'a, pour le moment, pas fait suite à notre demande d'information.

Qelasy, une tablette au tarif jugé excessif  

180.000 CFA. C'est ce qu'il faudra débourser pour s'offrir une tablette Qelasy. Une somme élevée, vu le revenu des ménages en Côte d'Ivoire. En plus, certains ouvrages et manuels disponibles sur Qelasy Store (la boutique en ligne) sont payants et les prix varient en fonction du niveau (du primaire à l'université).

Tous les spécialistes de l'éducation restent unanimes: il existe un lien étroit entre analphabétisme et pauvreté. Selon l'UNESCO, le taux d'analphabétisme en Côte d'Ivoire est de 51% ; et celui de la pauvreté de 48,9%, selon le PNUD. Deux taux sensiblement identiques: preuve que la pauvreté est l'un des problèmes majeurs de l'éducation en Côte d'Ivoire, et en Afrique, en général.

Chaque année, nombreux sont les parents qui n'arrivent pas à régler les frais d'inscription et faire face aux fournitures scolaires de leurs enfants, parce qu'ils manquent d'argent. Un parent qui n'arrive pas à payer la liste des fournitures de ses enfants peut-il offrir à chacun une tablette de 180.000 CFA?

Pour Fabrice Dan, si le prix de Qelasy reste élevé pour certains, ce n'est pas le cas pour tout le monde: "Nous remarquons que bien de ces foyers font des efforts pour l'acquisition de télés modernes dont le prix minimum tourne généralement autour de 200 000 francs. L'éducation et surtout celle de qualité, coûte quelque chose."

Paix aux ames des victimes! 

A peine 26 rescapés ont été sauvés, près de Tajoura, à est de la capitale libyenne Tripoli.

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Une péniche, transportant environ 250 migrants en voyage vers l'Europe, a coulé au large des cotes libyennes et on enregistrent des centaines de disparus, apprend-on du network arabe "Al Jazeera", citant un porte-parole de la marine libyenne.

Pour le moment, a dit le porte-parole Ayub Qassem, seulement 26 personnes ont été sauvées, près de Tajoura, à est de la capitale libyenne Tripoli.

"Il y a plein de cadavres qui flottent sur la surface de la mer", a raconté le porte-parole.

Les moyens de la marine libyenne pour la recherche des rescapés sont très limité.