Variétès - Africa Nouvelles

Le verdict dicte! 

La sentence est tombée pour Oscar Pistorius. Le champion paralympique est condamné à une peine de 5 ans ferme pour le meurtre de sa compagne. 

alt

La sentence est tombée pour Oscar Pistorius. Le champion paralympique est condamné à une peine de 5 ans ferme pour le meurtre de sa compagne. L’athlète sud-africain avait été reconnu coupable d’homicide involontaire après le décès de Reeva Steenkamp, sa compagne, en février 2013. Il a été condamné à une peine de cinq ans de prison par la juge. La fin d’un procès-fleuve particulièrement suivi dans le pays et dans le monde.

Après 7 mois de procès, la juge vient juste de rendre sa sentence, mardi 21 octobre en fin de matinée: Oscar Pistorius est donc condamné à 5 ans de prison ferme pour avoir tué sa petite amie Reeva Steenkamp. Il y a un mois, il avait été reconnu coupable de violence ayant entraîné la mort. Mardi matin, il a également écopé de 3 ans avec sursis pour avoir tiré dans un lieu public.

Avant cela, pendant une heure, la juge a expliqué sa décision, rappelant les arguments des uns, des autres. Dans la lecture de son verdict, quelques petites phrases ont laissé entendre qu’elle s’apprêtait à condamner Pistorius à de la prison. Elle a notamment indiqué que les services pénitenciers avaient été équipés pour accueillir des handicapés et que Pistorius ne devrait pas bénéficier d’aucun traitement privilégié. Elle a notamment eu cette phrase: «Il ne faudrait pas que la justice donne l’impression qu’il y a une justice pour les pauvres et pour les riches».

Dans la salle, il y a eu quelques secondes de flottement à l’énoncé de la peine, ensuite l’oncle d’Oscar Pistorius a baissé la tête. Pistorius lui, a été escorté hors de la salle par la police.

A la sortie, la mère de Reeva, June Steenkamp, a estimé qu’il s’agissait d’une peine juste.

Docu...ment...taire? 

La chaîne britannique BBC dément toute accusation qualifiant son documentaire de négationniste. La BBC a diffusé le 1er octobre 2014 un programme intitulé "Rwanda's Untold Story" (L'histoire du Rwanda jamais contée), impliquant le président Paul Kagame dans une série de crimes: attentat contre l'avion du président Habyarimana en 1994, massacres au Congo et assassinats politiques de dissidents. Un documentaire critiqué par l'association de rescapés Ibuka, mais salué par plusieurs partis d'opposition et organisations de la société civile en exil. Les détracteurs du régime rwandais estiment que ce film permet l'ouverture d'un dialogue sur l'histoire du Rwanda.

alt

«La communauté rwandaise en Angleterre, représentée dans ses différentes composantes, partis politiques, associations de rescapés, militants des droits de l'homme, remercie la BBC pour avoir ouvert le débat sur ce qui s'est passé durant le génocide et dans les vingt ans qui ont suivi. » C'est ce qu'on peut lire sur le site de l'organisation Global Campaign for Rwandan Human Rights (GCRHR), dirigé par l'activiste René Mugenzi, l'un des trois Rwandais en exil qui, en 2011, a reçu la visite de Scotland Yard. La célèbre police londonienne lui avait annoncé, et l'avait confirmé par écrit, que sa vie et celles de deux autres activistes rwandais étaient menacés par leur gouvernement. Ces accusations avaient été démenties par l'ambassadeur du Rwanda en Grande-Bretagne. A l'époque, Londres était resté silencieux.

Les accusations d'assassinats politiques 

Après la diffusion du 1er octobre, plusieurs partis d'oppositions et organisations de la société civile, parmi lesquels l'organisation de René Mugenzi, ont décidé à l'image d'Ibuka d'écrire à la chaîne britannique.

Parmi les signataires de cette lettre ouverte, le Congrès National du Rwanda (RNC) de Patrick Karegeya, l'ancien chef des renseignements rwandais retrouvé assassiné dans un hôtel en Afrique du Sud le 1er janvier dernier. Cet assassinat d'une des figures de l'opposition en exil avait suscité la préoccupation d'abord des Etats-Unis, puis de la Grande-Bretagne et d'organisations des droits de l'homme qui y ont vu une possible motivation politique.

Le général Kayumba Nyamwasa, une autre figure de ce parti - le RNC - accusé par le Rwanda d'être une organisation, est l'un des personnages du documentaire. Il a été condamné par Kigali à vingt-quatre ans de prison pour « troubles à l'ordre public, atteinte à la sécurité de l'Etat, injures et diffamation, sectarisme et association de malfaiteurs ».

Lui-même a été victime de trois tentatives d'assassinat en Afrique du Sud. Trois Rwandais et un Tanzanien ont été condamné pour l'une de ces tentatives, celle de 2010, qualifié par la cour de crime politique, d'un complot d'un groupe émanant du Rwanda.

En mars 2014, la dernière tentative a entraîné l'expulsion par Pretoria de quatre diplomates, trois Rwandais et Burundais. Le ministre des Affaires étrangères du Rwanda a accusé l'Afrique du Sud d'abriter des terroristes responsables d'attaques à la grenade contre les civils dans le pays.

L'attentat contre l'avion d'Habyarimana

Dans le documentaire de la BBC, comme il y a un an sur les antennes de RFI, Kayumba Nyamwasa accuse Paul Kagame, à l'époque chef rebelle, d'avoir abattu l'avion du président Habyarimana le 6 avril 1994. Pour seule preuve, l'ancien chef des renseignements militaires de la rébellion FPR dit qu'il était en position de savoir.

« L'enquête du juge français Marc Trévidic n'est même pas mentionnée dans ce documentaire », s'énerve un officiel rwandais sur Twitter. Le magistrat français avait ordonné une expertise balistique qui, sans exclure la piste du Front patriotique rwandais (FPR), place le point d'origine des missiles dans les environs du camp de la garde présidentielle. Ce qui a relancé la thèse d'extrémistes hutus. Depuis 2012, l'Etat rwandais, partie civile, tente d'obtenir un non-lieu dans cette affaire.

Le prédécesseur du juge Marc Trévidic, Jean-Louis Bruguière, avait lancé des mandats d'arrêt contre neuf proches de Paul Kagame, dont le général Kayumba Nyamwasa. Cet ancien proche du chef de l'Etat rwandais a récemment envoyé une lettre à la justice française demandant son audition. Pretoria, jusque-là sourd aux demandes de la justice française, avait finalement dit en septembre dernier « examiner la requête du juge français d'entendre Kayumba Nyamwasa » sur le sol sud-africain.

Les massacres au Congo

Parmi les autres signataires de cette lettre des détracteurs du régime rwandais à la BBC, figurent les Forces démocratiques unifiées (FDU) de Victoire Ingabire, l'opposante emprisonnée au Rwanda suite à une condamnation pour négationnisme et conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre. La présidente des FDU dénonçait entre autres les massacres de Hutus imputés à l'Armée patriotique rwandaise (APR) du président Paul Kagame.

Victoire Ingabire fait aussi partie des personnages de ce documentaire de la BBC qui insiste sur les massacres survenus au Congo, à travers le témoignage d'une femme, une rescapée de ces tueries. Ces massacres ont été documentés depuis de nombreuses années, notamment par l'ONU. Rwanda, l'histoire passée sous silence a été diffusé le jour anniversaire, le 1er octobre, de la publication du rapport Mapping, une enquête réalisée par le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et publiée en 2010. L'OHCHR, basée à Genève, demandait des poursuites pour mettre fin à l'impunité. Quatre ans après, il n'y a aucune poursuite, ni pour les crimes imputés à l'armée rwandaise, ni pour ceux des autres armées ou groupes armés congolais ou étrangers.

Ce qui gêne un militant des droits de l'homme rwandais aujourd'hui en exil, c'est que le général Kayumba Nyamwasa ait sous-entendu que ces massacres aient été des initiatives individuelles, des actes de vengeance isolés. « C'est bien d'avoir reconnu que des crimes étaient commis, mais il ment. Le nombre de morts, la nature des massacres, le fait d'avoir cherché à dissimuler les corps montre que c'était plus que ça », assure-t-il, insistant sur la nécessité pour les anciens du régime de dire toute la vérité.

Le TPIR ferme ses portes

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) fermera ses portes en décembre prochain sans avoir instruit aucun des crimes de guerre ou violations des droits de l'homme dont est soupçonné le FPR de Paul Kagame, notamment l'attentat contre l'avion du président Habyarimana.

C'est sur cette piste que travaillait le TPIR, selon l'un des anciens responsables des enquêtes de ce tribunal interrogé de ce documentaire de la BBC. Notamment, sur la foi du témoignage d'un autre ancien proche de Paul Kagame, lui aussi condamné au Rwanda, l'ancien ambassadeur à Washington Théogène Rudasingwa, aujourd'hui coordinateur du RNC, la journaliste Jane Corbin accuse les Etats-Unis d'avoir protégé le chef de l'Etat rwandais.

« C'est une manipulation politique », crient les proches du régime sur Twitter. Et pourtant, cette version des faits est confirmée par Carla Del Ponte. L'ancienne procureure du TPIR raconte comment elle a été écartée par l'ONU et les Etats-Unis - rongés par la culpabilité de ne pas être intervenu en 1994 pour empêcher le génocide - et n'a pas pu poursuivre les enquêtes concernant les crimes de guerre dont est soupçonné le FPR. Ce témoignage avait été projeté au Sénat français en avril dernier lors d'un colloque qualifié par la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, de négationniste.

Les réactions à Kigali

La lettre des détracteurs de Paul Kagame répondait à une autre lettre, celle d'Ibuka qui regroupe des associations de rescapés. Cette organisation proche du gouvernement accuse la BBC d'avoir fait un documentaire révisionniste et de ne pas avoir donné la parole aux rescapés.

Révisionniste pour avoir laissé deux chercheurs américains affirmer que durant le génocide, 200 000 Tutsis seulement et 800 000 Hutus sont morts. Le génocide de 1994 a fait un million de morts selon Kigali, 800 000 parmi les Tutsis et les Hutus modérés selon les Nations unies. Les Américains Christian Davenport et Allan C. Stam disent avoir enquêté au Rwanda et avoir tiré ces chiffres d'après des calculs statistiques. Ils affirment également que les massacres étaient globalement terminés dans la plupart des régions du pays avant l'arrivée de la rébellion de Paul Kagame.

Sur le site Open Democracy, Andrew Wallis, auteur d'un livre intitulé Silence complice : l'histoire passée sous silence de la France dans le génocide rwandais, accuse la BBC d'avoir choisi deux chercheurs peu crédibles et d'avoir ignoré les travaux d'autres plus connus comme Alison Des Forges de Human Rights Watch (HRW) ou le français Gérard Prunier. Pour ce qui est des autres points abordés par le documentaire, l'auteur de cet article estime simplement que la BBC n'a fait que parler des détracteurs de longue date du président Kagame.

L'ambassadeur du Rwanda en Grande-Bretagne a parlé sur les ondes de la BBC d'un documentaire « biaisé ». D'autres officiels rwandais insistent, eux aussi, sur Twitter sur le fait que seuls des opposants sont interrogés. La journaliste de la BBC, Jane Corbin, dit dans son commentaire avoir sollicité, en vain, des réactions de toutes les personnes mises en cause par ce documentaire et notamment le président rwandais Paul Kagame et l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair accusé de le défendre malgré des violations des droits de l'homme documentées.

La BBC mise en cause

La BBC réfute que son documentaire soit négationniste. Selon l'un de ses porte-parole, la chaîne britannique a reçu la lettre d'Ibuka et y répondra en temps voulu. « Tout le long du documentaire, les auteurs disent que toute personne qui remet en cause l'histoire officielle est accusée d'être négationniste », s'amuse le militant rwandais des droits de l'homme en exil.

Dans un message adressé à la radio pro-gouvernementale Contact FM, la BBC a souligné les multiples références dans son documentaire au génocide de 1994 et rappelé que le directeur du mémorial du génocide de Murambi, un rescapé, était interviewé. « Le film examine des preuves de chercheurs respectés et fait état de témoignages qui mettent en question l'histoire communément acceptée sur ce qui s'est passé avant et après 1994 et en particulier le rôle du FPR et de Paul Kagame », a expliqué l'une des porte-paroles de la chaîne britannique à la radio rwandaise ajoutant que pour la BBC, ce documentaire est une « contribution précieuse à la contribution de l'histoire tragique de ce pays, de la région et de la gestion des affaires politiques au Rwanda ces 20 dernières années ».

« C'est quand même un film événement pour une chaîne de télévision qui n'avait que très peu abordé ce genre de sujets auparavant », explique, quant à lui, le spécialiste du Rwanda, André Guichaoua. Cette année, la BBC avait tout de même diffusé, en mars 2014, un reportage de Gabriel Gatehouse dans son programme Newsnight, qui, lui aussi, avait fait parlé de lui. Il revenait sur l'assassinat de l'opposant rwandais Patrick Karegeya et les tentatives d'assassinat contre son compatriote, Kayumba Nyamwasa.

A la sortie en avril dernier du documentaire de la BBC, Un homme bon au Rwanda, évoquant la vie et l'action du capitaine sénégalais Mbaye Diagne, le professeur André Guichaoua s'était insurgé : « Les auteurs de ce documentaire avaient explicitement choisi de ne pas mentionner le communiqué de la Minuar attribuant au FPR la mort du casque bleu », a-t-il déclaré, dénonçant une réécriture de l'histoire. Le capitaine Diagne avait été tué alors qu'il se trouvait sur un poste de contrôle des FAR, les Forces armées rwandaises de 1994. Dans un échange d'emails avec le chercheur français, Mark Doyle, l'auteur d'Un homme bon au Rwanda, s'était défendu en affirmant que ce n'était pas délibéré, qu'il avait préféré se concentrer sur la bravoure du casque bleu.

Lors des dernières commémorations, l'ONU avait décidé de faire de Mbaye Diagne, un héros des Nations unies sur initiative de l'actuel gouvernement rwandais.

L'épouse du casque bleu sénégalais, Yacine Mar Diop, avait récemment dénoncé sur RFI le fait que l'ONU ne l'avait pas assisté au cours des vingt dernières années. Elle était présente à Kigali lors des dernières commémorations du génocide.

« La BBC semble avoir voulu rééquilibrer son approche, commente encore André Guichaoua, mais n'a pas forcément échappé à d'autres approximations ou contre-vérités, surtout en ce qui concerne le bilan du génocide. »

Une élégance calculée? 

Il l'a annoncé, il devait le faire. Uhuru Kenyatta, le président kényan, va répondre à la convocation de la Cour pénale internationale (CPI). La juridiction internationale doit en effet statuer aujourd'hui 8 octobre 2014 sur le report de son procès pour «crimes contre l'humanité». 

alt

Il l'a annoncé, il devait le faire. Uhuru Kenyatta, le président kényan, va répondre à la convocation de la Cour pénale internationale (CPI). La juridiction internationale doit en effet statuer aujourd'hui 8 octobre 2014 sur le report de son procès pour «crimes contre l'humanité». A bord d'un vol régulier de la compagnie Kenya Airways, Uhuru, accompagné de son épouse, d'un de ses enfants, de ministres et de députés, est arrivé à La Haye pour se présenter aux juges. Un fait sans précédent dans l'histoire, car c'est bien la première fois qu'un chef d'Etat en exercice comparaît devant la Cour, que préside aujourd'hui le Coréen Song Sang-Hyun. Mais que penser du choix du président kényan de se mettre physiquement à la disposition de Fatou Bensouda, procureure de la CPI?

Une forme de courage, c'en est vraiment une. Mais bien plus. Il en ressort de l'élégance, même s'il s'agit là d'une élégance bien calculée. Car, même si de jure, le vice-président du pays, William Ruto, a été nommé «président en exercice, de facto, Kenyatta fils en demeure le chef. Et mieux vaut avoir affaire à Mme Bensouda au moment où on est toujours puissant que pendant l'après-pouvoir.

Alors, comme on peut le constater, le «va-t-en-Haye» ne risque pas grand-chose, surtout que beaucoup de témoins se sont rétractés. Il peut être assuré de revenir boire tranquille le "porridge" de sa femme. Ce n'est pas en tout cas Omar el Béchir, dans le collimateur de la CPI, qui prendrait ce risque.

Ce n'est pas pour rien que lors des sommets de l'Union africaine à Addis-Abeba en 2013 et cette année à Malabo, les chefs d'Etat et de gouvernement ont expressément demandé à l'ONU, mandante de la CPI, d'épargner les présidents en fonction de ce rouleau compresseur judiciaire dont on ressort laminé, forcément laminé.

Pour le moment, pour Uhuru, il ne s'agit que de préliminaires. Poursuivi pour les violences politico-ethniques qui avaient suivi l'élection présidentielle de 2007, il s'en est toujours défendu. 

Paix à son ame!

Le député-maire de Dori, Hama Arba Diallo, s'est éteint dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2014 dernier à la clinique du cœur de Ouagadougou où il était hospitalisé suite à des problèmes cardiaques. Il avait 75 ans. 

alt

Le député-maire de Dori, Hama Arba Diallo, s'est éteint dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2014 dernier à la clinique du cœur de Ouagadougou où il était hospitalisé suite à des problèmes cardiaques. Il avait 75 ans. Celui que le Burkina Faso pleure a occupé de hautes fonctions au Burkina Faso et dans des instances internationales: Ministre Affaires Étrangères (1983-1984), Conseiller Président du Faso (1985-1987), Ambassadeur République populaire Chine (Pékin, 1987-1990), Secrétaire préparatoire du Sommet Rio pour le Développement durable (1990-1992), Secrétaire exécutif UNCCD, à Bonn, en Allemagne (1992-2007), etc.

Depuis 2007, il est régulièrement élu député et maire de Dori (Sahel) où son parti, le PDS-Metba domine la scène politique.

Surnommé «la terreur des ministres à l'Assemblée nationale», il ratait rarement l'occasion d'user de formules chocs dont il en avait le secret. C'est lui qui avait brandi et popularisé le carton rouge contre le président du Faso, lors d'un meeting de l'opposition.

Il y a une semaine encore, on l'apercevait aux côtés de l'opposition prendre part au dialogue politique opposition-majorité initié par le président Blaise Compaoré, au palais présidentiel de Ouagadougou. 

En course à la bourse!   

Le Groupe Total Sénégal a organise, mercredi 8 octobre, une cérémonie de lancement officiel de l'offre publique de vente de ses actions pour devenir ainsi la 2ième société de droit sénégalais à entrer en bourse, après la Société nationale des télécommunications (SONATEL). 

alt

Total Sénégal explique que les titres émis lors de cette offre publique de vente seront cotés à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) de l'UEMOA. "L'opération va porter sur 30% des parts de la filiale sénégalaise qui seront ainsi libérées". 

Considéré comme l'un des plus grands contributeurs de l'économie sénégalaise, avec 75 milliards CFA de recettes fiscales versés annuellement à l'Etat, Total Sénégal va ainsi devenir la 2ème société de droit sénégalais, après la SONATEL, à entrer en bourse.

La cérémonie officielle de lancement  a été présidée par le ministre sénégalais de l'Economie et des Finances Amadou Ba, en présence du ministre de l'Energie et du Développement des énergies renouvelables Maimouna Ndoye Seck et de Momar Nguer, directeur marketing et services pour l'Afrique et le Moyen-Orient du groupe Total. 

Pretoria a courbé l'é...Chine devant Pékin?

En Afrique du Sud, le sommet des prix Nobel n'aura pas lieu. La ville du Cap, où devait se tenir l'événement, du 13 au 15 octobre, a décidé d'annuler pour protester contre les autorités sud-africaines. En effet, Pretoria a une nouvelle fois refusé d'accorder un visa au Dalaï-Lama, le chef spirituel tibétain. 

altEn Afrique du Sud, le sommet des prix Nobel n'aura pas lieu. La ville du Cap, où devait se tenir l'événement, du 13 au 15 octobre, a décidé d'annuler pour protester contre les autorités sud-africaines. En effet, Pretoria a une nouvelle fois refusé d'accorder un visa au Dalaï-Lama, le chef spirituel tibétain. Patricia De Lille n'a pas mâché ses mots contre le gouvernement sud-africain. L'opposante et maire du Cap s'est dite «très en colère et grandement déçue» par ce refus de visa. Des propos qui font écho à ceux non, moins vindicatifs, de Desmond Tutu mercredi. L'archevêque sud-africain, lui-même prix Nobel de la paix en 1984, a accusé les autorités de «cracher au visage de Nelson Mandela». Il s'est dit également «honteux» de voir son pays «courber l'échine» devant Pékin. 

La Chine considère en effet le Dalaï-Lama comme un dangereux séparatiste tibétain, et fait pression sur ses partenaires pour qu'ils refusent toute entrée du leader bouddhiste sur leur territoire. Or Pretoria ne cache pas sa diplomatie pro-chinoise. En 2011, le pouvoir avait joué cartes sur table en justifiant sa décision par le besoin de ne pas remettre en question les relations commerciales avec la Chine. Ainsi en Afrique du Sud, c'est la troisième fois que le dalaï-lama se voit refuser un visa depuis l'accession au pouvoir du président Zuma en 2009. 

Mi-juillet, 14 prix Nobel s'étaient inquiétés des dégâts sur l'image internationale de l'Afrique du Sud, alors que pour la première fois le sommet allait être organisé sur le continent africain. Désormais, les organisateurs cherchent un autre pays pour accueillir l'événement.

180.000 CFA!  

Qelasy, qui se veut la première tablette éducative africaine et se concentrera d'abord sur l'éducation ivoirienne, a été présentée à Abidjan le vendredi 12 septembre 2014. Mais certains ont eu des choses à dire sur la machine. 

alt

Vêtu d'un pull bleu dévoilant le col d'une chemise blanche, tablette rouge en main, micro baladeur sur la tête, Thierry N'Douffou présentait Qelasy, son "bébé". C'était le 12 septembre. Devant un parterre de journalistes, d'hommes d'affaires, de politiques et d'étudiants, le "Steve Jobs ivoirien" a égrèné les caractéristiques de sa tablette: un écran 8 pouces et une mémoire de 16 Go, un processeur quad-core cadencé à 1,2 GHz, une autonomie de batterie de près de 8 heures, Android version 4.2 ; et cerise sur le gâteau, une résistance à l'eau et à la poussière.

"Qelasy est venue pour dématérialiser tout le cycle d'apprentissage et d'évaluation, afin de rendre le système éducatif ivoirien plus performant", a expliqué Thierry N'Douffou.

Plus besoin de cartable  

Avec Qelasy, plus besoin donc de cartables, de cahiers de notes ou de textes. L'enseignant dispose aujourd'hui d'un outil pour élaborer son cours et le diffuser simplement. Le temps consacré à dicter les cours sera désormais mis à profit pour mieux les expliquer, à travers les exercices.

Une courageuse initiative qui doit cependant faire face à deux problématiques majeures: la fracture numérique et la pauvreté galopante qui frappe la population ivoirienne. En effet, certains enseignants n'ont jamais utilisé ou ne savent pas bien utiliser un ordinateur. D'autres, par contre, ont encore des a priori quant à l'utilisation de l'outil informatique. Comment alors intégrer une tablette dans un système éducatif si les personnes censées donner le savoir n'ont pas la culture du numérique ?

Des formations seront données aux enseignants des écoles ayant adhéré à Qelasy, pour faire face à cette difficulté, rassure Fabrice Dan, product manager de Qelasy. Interrogé sur ces formations, le ministère de l'Éducation nationale n'a, pour le moment, pas fait suite à notre demande d'information.

Qelasy, une tablette au tarif jugé excessif  

180.000 CFA. C'est ce qu'il faudra débourser pour s'offrir une tablette Qelasy. Une somme élevée, vu le revenu des ménages en Côte d'Ivoire. En plus, certains ouvrages et manuels disponibles sur Qelasy Store (la boutique en ligne) sont payants et les prix varient en fonction du niveau (du primaire à l'université).

Tous les spécialistes de l'éducation restent unanimes: il existe un lien étroit entre analphabétisme et pauvreté. Selon l'UNESCO, le taux d'analphabétisme en Côte d'Ivoire est de 51% ; et celui de la pauvreté de 48,9%, selon le PNUD. Deux taux sensiblement identiques: preuve que la pauvreté est l'un des problèmes majeurs de l'éducation en Côte d'Ivoire, et en Afrique, en général.

Chaque année, nombreux sont les parents qui n'arrivent pas à régler les frais d'inscription et faire face aux fournitures scolaires de leurs enfants, parce qu'ils manquent d'argent. Un parent qui n'arrive pas à payer la liste des fournitures de ses enfants peut-il offrir à chacun une tablette de 180.000 CFA?

Pour Fabrice Dan, si le prix de Qelasy reste élevé pour certains, ce n'est pas le cas pour tout le monde: "Nous remarquons que bien de ces foyers font des efforts pour l'acquisition de télés modernes dont le prix minimum tourne généralement autour de 200 000 francs. L'éducation et surtout celle de qualité, coûte quelque chose."