SOMMET DES PRIX NOBEL: Pretoria refuse le visa au Dalaï-Lama - Le Cap annulle l'organisation du meeting - Africa Nouvelles

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Pretoria a courbé l'é...Chine devant Pékin?

En Afrique du Sud, le sommet des prix Nobel n'aura pas lieu. La ville du Cap, où devait se tenir l'événement, du 13 au 15 octobre, a décidé d'annuler pour protester contre les autorités sud-africaines. En effet, Pretoria a une nouvelle fois refusé d'accorder un visa au Dalaï-Lama, le chef spirituel tibétain. 

altEn Afrique du Sud, le sommet des prix Nobel n'aura pas lieu. La ville du Cap, où devait se tenir l'événement, du 13 au 15 octobre, a décidé d'annuler pour protester contre les autorités sud-africaines. En effet, Pretoria a une nouvelle fois refusé d'accorder un visa au Dalaï-Lama, le chef spirituel tibétain. Patricia De Lille n'a pas mâché ses mots contre le gouvernement sud-africain. L'opposante et maire du Cap s'est dite «très en colère et grandement déçue» par ce refus de visa. Des propos qui font écho à ceux non, moins vindicatifs, de Desmond Tutu mercredi. L'archevêque sud-africain, lui-même prix Nobel de la paix en 1984, a accusé les autorités de «cracher au visage de Nelson Mandela». Il s'est dit également «honteux» de voir son pays «courber l'échine» devant Pékin. 

La Chine considère en effet le Dalaï-Lama comme un dangereux séparatiste tibétain, et fait pression sur ses partenaires pour qu'ils refusent toute entrée du leader bouddhiste sur leur territoire. Or Pretoria ne cache pas sa diplomatie pro-chinoise. En 2011, le pouvoir avait joué cartes sur table en justifiant sa décision par le besoin de ne pas remettre en question les relations commerciales avec la Chine. Ainsi en Afrique du Sud, c'est la troisième fois que le dalaï-lama se voit refuser un visa depuis l'accession au pouvoir du président Zuma en 2009. 

Mi-juillet, 14 prix Nobel s'étaient inquiétés des dégâts sur l'image internationale de l'Afrique du Sud, alors que pour la première fois le sommet allait être organisé sur le continent africain. Désormais, les organisateurs cherchent un autre pays pour accueillir l'événement.