Variétès - Africa Nouvelles

Le pagne gagne!

Elle est la reine du pagne tissé. Collé Sow Ardo est une des icônes de la mode africaine. L’enfant prodige de Diourbel en imposant son pagne tissé une base pour la confection de tenues vestimentaires dans de nombreux pays africains. Et grâce à elle, la ville de  Dakar est devenue l’une des plaques tournantes de la mode africaine.

altStyliste reconnue, elle est aussi la fondatrice des manifestations culturelles dénommées «Sira Vision» (Salon de l’Innovation et de la Représentation Africaine).  SIRA est aussi le prénom de sa fille.

C’est en 1972 qu’elle début dans la mode d’abord en Tunisie. Elle devient ensuite mannequin à Paris où elle suit aussi des études de stylisme.

De retour au Sénégal, elle monte sa structure en 1983 à Dakar où elle présente son premier défilé sous le nom e Collé Sow Ardo.

Elle doit beaucoup à sa grand-mère qui faisait venir des tisserands qui lui confectionnaient des pagnes. « Elle en avait des malles, non pas pour les vendre, mais pour le plaisir de les offrir, lors de mariages ou baptêmes. Petite, j’aidais les tisserands à faire les fils (…) L’amour de ma grand-mère pour le pagne est un legs qui m’a beaucoup marqué. (…) J’ai décidé de produire moi-même mes pagnes tissés. Ainsi, pendant trois mois, en compagnie de mes tisserands, on s’est jeté dans l’aventure, avec beaucoup de pagnes à la poubelle, jusqu’à obtention de la bonne formule. Après, un marché d’air Afrique gagné, pour les tenues des hôtesses et c’était parti pour un long bail de collections en pagne tissé. Aujourd’hui, aucun regret, j’y ai hérité mon surnom de «reine du pagne tissé».

Professionnelle reconnue, elle n’en a pas délaissé pour autant sa vie familiale ! Elle est mère de sept enfants !  Et la plupart d’entre eux travaillent avec elle.

Elle sait aussi qu’elle a pu compter sur un mari qui a toujours tout fait pour la pousser et la soutenir :« Mon mari a même aidé les mannequins à s’habiller lors de mon premier défilé à Dakar.  La création est du domaine de l’artistique qui exige beaucoup de concentration et d’équilibre et cela n’est possible qu’avec un compagnon qui accepte le métier. C’est aussi un secteur très boulimique en dépenses où on doit sortir de l’argent même sans en avoir gagné et souvent nos hommes nous aident financièrement ».

Collé Sow Ardoa été honorée de l’Ordre National des Arts et Lettres du Sénégal.

Elle a aussi ouvert à Dakar une école de formation pour 40 ouvriers de la mode et, par la suite, une unité de production. « Nous livrons beaucoup sur Paris à notre clientèle africaine et européenne »,

Collé Sow Ardo est une créatrice mais aussi une dénicheuse de talents.

Elle vient de fêter ses 30 ans de carrière avec émotion même si elle sait qu’il lui reste beaucoup à faire encore :  »Ces 30 ans ont été faciles et difficiles, tristes, malheureux et joyeux. Mais, c’est l’histoire d’une vie. En 30 ans de métier, on a eu le plaisir d’habiller des gens, de rencontrer d’autres qui nous aiment, et la chance d’avoir pu rester toutes ces années dans ce métier. Mais aussi on a connu la déception d’avoir raté des choses. Aujourd’hui, je rends grâce à Dieu qui m’a permis d’en être arrivée là. Je ne regrette pas d’avoir choisi ce métier qui m’a ouvert beaucoup de portes. Je ne retiens que beaucoup d’amour et d’affection. »

Collé Sow Ardo nourrit encore beaucoup de beaux projets pour la mode africaine :« Je regrette de n’avoir pu amener la mode là où je voulais. Mon souhait est qu’on ait des unités de confections pour créateurs africains. Je suis pour l’unité africaine dans la mode. Aucun pays africain ne peut se développer dans la mode en autarcie. La créativité peut être au Sénégal, le matériau n’exister qu’au Mali ou en Côte d’Ivoire. Aussi, la mode africaine est-elle une et indivis. Je voudrais juste que nos gouvernants se réveillent et accordent un temps de réflexion à son développement. Ils parlent souvent des agriculteurs, des éleveurs, des pécheurs… nous devons aussi faire partir de ce groupe. La mode est aussi importante que d’autres activités (…) Les pays africains n’ont pas les moyens, mais il y a des gens qui veulent les aider à sortir de la pauvreté. »

Les atouts de Fatou!

Fatou Ndiaye est née au Sénégal - en 1980 à Saint-Louis du Sénégal - et elle vit en France, depuis l’âge de 8 ans. En 1997, elle est repérée par Oliviero Toscani, le photographe star des publicités pour la marque Benetton qui la pousse à devenir mannequin.

altEn 2001, il se fait connaitre à la télévision avec le téléfilm "Fatou la Malienne", qui séduit 8,5 millions de téléspectateurs, et qui obtient un 7 d’or du meilleur film de télévision et un FIPA d’or 2001.

«L’his­toire a été très forte parce que j’ai ren­contré de très belles per­son­nes dans l’équipe de tour­nage des comé­diens aux tech­ni­ciens. Et c’était drôle, en deux mois j’ai appris énormément et je me suis vrai­ment amusée. Je me suis moins amusée après le tour­nage quand le film est sorti mais c’est resté une expé­rience très épanouissante. Je n’avais pas envi­sagé le métier de comé­dien!»

Elle a ensuite enchainé les rôles dans «Astérix et Obélix, mission Cléopatre» d’Alain Chabat (France, 2002) et une chanteuse dans «Nha Fala» de Flora Gomes (Guinée Bissau, 2003).

Elle prend le temps de gérer sa carrière même si elle reconnait que ce n’est pas toujours facile: «Le racisme des Blancs ne permet pas aux Noirs de réussir en France. Le talent peut survoler et le racisme et toutes les autres formes de discrimination».

FILMOGRAPHIE

2001 : Fatou la Malienne téléfilm de Daniel Vigne : Fatou

2002 : Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d’Alain Chabat : Exlibris

2002 : Angelina (TV) : Angelina

2002 : Nha fala de Flora Gomes : Vita

2003 : Spirit of the Mask (épisode de la série TV Aventure et Associés) : Celia

2003 : Fatou, l’espoir (TV) : Fatou

2004 : Une autre vie (TV) : Djenaba

2004 : Souli : Abi

2006 : Un dimanche à Kigali de Robert Favreau : Gentille

2006 : Guet-apens (épisode de la série TV Alex Santana, négociateur) : Julia

2006 : The Front Line de David Gleeson : Kala

2007 : Tropiques amers (série TV) : Adèle

2008 : Aide-toi, le ciel t’aidera de François Dupeyron : Liz

2008 : Marianne (TV) de Philippe Guez dans la série Scénarios contre les discriminations : Marianne

2010 : Victor Sauvage (TV) de Patrick Grandperret

2010 : Merci papa, merci maman (TV) de Vincent Giovanni : Audrey

2011 : Passage du désir (TV) de Jérôme Foulon : Ingrid Diesel

2013 : Maison close (série TV) : Pauline

Code de mode... marocaine!

Le caftan marocain fait sensation aux célèbres "Samedis de la mode". Une riche collection de costumes traditionnels orientaux dont des magnifiques caftans marocains ont été présentés, lors d'un défilé de mode organisé au Bristol Paris, qui mettait à l'honneur la très chic tenue vestimentaire marocaine.

altS'inscrivant dans le cadre des célèbres «Samedis de la mode», rendez-vous très convivial de la mode imaginé par ce grand palace de la capitale française, le défilé de mode proposait la collection «Sultanes», la dernière du créateur Albert Oiknine.

L'occasion pour les aficionados parisiens de la mode de (re)découvrir et d'apprécier le savoir-faire du styliste marocain né dans un atelier de couture d'une mère couturière chevronnée.

«Inspiré de l'histoire, de la littérature et de la peinture orientaliste, la collection Sultanes allie charmes d'Orient et tendances occidentales. Des formes ajustées, des matières soyeuses et transparentes, le tout orné de pierreries et de broderies, rehaussant ainsi cette collection dont originalité rime avec sensualité», précise-t-on sur le site du palace parisien.

Créateur d'exception débordant d'énergie et de créativité, Albert Oiknine a acquis un riche savoir-faire ancestral auprès des siens. Notamment au sein de l'atelier de confection familial à Casablanca où il s'est installé depuis une quinzaine d'années.

«Je suis né dans un atelier de couture, donc j'ai vu ce métier, je le voyais tous les jours, je le côtoyais, je le touchais, je l'observais, mais sans penser qu'un jour j'allais terminer là-dedans. Après avoir fait différentes études, j'ai fait une école de mode et juste un an après mon diplôme, je suis rentré dans l'atelier familial, et juste après quelques années de pratique de mon métier, il y a eu le développement des magazines féminins au Maroc. Et la presse féminine a suscité un engouement particulier pour les caftans très modernes», confiait-il en été dernier à la chaîne de télévision JN1TV. 

Très originales, ses créations sont un magnifique mariage de modernisme et de tradition très apprécié au Maroc et à l'étranger où il est maintes fois sollicité pour participer à de prestigieux défilés. Des créations dont l'originalité et la qualité du travail ont été saluées à Paris, Londres, Milan ainsi qu'au Moyen-Orient, entre autres.

Selon l'établissement hôtelier français, les «Samedis de la mode» sont un concept invitant les aficionados de la mode à découvrir «les modèles emblématiques d'une collection présentée par des mannequins se mêlant aux convives du salon de thé».

«Conquises par ce concept convivial, les plus grandes maisons s'y sont succédées pour présenter leurs nouvelles collections: Céline, Yves Saint-Laurent, Givenchy, Chloé, Christian Lacroix, Versace, Ungaro...», souligne-t-on au palace qui précise que son ambition «est aussi de faire découvrir les créateurs de demain».

Dédié à Didier!

HOM, marque marseillaise de sous-vêtements, a annoncé avoir signé un partenariat avec la Fondation Didier Drogba.

altCet accord consiste à préparer une collection en partenariat avec le footballeur ivoirien. Une première a été déjà dévoilée à Londres et la seconde sera présentée dans ce mois d'octobre à Istanbul en Turquie.

Selon les termes du partenariat, Didier Drogba a décidé d'investir un pourcentage de la vente des sous-vêtements dans la construction d'hôpitaux et d'écoles en Côte d'Ivoire au profit de sa Fondation.

La collection sera dessinée par la styliste ivoirienne Ellie Kuame. Elle est composée de 18 modèles de sous-vêtements et maillots de bain, naturellement masculins et sera commercialisée à partir de mai 2014.

La miss est... "cap"!

La Cap-verdienne, Cristina Spencer Lopes, 18 ans, étudiante en marketing-publicité a remporté, samedi 14 décembre, à Abidjan-Cocody, la 17ème édition du concours de beauté Miss CEDEAO-2014 (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest).

altCristina Spencer Lopes succède ainsi, à la Guinéenne Mariama Diallo qui a souhaité plein succès à celle qui aura la charge d'incarner la plus belle fille de la sous-région. Ce, dans la lutte contre le fléau des enfants soldats tout au long de son mandat.

D'une taille de 1,78m, (poitrine 89cm, bassin 101cm) la candidate venue du Cap-vert (130 points), âgée de 18 ans a devancé l'Ivoirienne Dia Aïssata de 2 points. Déçue pour n'avoir pas remporté la compétition chez elle, Mlle Dia a reconnu que la nouvelle élue méritait sa place et a trouvé «judicieux», le choix du jury, lors de la conférence de presse organisée tout juste après la proclamation des résultats.

«Spencer est très belle et intelligente. Pendant notre regroupement elle a su s'intégrer malgré la barrière linguistique», a-t-elle dit.

Le trio gagnant est composé, en qualité de 2ème dauphine, de la candidate du Togo, Gantin Epiphanie qui a obtenu 117 points. Les élues, en plus des lots des sponsors, ont reçu de la part de la commission de la Cedeao en liquidité, 6000 USD pour la Miss, 4000 USD pour la 1ère dauphine et 3000 USD pour la 2ème dauphine.

Temple de la beauté africaine d'un soir, le palais des congrès de l'Hôtel Ivoire a accueilli à cette occasion de nombreuses personnalités entres autre, le président de la commission de la CEDEAO, Désiré Kadré Ouédraogo, le ministre ivoirien Ally Coulibaly, Madani Tall,le directeur des opérations de la Banque Mondiael pour la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire.

Sur les 15 Etats que compte la CEDEAO, ce sont 12 pays (Mali, Guinée, Côte d'Ivoire, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, Togo, Nigéria, Burkina-Faso, Bénin, Cap-vert et Niger) qui étaient représentés à ce concours. La Sierra-Leone, le Libéria et Ghana n'y étaient pour des raisons diverses. Si en Sierra Leone et Libéria, il n'y a pas eu de concours miss sur le plan local, au Ghana par contre des conflits internes au Comité de miss local seraient à la base de l'absence d'une candidate de ce pays. Ces explications ont été données par Victor Yapobi, président du comité Miss CEDEAO.

Code de mode! 

Le 15ème Festival International de la Mode Africaine a ouvert ses portes à Niamey. Jusqu'au 25 novembre, stylistes venus d'Afrique, de la Caraïbe et de France vont faire montre de leur savoir-faire dans la capitale nigérienne.

altCréé en 1988 par le célèbre couturier Alphadi, surnommé le "Prince du désert", le FIMA célèbre ses 15 ans d'existence.

Placé cette année sous le thème de "la créativité au service de la paix", le festival est placé sous haute surveillance dans le contexte tendu que connaît la bande sahélienne.

Malgré cela, près de mille festivaliers se rassembleront près de Niamey pour ce rendez-vous de la mode internationale, désormais incontournable.

Awoulaba... où là-bas c'est bon! 

La joie était énorme chez les supporters d'Ourigbalé Ozoua Marie-Flore. Quoi de plus normal! Leur candidate qui représentait la commune de Cocody a été sacrée par le jury, la plus belle femme africaine du concours Awoulaba 2013, au terme de la finale de l'épreuve qui s'est déroulée, la nuit du samedi 26 octobre, à la Bourse du travail de Treichville.

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Au total, elles étaient 16 candidates dont 13 Awoulaba et 3 Saraman qui se sont succédées sur le podium de la compétition finale, qui a drainé du monde.

C'est aux termes des trois passages exigés, à savoir, en boubou, en tenue de soirée (ensemble tailleur en pagne) et en tenue traditionnelle que le jury dans son ensemble a porté son choix sur le trio, Marie Flore Ozoua, Estelle Goye et Florence Affoué.

La plus belle de femme de Côte d'Ivoire selon le canon de beauté africain est connue: Marie Flore Ozoua Ourigbalé, la représentante de la commune de Cocody a remporté l'édition 2013 d'Awoulaba Côte d'Ivoire en obtenant 160 points.

Après son sacre, la nouvelle reine de la beauté a déclaré: «Je demande à mes sœurs de rester naturelles et de ne pas se dépigmenter la peau». 

Le titre de la 1ère Saraman est allé à Goyé Estelle Larissa de Marcory (avec 157 points) qui ne l'a pas boudé, soutenue par ses parents et connaissances.

Quant à celui du 2ème Saraman, il est allé à Kouadio Afoué Florence de la commune de Yopougon(2ème saraman avec 154 points), confirmant ainsi la suprématie du district d'Abidjan au détriment de celui de Youmoussoukro et des autres villes de l'intérieur. La demie victoire de cette dame était également salué par ses partisans, avec en première ligne, une dame, agent de police, qui sifflait inlassablement en guise de bonheur.

"Je suis animé par un sentiment de satisfaction. Parce que, au départ, les choses n'ont pas été faciles. Il fallait repositionner le concours et nous y sommes parvenus. Mon deuxième motif de satisfaction, c'est que l'Awoulaba qui été choisie est la plus belle, de l'avis du public. Pour moi, c'est un bon départ pour le nouveau bureau", a confié Boga Sivori, conseiller spéciale du président du Comité Awoula Côte d'Ivoire (CACI).

Tyne Séba, Maréchal DJ et bien des artistes ont animé cette soirée qui était présidée par les députés Adama Bictogo d'Agboville, et François Amichia de Treichville, qui se sont fait représenter.

Notons que le concours Awoulaba est une initiative du journaliste-animateur Pol Dokoui dont la première édition s'est déroulée en 1999. Ce concours apparaît comme une réponse au concours miss Côte d'Ivoire qui porte sur les canons de beauté européen.

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