Variétès - Africa Nouvelles

Le Maghreb perdra-t-il... le Nord?

La Tunisie arrivera-t-elle à sauver l’honneur du Maghreb?  Elle joue ce soir contre le Togo pour une place en quarts de finale. Un match qui promet d’être super animé…

altL’Algérie a été éliminée hier par le Togo sur le score de deux buts à zéro.

Et le Maroc après avoir pris à deux reprises l’avantage contre l’Afrique du Sud a finalement été rejoint au score – 2 buts partout-. Le Cap-Vert grâce à une victoire héroïque contre l’Angola se qualifie.

Le dernier espoir repose du Mghreb repose donc sur les épaules de la Tunisie.

En cas de victoire, l’honneur aura été sauvé en cas de défaite, ce sera un vrai constat : le niveau du Maghreb en foot a baissé ou est bien bas…

Pourra-t-il remonter la pente avant la prochaine coupe du monde au Brésil?

Les habits d'Aby!

C'est le "Pencc mi" que la chanteuse et styliste Aby Ndour a choisi pour faire découvrir sa nouvelle collection de haute couture. Pour l'occasion, l'artiste consciente de la présence de plus en plus de femmes dans le métier de journalisme, a voulu leur rendre hommage. Ceci, à travers une collection spécialement concoctée pour elles: Mame Diarra.

altPour son premier défilé de mode, la chanteuse et styliste Aby Ndour a vu les choses en grand. Vendredi, le décor était planté au "Pencc mi", où l'attraction de la soirée et non des moindres, a été la collection Mame Diarra consacrée aux femmes journalistes et animatrices. Dans les coulisses, l'effervescence était à son comble et se lisait sur le visage de beaucoup d'entre elles. La peur de ne pas être à la hauteur de l'événement, ou de faire des faux-pas sur le podium au risque d'être la risée des invités ou des photographes dits people manquait de leur faire changer d'avis.

Pour ces «mannequins» d'un jour, qui vivaient leur première expérience, l'angoisse était au rendez-vous. Mais c'est sans compter sur l'encouragement des professionnels du métier. Au son de la chanson Mame Diarra de Aby Ndour, ce sont des journalistes gracieuses, légères, presque aériennes, sur leurs hauts talons, qui passent, repassent, virevoltent, avec pour mission de séduire le public, d'éventuels acheteurs et surtout de se sentir à la hauteur de leur métier d'un soir.

Pour leur défilé, les Mame Diarra comme les appelaient les organisateurs de la soirée, ont rivalisé d'élégance avec les mannequins professionnels présents. Ensuite, c'était au tour des professionnels du métier de faire vendre les créations de la styliste. Les caméras de télévision sont braquées sur les déesses des podiums et les créations qu'elles portent. La chanteuse styliste a concocté pour l'occasion, une prestigieuse collection d'une soixantaine de tenues présentées en plusieurs tableaux. Une panoplie d'une dizaine de tenues a ouvert le bal avec «la collection wax» se déclinant sur plusieurs modèles allant de la coupe veste, à la coupe ensemble pagne bien porté par ces mannequins.

Le deuxième tableau présente des robes en boubou de soie et des ensembles en velour rehaussés de dentelles. Les tenues de la collection «Diam ak Salam» sont coupées dans du bazin brodé avec de différentes couleurs allant de l'oranger, du bleu, du rouge au jaune. Même sa fille suit ses pas en lançant sa propre collection. Il s'agit de la collection fans composée de petites robes en bazin.

Entre deux défilés, ce sont les artistes de la chanson sénégalaise, notamment Coumba Gawlo Seck, Aïda Samb ou encore Adiouza qui ont pris d'assaut la scène pour prendre part à cette belle soirée. Majestueuse, belle dans sa robe volante orange et bleue, la gagnante des Koras Awards 2012 dans la catégorie chanson traditionnelle, a interprété pour l'occasion son tube "Lula nex". Adiouza elle, tout de noire vêtue a fait danser le public avec son tube "Cey love". La styliste Aby Ndour a elle-même gratifié ses invités de quelques chansons de son répertoire, pour le grand bonheur de ses fans présents. Malgré quelques couacs dans l'organisation notamment le retard (la soirée qui devait débuter à 21 heures, a finalement commencé aux environ de 23 heures). L'événement s'est terminé vers 2 heures du matin, dans une ambiance festive.

Vie belle... malgré le rebelle? 

Malgré la crise, des jeunes cherchent toujours à s'amuser et, pour les accueillir, certaines boîtes de nuit de la capitale ont radicalement changé leurs horaires, ouvrant à la mi-journée.

altEn Centrafrique, la tension est un peu baissée ces derniers jours dans la capitale, Bangui, avec les espoirs d'enclenchement d'un dialogue entre pouvoir et rébellion à Libreville. Les habitants restent dans l'expectative mais la vie reprend un cours un peu plus normal, même si le couvre-feu est toujours appliqué à partir de 19h. Malgré la crise, des jeunes cherchent toujours à s'amuser et, pour les accueillir, certaines boîtes de nuit de la capitale ont radicalement changé leurs horaires, ouvrant à la mi-journée.

«Avec les rebelles il y a le couvre feu. On ne se sent plus libres, c'est comme si nous étions en prison. Du coup, venir en boîte ça nous détend, c'est un moment de loisir»

Poussez la double-porte capitonnée du «Zodiaque». Voici le bar et la piste de danse. Dans la pénombre, on aperçoit la photo en relief de deux pin-up européennes. Des étoiles projetées du plafond s'allument au sol entre les pas d'un groupe de jeunes filles. Les tâches de couleur virevoltent sur la piste. Ici, la vie reprend ses droits. Jeans moulants et minijupes. Eclats de rire. Un garçon et une fille se chuchotent à l'oreille... Bonjour ambiance! La vie est belle... malgré le rebelle!

Tradition d'une fête!

Il y avait une animation particulière à la rue Pope Hennesy, à Curepipe, le mardi 13 novembre, au soir de Divali. Une grande maison, habillée de luminaires de toutes les couleurs... Rien de plus normal pour l'occasion. Sauf que le yogi Rumun a littéralement ouvert ses portes à tout le monde, comme il le fait chaque année.

alt«Nous faisons cela chaque année depuis plus de 30 ans», raconte le principal concerné, qui est également le fondateur du Collège Presidency, rappelant qu'à l'époque, les enfants des alentours, intrigués par les diyas et autres décorations à l'occasion de Divali, venaient et regardaient celles-ci à travers la grille: «Avant on célébrait Divali à grilles fermées. Chacun avait peur de son voisin. Les enfants voulaient entrer. Nous leur avons ouvert et ils reviennent chaque année, même s'ils ont grandi et habitent maintenant Tamarin ou Rivière-Noire».

Et pour cause, ils sont nombreux à faire le déplacement. La plupart sont des curepipiens, venus soit par curiosité, soit par habitude, car la maison Rumun s'est bâtie une réputation, légitime, d'accueil et de partage.

«C'est la première fois que je viens. J'avais vu les lumières il y a quelques jours et un ami m'a parlé de la maison», dit un père de famille. Comme lui, ils sont nombreux à être venus en famille et à avoir élu domicile dans le jardin. Il y a bien sûr les habitués, qui sont salués par le Yogi Rumun et son beau-frère Anand Gopal, alors que les autres membres de la famille s'affairent en cuisine pour agrémenter la soirée des sucreries de circonstance.

«Il faut compter une préparation de 15 jours pour les décorations. Et encore, avec la pluie, une bonne partie des lumières ne fonctionnent pas. Le but n'est pas d'impressionner, mais de promouvoir l'ouverture à travers la lumière», confie Anand Gopal. En tout cas, ce petit détail passe facilement inaperçu, tant l'ambiance est conviviale.

Il était 20h00, la cour ne désemplissait pas et les visiteurs d'un soir se succédaient. Un policier assurait même la circulation, qui n'aurait rien à envier au centre-ville de Port Louis aux heures de pointe.

Les grilles du Yogi Rumun resteront ouvertes quelques soirs encore, pour ceux qui ont manqué le premierrendez-vous d'hier, avant de rempiler pour l'année prochaine...

La logique de la fin de l'analogique!

Le Cameroun est à pied d’œuvre pour le passage de l'analogique au numérique. La vente des équipements analogiques y sera interdite dès le mois de juillet prochain. Pour ne pas avoir une mauvaise surprise, les commerçants prennent les devants en bazardant tout ce qui appareil analogique à vil prix.

altL'article 8 du décret du Premier ministre fixant les modalités et le calendrier de la migration de la radiodiffusion de l'analogique au numérique est clair. «Dès le 31 décembre 2012, l'importation des équipements de radiodiffusion télévisuelle analogique et autres accessoires y relatifs est interdite sur toute l'étendue du territoire national».

Dans le même article, le chef du gouvernement indique: «Dès le 1er juillet 2013, la vente des équipements de radiodiffusion télévisuelle analogique et autres accessoires est interdite».

A quelques mois de la date-butoir, c'est déjà le branle-bas dans les commerces. Les opérateurs voulant se débarrasser de ces équipements, sont passés au plan B : la baisse des prix. Ils sont prêts à prendre tout ce qu'on leur propose, mais dans la limite du raisonnable, pour vendre ces téléviseurs.

Et pourquoi? «Qu'est-ce qu'on va faire avec, du moment où d'ici quelque temps, ils ne serviront à rien. Et on ne pourra même plus les vendre. Nous devons donc nous en débarrasser pour essayer d'entrer dans nos frais», explique-t-il.

Seulement, si les commerçants eux se mettent au pas, certains usagers traînent les pieds. La plupart ne savent pas qu'en 2015, la radiodiffusion camerounaise passe de l'analogique au numérique.

Et comme l'explique le ministère de la Communication, les téléviseurs analogiques ne pourront être utilisés à cette date que s'il est possible d'y connecter un décodeur. Dans le cas contraire, ils ne serviront à rien.

Malgré cela, certains s'entêtent à les acheter. « Nous avons au moins deux clients par jour. Ils disent que le Cameroun c'est le Cameroun. Généralement, des décisions sont prises mais l'application ne suit pas souvent», souligne un commerçant.

Née en Guinée!

La belle guinéenne, Mariam Diallo, décroche le titre de Miss Cedeao 2012. Organisation parfaite dans l'ensemble, peut-on dire au terme de la 16e édition du prestigieux concours présenté, au Palais des congrès de l'hôtel Ivoire et retransmis en direct dans 30 pays africains.

altPublic de qualité et présence remarquable d'une forte délégation des membres de la Commission de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), conduite par Kadré Ouédraogo, son président. Autre record: sur les 15 pays membres de l'espace CEDEAO, 12 ont répondu à l'appel du comité d'organisation. Sauf, le Liberia et la Sierra-Leone, pour la simple raison que cette compétition réunit les candidates officiellement élues au plan national et désignées par leurs pays respectifs. Ces deux pays n'ayant pas organisé de concours, se sont ainsi retrouvés sans candidates.

Et Miss Sénégal qui avait pourtant bénéficié, comme toutes les autres postulantes, du billet d'avion offert par le comité d'organisation et confirmé sa participation, était absente suite à des problèmes de dernière minute.

Plusieurs autres éléments ont apporté leur spécificité à la dimension prestigieuse de l'événement. A travers les défilés en tenues traditionnelle, olympique et de ville, les candidates, superbement habillées par le talentueux Gilles Touré, ont entraîné le public dans les profondeurs culturelles de l'Afrique, en présentant, chacune, la spécificité de son pays.

Elles ont rivalisé de talent pour donner l'occasion au jury, composé de personnalités de divers horizons dont le journaliste émérite Robert Brazza et Diakité Geneviève, directrice marketing de «Uniwax» (présidente du jury), de porter son choix sur Diallo Mariam, représentante de la Guinée, désignée Miss Cedeao 2012 avec 115 points.

Jirzah Ellen Evora du Cap-Vert remporte le titre de première dauphine avec 113 points.

Elle est suivie de Joyce Ngozi Chidebe, la représentante du Nigeria, qui s'en sort avec 112 points.

La cote d'Udiminue... augmente!

Lagos, la capitale économique du Nigeria, est connue pour la croissance marquée de sa population, ses énormes embouteillages et pour la vitalité de sa scène musicale et cinématographique à la Nollywood. Mais, comme on a pu le constater lors de la Lagos Fashion and Design Week, certains sont enclins à inclure la mode parmi les attraits que la ville peut se vanter d'offrir.

altGlamour et créativité ont marqué la piste durant la semaine de la mode à Lagos. Si les maisons de mode renommées ont pu faire étalage de leurs créations, les jeunes talents ont eu également l'occasion d'être sur le devant de la scène. Douze d'entre eux ont été nominés au MTN British Council Young Designer of the Year Award.

Est sorti gagnant Joshua Udiminue, 20 ans, styliste de vêtements pour hommes, qui a remporté la somme de 4 millions de naira, (soit 20.000 euros).

Depuis combien de temps travailles-tu dans la mode?

Je me suis "commercialisé" en 2011, après avoir été nommé costumier official des candidats hommes de Nigerian Idol. Mais auparavant, je confectionnais et vendais des vêtements à mes camarades à l'école - [c'était] en quelque sorte un essai pour le label JoshSamuels.

Qu'est-ce qui t'inspire dans tes créations?

J'aime travailler avec des lignes, parce que cela confère une harmonie à mes créations et mes fonctions. Et en tant qu'étudiant en architecture, j'aime la façon dont les angles sur les lignes verticales et horizontales ondoient pour parvenir à l'harmonie dans chacune de mes collections.

Pourquoi est-ce que cette collection s'appelle Casanova?

Pour moi, cela n'est pas synonyme d'un homme qui couche à droite et à gauche avec des femmes, mais d'un gars bien articulé, sexy et beau... On voit dès le premier regard quelles sont ses ambitions et quel genre de type il est - ce qui est ce que toute femme veut.

Est-ce que tu pourrais décrire ton style en deux mots?

Audacieux et sophistiqué.

Est-ce que l'Afrique devrait se préparer à voir d'autres oeuvres de ta part?

Absolument, et je ne dis pas cela uniquement pour moi, mais pour l'industrie de la mode nigériane en général, qui est très, très importante et très explicite en ce moment et qui a connu une énorme ascension ces dix dernières années - tout comme dans l'industrie de la musique...

Quelle est ton opinion sur le manque de soutien de la part des Nigérians aux créations de haute-couture?

Dans la mesure où un styliste doit avoir ce niveau de créativité, il ou elle doit également être créatif et ne pas perdre la valeur économique du... stylisme, parce qu'ils vont de pair. Nous devons être axés sur le côté commercial en créant des vêtements, pour que les gens puissent les acheter. Nous devons faire preuve de créativité qui soit commercialisable.

Que signifie pour toi et ta carrière le fait d'avoir gagné ce prix?

C'est un couronnement. C'est tout ce que je peux dire.

Qu'est-ce que tu as l'intention de faire des 4 millions de naira que rapporte ce prix?

Le monde devra attendre pour voir.

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